Loup : LPO PACA et FERUS réagissent aux autorisations de tirs de prélèvement | FERUS

Loup : LPO PACA et FERUS réagissent aux autorisations de tirs de prélèvement

La  préfecture  des  Hautes-Alpes,  dans  un  arrêté  du  29  juillet  dernier,  a
autorisé  la  réalisation  d’un  « tir  de  prélèvement »  de  loup  sur  les
communes de Saint-Etienne-en-Dévoluy et d’Agnières-en-Dévoluy.
Cet arrêté a été fixé pour une durée d’un mois, suite à des attaques répétées
sur   des   troupeaux   ovins.   Ces   attaques   n’ont   semble-t-il   pas   pu   être
empêchées malgré la mise en œuvre de mesures de protection, de mesures
d’effarouchement et de « tirs de défense ».
La LPO PACA et FERUS sont opposés aux « tirs de prélèvement »,
et rappellent l’inefficacité de ces tirs en termes de protection des
troupeaux.
Pour  rappel,  les  « tirs  de  prélèvement »  consistent  à  tuer  un  loup  avec  des
armes  à  longue  portée  même  loin  des  troupeaux,  au  contraire  des  « tirs  de
défense » permettant de tuer un loup lors d’une attaque sur un troupeau. Les
« tirs  de  prélèvement »,  en  tuant  un  loup  au  hasard  et  hors du  contexte  des
attaques, n’éloignent aucunement les risques de nouvelles prédations sur les
troupeaux, et peuvent même s’avérer contre-productifs.
La LPO PACA et FERUS sont parfaitement conscients de la difficulté parfois
importante que peut constituer pour certains éleveurs la prédation par le loup.
La   LPO   PACA   et   FERUS   réaffirment   leur   soutien   au   pastoralisme,
et rappellent en même temps que les éleveurs ne sont pas sans défense face
aux  attaques  sur  les  troupeaux :  le  « tir  de  défense »  peut  être  accordé  aux
éleveurs qui en font la demande lorsque leur troupeau bénéficie de mesures
de protection, que des effarouchements sont réalisés et que, malgré la mise
en place de ces mesures, le troupeau continue de subir des dégâts liés à la
prédation.
Autoriser des « tirs de prélèvement » de loup constitue donc une
mesure  inadaptée  sur  le  plan  pastoral,  irrationnelle  sur  le  plan
social, et inquiétante écologiquement dans un contexte d’érosion
constante de la biodiversité.
Le loup gris reste une espèce fragile, classée « Vulnérable » sur la liste rouge
française  des  espèces  menacées.  Présent  depuis  plusieurs  centaines  de
milliers  d’années,  il  a  été  abondamment  détruit  dans  les  derniers  siècles
jusqu’à  disparaître  du  pays  dans  les  années  1930.  Revenu  spontanément
dans les années 1990 à partir de l’Italie, il est actuellement dans une phase de
recolonisation naturelle.
Avec une population estimée à moins de 200 individus répartis principalement
dans le massif alpin, le loup reste une des espèces animales les plus rares du
pays.  Son  maintien  dépend  de  notre  volonté  de  lui  laisser  une  place,  en
cohabitant avec lui.
loup tir prélèvement LPO PACA FERUS

Photo © Roland Clerc

Communiqué de presse commun LPO PACA / FERUS, 8 août 2011.

Loup : l’aberration des tirs de prélèvement

La préfecture des Hautes-Alpes, dans un arrêté du 29 juillet dernier, a autorisé la réalisation d’un « tir de prélèvement » de loup sur les communes de Saint-Etienne-en-Dévoluy et d’Agnières-en-Dévoluy.

Cet arrêté a été fixé pour une durée d’un mois, suite à des attaques répétées sur des troupeaux ovins. Ces attaques n’ont semble-t-il pas pu être empêchées malgré la mise en œuvre de mesures de protection, de mesures d’effarouchement et de « tirs de défense ».

La LPO PACA et FERUS sont opposés aux « tirs de prélèvement », et rappellent l’inefficacité de ces tirs en termes de protection des troupeaux.

Pour rappel, les « tirs de prélèvement » consistent à tuer un loup avec des armes à longue portée même loin des troupeaux, au contraire des « tirs de défense » permettant de tuer un loup lors d’une attaque sur un troupeau. Les « tirs de prélèvement », en tuant un loup au hasard et hors du contexte des attaques, n’éloignent aucunement les risques de nouvelles prédations sur les troupeaux, et peuvent même s’avérer contre-productifs.

La LPO PACA et FERUS sont parfaitement conscients de la difficulté parfois importante que peut constituer pour certains éleveurs la prédation par le loup. La LPO PACA et FERUS réaffirment leur soutien au pastoralisme, et rappellent en même temps que les éleveurs ne sont pas sans défense face aux attaques sur les troupeaux : le « tir de défense » peut être accordé aux éleveurs qui en font la demande lorsque leur troupeau bénéficie de mesures de protection, que des effarouchements sont réalisés et que, malgré la mise en place de ces mesures, le troupeau continue de subir des dégâts liés à la prédation.

Autoriser des « tirs de prélèvement » de loup constitue donc une mesure inadaptée sur le plan pastoral, irrationnelle sur le plan social, et inquiétante écologiquement dans un contexte d’érosion constante de la biodiversité.

Le loup gris reste une espèce fragile, classée « Vulnérable » sur la liste rouge française des espèces menacées. Présent depuis plusieurs centaines de milliers d’années, il a été abondamment détruit dans les derniers siècles jusqu’à disparaître du pays dans les années 1930. Revenu spontanément dans les années 1990 à partir de l’Italie, il est actuellement dans une phase de recolonisation naturelle.

Avec une population estimée à moins de 200 individus répartis principalement dans le massif alpin, le loup reste une des espèces animales les plus rares du pays. Son maintien dépend de notre volonté de lui laisser une place, en cohabitant avec lui.

CP-LPO-FERUS-tirs prélèvement

Communiqué de presse LPO PACA / FERUS 8/08/11

Lire aussi :

- Loup : la liste des autorisations de tirs s’allonge dans les Hautes-Alpes (juillet 2011)

- Ferus réagit au tir d’un loup dans la Drôme (août 2011)

- Loup : Ferus et la LPO réagissent aux propos étonnants des conseillers généraux du 04 (juin 2011)

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1 commentaire pour Loup : LPO PACA et FERUS réagissent aux autorisations de tirs de prélèvement

  • didier

    Comment ces préfets ne peuvent comprendre que cette manière de tuer les loups ne stoppera en aucun cas les attaques sur les troupeaux, il suffit de s’intérresser un minimum a la vie de notre faune, du loup en l’occurence.
    Je soupsonne les préfets et les élus qui font pression sur eux, d’avoir d’autres intérêts dans ces histoires.
    Sont ils chasseurs aussi ???
    Dans ce cas, ce ne sont pas les loups prédateurs de moutons qui les dérangent, mais les loups prédateurs de grands gibiers, qui deviennent alors des concurents qu’il faut a tout prix éliminer. Les attaques sur les troupeaux sont alors, bien évidemment, le prétexte idéal pour se débarrasser de concurents gènants.

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