Le lynx, l'élevage et la chasse | FERUS

Le lynx, l'élevage et la chasse

Le lynx et l’élevage

Le retour du lynx dans notre pays a mis en avant le problème de la prédation sur le cheptel domestique. Les attaques sur les troupeaux sont enregistrées essentiellement dans le Jura. Le nombre d’attaques, tous massifs confondus, varie aujourd’hui entre 50 et 100 chaque année.
Le lynx n’ a pas de préférence alimentaire pour les moutons ou les chèvres. Des lynx vont chasser des proies domestiques, tandis que d’autres y resteront complètement indifférents. Les prédations du lynx sont concentrées sur des zones de très faible superficie, appelées « foyers », formés essentiellement par la proximité entre la forêt, habitat du lynx, et les prairies pâturées.
L’utilisation de mesures adéquates (chiens de protection, abris nocturnes, clôtures électriques) constitue la principale solution pour protéger les troupeaux.

A la demande des syndicats agricoles, les pouvoirs publics ont établi un « protocole d’élimination de lynx spécialisés » dans les départements de l’Ain et du Jura. Elle prévoit qu’un félin peut être tué, après 10 attaques par an et dans un même massif forestier, à raison d’un animal par an et par département. L’ expérience a montré que ces abattages ne sont efficaces qu’à court terme, puisque les prédations peuvent reprendre les années suivantes si rien n’a été fait pour modifier les caractéristiques des enclos vulnérables ou si aucune mesure de protection n’a été prise.

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Lynx sauvage en Suisse. Photo Laurent Geslin

Le lynx et la chasse

La relation entre les chasseurs et le lynx est marquée par une opposition de principe depuis le début des années 1970. Certaines fédérations de chasse vont symboliser ce refus du lynx alors que d’autres, comme celle du Bas-Rhin, vont se positionner en faveur du retour de l’animal. Dans les massifs vosgien et jurassien, l’opposition au lynx repose sur une crainte infondée d’un impact fort sur les populations d’ongulés sauvages.
Pour se faire une idée de l’impact réel du félin, une étude réalisée en Suisse dans les années 1990 a montré que la centaine de lynx présents dans le pays prélèverait 6 à 9 % de la population de chevreuil et 2 à 3 % de la population de chamois soit 6 000 ongulés par an. Dans le même temps, la chasse en tuait 40 000 et les voitures 15 000.

Le lynx s’autorégule

En période de dynamique positive, le lynx va augmenter son aire de répartition mais pas sa densité au sein d’un territoire déjà colonisé. Contrairement aux dires de certains chasseurs, une population de lynx ne « pullulera » jamais !

Il convient de rappeler un principe de base : une espèce prédatrice ne peut pas mettre en péril la survie des populations de ses proies, auquel cas elle disparaîtrait elle-même.

Le lynx en France : la plaquette de FERUS

Plaquette 16 pages (2016)

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Plaquette lynx

 

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