Opération Vigie : des patrouilles anti-braconnage pour l’ours dans les Pyrénées

Opération Vigie : des patrouilles anti-braconnage pour l’ours dans les Pyrénées

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OPERATION VIGIE
Ferus, comme d’autres ONG, a été alarmé par les menaces explicites et répétées de braconnage d’ours dans les Pyrénées. Elles ont suscité diverses réactions, des courriers aux autorités françaises et européennes, des mises en garde de l’Etat et de ses services  dont la responsabilité serait engagée si par malheur  un ou plusieurs ours étaient éliminés.
Nous avons décidé  de patrouiller volontairement dans la montagne pour contribuer à prévenir un empoisonnement ou des dérangements et des harcèlements comme ceux qui ont fini par coûter la vie à Franska en 2007.
Nous savons qu’arrivés au bout de leur folle logique certains ennemis de l’ours espèrent en tuant des animaux empêcher le lent accroissement naturel de la petite population. En cette période de l’année tuer une mère, c’est aussi tuer ses oursons.
Nous avons attendu de disposer de suffisamment de patrouilleurs volontaires pour commencer effectivement. C’est désormais chose faite.
L’ensemble des associations de CAP Ours ont été approchées par Ferus aux fins de monter cette opération. Certaines ont décidé d’en être partenaires, d’autres se sont déclarées intéressées. A ce jour  APATURA, le Comité Ecologique Ariégeois (CEA), FERUS, Association Nature Comminges et Pays de l’Ours-ADET fournissent des patrouilleurs et participent au dispositif.
Les avantages de cette démarche sont multiples, notamment :
-elle peut contribuer directement à empêcher un empoisonnement en cas de découverte de carcasses suspectes ou de charognards morts, même si c’est très aléatoire.
-elle peut dissuader certains candidats-braconniers de passer à l’acte.
-elle montre que le terrain n’est pas abandonné par les amis des ours aux ennemis du plantigrade.
-elle permettra de recueillir des informations, des données, de nouer des contacts qui seront utiles par la suite, et de mieux appréhender la réalité.
-elle redonnera bon moral aux adhérents et sympathisants qui penseraient à tort que nous ne travaillons pas directement à la protection des ours.
-elle est un message adressé aux services de l’Etat et de l’ONCFS qui de leur côté doivent maintenir leur vigilance et leur propre dispositif anti-braconnage.
Nos associations invitent nos adhérents et sympathisants qui arpentent les Pyrénées à nous remonter tout signe suspect ou autre à l’adresse vigie@ferus.org ou par téléphone 06 46 62 19 47.
Les patrouilleurs et le centre de coordination des opérations agissent en fonction d’un protocole d’action dont voici l’essentiel :
Protocole d’intervention
Les volontaires qui participent aux opérations de prévention contre le braconnage des ours sont appelés « patrouilleurs ». Les personnes qui assurent la coordination des opérations et le contact avec l’extérieur (notamment les autorités et les ONG concernées) sont appelées « vigie ».
1) adhérents, sympathisants ou simplement partenaires occasionnels d’une association, les patrouilleurs participent volontairement à l’opération à titre individuel et personnel.
2) les patrouilleurs ont pour objectif de parcourir en véhicule (sur les voies autorisées) et à pied la zone fréquentée par les ours  pour limiter les risques de braconnage, notamment d’empoisonnement. Plus tard et si nécessaire la prévention contre les dérangements volontaires pourra être ajoutée.
3) en aucun cas leurs actions ne doivent contribuer à déranger les animaux : ils s’engagent à ne pas chercher à observer l’ours à tout prix et à ne pas affûter à cette fin.
4) les patrouilleurs n’auront pas d’armes à feu sur eux.
5) ils s’efforceront d’agir en bonne intelligence avec l’EO (ONCFS) et tout autre service de l’Etat qui contribuerait sur le terrain au suivi ou à la protection de l’ours. La vigie leur fournira les renseignements dont elle disposera.
6) ils se déplaceront si possible par deux, munis de jumelles et d’un appareil de photo numérique ou d’un portable capable de prendre des photos. Ils en prendront systématiquement une de leurs véhicules en les quittant, même en milieu urbain. Ils photographieront tout élément suspect, sans mettre leur sécurité en péril, carcasses bien entendu, animaux sauvages morts, véhicules inquiétants.
7) ils chercheront des traces d’empoisonnement, cadavres d’animaux charognards, carcasses de bétail, et observeront les allées et venues des hommes dans les zones supposées être fréquentées par les ours. Ils noueront contact avec ceux avec lesquels ils estimeront pouvoir dialoguer, et leur diront, si les circonstances leurs paraissent favorables, pourquoi ils sont là. Dans le cas contraire ils seront des randonneurs.
Ils rapporteront tout incident à la vigie. Ils seront munis des numéros d’appel d’urgence de la gendarmerie et du service départemental de l’ONCFS. S’ils sont en présence d’éléments précis et inquiétants ou douteux (cadavres inexpliqués), ils les appelleront sans délai.
La vigie doit être informée de chaque patrouille (date et lieu supposé) par un mail ou un coup de fil. Elle tient à jour mais ne divulgue à personne le nom de tous les patrouilleurs. Elle est en contact avec les services officiels pour veiller si possible à la coordination des opérations, éviter les double-emplois, et transmettre aux patrouilleurs les dernières informations sur les ours. Elle peut ainsi conseiller aux patrouilleurs certains secteurs.
Elle informe aussitôt les autres patrouilleurs des résultats de la dernière mission, avec sa localisation. Les patrouilleurs peuvent s’informer les uns les autres directement.
Elle tient informé l’ensemble des associations partenaires des missions accomplies et des événements.
L’opération est activée, suspendue, relancée en fonction des informations dont disposeront les associations organisatrices. La vigie a tout pouvoir pour prendre les décisions en cas de nécessité et d’urgence (envoi, rappel de patrouilles).
L’opération est définitivement arrêtée sur décision conjointe des associations partenaires.
Bonnes Patrouilles.
Associations APATURA, Comité Ecologique Ariégeois (CEA), FERUS, Association Nature Comminges et Pays de l’Ours-ADET

Opération Vigie

Ferus, comme d’autres ONG, a été alarmé par les menaces explicites et répétées de braconnage d’ours dans les Pyrénées. Elles ont suscité diverses réactions, des courriers aux autorités françaises et européennes, des mises en garde de l’Etat et de ses services dont la responsabilité serait engagée si par malheur un ou plusieurs ours étaient éliminés.

Nous avons décidé de patrouiller volontairement dans la montagne pour contribuer à prévenir un empoisonnement ou des dérangements et des harcèlements comme ceux qui ont fini par coûter la vie à Franska en 2007.

Nous savons qu’arrivés au bout de leur folle logique certains ennemis de l’ours espèrent en tuant des animaux empêcher le lent accroissement naturel de la petite population. En cette période de l’année tuer une mère, c’est aussi tuer ses oursons.

Nous avons attendu de disposer de suffisamment de patrouilleurs volontaires pour commencer effectivement. C’est désormais chose faite.

L’ensemble des associations de CAP Ours ont été approchées par Ferus aux fins de monter cette opération. Certaines ont décidé d’en être partenaires, d’autres se sont déclarées intéressées. A ce jour APATURA, le Comité Ecologique Ariégeois (CEA), FERUS, Association Nature Comminges et Pays de l’Ours-ADET fournissent des patrouilleurs et participent au dispositif.

Les avantages de cette démarche sont multiples, notamment :

– elle peut contribuer directement à empêcher un empoisonnement en cas de découverte de carcasses suspectes ou de charognards morts, même si c’est très aléatoire.

– elle peut dissuader certains candidats-braconniers de passer à l’acte.

– elle montre que le terrain n’est pas abandonné par les amis des ours aux ennemis du plantigrade.

– elle permettra de recueillir des informations, des données, de nouer des contacts qui seront utiles par la suite, et de mieux appréhender la réalité.

– elle redonnera bon moral aux adhérents et sympathisants qui penseraient à tort que nous ne travaillons pas directement à la protection des ours.

– elle est un message adressé aux services de l’Etat et de l’ONCFS qui de leur côté doivent maintenir leur vigilance et leur propre dispositif anti-braconnage.

Nos associations invitent nos adhérents et sympathisants qui arpentent les Pyrénées à nous remonter tout signe suspect ou autre à l’adresse vigie@ferus.org ou par téléphone 06 46 62 19 47.

Les patrouilleurs et le centre de coordination des opérations agissent en fonction d’un protocole d’action dont voici l’essentiel :

Protocole d’intervention

Les volontaires qui participent aux opérations de prévention contre le braconnage des ours sont appelés « patrouilleurs ». Les personnes qui assurent la coordination des opérations et le contact avec l’extérieur (notamment les autorités et les ONG concernées) sont appelées « vigie ».

1) adhérents, sympathisants ou simplement partenaires occasionnels d’une association, les patrouilleurs participent volontairement à l’opération à titre individuel et personnel.

2) les patrouilleurs ont pour objectif de parcourir en véhicule (sur les voies autorisées) et à pied la zone fréquentée par les ours pour limiter les risques de braconnage, notamment d’empoisonnement. Plus tard et si nécessaire la prévention contre les dérangements volontaires pourra être ajoutée.

3) en aucun cas leurs actions ne doivent contribuer à déranger les animaux : ils s’engagent à ne pas chercher à observer l’ours à tout prix et à ne pas affûter à cette fin.

4) les patrouilleurs n’auront pas d’armes à feu sur eux.

5) ils s’efforceront d’agir en bonne intelligence avec l’équipe ours (ONCFS) et tout autre service de l’Etat qui contribuerait sur le terrain au suivi ou à la protection de l’ours. La vigie leur fournira les renseignements dont elle disposera.

6) ils se déplaceront si possible par deux, munis de jumelles et d’un appareil de photo numérique ou d’un portable capable de prendre des photos. Ils en prendront systématiquement une de leurs véhicules en les quittant, même en milieu urbain. Ils photographieront tout élément suspect, sans mettre leur sécurité en péril, carcasses bien entendu, animaux sauvages morts, véhicules inquiétants.

7) ils chercheront des traces d’empoisonnement, cadavres d’animaux charognards, carcasses de bétail, et observeront les allées et venues des hommes dans les zones supposées être fréquentées par les ours. Ils noueront contact avec ceux avec lesquels ils estimeront pouvoir dialoguer, et leur diront, si les circonstances leurs paraissent favorables, pourquoi ils sont là. Dans le cas contraire ils seront des randonneurs.

Ils rapporteront tout incident à la vigie. Ils seront munis des numéros d’appel d’urgence de la gendarmerie et du service départemental de l’ONCFS. S’ils sont en présence d’éléments précis et inquiétants ou douteux (cadavres inexpliqués), ils les appelleront sans délai.

La vigie doit être informée de chaque patrouille (date et lieu supposé) par un mail ou un coup de fil. Elle tient à jour mais ne divulgue à personne le nom de tous les patrouilleurs. Elle est en contact avec les services officiels pour veiller si possible à la coordination des opérations, éviter les double-emplois, et transmettre aux patrouilleurs les dernières informations sur les ours. Elle peut ainsi conseiller aux patrouilleurs certains secteurs.

Elle informe aussitôt les autres patrouilleurs des résultats de la dernière mission, avec sa localisation. Les patrouilleurs peuvent s’informer les uns les autres directement.

Elle tient informé l’ensemble des associations partenaires des missions accomplies et des événements.

L’opération est activée, suspendue, relancée en fonction des informations dont disposeront les associations organisatrices. La vigie a tout pouvoir pour prendre les décisions en cas de nécessité et d’urgence (envoi, rappel de patrouilles).

L’opération est définitivement arrêtée sur décision conjointe des associations partenaires.

Bonnes patrouilles.

Associations APATURA, Comité Ecologique Ariégeois (CEA), FERUS, Association Nature Comminges et Pays de l’Ours-ADET.

Lire aussi : Madame la Ministre, n’abandonnez pas l’ours une deuxième fois !

27 commentaires sur “Opération Vigie : des patrouilles anti-braconnage pour l’ours dans les Pyrénées”

Qu’est ce que cette soit disant ministre de l’environnement, qui ne se préoccupe pas de notre faune, notamment de l’ours. N’a t’elle pas de courage ou est elle simplement désintéressée par le sujet?
Bravo pour cette initiative de surveillance, mais je crains que la montagne ne soit trop grande a surveiller, et que les anti-ours aient une commaissance du terrain beaucoups plus grande, ce qui leurs donnent évidemment l’avantage.

Très bonne initiative dommage que je sois si loin sinon, je serai bien venu vos donner un coup de main.
Savez-vous qu’il existe de petits appareils photos pour surveiller les ours? Ils peuvent aussi surveiller une faune moins bien intentionnée. ;-))

Bon courage?

Fred

Très bonne initiative, mais si il faut en arriver à patrouiller, c’est que les nouvelles ne sont pas bonnes, et que les anti ours sont très organisés, motivés et déterminés.

Ces agitateurs qui menacent de braconner et qui ont déjà fait des victimes doivent être connus.

Je réside loin de votre région et je ne comprends pas pourquoi tant de haine contre quelques ours.

A tous les amis de l’ours : bonnes patrouilles et essayons de préserver les oursons

si certains extrémistes de la cause anti ours se sentent pousser des ailes c’est bien que FERUS attire l ‘attention des pouvoirs publics et lui demande de faire respecter les lois qu’il a lui même promulguées
mais les patrouilleurs cela a un air de MILICE et de nouvelle « GUERRE DES DEMOISELLES » et n’est ce pas renforcer l’impasse dans laquelle les assoc de protection sont en fait dans les Pyrénées en ne parvenant pas à trouver les voies et les moyens d’une cohabitation sereine avec les chasseurs en faisant en sorte qu’ils ne se sentent pas exclus de ce beau projet OURS
Bref ne risque t-on pas de figer encore plus cette situation de « guerre de tranchées »
la seule solution est d’aller vers les chasseurs tels qu’ils sont sans préalable pseudo philosophiques et surtout en les rassurant sur le fait que jamais la protection des ours ne viendra restreindre leur amour de la chasse et de la nature avec de nouvelles réserves du style des catastrophiques RESERVES LALONDE
DANS CES CONDITIONS SI LES CHASSEURS COMPRENNENT QU’IL S’AGIT SIMPLEMENT DE LEUR DONNER LA BOITE A OUTILS DU COMMENT VIVRE AVEC LES OURS
ALORS ILS FERONT EUX MÊME L ‘ÉCRÉMAGE DES QUELQUES EXTRÉMISTES ET SINISTRES DÉBILES QUI PEUVENT ÊTRE PARMI EUX COMME DANS TOUTE CATÉGORIE DE LA POPULATION
IL EST A CRAINDRE QUE LES MILICES DE PATROUILLEURS N’AIENT EN FAIT COMME RÉSULTAT QUE DE RENFORCER CETTE SITUATION DE GUERRE DE TRANCHEES DANS UNE RÉGION OU L’ON A QUAND MÊME LE SANG UN PEU VIF

Cela dit qui est plus responsable de l’agitation des extrémistes entre un ministre QUI TOUS LES JOURS MANDATE SES AGENTS DE L’ONCFS(OFFICE NATIONAL DE LA CHASSE ET DE LA FAUNE SAUVAGE ( qui je vous le RAPPELLE EST FINANCE PAR LES CHASSEURS)pour sur le terrain faire la quasi totalité du boulot de surveillance et d’accompagnement de nos ours (surveillance, recolte des indices pour analyse, videos d’observations et analyse ADN) et un responsable politique comme François HOLLANDE candidat à LA PLUS HAUTE FONCTION DE LA RÉPUBLIQUE et qui DONNE LA PRIMEUR AUX ANTI OURS LES PLUS EXTRÉMISTES dans un Département totalement ACQUIS AU PARTI QU’IL REPRÉSENTE ??????
S’il y a un sentiment de BLANC SEING DONNE QUELQUE PART AUX EXTRÉMISTES il me semble que c’est bien à ce niveau qu’il faut le rechercher

en toute sympathie

le Chasseur Vosgien

PS/EN ÉVOQUANT LA « GUERRE DES DEMOISELLES » je n’hésite pas à souligner les risques de cette initiative des « patrouilleurs » il faut le regretter mais en avoir bien conscience(j’ai connu un garde ONF Alsacien en 1981/82 féru de protection de la nature a qui sa hiérarchie à formellement recommandé de renoncer à sa demande de mutation au Mt Valier compte tenu du contexte local)

Un pro-ours dit avoir été menacé de mort à Artouste

 » Les défenseurs de l’ours des Pyrénées ont tiré la sonnette d’alarme hier devant le risque que les opposants à l’animal prennent leur fusil pour se débarrasser de lui, malgré son statut d’espèce protégée . Ils ont écrit leur inquiétude à la ministre de l’Ecologie N.K.M . Leur lettre la rend directement responsable en rappelant la décision qu’elle a prise en Juin de renoncer à lâcher une nouvelle ourse sur le massif .

Les mois qui ont précédé et suivi cette décision ont vu s’amplifier les menaces de la part des éleveurs ou de leurs représentants syndicaux et associatifs , a dit à l’AFP Renaud de Bellefon , pour Cap-Ours, coordination d’associations favorables à la présence du plantigrade dans les Pyrénées . Mr de Bellefon a rapporté avoir lui-même été menacé de mort alors qu’il distribuait de l’information dans un bar d’Artouste . Il n’a pas jugé bon de porter plainte .

Au cours de son action en faveur de l’ours cet été, il a entendu à plusieurs reprises des discours explicites sur la destruction de l’ours .  »

( La République des Pyrénées, 29/09/2011 )

C’est une évidence le refus du gouvernement d’introduire une ourse comme cela avait été prévu et admis par tous à Toulouse à été reçu de la part des extrémistes comme un encouragement et une autorisation à passer la vitesse supérieure dans la provocation malsaine .

Alors que nous étions à deux doigts , parce que promis par Chantal Jouanno , de remplacer systématiquement tout ours tué par l’homme , mesure qui est la seule vraiment efficace pour contrer les effets du braconnage , nous nous retrouvons en cette fin d’année 2011 sans même l’existence d’un plan de sauvegarde du plantigrade ni la moindre stratégie incitative de cohabitation avec le pastoralisme … Comment s’étonner alors de l’évolution de la situation ?

Pour ce qui est des patrouilles de surveillance , pourquoi pas … Chacun d’instinct quand il est en montagne en randonnée ouvre l’oeil et est attentif à l’environnement … Sans doute cela ne suffit-il pas … Pour le reste , mon sentiment est mitigé . Ce genre de patrouille rurale me fait penser à la milice privée censée se substituer à la police officielle en milieu urbain … Ce qui me fait dire que la situation devient grave et peut déraper car le rapport de force est inégal . Nous entrons là dans un cercle vicieux de provocation , de confrontation , de défiance et de guéguerre psychologique … Je ne dis pas qu’il ne faut rien faire mais va falloir faire tout ça avec beaucoup de finesse ,de discrétion et de discernement . C’est à dire être plus proche du randonneur que du patrouilleur et avoir surtout de bonnes jumelles .. L’autre problème est le quadrillage du terrain . Un randonneur suit le sentier de randonnée …. Dès que vous sortez des sentiers battus il faut être du coin et connaitre le terrain à la perfection sinon ça peut devenir dangereux . Faudra aussi savoir quoi dire aux chasseurs quand loin des chemins balisés vous tomberez sur une battue …. Les braconniers , eux , ne restent pas sur le GR10 …. Donc , on ne sait pas où peuvent mener ces patrouilles surtout quand le processus se sera un peu ébruité . Mais au final , pourquoi pas .

Je pense que l’avenir et l’apaisement ne pourront efficacement venir que de l’autorité de décisions politiques claires et fermes et c’est à ces décisions qu’il faut essentiellement et en priorité travailler en contactant les futurs élus potentiellement concernés afin qu’ils engagent leur signature . La première mesure à prendre d’urgence étant d’obtenir, tant que la population n’est pas viable , un remplacement automatique et systématique de tout ours tué par la faute de l’homme . En second lieu que l’ours ait un plan personnalisé et cohérent en parallèle d’une stratégie favorisant la cohabitation .Ne nous y trompons pas , si il peut paraitre légitime d’engager une surveillance pour faire participer les adhérents et pallier à une certaine inaction et impuissance la véritable efficacité ne pourra venir que de décisions politiques fortes .

Je rappelle que ce « sinistre protocole d’intervention » ( d’après les anti-ours) qui guiderait je ne sais quelles « milices » est mot à mot le même que celui que nous avions adopté et mis en oeuvre pour Hvala en mars 2008. A l’époque cela n’avait soulevé aucune réaction de ce genre, aucune remarque de l’Etat.

Bien entendu nous ne préconisons aucune action illégale, aucune coercition contre personne, aucun « questionnement » agressif. Les patrouilles sont d’abord là pour observer, témoigner, éventuellement nouer des contacts avec des gens du coin. Et nous ne tiendrons pas de fichier.

Sur le fond nous devons être fiers que des citoyens s’organisent pour prévenir le braconnage d’espèces protégées menacées. Cela se fait partout dans le monde et a en général très bonne presse, il ne s’agit pas de « milices » mais d’amis des animaux qui sont là pour gêner les bracos et alerter les autorités. Nos amis de la LPO et des clubs locaux alliés seraient ravis d’apprendre rétrospectivement qu’ils agissaient en « fascistes » en surveillant pendant des années les aires de rapaces (ce qui impliquait à la fois de dissuader les « gêneurs » par la seule présence, de nouer des contacts locaux, et de signaler les menaces supposées graves aux autorités, nous n’avons rien inventé). Les agresseurs, ce sont les bracos et ceux qui appellent à tuer des ours, pas ceux qui appellent à les épargner.

Le recours grandiloquant aux instances suprêmes (ONU, Cour Européenne, Tribunal international de LA HAYE) est un classique chez les intolérants qui se sentent morveux. Que je sache, c’est NOTRE liberté d’aller et venir et de tenir réunion publique qui a été à plusieurs reprises entravée, c’est NOUS qui avons subi pots de peinture et manches de pioches, ce sont NOS amis qui sous la pression n’osent plus s’exprimer en faveur de l’ours.

Notre action a deux objectifs : un, montrer à nos sympathisants que nous ne restons pas les bras croisés, même si nous savons que notre action est minime au regard de ce que font les forces publiques. Mais c’est efficace, la preuve, les contrôles des autorités se sont renforcés depuis peu, elles sont piquées au vif et veulent éviter un drame (accessoirement quand on fait appel à la population pour sauver des enfants en danger, personne ne crie à la dictature).

Et deux, semer le doute chez les apprentis tueurs d’ours, qui eux sont ultra minoritaires dans les Pyrénées. Si ces faibles d’esprit se mettent à douter à chaque fois qu’ils verront un randonneur ou une voiture dans les zones à ours, tant mieux !

Beaucoup de chasseurs qui n’ont reçu absolument aucune formation pour cela participent à la dénonciation d’actes de braconnage ou à leur empêchement par leur simple présence et c’est tant mieux. Nous sommes plus que légitimes à faire de même. Notre action n’est pas dirigée contre telle ou telle catégorie mais contre tous ceux qui pourraient déraper en entendant les appels irresponsables à tuer des ours. Nos patrouilleurs ne feront ni plus ni moins que ces chasseurs, tous les amis de la nature sont cordialement appelés à nous aider.

Gilbert Simon

Les antis ours bafouent par leurs actions violentes l’état de droit. Ces vigies ne devrait pas exister si l’état faisait son boulot. Je tire mon chapeau à Ferus et les associations à l’origine de cette initiative. Ces menaces incessantes vis à vis de la faune et de ceux qui la protège deviennent pour moi de plus en plus insupportable.
J’en veux beaucoup au laxisme des politiques et leur abscence de courage.
Merci à Ferus et au association pro ours.

J’ ai été longtemps adhérent AU FIR avant fusion au sein de la LPO et dans les Vosges JM BALLAND coordinateur pour la LPO de la surveillance des pèlerins est un voisin et ami . Il y a une aire de pèlerins a proximité de chez moi au milieu de mon terrain d’observation favori des gélinottes, du rarissime coq, des tengmalm , du chat et du lynx qui je l’avoue se déjoue de moi en permanence malgré mes ruses de trappeur alors qu’il se montre parfois en plein jour à des braves grand mères toutes surprises de voir une « panthère »; à chaque fois que je passe à proximité de l’aire je jette un œil pour voir s’il n’y a rien de suspect et je ferai bien sur le nécessaire s’il y avait qqch d’anormal
Mais la surveillance des aires par le FIR était une opération ponctuelle aux alentours de l’aire uniquement et en Avril, Mai donc en dehors des périodes de chasse , elle ne visait donc pas à « patrouiller » pour surveiller tous les chasseurs d’un vaste territoire,qui en l’occurrence n’était pas vraiment visés car elle s’attachait surtout à repérer d’éventuels équipes de spécialistes(souvent allemands) du pillage des aires; de surcroit cette surveillance n’était pas claironnée sur les toits( et surtout sur internet qui bien sur n’existait pas)

DONC RIEN A VOIR, ET JE MAINTIENS QUE L OPÉRATION PATROUILLEURS lancée EN PLEINE PÉRIODE DE CHASSE(contrairement à l’opération HAVLA) à grands renforts de publicité ( alors qu’une action pouvait pourquoi pas être menée dans la discrétion) s’assimile, à mes yeux, plutôt à une stratégie de la TENSION tout à fait contraire à L ‘APAISEMENT DONT , à mon sens, la population d’ours , DÉJÀ VIABLE, des Pyrénées centrales a pour moi le plus besoin et c’est cela qui me parait tout à fait inapproprié

Qui a raison? L’avenir le dira mais je me permettrai de vous proposer prochainement les bases de ce qui pourrait être les bases d’un plan de développement ,réaliste et acceptable par toutes les parties, de notre population d’ours

en toute sympathie

Le Chasseur Vosgien

BJR !
ben oui tout cela est bien toutes bonnes initiative doit se faire car il y a longtps que le gouvernement ne s’enterresse plus à sa population française et toutes ses réalitées du « petit » peuple mais uniquement à la mondialisation et tt les dolars/euro k’ils perdent donc le petit peuple lui est intéréssé par toutes bonnes vies (plus de nucléaire/de crimes/assasinat des animaux et des maltraitance faites aux humains et j’en passe…) mais les gouvernements ne sont plus dans le coup ! Donc il n’est rien d’autre possible, k nous d’agir en conséquence tant que nous n’aurons pas retrouvé l’unité universelle d’amour et de respect de la vie, et donc de toutes vies et pas que sa propre vie. Nous devons donc,nous soutenir et aborder tous les sujets en comité/asso/club pour survivre et faire survivre du mieux possible ceux ki le veulent vraiment, et agissent eux-même en conséquence pour le bien de TOUT et TOUS ! et ceci sans plus violence! insulter menacer ne sert à rien si ce n’est k recevoir en retour la même chose et cela sans fin donc le dialogue et l’envoie de pensées POSITIVES et nécessaire à toutes actions avant!
Courage Force Intelligence Prospérité Amour à TOUS §§§§§

Le chasseur vosgien a raté un épisode. Si on recherche les raisons des disparitions d’ours depuis quelques décennies (une enquête chiffrée précise avait été faite, et publiée, au moment des premières réintroductions) on constate que ce sont les fusils – avant les pièges et le poison – qui en sont les premiers responsables . Et qui se balade dans la nature avec des fusils ? Essentiellement les chasseurs. Il est donc un peu facile d’accuser les éventuels « patrouilleurs » associatifs de mettre de l’huile sur le feu. Si apaisement il doit y avoir entre les défenseurs de l’ours et ceux qui occasionnellement leur envoient des chevrotines, il est évident qu’il doit venir de ceux qui constituent les plus grand risque pour l’espèce à savoir les chasseurs (dont les braconniers qui ne sont d’ailleurs que des chasseurs dont les papiers ne sont pas en règle) ! Le chasseur vosgien nous dit que l’initiative prise par les associations de défense de l’ours est une stratégie de tension. Il a un sacré toupet ! La tension vient bien unilatéralement de l’autre camp : celui qui considère la montagne comme lui appartenant (éleveurs) ou dont on peut user à sa guise (chasseurs). Ce qui n’est absolument pas admissible.

Merci à Jacques pour ces précisions concernant les « réserves » sur l’opération « vigie » émises par le « chasseur vosgien ». Ce dernier est de bonne foi mais méconnaît le terrain : le terrain est apaisé et il l’a toujours été. Reste une minorité active, violente et extrêmiste prête à tout. Face à ces agités perpétuels (toujours les mêmes qui tournent en rond), aucune négociation possible : ce sont des obsédés anti-ours qui tirent du conflit un profit personnel (de l' »ego » flatté à la possibilité de passer un moment entre copains pour descendre de l’ours, au sens propre ou figuré…), commercial (ex: le business de Lacube) ou politique (les « zélus » et chefaillons locaux)…
L’apaisement, c’est avec les habitants qu’il se fait et, je répète, il est là et bien là, « Parole d’Ours » en été ou les rencontres publiques pyrénéennes avec le FAPAS y contribuent et en témoignent. Ce sont des initiatives de ce type qu’il faut encourager et soutenir.
Pour le reste (le sujet de cette discussion), il s’agit aussi de se montrer sur le terrain (puisque nous y sommes AUSSI!), d’observer et d’exercer une « veille » sur nos ours menacés par le fusil et le poison (c’est d’une banalité : ça se fait pour des diziaines d’espèces différentes partout sur la planète…). Ceci de façon citoyenne ce qui est totalement sain contrairement aux actions clandestines de destruction d’espèce protégée qu’une poignée d’anti-ours cherche à faire subir aux pyrénéens et à l’immense majorité de la population TRES favorable à des Pyrénées vivantes ET sauvages AVEC l’ours.

Désolé Papours mais il ne faut pas prendre ses désirs pour des réalités. Le « terrain » n’est pas apaisé. Il y a toujours une stupide obsession « anti-prédateurs » dans la plupart des campagnes (et montagnes) françaises et il y a toujours un lobby rural rétrograde qui dicte sa manière de penser aux médias. Certes, quelques actions ponctuelles sont à mettre au crédit des défenseurs de l’ours mais elles ne sont pas déterminantes : les rencontres organisées avec le concours du FAPAS ont drainé un public de quelques dizaines de personnes de sympathisants et les distributions estivales des tracts de « Parole d’ours » ont sans doute eu un effet positif sur quelques dizaines d’autres mais c’est vraiment très peu de chose par rapport aux enjeux. Il faudrait utiliser un autre braquet. Le FIEP, en son temps, avait utilement initié l’héliportage et les premiers radio-téléphones et Artus réussi les premières réintroductions. On attend maintenant que les associations actuelles passent à la vitesse supérieure. Pour cela il faudra autre chose que de l’auto-satisfaction..

Bonsoir Jacques,
désolé, nous ne sommes pas d’accord : pour le pratiquer, le terrain est apaisé, je maintiens ce que je pense.
Exemple : en 3 ans de « Parole d’Ours », je n’ai jamais senti une hostilité globale à l’ours. Les moments d’hostilité ont toujours été ponctuels et très localisés dans l’espace et dans le temps.
Nous même sommes victimes d’une sorte de frein psychologique qui fait que lorsque on se rend au bar des chasseurs de Mérens par exemple, on pense que si on parle de l’ours, on va se faire jeter dehors. Et bien… bien au contraire ! Et je le dis pour l’avoir fait : on peut discuter, échanger, raisonner les uns avec les autres même si nous ne sommes pas toujours d’accord. L’hostilité n’est pas toujours où on la croit, crois moi !
Autre chose : toutes les personnes réticentes vis à vis de parole d’ours ont été conquises dès lors qu’elles s’y sont collées… même si cette action n’est pas une panacée. Elle sert aussi a connaître le vrai poul du terrain et ce n’est pas rien quand une minorité anti-ours se comporte en maniant la terreur.
Par contre, là nous sommes d’accord, il reste une forte réaction anti-prédateur dans certains milieux que l’on connait bien et comme ce sont des extrémistes (saccage d’Arbas et cie), on a l’impression de n’entendre qu’eux, de ne voir qu’eux, de voir là des majorités en réalité toujours minoritaires. Et je parle là aussi des zones de montagne bien entendu.
D’accord aussi sur la nécessité de « changer de braquet », mais comment ? Dans quelle direction ? Avec quels moyens ?
Quant à l’auto-satisfaction, il ne faudrait pas croire que parce que je cite « Parole d’Ours  » et les rencontres avec le FAPAS, je m’en satisfais.
Quelles sont tes idées d’action du type FIEP de la grande époque (qui je le rappelle n’ont finalement mené à RIEN même si elles étaient à mon avis nécessaires à une certaine époque) ou du type ARTUS (qui a pu profiter de la manne d’une entreprise) ?

C’est amusant de constater qu’à chaque fois qu’on prend ARTUS en exemple pour illustrer une certaine « manière de faire » associative la réaction est de se voir rétorquer qu’ARTUS avait eu la chance de « profiter » de la manne financière d’une entreprise.

Mais rien n’empêche les assos d’aujourd’hui de faire la même chose, de montrer autant de dynamisme, d’efficacité, d’opiniâtreté et d’ouverture d’esprit !

Car ARTUS n’a pas, à l’époque, pas gagné au loto le sponsoring de la Maison de Valérie : cela a bien été le résultat de ses efforts ! L’effort paye toujours. A proposer lors des assemblées générales, dans les réunions de bureau, conseil d’administration ou autres ! Peut-être te répondra t-on ? Moi, à chaque fois que j’ai voulu essayer en interne, je me suis heurté au mur du silence .

Second point, tu le dis toi-même : il y a un « fond » hostile aux grands prédateurs qu’il convient de combattre. Tant que l’on ne verra pas la presse locale cesser de répandre des inepties sur l’ours (entre autres), je penserai que l’on ne fait pas notre boulot. Si 200 extrémistes sont capables d’influencer à ce point les médias et les politiques, les associations, qui ont des milliers d’adhérents et des dizaines de permanents salariés, devraient pouvoir faire mieux ! Quant aux actions, je trouve bien dommage que l’on ait abandonné l’idée de mobiliser les adhérents tous les ans à la date anniversaire de la mort de Canelle (début novembre) par une manif comme celles du Panthéon (4000 personnes venues de 87 associations, record à battre). Amicalement. Jacques.

Jacques, tu sais bien que les anti-ours sont dans la montagne pyrénéenne (même si TRES minoritaires) alors que les adhérents des assos y sont très peu nombreux et dissociés partout en France.
C’est la différence entre des opposants radicaux et des pyrénéens favorables à l’ours ou indifférents mais qui n’en font pas une priorité ni une cause de mobilisation.
Et ça, pour la presse de caniveau et les « zélus », ça change tout.
D’accord pour le « fond » d’opposants. Qui bénéficie du savoir faire syndical du monde agricole, ce qui n’est pas rien dans l’effet de loupe dont ils bénéficient.
Pour la manif le jour de la mort de Canelle, je suis partagé : je ne sais pas décréter une mobilisation.
D’accord aussi sur les financements d’Artus : j’ignore dans quelle mesure l’entreprise qui fut son mécène l’a aidée. C’est vrai qu’on peut prendre Artus comme modèle aujourd’hui encore, bien entendu. C’est par Artus que je me suis mobilisé pour l’ours depuis presque 25 ans et je n’oublie pas le souffle que ce groupe a su insuffler. Pour moi, la recette est simple : une poignée de personnes déterminées et pleine de bonnes idées avec du savoir-faire, des arguments solides, du rêve à partager avec générosité (à mon avis, le moteur principal!) et de l’argent pour réaliser les projets imaginés.

@ Papours

Certes, on ne peux pas décréter une mobilisation mais on peut y appeler, la susciter, l’organiser.. Encore faut-il penser que ça peut être utile, ce qui hélas ne me parait pas être vraiment le cas dans les états-majors associatifs.

Nous sommes dans une situation d’échec actuellement. On peut certes attendre des jours meilleurs, compter sur la bonne foi et le dynamisme des futurs ministres de l’écologie, souhaiter que les espagnols fassent le boulot, prier pour que les ourses survivantes fassent beaucoup de petits… etc.. mais tout cela ne fait pas une politique active de sauvegarde de l’espèce.

Bonsoir à Papours et à Jacques ,

Pour les financements et la promotion ce serait à mon sens tout à fait bénéfique de trouver des sponsors pour défendre la cause des ours . Exactement ce qu’a fait le Fapas avec Carrefour en Espagne ( même si par ailleurs Carrefour n’est pas un modèle d’intégrité sur divers autres plans …) . Il n’y a pas que Carrefour … Pensez qu’une grande enseigne de distribution qui sponsoriserait l’ours pourrait promouvoir les produits du pays de l’ours sur ses rayons …Ou par le biais de sa publicité largement promouvoir l’image du plantigrade … etc .

Pour ce qui est de l’acceptation de l’ours dans les Pyrénées , ça dépend bien sûr des groupes sociaux – professionnels auxquels on s’adresse , mais je pense que majoritairement l’ours est bien accepté .

Ce que je reproche , c’est l’absence explicite de soutien à la cause de l’ours de la part du pastoralisme dit de cohabitation … Nous n’entendons , me semble t-il insuffisamment , si ce n’est nullement et clairement s’exprimer, par exemple , les pastoraux bénéficiaires des opérations de bénévolat . Quand exprimeront-ils leur choix d’un soutien à l’ours et leur engagement dans une stratégie de cohabitation ? Leur témoignage serait pourtant capital . Nous n’entendons pas assez haut et fort l’ensemble pastoralisme de cohabitation pour que son message d’apaisement et de tolérance puisse couvrir celui négatif , gueulard et omniprésent de la minorité d’extrémistes … Pourquoi ? … Même si ces pastoraux , favorables à l’ours , ont des réserves bien compréhensibles sur le sujet, il faut absolument qu’ils s’expriment pour clarifier la réalité de la situation sur le terrain … Puisque apparemment ces gens raisonnables acceptent discussions et compromis , mettons donc en avant ces discussions et ces compromis à travers des témoignages personnalisés ( même s’ils veulent avoir les visages flouttés ! ) … J’attends avec impatience que ce pastoralisme de bonne volonté s’exprime nettement et sans ambiguïté . Sinon planera toujours ce doute qui en Béarn accompagnait certains pastoraux qui par devant adhéraient au programme Pé-Descaous , en profitaient , et par derrière démolissaient sournoisement la cause de l’ours …

Quant aux manifestations , il y a eu en 2010 une Fête de l’ours à Arbas , qui me semble t-il était un bon début et qui avec quelques améliorations pourrait être un excellent tremplin pour un grand rassemblement et la cause de l’ours … Il n’y a pas eu d’Estivales de l’Ours à Arbas en 2011 . Peut-être faudrait-il re-penser à cette manifestation pour 2012, la programmer sur un Week-end et l’amplifier ?…
Pourquoi ne pas commencer par là ?
Cordialement .

Merci à @Jacques et ChristB64 pour ces échanges. En effet, donner de la vigueur à une Estivale de l’ours 2012 serait à coup sûr une bonne chose.
Par contre, pour pratiquer la manif au sujet de causes nombreuses et parfois fort différentes, je ne suis pas d’accord avec toi, Jacques, je ne pense pas que les Etat major des assos ne trouvent pas une grosse manif utile, je crois (et je partage à fond cette idée) qu’une manif dans l’état actuel des choses serait une gros flop vraiment contre-productif. Donc je ne jetterai pas la pierre à quiconque redoute cela car je le redoute moi même. Une manif réussie, ça marche UNIQUEMENT s’il ya une grosse, grosse dose d’affectif largement partagée. C’était le cas avec l’actualité sombre et très brutale correspondant à l’abattage de Canelle… mais depuis, fort heureusement, aucun événement ne s’est hissé à la hauteur de cette gravité pour mettre les gens dans la rue lors d’une manif. Je suis quasiment sûr qu’une maif pour l’ours dans les Pyrénées aujourd’hui, c’est 500 personnes au grand MAXIMUM qui se bougent et prennent la rue, guère davantage. Complètement contre-productif (notamment averc un gouvernement qui s’en tape comme jamais de tout ce qui ressemble à une manif : ils n’en n’ont rien à faire tant que ce n’est pas TRES massif et pour l’ours, on en est très loin…). Je me trompe peut-être mais j’ai beau retourner le problèe dans tous les sens, là nous sommes d’accord, la mobilisation ne se décrète pas !

@ Papours

Ma réponse à ton message n’est pas passée. Je ne sais pas pourquoi. Tant pis, je ne recommence pas. Je la résume en deux mots : lorsque NKM a expliqué qu’elle ne déciderait pas de réintroduire une ourse en Béarn pour cause de sécheresse, les assos auraient pu organiser une manif de protestation devant le ministère. Même s’il n’y avait eu que 500 personnes, l’opinion aurait compris que sa décision était contestée..

Message bref et simple: de tout coeur avec les volontaires depuis ma lointaine Bretagne.

Bien cordialement.

Alain THOMAS


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