Décod'Ours : nous démontons les fausses informations véhiculées dans les médias

FERUS et Pays de l’Ours-ADET ont lancé l’opération Décod’ours, dont le but est de démonter les fausses informations véhiculées dans les médias par les opposants à l’ours.

Décod’Ours n° 5, septembre 2018

Une dépêche AFP concernant un communiqué de la Confédération Paysanne a été reprise par plusieurs médias dont l’Express ou Europe1. Plusieurs faits sont totalement faux.

Exemples :

  • « Cette année, plus de 230 attaques ont déjà été constatées au 20 août 2018, avec plus de 372 victimes (sans compter les manquantes) ». FAUX ! Ces chiffres ne sont ni des attaques d’ours, ni des victimes d’ours, mais le nombre de dossiers de dommages d’ours traités, qui sont en fait des demandes d’expertise. Encore une fois, la Confédération Paysanne de l’Ariège ment et manipule les chiffres pour gonfler au maximum les prédations dues à l’ours. Voir en détail ICI.
  • « Le plan ours 2018-2028, bâti sans concertation » FAUX !  Sur les 33 millions d’euros, sur 10 ans, du plan ours, 60% sont consacrés au soutien du pastoralisme, dont une part en emplois non délocalisables.
  • « l’abandon des éleveurs et bergers en Ariège sont pour nous inacceptables ». FAUX ! Les organisations agricoles pratiquent régulièrement la politique de la chaise vide. Elles voudraient décider seules de la présence ou de la disparition de certaines espèces en France, en ignorant l’avis de l’immense majorité de la population.

Voir le Décod’Ours n° 5 en intégralité et avec les sources ==>> ICI

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Un nouveau ministre de l'Ecologie. De grandes ambitions ?

Photo AFP Ludovic Marin

FERUS félicite François de Rugy qui vient d’être nommé ministre de la Transition écologique et solidaire.

De nombreux dossiers d’une urgence capitale l’attendent, notamment dans le domaine de la préservation de la biodiversité.

Nous lui demandons d’ors et déjà :

  • Pour l’ours : de finir le travail commencé en procédant, cet automne dans le Béarn, au lâcher indispensable des deux ourses promises et de favoriser la restauration d’une vraie population d’ours dans les Pyrénées
  • Pour le loup : de remettre à plat la politique actuelle consistant à tuer toujours plus de loups pour soit disant protéger les troupeaux. La voie actuelle ne fonctionne pas !
  •  Pour le lynx : de mener enfin une politique de sauvegarde de cette espèce oubliée, particulièrement dans les Vosges où la situation est plus que critique.

Ces trois espèces sont le symbole d’une biodiversité bien trop malmenée en France. Il est temps d’avancer dans le sens d’une cohabitation durable avec les activités humaines.

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Hier à Etsaut : nouveau déni de démocratie de l'opposition à l'ours

Ours en Slovénie. Photo Roger Isoard

Communiqué de l’association FERUS, 30 août 2018

Hier à Etsaut : nouveau déni de démocratie de l’opposition à l’ours

A l’approche du lâcher de deux ourses en Béarn, l’opposition à l’ours en manque d’arguments sérieux ressort sa batterie habituelle de menaces, intimidations et mensonges.

FERUS apporte tout son soutien à la Maire et aux habitants d’Etsaut ; rien ne peut justifier cette mise en scène macabre de l’opposition à l’ours. La Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne (FTEM) et autres organisations anti-ours seraient mieux inspirées de demander à leurs adhérents de protéger leurs troupeaux plutôt que d’encourager ainsi des actes de délinquance. La biodiversité est malmenée, détruite et cela en est jamais assez pour cette minorité. Nous voyons refleurir médiatiquement les incitations à perturbation et destruction de l’ours dans les Pyrénées. C’est inadmissible.

FERUS diffuse ce Décod’Ours hors-série basé sur le tract de la FTEM distribué par ces opposants le mois dernier à l’occasion de la fête du fromage d’Etsaut : ICI.

Nous invitons nos adhérents et sympathisants à apporter leur soutien à la commune d’Etsaut en envoyant un mail à cometsaut@cdg-64.fr

N’oublions pas que la très grande majorité des Français comme des Pyrénéens attend avec impatience le lâcher de ces deux ourses d’ici la fin de cet automne.

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Retour de l'ours dans les Pyrénées : lettre ouverte de l'association FERUS à Madame Brigitte Bardot

© Daniel Trinquecostes

Retour de l’ours dans les Pyrénées

Lettre ouverte de l’association FERUS à Madame Brigitte Bardot, 27 août 2018

Madame,

Nous réagissons suite à votre intervention vis-à-vis de Nicolas Hulot, où vous déclarez être contre le lâcher en Béarn (Pyrénées occidentales) de deux ourses en provenance de Slovénie d’ici l’automne prochain. Vous motivez cette position par le fait que ces ourses finiront par être « flinguées ».

Nous connaissons votre combat de longue date pour la protection des animaux et le bien-être animal, que nous soutenons également.

Néanmoins, vous vous basez à tort sur des informations incomplètes ou inexactes :

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Consultation du public : nouveau succès en faveur des lâchers d’ourses

Photo Serge Montagnon

Communiqué de l’association FERUS, 23 août 2018

Les résultats de la consultation publique relative au lâcher de deux ourses dans les Pyrénées-Atlantiques en automne 2018 viennent de sortir :
88,9 % des participants de la France entière et 71,6 % des participants pyrénéens y sont favorables.

Ces chiffres confortent ceux d’un sondage IFOP réalisé en février dernier (pour rappel, ce sondage représentatif de la population française et des Pyrénées Occidentales montraient que 84% des Français soutiennent le maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées et que 73 % des habitants des Pyrénées Occidentales sont favorables à des lâchers de femelles en Béarn).

Les Français comme les Pyrénéens attendent des lâchers d’ourses en Béarn. Nous les attendons donc avec impatience !

Voir aussi :  

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Tir de loup dans les Vosges : victoire juridique sur le fond

Loup dans les Vosges/printemps 2012 © CROC – ONCFS

Le tribunal administratif de Nancy vient de donner raison aux associations ASPAS, One Voice, FERUS, ASPA Vosges, Flore 54 et Oiseaux Nature. L’État français est condamné à verser à nos associations la somme globale de 3400 euros.

En décembre 2016, nous avions attaqué en justice les arrêtés de tirs de prélèvement et de défense renforcée signés par les préfets de Meurthe-et-Moselle et des Vosges visant le seul loup présent en plaine des Vosges. A l’époque, le juge des référés avait suspendu en urgence le tir de prélèvement mais pas les tirs de défense.

Aujourd’hui, la justice s’est prononcée sur la légalité « au fond » de ces arrêtés. Le juge a en effet constaté l’insuffisance des moyens de protection mis en place, préalable à l’autorisation de tirs.

Rappelons que les tirs de loup ne font pas baisser la prédation ; ils peuvent même être contre-productifs en faisant éclater les meutes et en éparpillant les individus, plus prompts alors à attaquer les troupeaux domestiques, surtout lorsqu’ils sont pas ou mal protégés. Seuls les moyens de protection des troupeaux sont efficaces.

Le loup est toujours une espèce menacée en France.

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Une louve allaitante abattue : pourquoi les louveteaux ne sont-ils pas décomptés ?

Louveteaux abattus à Chichilianne en septembre 2016

FERUS vient d’adresser un courrier au ministre de l’Écologie Nicolas Hulot, au préfet coordinateur sur le loup Stéphane Bouillon et au directeur général de l’ONCFS ==>> lire ICI.

Communiqué de presse de l’association FERUS, 2 août 2018

Une louve allaitante abattue : pourquoi les louveteaux ne sont-ils pas décomptés ?

Nous apprenons qu’une louve allaitante a été abattue ce 2 juillet 2018 par la brigade loup dans les Alpes-Maritimes (Vésubie).

A cette période, les louveteaux ne sont pas sevrés et sont depuis sans doute tous morts de faim.

Si la louve a été décomptée du plafond des 43 loups pouvant être abattus en 2018, les louveteaux, eux, passent manifestement en pertes et profits. Une aubaine pour les pouvoirs publics qui autorisent toujours plus de tirs pour faire plaisir à une minorité.

Pourtant, les tirs ne fonctionnent pas et la prédation attribuée au loup continue d’augmenter *.

D’autre part, éliminer des loups dominants (comme cette louve) déstabilise la meute et a pour conséquences d’augmenter localement la prédation des individus éparpillés. S’ensuit la création de nouvelles meutes. Plusieurs études ont montré que les tirs favoriseraient la multiplication des naissances. La multiplication des nouvelles meutes depuis la politique de tirs intensive (2013-2014) en serait-elle une preuve (le nombre de meutes a doublé) ** ?

Nous continuons toujours de demander une étude sur l’efficacité des tirs en matière de protection des troupeaux.

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Des hybrides à gogo... pour les gogos

Photo Anthony Kohler

Nous connaissons désormais les résultats de l’analyse génétique du loup tué à Bayons (Alpes-de-Haute-Provence) le 1er décembre 2017 ==>> communiqué de l’ONCFS, 3 juillet 2018

Pas de surprise. Le loup est de souche italienne, autant balte que Marcello Mastroianni. Et autant hybridé que peut l’être le Roquefort AOC avec un fromage hollandais.

C’est donc un vent de folie qui souffle dans certaines chaumières des Alpes françaises, tourbillonne entre les parois du Vercors et du Mont Aiguille, pour aller s’échouer dans les courriers d’élus de la République les plus haut placés, prêts à gober n’importe quoi pour aller glaner les électeurs les moins recommandables.

Que se passe-t-il ? Les pseudo loups hybridés russes ou baltes seraient-ils les nouveaux avatars de « l’espion venu du froid », ou de « l’oeil noir de Moscou »?

Des sbires de Poutine pour annexer les alpages français ?

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Hausse de la population de loups en France, hausse des tirs...

Loup en Lozère. Photo P. Baffie

Le dernier bilan du suivi hivernal de la population de loups vient de paraître. La population de  loups en France est estimée à 430 individus à la sortie de l’hiver 2017-2018. Une population en hausse par rapport à l’année dernière (360 loups à la sortie d’hiver 2016-2017). Malgré le braconnage et les tirs de prélèvement autorisés par les pouvoirs publics, ça reste une bonne nouvelle. Mais une augmentation sur une ou deux années ne doit pas faire oublier que l’espèce reste vulnérable en France. Par comparaison, il y a 2000 loups en Espagne et 1000-1500 loups en Italie. Le (pauvre) seuil de viabilité de 500 loups donné par le plan loup 2018-2023 n’est donc pas atteint*. Pourtant, le gouvernement français, profitant de cette augmentation, vient de revoir à la hausse le nombre de loups pouvant être abattus, passant de 40 à 43 animaux. La France régule le loup et ne s’en cache plus depuis longtemps. Ces tirs restent inutiles vu que la prédation sur les troupeaux continue d’augmenter ; ils ne sont là que pour faire plaisir au lobby de l’agriculture.

Si le nombre de loups et la répartition géographique augmentent, la population lupine reste très majoritairement confinée au massif alpin. Aucune meute (et donc aucune reproduction) n’est constatée en dehors des Alpes cette année encore alors que des loups sont en dispersion depuis plus de 20 ans dans le massif Central, les Pyrénées ou encore les Vosges (dans les Vosges, une reproduction a été constatée en 2013 pour la première fois ; depuis, plus rien…).

A ce jour, 14 loups ont été décomptés du plafond de loups pouvant être abattus en 2018 (détails ICI) .

Cette hausse du nombre de tirs de loups intervient alors que le ministre de l’Écologie vient de présenter son plan pour la biodiversité….

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