"Pour dénoncer le harcèlement sexuel, on ne pouvait pas concevoir affiches plus idiotes"

Par Yves Paccalet, vice-président de FERUS

Pour dénoncer le harcèlement sexuel en Île-de-France, on ne pouvait pas concevoir affiches plus idiotes.
Ni plus absurdes.
Ni plus connes (pour rester vulgaire, tels ces objets eux-mêmes).
Ni plus injustes pour des animaux innocents que les humains massacrent à longueur d’année et amènent au bord de l’extinction (requins, ours, tigres, loups, etc.).
Ni plus fausses sur le plan scientifique.
Ni plus crétines, sortant du cerveau d’un publicitaire.
Ni plus indignes du ministère de l’Egalité Hommes-Femmes s’il a donné son aval…
Il y en a marre des poncifs éculés sur les « dents de la mer » et la « cruauté » des prédateurs soi-disant « sanguinaires ». Ces espèces superbes et qui ne sont à coup sûr jamais « perverses », ne devraient pas pouvoir être utilisées en tant que cauchemars pour dénoncer des agressions dont les auteurs ne sont pas des animaux, mais bel et bien sans exception des êtres humains.
Exigeons le retrait immédiat et définitif de ces affiches infantiles (requin, ours et loup), infantiles au mauvais sens du mot, c’est-à-dire fantasmées pour un âge mental de quatre ou cinq ans ; et finalement nuisibles au juste propos qu’elles prétendent appuyer.

Voir aussi la réaction de FERUS == >> ICI

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Harcèlement sexuel : une campagne doublement irresponsable

Ours, loup, requins : la campagne de la Région, Île-de-France Mobilités, la RATP et la SNCF contre le harcèlement sexuel sombre dans les abysses les plus obscurs qui soient. Nul doute que pour mettre en scène un loup, un ours et un requin, la mentalité des « professionnels » en communication qui ont sévi pour ces balourdises n’a pas dû beaucoup évoluer depuis Charles Perrault.Car il semble bien que leur référentiel soit resté bloqué sur le petit chaperon rouge, époque où il était de bon ton de cacher le bipède assassin, violeur ou harceleur derrière le masque du loup.

Les jeunes femmes montrées dans le métro risquent plutôt de tomber sur des prédateurs bipèdes en costard-cravate ou autres tenues bien estampillées « Homo Sapiens Sapiens » !

Comme il y a 250 ans, pourquoi planquer les vrais responsables derrière des animaux sauvages, en jouant sur les peurs les plus primaires et les plus injustifiées ?

Cette campagne de communication est d’autant plus ratée que les harceleurs bipèdes doivent trouver cela jouissif d’être comparés à des animaux aussi beaux et aussi puissants, dans des postures d’intimidation et de domination sans appel : c’est exactement ce qu’ils aiment faire ! Consciemment ou pas, ceci risque même de les stimuler. C’est assez irresponsable vis à vis des femmes potentielles victimes.

D’autre part, le monde a évolué, ces espèces ours, loups et requins sont maintenant en danger. Cette communication stupide ne fera qu’aggraver leur situation,  ce qui est tout aussi irresponsable sur le plan de la biodiversité cette fois.

FERUS va écrire aux directions de la RATP et de la SNCF et demander le retrait immédiat de ces affiches dangereuses pour les femmes, les loups, les ours et les requins, toutes et tous en danger, et leur remplacement par une campagne qui vise réellement les harceleurs.

Sans les flatter et sans nuire à une biodiversité qui s’en serait bien passée tant elle se porte elle aussi très mal !

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Nouveau sondage IFOP : Les Français comme les Pyrénéens attendent des lâchers d'ourses en Béarn !

L’ours Cannellito dans les Hautes-Pyrénées. Photo ONCFS

Communiqué de presse du jeudi 1er mars 2018

Les Français comme les Pyrénéens attendent des lâchers d’ourses en Béarn !
Un nouveau sondage le confirme

Quatorze associations environnementales ont choisi l’avant-veille de la journée mondiale de la vie sauvage instituée par l’ONU pour rendre public un nouveau sondage confirmant le soutien massif des Français comme des Pyrénéens à la protection de l’ours en France et au lâcher de deux femelles en Béarn où il ne reste plus que deux mâles.
Ce sondage, représentatif de la population française et des Pyrénées Occidentales (1), réalisé par l’IFOP la semaine dernière, est particulièrement clair :

  • 84% des Français soutiennent le maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées (soit une progression notable de + 8% par rapport au sondage précédent de 2008). Le soutien reste massif dans les Pyrénées occidentales avec 76 % d’avis favorables (78 % en Pyrénées-Atlantiques et 70 % en Hautes-Pyrénées).
  • 73 % des habitants des Pyrénées Occidentales sont favorables à des lâchers de femelles en Béarn (76 % en Pyrénées-Atlantiques ; 66 % en Hautes-Pyrénées).

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Nouveau plan loup : le loup à nouveau victime du manque de courage politique

Photo Roland Clerc

Le 19 février 2018

Communiqué des associations France Nature Environnement, FERUS, Humanité et Biodiversité, LPO, WWF

NOUVEAU PLAN LOUP : LE LOUP A NOUVEAU VICTIME DU MANQUE DE COURAGE POLITIQUE

On était en droit d’espérer que le gouvernement se démarque de ses prédécesseurs en faisant le choix de favoriser la coexistence entre élevage et prédateur. Malheureusement il n’en est rien : la publication du nouveau « Plan Loup » pour la période 2018-2023 est une nouvelle occasion manquée pour définir de nouvelles orientations d’une gestion intégrée.

 

Inefficacité des tirs de destruction aveugles

Comme l’a résumé le Conseil National de Protection de la Nature (CNPN), ce plan s’inscrit dans une volonté de « freinage, par régulation, de la croissance des populations de loups, allant bien au-delà des possibilités réglementaires de déroger à la protection de l’espèce ». D’autres instances scientifiques comme le MNHN et l’ONCFS avaient également souligné qu’une « gestion » du loup basée uniquement sur les tirs de destruction n’apporte pas de solution pérenne pour réduire les attaques sur les troupeaux.

Alors que l’État permet la destruction de 40 loups par an depuis 4 années déjà, il n’a fait procéder à aucune évaluation de l’efficacité de ces abattages pour réduire les attaques sur les troupeaux ovins. Et pour cause : le tir indifférencié de loups est plus qu’inefficace, contreproductif (éclatement des meutes, dispersion, absence d’apprentissage de la cohabitation…). Comme l’a souligné le CNPN, une telle évaluation aurait pourtant dû constituer un préalable à l’intensification des tirs de prélèvement.

Atteinte à l’état de conservation de l’espèce

Une expertise conjointe du MNHN et de l’ONCFS recommandait non seulement de limiter les tirs à la protection des troupeaux, mais également de ne pas détruire plus de 10% de l’effectif présent afin de ne pas porter atteinte à l’état de conservation de l’espèce.

Or l’État a permis la destruction de 12 % de la population présente ces dernières années, mais il s’apprête à augmenter encore cette proportion dans le seul but de calmer les acteurs d’une filière aux difficultés économiques sans commune mesure avec celles créées par le prédateur, totalement occultées dans le débat.

Une frilosité coupable

L’État est incapable de mettre en évidence les bénéfices attendus du retour des prédateurs. Ainsi rien n’est dit de l’opportunité de voir le loup s’installer dans les grands massifs forestiers, où sa présence limiterait les impacts des fortes populations d’ongulés.

Pire encore, avec ce nouveau plan loup et les deux arrêtés qui en découlent, il va même jusqu’à accepter des demandes illégitimes et sans doute illégales portées par les organisations agricoles. L’État montre ainsi qu’il est dans une position défensive et qu’au lieu d’assumer un objectif de coexistence, il n’a ni le courage de rappeler le cadre de la loi ni celui d’affirmer qu’il est nécessaire que l’élevage s’adapte à la présence de cette espèce protégée. C’est pourquoi les orientations du Plan d’actions national sont déséquilibrées, et les dispositions des projets d’arrêtés inacceptables.

Les ONG porte-voix de l’opinion publique favorable au retour du loup

Dans leur grande majorité, les Français ont eu l’occasion de rappeler à de multiples occasions leur attachement au retour du loup dans les meilleures conditions possibles.

Nos associations entendent utiliser les moyens disponibles pour rappeler le cadre juridique existant et favoriser une gestion plus rationnelle de ce dossier. Le loup ne saurait être le bouc émissaire d’une filière en crise et si son retour pose des questions concrètes, des solutions existent. Nos associations proposent de combiner :

  • Un renforcement des moyens de protection ;
  • Des expérimentations sur l’adaptation de la conduite des troupeaux en présence du loup pour réduire leur vulnérabilité ;
  • Le développement de recherches opérationnelles destinées à mieux prévenir les attaques.

Nos associations sont solidaires des éleveurs qui subissent des attaques malgré les mesures préventives mises en place. Conformément au statut du loup, espèce protégée au niveau international, les tirs doivent être réservés à des situations dérogatoires, aux fins de protection des élevages.

Force est de constater que, contrairement au problème du réchauffement climatique, le gouvernement n’a pas pris la mesure des enjeux en matière de reconquête de la biodiversité. Nos associations sauront rappeler ses obligations à un État souvent fuyant lorsqu’il s’agit de préserver le patrimoine naturel.

==>> L’avis de FERUS et les projets de plan loup 2018-2023 et des arrêtés 2018

 

Bientôt des ours en Béarn ? Pourquoi ces lâchers ?

L’ours Balou, relâché dans les Pyrénées en 2006. Photo Ministère de l’Écologie

Communiqué de FERUS, 12 février 2018

 Pourquoi lâcher des ourses en Béarn ?

Face à la prose, pour ne pas dire l’irresponsabilité, de certains élus/opposants et dans le respect de l’opinion des Français et des Pyrénéens largement favorables à la sauvegarde de l’ours dans les Pyrénées, FERUS souhaite faire un point sur les raisons de lâcher rapidement des ourses en Béarn.

Liste non exhaustive, tant les raisons de renforcer la population occidentale d’ours sont nombreuses :

– La fin de l’ours en Pyrénées occidentales est en train de se produire, il ne reste que 2 mâles ; la disparition de ce mammifère sur plus du tiers de son aire de répartition dans les Pyrénées entraînera sur ce grand secteur la perte d’une tradition de cohabitation (bergers, patous…) ;

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Consultations publiques sur le nouveau plan loup : la contribution de FERUS

Photo Anthony Kohler

Jusqu’au 29 janvier 2018, les Français sont appelés à donner leur avis et participer à deux consultations publiques sur le loup :

Ne nous leurrons pas, les pouvoirs publics ne prendront pas vos avis en compte. Mais il est PRIMORDIAL que vous continuiez à vous exprimer en faveur du loup pour montrer que les Français sont toujours très majoritairement contre les tirs de loups. Sans vous, la situation serait et sera encore pire. D’autant plus que les messages anti-loup sont plus nombreux cette année.

Votre avis est essentiel, même en quelques lignes. Vous pouvez reprendre tout ou partie de nos arguments ci-dessous. Merci

 

NOUS COMPTONS SUR VOUS !

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CAP Loup devant le ministère de l’Écologie pour dire STOP aux tirs de loups

Ce samedi 13 janvier 2018, le collectif CAP Loup (dont FERUS est membre fondateur) était présent devant le ministère de la Transition Écologique et solidaire pour dire STOP aux tirs de loups. En effet, 40 nouveaux loups seront bientôt abattus et le nouveau plan loup 2018-2023 prévoit un abattage de 10 % de la population de loups chaque année.

Les représentants de CAP Loup ont notamment brandi une mosaïque de 1000 photos de citoyens posant avec une pancarte « stop aux tirs de loups ».

Les tirs de loups sont inutiles et ne sont pas un moyen de protection des troupeaux. Ils ne font pas baisser la prédation. La preuve en chiffres : en 2017, des dizaines de loups ont été tués et la prédation attribuée au loup a augmenté (9930 animaux indemnisés en 2016, 11 740 en 2017. Chiffres DREAL). Non seulement 40 loups pourront être abattus mais si ce plafond est atteint en cours d’année, de nouveaux tirs pourront être rajoutés ! Pourquoi continuer sur une politique de tirs qui ne marche pas ? Les tirs de loups ne font plaisir qu’aux lobbies agricoles qui en demandent toujours plus. Seuls les moyens de protection de troupeaux sont efficaces (rapport Terroïko). Par ailleurs, les trop nombreux tirs menacent la population de loup en France (expertise scientifique collective) alors que le loup est toujours classé menacé sur la liste rouge de l’UICN.

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Nouveau plan loup : dites non et agissez contre les nouveaux tirs de loups !

Depuis hier 8 janvier 2018, les Français peuvent participer à deux nouvelles consultations publiques concernant le loup :

Les consultations sont ouvertes jusqu’à 29 janvier 2018. Donnez votre avis sur les deux consultations, c’est important !

==>> La contribution envoyée par FERUS

Les arrêtés :

Du 1er janvier au 31 décembre 2018, 40 nouveaux loups pourront de nouveau être abattus. Dites NON à ces tirs inutiles ! Les tirs de loups ne sont pas un moyen de protection des troupeaux et ne font pas baisser la prédation. La preuve en chiffres : en 2017, des dizaines de loups ont été tués et la prédation attribuée au loup a augmenté (9930 animaux indemnisés en 2016, 11 740 en 2017. Chiffres DREAL). Non seulement 40 loups pourront être abattus mais si ce plafond est atteint en cours d’année, de nouveaux tirs pourront être rajoutés ! Pourquoi continuer sur une politique de tirs qui ne marche pas ? Les tirs de loups ne font plaisir qu’aux lobbies agricoles qui en demandent toujours plus. Seuls les moyens de protection de troupeaux sont efficaces (rapport Terroïko). Par ailleurs, les trop nombreux tirs menacent la population de loup en France (expertise scientifique collective) alors que le loup est toujours classé menacé sur la liste rouge de l’UICN.

Dites STOP aux tirs de loups en vous exprimant ici (Cliquez sur ce lien et « Déposer votre commentaire » en bas de page).

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