Lynx Palatinat : dernières actualités du projet et les nouvelles côté français

Le lynx Arcos, ici relâché dans le Palatinat allemand, s’est installé dans les Vosges françaises

A ce jour, dans le cadre du projet de réintroduction du lynx dans le Palatinat allemand, 17 lynx (9 femelles et 8 mâles) ont été relâchés entre 2016 et 2019. Le projet prévoit le relâcher de 20 individus au total. Deux portées ont été détectées en 2019 (voir ICI).

Plusieurs lynx ont fait des incursions en France en 2019 :

– Un jeune de Rosa, né en 2018, a été observé à Walschbronn en février 2019 et à Haspelschiedt en mai 2019 (on pensait à tort au départ que ce lynx était Palu, né dans le Palatinat en 2017).

– Gaupa, lâchée le 22 février 2019 : dans le Pays de Bitche du 3 au 26 mars, et du 24 octobre au 4 novembre 2019 avec un petit né en mai 2019.

– Libre , lâché le 7 mars 2019 : dans les Vosges du Nord entre le 22 septembre et le 11 octobre 2019 ; actuellement dans les Vosges du côté du Donon.

– Braňo, lâché le 6 juin 2019 : a traversé  la frontière le 10 octobre entre Wengelsbach et Hirschtal. Dans les Vosges du Nord (Pays de Bitche) depuis le 10 octobre.

Actuellement, trois lynx issus du programme de réintroduction en Allemagne se trouvent en France : Libre, Braňo et Arcos qui s’est installé près de Gérarmer depuis 2017.

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Monges, Abruzzes, Asturies : séjours 2020 sur les traces des ours et des loups

Ours dans les Asturies. Photo www.sejour-faune-sauvage.com

Avec notre partenaire www.sejour-faune-sauvage.com

Vous avez découvert ces séjours par FERUS ? Précisez-le et 50 € seront reversés à notre association !

Massif des Monges dans les Alpes de Hautes Provence, les Abruzzes en Italie, les Asturies en Espagne, trois destinations sur les traces de vie de la faune sauvage. Des rencontres avec des éleveurs, des producteurs et d’autres acteurs respectueux de leur milieu de vie compléteront nos séjours. Ce mélange dont chacun a trouvé sa place, nous donne des pistes de réflexion et de proposition pour une meilleure cohabitation.

  • Cohabitons comme Grégorio éleveur Italien de 1600 moutons, vaches , chèvres et chiens de protection, au coeur du parc National des Abruzzes qui  côtoie en permanence ours, loups, cerfs etc. Cohabitons comme tous les villageois de Villeta barréa avec cette grande faune que nous croiserons certainement au coeur même de ce village.
  • Cohabitons avec les ours de montagne Asturienne, les genettes les loutres, les vautours etc. à l’image des habitants de la vallée de la Trubia en Espagne.
  • Et enfin, chez nous, dans ce massif des Monges ou s’observent entre autre  la gélinotte et le tétra lyre, l’aigle royal et la marmotte, mais aussi le loup et le mouton !

Ces séjours «  safari nature » sont proposés sur plusieurs saisons et vous laissent un libre choix de lieux, dates, en fonction de vos disponibilités et budget.

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Loup : massacre programmé en Norvège

Carte des meutes et couples de loups en Scandinavie (ROVDATA)

Loup en Scandinavie. Photo Baard Næss

Pour la troisième année, le gouvernement norvégien se prépare à un massacre de masse. Il prévoit de faire abattre 43 loups sur une population estimée à… à peine une soixantaine de loups !

Trois meutes (soit 17 loups) sont concernées dans la « wolf zone » (zone loup) + 26 animaux hors de cette zone.

Pourtant, le loup est classé en danger critique dans le pays et la Convention de Berne ne prévoit des abattages que dans des circonstances exceptionnelles. Comme en France, ce sont les lobbies qui font la loi et non les données scientifiques. Là bas, le loup est accusé à tort de menacer les intérêts de l’économie forestière et de la chasse.

Pour le gouvernement norvégien, la conservation du loup se limite à contenir sa population à 40-60 individus et à autoriser l’espèce uniquement dans la « wolf zone », qui couvre 5% du territoire. Un non-sens biologique.

La chasse a débuté le 1er décembre ; elle commencera le 1er janvier 2020 dans la « wolf zone ».

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L'aversion conditionnée pour dissuader les loups d'attaquer les troupeaux

Loup ibérique (Centro del lobo iberica de Castilla y Leon / Patrick Boffy)

Un groupe de chercheurs de l’Institut de recherche en ressources de la chasse (Espagne) a publié une étude dans laquelle il montre qu’avec une technique d’aversion alimentaire conditionnée, il est possible d’ « apprendre » aux animaux sauvages à ne pas attaquer une espèce ciblée.

Cette aversion, appliquée aux loups, a pour objectif de dissuader ces derniers de prédater les troupeaux domestiques.

Le principe est de mettre à disposition des loups des carcasses contenant un composé chimique indétectable non létal mais provoquant vomissements et douleurs à l’estomac, donnant ainsi aux loups une expérience désagréable des proies domestiques.

Quatre ans ont été nécessaires pour développer cette technique, d’abord avec des chiens en captivité, puis sur le terrain avec des renards sauvages (nids de perdrix et de lapins) et des loups en captivité.

Les chercheurs indiquent ainsi que « la justification d’utiliser des méthodes létales pour contrôler les prédateurs (…) peut être réduite ». D’autre part, en utilisant cette aversion conditionnée, la gestion des canidés sauvages peut se faire de manière plus éthique et efficace car en effet, tuer des prédateurs ne résout rien, les animaux éliminés étant rapidement remplacés par d’autres.

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Un ours en Allemagne

Un nouvel ours en Bavière © Bayerisches Landesamt für Umwelt

Des pièges photos viennent de capturer la présence d’un ours dans les Alpes allemandes, en Bavière. C’est la première fois qu’un  ours est détecté en Allemagne depuis l’ours Bruno en 2006.

Pour rappel, Bruno, venu du Trentin italien, avait été abattu par le gouvernement régional de Bavière parce qu’il s’approchait beaucoup des habitations et avait tué des animaux domestiques. C’était le premier ours signalé en Allemagne depuis 1835.

Contrairement à 2006, la Bavière est aujourd’hui prête à accueillir des ours ; un plan de gestion a été créé, notamment quant à l’attitude à adopter lorsque des individus se révèlent trop familiers.

Le nouvel arrivant est beaucoup plus discret que Bruno. Il serait présent depuis au moins 3 semaines, des excréments ayant été trouvés dans le Balderschwanger Tal. Il serait actuellement présent dans le canton de Garmisch-Partenkirchen.

Les habitats naturels et favorables sont disponibles en Bavière mais il est fort probable que ce jeune ours, à la recherche d’une femelle, reparte vers le sud.

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Les premiers louveteaux dans le Jura vaudois

Note de FERUS :
La meute du Marchairuz est transfrontalière. Voir ci contre.

Communiqué de presse du canton de Vaud, 28 août 2019

La naissance d’au moins trois louveteaux a été constatée récemment dans le Jura vaudois. Les observations, réalisées dans le cadre du suivi du canidé mis en place par le Département du territoire et de l’environnement (DTE), attestent la constitution d’une meute dans la région du Marchairuz. Les louveteaux observés portent à sept le nombre de loups dont la présence est confirmée sur le territoire cantonal depuis le début de l’année.

Les recherches conduites par le DTE ont permis d’obtenir une preuve de reproduction de loups cet été dans la région du Marchairuz, dans le Jura vaudois. La naissance d’au moins trois louveteaux a été confirmée par le biais de pièges vidéo. La présence d’une meute constituée sur le territoire vaudois est désormais avérée, pour la première fois depuis au moins 150 ans. Il s’agit de la huitième meute recensée en Suisse, les Grisons en hébergeant quatre, le Tessin une et le Valais deux.

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La cohabitation avec l'ours est possible

© Daniel Trinquecostes

Les associations de CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours
Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

Les associations aragonaises et espagnoles SEO Birdife, Amigos de la tierra, Fundación para la conservación del Quebrantahuesos, FAPAS, FOP.

Communiqué du 21 août 2019 : La cohabitation avec l’ours est possible

L’ours brun et l’élevage de montagne sont deux éléments indissociables de l’écosystème pyrénéen, patrimoine naturel et culturel de ses habitants.

L’ours brun ne peut servir d’otage face aux difficultés de l’élevage de montagne pour s’adapter au nouveau contexte de l’exode rural, du manque de main d’œuvre, des maladies et des règlements sanitaires, de la concurrence féroce des importations de viande à bas prix dans le contexte de la mondialisation. L’ours n’a créé aucun des problèmes actuels qui rendent difficile la rentabilité de l’élevage extensif dans les Pyrénées.

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Manifeste d'Helsinki pour améliorer l'application de l'actuelle législation européenne pour la protection du loup

Photo Anthony Kohler

Les 7 et 8 juin s’est déroulé en Finlande le second meeting de l’EAWC (Alliance européenne pour la conservation du loup), collectif d’associations européennes dont FERUS est membre fondateur. Une douzaine de pays était représentée, notamment pour faire le bilan des actions et de la situation du loup dans chaque pays. L’administration finlandaise a été invitée. Un manifeste destiné au Parlement européen a été signé par une quinzaine d’associations.

Manifeste d’Helsinki pour améliorer l’application de l’actuelle législation européenne pour la protection du loup, 8 juin 2019

L’Alliance Européenne pour la Conservation du Loup (EAWC) est une association d’ONG de différents  pays européens qui donne, au nom de la société civile et de la communauté scientifique, des recommandations pour obtenir un système de conservation du loup basé sur des faits et une application plus rigoureuse de la législation européenne au niveau de chaque pays et à travers l’Europe, en exigeant la stricte protection de l’espèce déclarée d’intérêt communautaire selon la directive Directive Habitats et la Convention de Berne.

CONSIDERANT QUE le loup est une espèce clé pour le maintien d’écosystèmes équilibrés et que son lent mais continu retour à travers l’Europe apporte une nouvelle opportunité, avec cet allié naturel dans le combat  contre la perte de la biodiversité et l’impact des changements climatiques, d’aider notre continent à soigner sa nature à travers une vraie transition écologique en accord avec les objectifs de l’ONU pour un développement soutenable.

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Comprendre et gérer la proximité loups / humains

Ce texte est la traduction faite par CAP Loup d’un document publié en anglais en mars 2019 sous le titre « Management of bold wolves » (gestion des loups audacieux) par le LCIE (Initiative européenne pour les grands carnivores), un organisme indépendant regroupant des spécialistes du loup.Une synthèse des situations types et des réponses à apporter est donnée dans le tableau du LCIE en fin de document.

Télécharger ==>> ICI.

Document d’origine, en anglais ==>> ICI.

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