L'aversion conditionnée pour dissuader les loups d'attaquer les troupeaux

Loup ibérique (Centro del lobo iberica de Castilla y Leon / Patrick Boffy)

Un groupe de chercheurs de l’Institut de recherche en ressources de la chasse (Espagne) a publié une étude dans laquelle il montre qu’avec une technique d’aversion alimentaire conditionnée, il est possible d’ « apprendre » aux animaux sauvages à ne pas attaquer une espèce ciblée.

Cette aversion, appliquée aux loups, a pour objectif de dissuader ces derniers de prédater les troupeaux domestiques.

Le principe est de mettre à disposition des loups des carcasses contenant un composé chimique indétectable non létal mais provoquant vomissements et douleurs à l’estomac, donnant ainsi aux loups une expérience désagréable des proies domestiques.

Quatre ans ont été nécessaires pour développer cette technique, d’abord avec des chiens en captivité, puis sur le terrain avec des renards sauvages (nids de perdrix et de lapins) et des loups en captivité.

Les chercheurs indiquent ainsi que « la justification d’utiliser des méthodes létales pour contrôler les prédateurs (…) peut être réduite ». D’autre part, en utilisant cette aversion conditionnée, la gestion des canidés sauvages peut se faire de manière plus éthique et efficace car en effet, tuer des prédateurs ne résout rien, les animaux éliminés étant rapidement remplacés par d’autres.

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Un ours en Allemagne

Un nouvel ours en Bavière © Bayerisches Landesamt für Umwelt

Des pièges photos viennent de capturer la présence d’un ours dans les Alpes allemandes, en Bavière. C’est la première fois qu’un  ours est détecté en Allemagne depuis l’ours Bruno en 2006.

Pour rappel, Bruno, venu du Trentin italien, avait été abattu par le gouvernement régional de Bavière parce qu’il s’approchait beaucoup des habitations et avait tué des animaux domestiques. C’était le premier ours signalé en Allemagne depuis 1835.

Contrairement à 2006, la Bavière est aujourd’hui prête à accueillir des ours ; un plan de gestion a été créé, notamment quant à l’attitude à adopter lorsque des individus se révèlent trop familiers.

Le nouvel arrivant est beaucoup plus discret que Bruno. Il serait présent depuis au moins 3 semaines, des excréments ayant été trouvés dans le Balderschwanger Tal. Il serait actuellement présent dans le canton de Garmisch-Partenkirchen.

Les habitats naturels et favorables sont disponibles en Bavière mais il est fort probable que ce jeune ours, à la recherche d’une femelle, reparte vers le sud.

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Monges, Abruzzes, Asturies : séjours 2020 sur les traces des ours et des loups

Ours dans les Asturies. Photo www.sejour-faune-sauvage.com

Avec notre partenaire www.sejour-faune-sauvage.com

Vous avez découvert ces séjours par FERUS ? Précisez-le et 50 € seront reversés à notre association !

Massif des Monges dans les Alpes de Hautes Provence, les Abruzzes en Italie, les Asturies en Espagne, trois destinations sur les traces de vie de la faune sauvage. Des rencontres avec des éleveurs, des producteurs et d’autres acteurs respectueux de leur milieu de vie compléteront nos séjours. Ce mélange dont chacun a trouvé sa place, nous donne des pistes de réflexion et de proposition pour une meilleure cohabitation.

  • Cohabitons comme Grégorio éleveur Italien de 1600 moutons, vaches , chèvres et chiens de protection, au coeur du parc National des Abruzzes qui  côtoie en permanence ours, loups, cerfs etc. Cohabitons comme tous les villageois de Villeta barréa avec cette grande faune que nous croiserons certainement au coeur même de ce village.
  • Cohabitons avec les ours de montagne Asturienne, les genettes les loutres, les vautours etc. à l’image des habitants de la vallée de la Trubia en Espagne.
  • Et enfin, chez nous, dans ce massif des Monges ou s’observent entre autre  la gélinotte et le tétra lyre, l’aigle royal et la marmotte, mais aussi le loup et le mouton !

Ces séjours «  safari nature » sont proposés sur plusieurs saisons et vous laissent un libre choix de lieux, dates, en fonction de vos disponibilités et budget.

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Les premiers louveteaux dans le Jura vaudois

Note de FERUS :
La meute du Marchairuz est transfrontalière. Voir ci contre.

Communiqué de presse du canton de Vaud, 28 août 2019

La naissance d’au moins trois louveteaux a été constatée récemment dans le Jura vaudois. Les observations, réalisées dans le cadre du suivi du canidé mis en place par le Département du territoire et de l’environnement (DTE), attestent la constitution d’une meute dans la région du Marchairuz. Les louveteaux observés portent à sept le nombre de loups dont la présence est confirmée sur le territoire cantonal depuis le début de l’année.

Les recherches conduites par le DTE ont permis d’obtenir une preuve de reproduction de loups cet été dans la région du Marchairuz, dans le Jura vaudois. La naissance d’au moins trois louveteaux a été confirmée par le biais de pièges vidéo. La présence d’une meute constituée sur le territoire vaudois est désormais avérée, pour la première fois depuis au moins 150 ans. Il s’agit de la huitième meute recensée en Suisse, les Grisons en hébergeant quatre, le Tessin une et le Valais deux.

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La cohabitation avec l'ours est possible

© Daniel Trinquecostes

Les associations de CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours
Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

Les associations aragonaises et espagnoles SEO Birdife, Amigos de la tierra, Fundación para la conservación del Quebrantahuesos, FAPAS, FOP.

Communiqué du 21 août 2019 : La cohabitation avec l’ours est possible

L’ours brun et l’élevage de montagne sont deux éléments indissociables de l’écosystème pyrénéen, patrimoine naturel et culturel de ses habitants.

L’ours brun ne peut servir d’otage face aux difficultés de l’élevage de montagne pour s’adapter au nouveau contexte de l’exode rural, du manque de main d’œuvre, des maladies et des règlements sanitaires, de la concurrence féroce des importations de viande à bas prix dans le contexte de la mondialisation. L’ours n’a créé aucun des problèmes actuels qui rendent difficile la rentabilité de l’élevage extensif dans les Pyrénées.

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Manifeste d'Helsinki pour améliorer l'application de l'actuelle législation européenne pour la protection du loup

Photo Anthony Kohler

Les 7 et 8 juin s’est déroulé en Finlande le second meeting de l’EAWC (Alliance européenne pour la conservation du loup), collectif d’associations européennes dont FERUS est membre fondateur. Une douzaine de pays était représentée, notamment pour faire le bilan des actions et de la situation du loup dans chaque pays. L’administration finlandaise a été invitée. Un manifeste destiné au Parlement européen a été signé par une quinzaine d’associations.

Manifeste d’Helsinki pour améliorer l’application de l’actuelle législation européenne pour la protection du loup, 8 juin 2019

L’Alliance Européenne pour la Conservation du Loup (EAWC) est une association d’ONG de différents  pays européens qui donne, au nom de la société civile et de la communauté scientifique, des recommandations pour obtenir un système de conservation du loup basé sur des faits et une application plus rigoureuse de la législation européenne au niveau de chaque pays et à travers l’Europe, en exigeant la stricte protection de l’espèce déclarée d’intérêt communautaire selon la directive Directive Habitats et la Convention de Berne.

CONSIDERANT QUE le loup est une espèce clé pour le maintien d’écosystèmes équilibrés et que son lent mais continu retour à travers l’Europe apporte une nouvelle opportunité, avec cet allié naturel dans le combat  contre la perte de la biodiversité et l’impact des changements climatiques, d’aider notre continent à soigner sa nature à travers une vraie transition écologique en accord avec les objectifs de l’ONU pour un développement soutenable.

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Comprendre et gérer la proximité loups / humains

Ce texte est la traduction faite par CAP Loup d’un document publié en anglais en mars 2019 sous le titre « Management of bold wolves » (gestion des loups audacieux) par le LCIE (Initiative européenne pour les grands carnivores), un organisme indépendant regroupant des spécialistes du loup.Une synthèse des situations types et des réponses à apporter est donnée dans le tableau du LCIE en fin de document.

Télécharger ==>> ICI.

Document d’origine, en anglais ==>> ICI.

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L’Union Européenne au secours du lynx

Photo Ole Anders

L’Union Européenne au secours du lynx. Par Jean-Claude Génot

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°67 (avril 2018)

Depuis la parution de cet article, le programme de réintroduction dans les Alpes dinariques a commencé (voir ICI) et le dix-septième lynx a été relâché dans le Palatinat allemand (voir ICI).

La situation du lynx en Europe n’est pas brillante. En dehors de la population des Carpates, de celle des pays Baltes en lien avec la Biélorussie et la Russie et de celle de la Suisse pour tout l’arc alpin, les autres populations sont toutes modestes et fragmentées. Il faut souligner que le lynx n’est pas un grand colonisateur et que de petites populations séparées par des habitats défavorables à l’espèce sur de grandes distances sont menacées d’extinction à moyen et à long terme si aucun échange génétique n’est possible. De plus, certaines opérations de réintroduction effectuées dans les années 1970 et 1980 ont conduit à des échecs comme en Italie, en Autriche, en Bavière (Allemagne), en République Tchèque, en Engadine (Suisse) et désormais dans les Vosges (France) et en Slovénie.

C’est sans doute cette situation critique du lynx dont le statut reste précaire qui a conduit l’Union Européenne à soutenir trois programmes Life ayant pour objectif la réintroduction ou le renforcement de population de lynx.

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Premiers louveteaux aux Pays-Bas !

Le couple de loups photographié au printemps

Depuis juillet 2018, une louve est présente dans le Weluve, région forestière au centre des Pays-Bas. En janvier 2019, un mâle a rejoint le secteur. Les deux animaux viennent d’Allemagne.

Les pistes des animaux ensemble ont depuis été découvertes jusqu’à ce qu’un cliché dévoilé le mois dernier les montre côte à côte, sans qu’on sache pour autant si la femme était gravide.

C’est désormais chose faite : une vidéo d’il y a quelques jours montre trois louveteaux.

Ce sont les premiers nés aux Pays-Bas depuis deux siècles. La localisation précise a été tenue secrète.

En images, les trois premiers louveteaux nés aux Pays-Bas depuis deux siècles :

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