Programme ERASMUS + pour les grands prédateurs, c'est parti !

Lancement du programme Erasmus + à Marseille

Le séminaire de lancement du programme ERASMUS + « Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage », piloté par FERUS, s’est tenu les 28 et 29 janvier 2019.

A cette occasion, nos amis et partenaires belges de l’association NATAGORA, espagnols du FAPAS et allemand de FfW (Freundeskreis freilebender Wolfe) avaient fait le déplacement jusqu’à Marseille, afin de définir avec nous les grandes lignes de ce projet ambitieux et innovant, financé par l’Europe (dans le cadre du programme Erasmus+ : projet de coopération dans l’éducation et la formation).

« L’Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage » : quel objectif ?

La protection des grands mammifères carnivores (ours, loup, lynx), menacés partout en Europe, fait l’objet d’importants débats et de remises en question régulières. Les organisations non gouvernementales européennes actives dans la conservation de la faune sauvage jouent un rôle important en faveur de la protection de ces grands carnivores, en s’opposant notamment à leurs détracteurs, voir aux pouvoirs publics mais aussi en assurant une présence sur le terrain au travers d’actions visant à améliorer la cohabitation (sensibilisation, soutien au pastoralisme, programme de plantations…).

L’action de ces associations européennes est aujourd’hui indispensable. Elle repose pour une part importante sur l’engagement de militants bénévoles motivés, qui agissent sur le terrain aux côtés des salariés. Pour des questions de légitimité et d’efficacité de ces ONG, il est nécessaire d’offrir à l’ensemble de nos bénévoles européens la possibilité de se former sur les différents aspects inhérents à la présence des grands carnivores sur nos territoires. C’est l’objectif de notre projet d’«Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage».

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Mala, quatorzième lynx lâché dans le Palatinat

Le lâcher de Mala © SNU RLP / Annina Prüssing

Communiqué Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat, 5 février 2019

2019 commence avec Mala

Alors que la saison de capture pour l’année 2019 vient tout juste de commencer, une première femelle en provenance de Suisse a pu être transportée vers la forêt du Palatinat, dans le cadre du projet LIFE de réintroduction, porté par la Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat. La femelle Mala est parrainée par la Fondation pour l’environnement HIT. La femelle a été capturée dans le Canton de Vaud, par l’équipe du KORA, avec l’aide des vétérinaires du Centre pour la Faune sauvage et piscicole (FIWI) de l’Université de Berne et des gardes-chasse concernés. Mala est connue de l’équipe du KORA depuis l’année 2012. La femelle a pu être identifiée grâce au motif de ses taches sur le pelage. Le KORA coordonne des projets de recherche sur l’écologie des prédateurs dans les paysages modernes, et est chargé du suivi des grands prédateurs en Suisse. La femelle lynx, pesant bien 18 kg, avait été transportée après sa capture, dans la station de quarantaine du parc animalier de Goldau, où un examen de santé a été réalisé par le Centre pour la Faune sauvage et piscicole (FIWI) de l’Université de Berne Elle a été récupérée mardi matin par l’équipe de la Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat, pour être transportée vers la forêt du Palatinat. Comme les autres lynx, Mala porte un collier émetteur GPS, afin que l’équipe du projet puisse suivre ses déplacements, son comportement et ses proies, ceci sur une période d’environ une année. « Nous nous réjouissons de pouvoir apporter une importante contribution avec ce cinquième lynx que nous parrainons pour le projet », dit Christoph Heider de la Fonda-tion HIT et poursuit: « Le projet de réintroduction dans la forêt du Palatinat représente une étape essentielle pour le maintien du Lynx en Europe. »

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Les loups, les lynx et Vadim

Le mâle Youri est venu visiter une tanière de loup 5 h avant notre passage ; d’autres photos de Vadim Sidorovich montrent que des lynx visitent des tanières de loup à la recherche des louveteaux. © Vadim Sidorovich

Les loups, les lynx et Vadim. Par Jean-Claude Génot et Annik Schnitzler

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°65 (septembre 2017)

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Dans la forêt des partisans

Suivre Vadim Sidorovich, spécialiste du loup en Biélorussie, pendant six jours à la recherche de tanières tient lieu à la fois de l’épreuve sportive et du rite initiatique pour partager les connaissances de ce professeur de zoologie atypique de l’Académie des Sciences. Une épreuve sportive qui demande un minimum de condition physique et de motivation. En effet, il s’agit durant 6 à 8 h par jour, de traverser inlassablement les forêts enchevêtrées d’arbres renversés, d’éviter dans les aulnaies marécageuses la chute dans les eaux noires de vase, et de franchir les canaux abandonnés en marchant soit sur les barrages branlants des castors, soit sur des troncs flottants. Et pas moyen de s’arrêter pour prendre une photographie sous peine de perdre Vadim qui avance d’un pas alerte et régulier sans se retourner. Vadim n’est pas un surhomme, mais sa robustesse lui est très utile pour franchir ces milieux sans

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Les bonnes pratiques pour l'observation de l'ours, du loup et du lynx en Espagne

L’Espagne est une destination de choix pour observer les grands prédateurs sauvages.

Édité par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement d’Espagne, ce guide des bonnes pratiques est indispensable pour observer la nature et ne pas déranger ces espèces menacées dans leur milieu naturel.

Également valable en France !

==> A télécharger

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Ours marsicains : des naissances et des gènes pour l’avenir ?

Ourse et ses oursons dans les Abruzzes. Photo Gianluca Damiani

En Italie dans les Apennins, on peut noter que l’année 2017 a été plutôt bonne pour l’ours marsicain avec 6 portées pour 12 naissances. C’est la deuxième année consécutive que les résultats sont encourageants. C’est inhabituel car il y a, depuis longtemps, alternance d’une bonne année et d’une année plus moyenne. En 2016, il y avait eu 6 portées pour 6 naissances ; en 2015, 3 portées pour 6 naissances. On assiste peut-être enfin à une rupture de pente dans le rythme des naissances. Ça serait une bonne nouvelle car les 25 dernières années de protection intensive ne sont parvenues qu’à maintenir les effectifs autour d’une bonne cinquantaine d’ours. Il est à noter que la fréquentation d’ours en dehors du parc national des Abruzzes, Latium et Molise (PNALM) semble connaître une très légère expansion qui a conduit notamment à la création d’une zone de protection externe au parc national. En dehors du PNALM et de sa zone de protection externe, il y a environ 10 à 15 autres ours dans des parcs nationaux et régionaux des Apennins du centre/sud autour du PNALM. On déplore cependant 2 morts en 2018 dont un mâle lors d’une capture et un autre qui semble avoir succombé à un combat entre mâles.

A propos de cet ours considéré par certains scientifiques comme une sous-espèce d’ours brun, une étude génétique est récemment parue. Les études génomiques ont permis de découvrir qu’il y a environ 3000 à 4000 ans, une seule grande population européenne d’ours bruns fut réduite à une série de petites populations plus ou moins isolées les unes des autres. La principale cause de ce processus est probablement la déforestation intense menée par les premiers agriculteurs du néolithique. Dans la partie centrale de l’Italie, l’ours a ainsi subi un véritable effondrement démographique et est resté isolé le long de la chaîne de moyennes montagnes des Apennins. Ce goulot génétique a induit un processus de dérive génétique qui a commencé à différencier cette sous-espèce naissante. Il aurait pu cependant avoir des effets beaucoup plus délétères sur la capacité de survie de l’ours marsicain.

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Suisse : un projet prévoit la régulation des loups et des lynx

Article du Groupe Loup Suisse

Révision de la loi fédérale sur la chasse – Non au démantèlement de la protection des espèces!

Le Parlement modifie la loi fédérale sur la chasse afin que les espèces protégées puissent être abattues rapidement à l’avenir. Il s’agit d’un grave affaiblissement la protection des espèces en Suisse de manière générale, pas seulement pour le loup. Le Groupe Loup Suisse s’y oppose et est prêt à lancer un référendum si la protection des espèces est sensiblement affaiblie!

Le projet de révision de la loi sur la chasse est actuellement au stade des délibérations parlementaires. Les amendements n’ont pas encore été adoptés. Le projet prévoit, entre autres, les modifications suivantes:

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Le lynx allemand Juri est passé en France !

Le relâcher de Juri en Allemagne © Cornelia Arens

Juri est un lynx mâle de deux ans capturé en Suisse et relâché en mars dernier dans le Palatinat allemand dans le cadre d’un projet de réintroduction qui prévoit le relâcher de 20 lynx (11 lynx ont été relâchés jusqu’à présent). Ce projet est un espoir pour le lynx dans les Vosges françaises dont la population a été réduite à néant suite au braconnage et à la totale inaction des pouvoirs publics français.  Nous espérons en effet que ce projet tout juste de l’autre côté de la frontière française permette à l’espèce de revenir et de s’installer de façon pérenne en France.

Juri fait peut être partie de cette future population française. Mi-mai, il a passé la frontière, à 60 km au sud de son lieu de relâcher, pour se retrouver en France, dans le parc naturel des Vosges du Nord. Ses déplacements se concentrent surtout dans une zone entre la Moselle et le Bas-Rhin.

L’année dernière, c’est un autre mâle, Arcos, qui est venu d’Allemagne après son relâcher. Il est toujours côté français.

La population de lynx dans les Vosges françaises compte aujourd’hui trois individus connus : Juri, Arcos et Bingo (un mâle venu du Jura français).

Un parlement du lynx a été mis en place en France pour favoriser l’acception du lynx. Mais il reste encore à faire auprès des chasseurs et des éleveurs pour que le braconnage n’anéantisse pas une fois de plus le retour du beau félin dans le massif des Vosges.

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Un lynx ibérique en Catalogne : une première depuis 100 ans !

Litio photographié près de Barcelone. Photo Agents rurals

Mise à jour : Litio a été capturé. Il est dans un centre pour faune sauvage et sera relâché sous peu en Andalousie ou au sud du Portugal.

Ce 29 mai, un lynx ibérique a été photographié en Catalogne, près de Barcelone, par des agents de la faune sauvage. C’est le premier lynx à être observé dans la région depuis le début du XXe siècle. La localisation exacte a été tenue secrète.

Il s’agit d’un mâle de 4 ans, appelé Litio, né en captivité au centre d’Acebuche et relâché dans le sud du Portugal en 2016, dans le cadre d’un vaste programme de réintroduction de l’espèce en Espagne et au Portugal.

Litio a parcouru quelque 1000 km, ce qui représente un immense espoir pour la conservation durable de l’espèce.

Litio doit maintenant être recapturé pour récupérer son collier émetteur qui ne n’émet plus mais qui pourra fournir des données sur son trajet. Il sera également relâché dans un secteur plus favorable, avec moins de routes et de constructions. Les collisions routières représentent une source de mortalité importante : en 2017, 31 lynx ibériques ont été tués sur les routes du sud de l’Espagne.

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Un nouvel ours en Suisse, près de la frontière française

Un ours en Suisse dans les Grisons en 2012

Un nouvel ours a été repéré en Suisse, à 80 km de la frontière française ! Néanmoins, le retour naturel de l’ours dans les Alpes françaises, ce n’est pas encore au programme. L’ours a fait son retour en Suisse en 2005, depuis le Trentin italien. Des ours (des jeunes mâles colonisateurs, aucune femelle à notre connaissance) sont repérés de façon épisodique en Suisse depuis mais aucune installation pérenne. Et encore moins d’oursons.

Communiqué de presse du canton de Berne, 18 mai 2018

Plusieurs personnes ont aperçu un ours sur la rive droite du lac de Thoune pendant le week-end de la Pentecôte. Par ailleurs, une ruche a été endommagée dans la commune de Beatenberg.

Les traces de morsures et les coups de griffe laissent penser que les dégâts ont été causés par un ours. L’Inspection de la chasse du canton de Berne a informé les communes de la région de la présence de l’animal et des mesures à prendre. On ignore s’il s’agit de M29, le plantigrade aperçu dans les parages l’an dernier. Il est difficile de dire en outre s’il se trouve encore dans la région, ces animaux étant capables de parcourir de grandes distances en très peu de temps.

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