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Un loup jugé agressif abattu dans le Var

L’animal abattu à Bormes le 14 février 2019. Photo SA

Note de FERUS : nous sommes en train d’essayer d’en savoir plus sur le contexte avec nos contacts locaux. A l’heure actuelle, le comportement de l’animal décrit comme « agressif » nous laisse sceptique.

Communiqué de la préfecture du Var, 14 février 2019

Un loup abattu à Bormes-les-Mimosas

Ce matin, vers 10h, les militaires du groupement départemental de la gendarmerie nationale ont abattu un loup sur la commune de Bormes-les-Mimosas (Var).
L’animal a été aperçu par une personne effectuant des travaux dans un camping. Le comportement agressif de l’animal l’a amené à prendre la fuite, à se réfugier dans son véhicule et à contacter la gendarmerie.
La patrouille dépêchée sur place et partie à la recherche de l’animal a également constaté son comportement agressif. Les deux premiers tirs alors réalisés n’ont pas permis de toucher l’animal.
Celui-ci s’est alors dirigé vers le centre-ville et à proximité d’un lotissement où il a été abattu par deux nouveaux tirs.
L’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a été immédiatement informé.

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Mortalité des loups - 2019

En 2019, les pouvoirs publics autorisent l’abattage de 43 nouveaux loups (voir note technique de la DREAL Auvergne-Rhone-Alpes). Un chiffre qui sera ré-évalué quand la nouvelle estimation de loups sera connue (mars 2019). En 2018, 51 loups (47 loups abattus et 4 cas de braconnage) ont été décomptés du plafond et FERUS a porté plainte auprès de la Commission Européenne.

==>> Ce que nous contestons

Au 9 février 2019, 6 loups sont décomptés du plafond de 43.

Loups tués en 2019 par tirs dans le cadre d’autorisations préfectorales (2 loups abattus) :

  • 9 février : 1 loup mâle abattu par un louvetier (Verdon sud, Var). TD. 6
  • 6 février : 1 loup mâle abattu par la brigade loup, pré-Alpes de Menton (Alpes-Maritimes). TDR. 5
  • Février : 1 loup abattu à Caussols (Alpes-Maritimes) par TD. 4
  • Janvier : 1 loup abattu dans les Alpes-Maritimes. 2
  • Janvier : 1 loup abattu dans les Alpes-de-Haute-Provence. 1

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La chasse en zone à ours dans les Pyrénées

Ours en Slovénie. Photo Sabine Matraire

La chasse en zone à ours dans les Pyrénées. Par Sabine Matraire

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°65 (septembre 2017)

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Cet article n’a pas pour objectif de rentrer dans le débat « pour ou contre la chasse » mais de dresser simplement un point sur la cohabitation entre la chasse (activité humaine) et la présence de l’ours. Nous tenterons d’expliciter les bases du travail mené à cet effet par notre association, avec ses partenaires, et d’ébaucher la réflexion pour l’avenir de la restauration de la population d’ours dans les Pyrénées.

Un peu d’histoire

Au début des années 1990, le dernier ours disparaît des Pyrénées centrales. Seuls sept à huit individus subsistent dans le noyau occidental et la disparition de l’ours des Pyrénées apparaît donc comme inéluctable.

En 1995, un partenariat, convenant du principe de réintroduction d’ours dans le cadre d’un programme LIFE, est formalisé entre l’ADET, l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), l’ONF (Office National des Forêts), ARTUS (devenu FERUS), la DIREN et les fédérations départementales de chasseurs de l’Ariège, de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées.

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Programme ERASMUS + pour les grands prédateurs, c'est parti !

Lancement du programme Erasmus + à Marseille

Le séminaire de lancement du programme ERASMUS + « Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage », piloté par FERUS, s’est tenu les 28 et 29 janvier 2019.

A cette occasion, nos amis et partenaires belges de l’association NATAGORA, espagnols du FAPAS et allemand de FfW (Freundeskreis freilebender Wolfe) avaient fait le déplacement jusqu’à Marseille, afin de définir avec nous les grandes lignes de ce projet ambitieux et innovant, financé par l’Europe (dans le cadre du programme Erasmus+ : projet de coopération dans l’éducation et la formation).

« L’Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage » : quel objectif ?

La protection des grands mammifères carnivores (ours, loup, lynx), menacés partout en Europe, fait l’objet d’importants débats et de remises en question régulières. Les organisations non gouvernementales européennes actives dans la conservation de la faune sauvage jouent un rôle important en faveur de la protection de ces grands carnivores, en s’opposant notamment à leurs détracteurs, voir aux pouvoirs publics mais aussi en assurant une présence sur le terrain au travers d’actions visant à améliorer la cohabitation (sensibilisation, soutien au pastoralisme, programme de plantations…).

L’action de ces associations européennes est aujourd’hui indispensable. Elle repose pour une part importante sur l’engagement de militants bénévoles motivés, qui agissent sur le terrain aux côtés des salariés. Pour des questions de légitimité et d’efficacité de ces ONG, il est nécessaire d’offrir à l’ensemble de nos bénévoles européens la possibilité de se former sur les différents aspects inhérents à la présence des grands carnivores sur nos territoires. C’est l’objectif de notre projet d’«Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage».

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Mala, quatorzième lynx lâché dans le Palatinat

Le lâcher de Mala © SNU RLP / Annina Prüssing

Communiqué Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat, 5 février 2019

2019 commence avec Mala

Alors que la saison de capture pour l’année 2019 vient tout juste de commencer, une première femelle en provenance de Suisse a pu être transportée vers la forêt du Palatinat, dans le cadre du projet LIFE de réintroduction, porté par la Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat. La femelle Mala est parrainée par la Fondation pour l’environnement HIT. La femelle a été capturée dans le Canton de Vaud, par l’équipe du KORA, avec l’aide des vétérinaires du Centre pour la Faune sauvage et piscicole (FIWI) de l’Université de Berne et des gardes-chasse concernés. Mala est connue de l’équipe du KORA depuis l’année 2012. La femelle a pu être identifiée grâce au motif de ses taches sur le pelage. Le KORA coordonne des projets de recherche sur l’écologie des prédateurs dans les paysages modernes, et est chargé du suivi des grands prédateurs en Suisse. La femelle lynx, pesant bien 18 kg, avait été transportée après sa capture, dans la station de quarantaine du parc animalier de Goldau, où un examen de santé a été réalisé par le Centre pour la Faune sauvage et piscicole (FIWI) de l’Université de Berne Elle a été récupérée mardi matin par l’équipe de la Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat, pour être transportée vers la forêt du Palatinat. Comme les autres lynx, Mala porte un collier émetteur GPS, afin que l’équipe du projet puisse suivre ses déplacements, son comportement et ses proies, ceci sur une période d’environ une année. « Nous nous réjouissons de pouvoir apporter une importante contribution avec ce cinquième lynx que nous parrainons pour le projet », dit Christoph Heider de la Fonda-tion HIT et poursuit: « Le projet de réintroduction dans la forêt du Palatinat représente une étape essentielle pour le maintien du Lynx en Europe. »

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2019 : 43 nouveaux loups à tuer. Les deux premiers loups tués

En 2019, les pouvoirs publics autorisent l’abattage de 43 nouveaux loups (voir note technique de la DREAL Auvergne-Rhone-Alpes). Un chiffre qui sera ré-évalué quand la nouvelle estimation de loups sera connue (mars 2019).

Au 28 janvier 2019, deux loups sont décomptés du plafond de 43. Voir ICI.

En 2018, 51 loups (47 loups abattus et 4 cas de braconnage) ont été décomptés du plafond et FERUS a porté plainte auprès de la Commission Européenne.

Nous contestons :

– Le nombre de 43 loups à abattre qui est trop important pour permettre la viabilité du loup en France à long terme (voir ci-dessous).

– En mars 2019, le nombre de loups à « prélever » sera réévalué d’après le comptage hivernal pour correspondre à 10 % de la population de loups. Nul doute que le nombre de 43 loups sera revu à la hausse si le nombre de loups augmente. L’inverse sera-t-il aussi vrai ? On demande à voir…

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Pyrénées-Orientales : un vieux loup vient mourir près des humains

Le loup d’Angoustrine, photographié 10 jours avant sa mort par Lindsay Negre. Publiée avec l’aimable autorisation de l’auteur

Voir aussi ces articles, notamment avec le témoignage de Lindsay Negre qui a recueilli l’animal ==>> Le Point , Le Parisien et la page Facebook de Lindsay Negre

Communiqué de la préfecture des Pyrénées-Orientales

Loup à Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes

Mardi 29 janvier 2019, les agents du service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ont été informés de la présence d’un loup, apparemment souffrant, à proximité des habitations du hameau de Villeneuve des Escaldes sur la commune d’Angoustrine. L’animal, en état de détresse, a été immobilisé en fin de journée dans un endroit clos par une habitante du village. Immédiatement, l’ONCFS, accompagnée d’un vétérinaire du SDIS s’est rendu sur place. Ils ont constaté que l’animal, qui présentait toutes les caractéristiques d’un loup, était cachectique, parasité et ne répondait plus aux divers stimuli. Sur décision du vétérinaire, l’animal a été euthanasié. La dépouille, prise en charge par l’ONCFS, a été acheminée vers le laboratoire départemental d’analyse où une autopsie complète sera réalisée. Celle-ci définira plus précisément les causes de la mort de l’animal (présence d’agents pathogènes, blessures consécutives à un tir, traces d’empoisonnement). Ces analyses permettront de décider si des suites judiciaires doivent être envisagées, et si l’animal doit être ou non décompté du plafond de prélèvements autorisés dans la cadre du Plan National d’Actions sur le Loup et les Activités d’élevage.Par ailleurs, comme c’est le cas systématiquement, des prélèvements seront réalisés afin de procéder à des analyses génétiques visant à identifier l’origine de l’animal et définir son statut d’hybridation. L’ONCFS a ainsi mis en œuvre l’ensemble des procédures et protocoles requis.

Note de FERUS : si vous observez un animal sauvage en détresse, n’hésitez pas rapidement à contacter un centre de sauvegarde de la vie sauvage ou l’ONCFS.

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La femelle lynx relâchée en octobre de nouveau séparée de ses jeunes

Fin septembre 2018, une femelle lynx avait été grièvement blessée suite à une collision routière sur la commune de Châtillon (Jura). Elle avait été prise en charge et soignée par le Centre Athénas. Ses trois jeunes de 4 mois et demi avaient pu être mis en sécurité par le Centre et replacés auprès de leur mère. Toute la famille avait été relâchée le 16 octobre sur la Côte de l’Heute.

Mais le Centre Athénas indique que la famille a été séparée par la suite, suite à des battues. L’un des jeunes a pu être recapturé mais n’a pas survécu. On est sans nouvelles des deux autres. La mère, Néria, se porte bien (vidéo ici).

Par ailleurs, d’autres lynx ont été encore victimes de collisions routières :

– Le 1er janvier 2019 sur une autoroute dans l’Ain, au même endroit où 3 individus (une mère et deux jeunes) ont été tués en automne 2018.

– Le 20 novembre 2018, une femelle adulte tuée sur la route dans le Jura (entre Charchilla et Moirans).

Une jeune femelle orpheline de 4 mois et demi a pu être capturée 5 jours plus tard par le Centre Athénas. Elle pourra être relâchée.

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Vigie Ours : agir contre le braconnage des ours, formation le samedi 26 janvier 2019

Photo Sabine Matraire

En raison de la neige, la formation est reportée à une date ultérieure !

Par ailleurs, n’hésitez pas à vous manifester dès maintenant pour les futures formations qui seront organisées sur tout le massif pyrénéen (vigie@ferus.org ou 06 46 62 19 47).

L’ours a besoin de votre vigilance.

En ce mois de janvier, il dort probablement dans sa tanière, d’un sommeil insouciant.
Mais à partir du printemps, il pourrait croiser la route ou les produits d’individus mal intentionnés.

Pour affûter votre attention, lors de vos sorties en montagne, nous vous proposons à nouveau notre formation gratuite à la journée :
– Théorie en salle le matin.
– Mise en pratique l’après-midi sur le terrain.

Elle vous aidera à être attentif et à la recherche de tout indice qui peut faire penser à une action de braconnage d’ours (carcasses, pots de miel remplis de verres pilés, agitation inquiétante sur un secteur de présence de l’ours…).

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