Participez à notre programme PastoraLoup et soutenez la cohabitation loup / élevage !

Vous voulez vous investir concrètement pour la protection du loup en France?

Du 1er mai à la mi-novembre, rejoignez toute l’équipe de pastoraLoup et venez soutenir les éleveurs et bergers en donnant de votre temps libre pour une action éco-citoyenne au service du berger et du loup.

Pendant une ou plusieurs semaines, venez dormir auprès d’un troupeau de brebis, aider à la surveillance de jour et aux tâches quotidiennes, participer à un chantier de parc… et ainsi favoriser la cohabitation entre les activités pastorales et les grands prédateurs en France.

En amont, deux dates au choix vous sont proposées pour la réalisation de votre stage de découverte du pastoralisme et de sensibilisation à la problématique prédateurs/élevage. Stage obligatoire pour les personnes n’ayant jamais participé à pastoraLoup.

Les dates de stage 2018 :

  • 6 au 10 juin, Ubaye (Alpes-de-Haute-Provence)
  • 27 juin au 1er juillet, Haute-Bléone (Alpes-de-Haute-Provence

Cliquez ICI pour télécharger le dossier d’inscription 2018

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Lynx dans les Vosges : l'avenir est-il au sud?

Photo OCS

Lynx dans les Vosges : l’avenir est-il au sud? Par Alain Laurent

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°62 (décembre 2016)

Dans le cadre d’un suivi extensif mené depuis 2015, l’Observatoire des Carnivores Sauvages (OCS) a identifié neuf lynx différents dans le Jura alsacien. Parmi ces individus figurent au moins deux mâles et une femelle. Ces différents animaux ne sont pas tous installés dans le Jura alsacien, mais sont essentiellement des lynx transfrontaliers avec la Suisse ou des jeunes individus en dispersion. Ces résultats sont à ajouter à la mise en évidence par l’OCS de la première preuve de dispersion d’un lynx du Jura vers les Vosges (Hurstel & Laurent, 2016).

Dans le massif jurassien français, la population de lynx suit une tendance à la hausse depuis le retour de l’espèce au début des années 70, avec une aire de présence régulière multipliée par sept depuis 1988 (Anonyme, 2014). Laurent et al. (2012) y estiment les effectifs entre 76 et 121 individus pour la période triennale 2008-2010. En Suisse, les estimations les plus récentes de l’abondance et de la densité de lynx dans le massif jurassien sont présentées dans le tableau ci-dessous.

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Mortalité des loups - 2018

Loup retrouvé mort lors d’une sortie scolaire le 12 janvier 2018. Photo JP Telmon, parc national des Écrins

Les 19 et 20 février dernier ont été publiés le nouveau plan loup 2018-2023 et les arrêtés ministériels permettant l’abattage de 40 loups en 2018.

==>> plan loup 2018-2023

==>> arrêtés du 19 février 2018 (nombre de loups pouvant être abattus et modalités)

=>> l’avis de FERUS

A ce jour, 5 loups sont décomptés du plafond de 40 : 4 loups abattus et un cas de braconnage.

Loups tués par tirs dans le cadre d’autorisations préfectorales :

  • Avril (Var) : un loup abattu. 4
  • Début avril (Var) : un loup abattu. 3
  • 21 février (Var) : un loup abattu à Canjuers par la brigade loup (TDR).  2
  • 20 février (Var) : un loup abattu à Canjuers par la brigade loup (TDR).  1

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FERUS le 5 mai à la Bastide de Sérou en Ariège

Stand FERUS et tables rondes le 5 mai à La Bastide de Sérou, en Ariège

Le 5 mai, à La Bastide de Sérou, Les Lambrilles, salle Jean Nayrou, en Ariège, la Communauté de l’Environnement organise une manifestation ouverte à tous et à toutes.

Voir sur Facebook : https://www.facebook.com/events/188548055079257/

La Communauté de l’Environnement ? Qu’es aco ?

Depuis le début de cette année, quelques associations écologiques ariégeoises (Le Comité Ecologique Ariégeois, Le Chabot, DAME, Quel Avenir Pour Notre Vallée, PTSPPC, Vent Contre Nature, etc.) s’activent pour organiser un évènement.

Leur but ? Faire un état des lieux de la situation départementale, échanger sur leurs actions respectives, mieux se connaître, pour être plus coordonnées et efficaces, et informer la population.

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Randonnées sur les pas de la Bête du Gévaudan, juillet et août 2018

Randonnées sur les pas de la Bête du Gévaudan

10 au 13 juillet / 14 au 17 août 2018

Un programme de quatre jours qui vous permettra de connaître l’essentiel sur cette série meurtrière et de découvrir cette région tranquille et préservée. Le stage d’un coût de 370 euros comprend : l’accompagnement sur les différents lieux, les explications et commentaires, les entrées aux sites payants, les repas du soir, les nuitées et petits déjeuners dans un établissement fixe.

Plus de détails et inscription : 06 88 98 83 04.

Site Internet : www.labetedugevaudan.fr

Les organisateurs verseront à FERUS 5% du montant de chaque inscription initiée par cette annonce.

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Prévenir la prédation des loups sur les troupeaux : ne laissons pas entrer le loup dans la bergerie !

Prévenir la prédation des loups sur les troupeaux : ne laissons pas entrer le loup dans la bergerie ! Par Lise Nuninger

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°62 (décembre 2016)

En Europe, la coexistence entre communautés rurales et populations lupines se retrouve bien souvent menacée par la prédation des loups sur le cheptel domestique. Diverses méthodes sont employées à travers le monde afin d’atténuer le poids que cette prédation représente pour les éleveurs locaux. Pourquoi alors restent-ils insatisfaits face aux solutions proposées ? Il n’existe en fait quasiment aucune option simple, à faible coût, accessible et efficace pour éviter toutes les attaques de loups. Les techniques traditionnelles utilisant des clôtures et des chiens de protection sont coûteuses, nécessitent de l’entretien et ne sont pas infaillibles. L’efficacité des techniques de prélèvement ou de transfert des loups à problème n’a jamais été scientifiquement prouvée, et soulève des polémiques. Les schémas de compensation des pertes n’apportent pas d’avantage satisfaction aux éleveurs en raison des contraintes administratives et des incohérences de tels systèmes.

Notons donc l’importance de développer des moyens de protection directs, non-létaux et modernes pour protéger le bétail. Nombre de ces méthodes ont déjà été scientifiquement testées. Quelles sont-elles, et quelles conclusions peut-on en tirer ?

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Conférence "Vivre avec le loup dans le Grand Est" le 21 avril dans la Meuse

Le 21 avril, dans le cadre du printemps de la Réserve naturelle régionale de Lachaussée (Meuse), Philippe Russo de FERUS donnera une conférence à 17 h : « Vivre avec le loup dans le Grand Est », suivie à 18h de la projection du film de Jean-Michel Bertrand « Vivre avec les loups ».

Toujours dans le même cadre, FERUS tiendra un stand le lendemain 22 avril.

 

Programme et infos ==>> ICI.

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Un nouveau lynx tué sur les routes jurassiennes

Mise à jour du 10 avril 2018 : hier 9 avril, le cadavre d’un lynx mâle adulte a été découvert sur la N57 à l’Hôpital du Grosbois (Doubs)… Plus d’infos ==>> ici

Article du 15 février :

C’est une des causes de mortalité les plus fréquentes chez le lynx : les collisions routières. Jeudi 15 février au matin, un lynx de 20 kilos a été retrouvé mort sur la RD 1206, à hauteur du plateau de Léaz, dans l’Ain.

On compte environ une centaine de lynx dans le massif jurassien français, une population qui n’augmente pas.

Le lynx est toujours classé « en danger », d’après la dernière liste rouge de l’UICN France.

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Quand les chiens s'attaquent à la faune sauvage

Chiens et bouquetin © H.Quellier – Parc national des Écrins – image d’archives-2014

Article du parc national des Écrins, 27 février 2018  :

Lorsqu’il échappe à la surveillance de son maître, un chien retrouve bien souvent ses instincts de prédateur. Un jeune bouquetin vient d’en faire les frais du côté de l’Alpe du Lauzet dans le Briançonnais. L’occasion de rappeler que la divagation des chiens est interdite. Aux propriétaires et aux randonneurs d’y être attentifs.

 L’hiver est une période difficile pour la faune sauvage en montagne, on ne le dira jamais assez. Une partie des animaux ne parvient pas à survivre jusqu’au printemps.

Cette année, avec de fortes chutes de neige suivies de redoux surprenants puis de grands froids, l’hiver s’annonce particulièrement destructeur pour la faune sauvage.

L’on peut considérer cette mortalité comme naturelle. En revanche, les agents du Parc national constatent de plus en plus de dégâts avec des animaux tués par des chiens.

« Il ne s’agit pas forcément de chiens méchants ou ensauvagés » affirme Eric Vannard, garde-moniteur dans le Briançonnais. « Le plus souvent, ce sont des chiens du village voisin qui, libérés par leur maître le matin, partent en chasse »

« Quand, par chance, nous parvenons à les attraper et les ramener chez eux, les propriétaires sont toujours sincèrement surpris de découvrir les lieux d’errance de leur chien qu’ils croyaient restés au village » témoigne Eric.

Jeune bouquetin tué par des chiens – février 2018 – Alpe du lauzet- © C.Coursier – Parc national des Écrins

« Le problème vient aussi de chiens de randonneurs, calmes et obéissants lorsqu’on les croise avec leurs maîtres et qui, une fois libérés dans la montagne, peuvent se révéler de redoutables prédateurs. »

Une dizaine de chevreuils, tués par des chiens, ont déjà été recensés sur les trois communes briançonnaises du parc national entre La Grave, Villar d’Arène et Le Monêtier-les-Bains.

« Tout récemment, à l’Alpe du Lauzet, c’est un jeune bouquetin, espèce protégée en France et emblématique de nos montagnes, qui est tombé sous les crocs de deux chiens. »

En cette période de vacances, la montagne est très fréquentée par des randonneurs à ski, en raquettes ou à pied.

Ce sont des randonneurs qui ont d’ailleurs alerté le Parc national.
Alors qu’ils observaient les bouquetins et remarquaient les difficultés qu’ils rencontrent pour se déplacer dans la neige et pour trouver un peu de nourriture, ils ont vu arriver deux chiens de race berger allemand. Les deux chiens ont immédiatement repéré les bouquetins et sont partis dans leur direction.

Préoccupés à essayer d’atteindre des aiguilles sur les pins, les bouquetins n’ont rien vu venir. Les chiens se sont jetés sur l’un d’eux qu’ils ont mordu de toutes parts. Le bouquetin blessé est parti dans la pente mais il a été rattrapé par les chiens qui l’ont achevé.

Les randonneurs, choqués, sont descendus au centre d’information du parc national au Casset pour donner cette information.

Les gardes-moniteurs sont rapidement montés sur les lieux. Sur le parking du pont de l’Alpe, ils ont croisé un accompagnateur en montagne qui avait vu repartir deux randonneurs et deux chiens berger allemand…

L’occasion de rappeler que les chiens doivent être tenus en laisse. La divagation des chiens peut être sanctionnée par une amende et la destruction d’une espèce protégée d’une lourde peine.

Pour mémoire, la réglementation sur la divagation des chiens

Dans le cœur du  parc national, les chiens sont interdits, même tenus en laisse (voir la réglementation à ce propos).

Partout ailleurs, les chiens errants ou divagants sont interdits.

Un chien est considéré comme errant si il n’est plus sous la surveillance effective et le contrôle de son maître à une distance estimée à 100 m, ou livré à son seul instinct (arrêté ministériel du 16 mars 1955 et article R428-6 du code de l’environnement). Avec action de chasse, la divagation relève d’une amende de classe 4 (135 euros).

Article en ligne sur le site du parc national des Écrins ==>> ICI

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Le chacal doré est arrivé en France !

Chacal doré en Haute-Savoie en automne 2017. Photo FDC 74

Photo Frapna Haute-Savoie / Christophe Gilles. Mars 2018.

Mise à jour du 8 avril 2018 : le chacal doré a été de nouveau photographié en France, en couleur cette fois-ci, dans le Chablais haut-savoyard par la Frapna Haute-Savoie (à droite, photo de Christophe Gilles, mars 2018).

Mise à jour du 29 janvier 2018 : le chacal doré est toujours en France, de nouvelles photos dévoilées ==>> Dauphiné Libéré

Article du 15 décembre 2017 :

C’est une bonne nouvelle pour les amoureux d’une nature riche et diversifiée. Cet automne, les pièges-photos de la Fédération de chasse de Haute-Savoie ont photographié à deux reprises dans le Chablais… un chacal doré (Canis aureus) ! Le lieu exact n’a pas été révélé. L’identité de l’animal a été confirmée par l’Université de Genève. Nous attendons la confirmation par l’ONCFS. C’est la première preuve formelle de présence de l’espèce en France. Cette arrivée, suite à une expansion naturelle, était attendue et souligne les mouvements de colonisation spontanée de la faune partout dans le monde, la France n’échappant pas à la règle. Ces dernières années, l’espèce avait été observée dans plusieurs pays d’Europe de l’ouest, notamment en Suisse, fournissant les données les plus à l’ouest et les plus proches de la frontière française.

Le chacal doré est une espèce de canidé dont l’aire de distribution s’étend du sud-est de l’Asie à l’Europe, en passant par le Moyen-Orient. En Europe, sa population la plus importante se situe en Bulgarie (quelques dizaines de milliers d’individus). L’espèce était initialement décrite en Afrique de l’Est et du Nord. Cependant, les dernières études génétiques suggèrent que ces populations africaines appartiennent à une autre espèce, Canis anthus, plus apparenté au loup gris (Canis lupus) qu’au chacal doré. L’origine du chacal doré en Europe est ancienne et l’espèce ne peut donc pas être qualifiée d’espèce envahissante.

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