Decod'ours : pour rétablir une information objective sur l'ours

Photo Jacques Carriat

La problématique de l’ours, en particulier les prédations qui lui sont attribuées et leurs conséquences, est une question bien souvent polémique et complexe, nécessitant des connaissances spécialisées.

Les données officielles sont fréquemment détournées par les opposants au plantigrade, afin de gonfler artificiellement les prédations en entretenant certaines confusions.

Nos associations FERUS et Pays de l’Ours-Adet ont créé la rubrique d’investigation Décod’ours il y a un an, pour démêler ces confusions dans les articles de presse, en se basant au maximum sur des documents ou des études de référence.

Au terme d’une saison 2019 particulièrement agitée, les bilans des dégâts attribués aux ours se précisent. C’est pourquoi nous diffusons le plus largement possible ce Décod’ours n°13, qui peut faire figure de cas d’école pour décrypter les informations émanant des différents intervenants, officiels ou pas.

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La lettre d'information InfoLoup n° 29

Photo Eric Durr

Tous les deux mois, la DREAL Auvergne Rhône-Alpes publie une lettre d’information sur le loup destinée aux services de l’État et aux acteurs concernés par le loup afin d’apporter un éclairage sur les dispositifs ou les points d’actualité relatifs à ce sujet. Cette lettre est diffusée par les pouvoirs publics et ne reflète en aucun cas les positions de l’association FERUS.

Le dernier numéro, n°29 (juillet / août / septembre 2019), est paru ==>> ICI

Au sommaire :

Interview avec Jean-Paul Célet, préfet référent national

Suivi de la population de loups

Données sur les dommages

Non protégeabilité de certains troupeaux : tous les troupeaux bovins et équins sont concernés (!). Les tirs de loups peuvent donc avoir lieu sans aucune condition de moyens de protection (!)

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Augmentation du nombre d’indemnisations des dégâts d’ours en France : phénomène biologique... ou politique ?

Communiqué de FERUS, 8 octobre 2019

Augmentation du nombre d’indemnisations des dégâts d’ours sur troupeaux domestiques en France : Phénomène biologique… ou politique ?

Cette très forte augmentation depuis deux ans, abondamment relayée par la presse et les opposants, n’a pourtant pas l’air de susciter beaucoup de questions.

Néanmoins, elle apparaît véritablement comme une singularité, voire une anomalie vis-à-vis des autres pays européens.

==>> Jugeons plutôt en images :

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Mortalité des loups - 2019

A ce jour,  95 loups sont décomptés du plafond de 100 loups (arrêté plafond 100 loups ==>> ICI).

Mise à jour du 12 septembre : 90 loups abattus… Le plafond de l’arrêté initial (90 loups – prélèvement de 17 % de la population de loups) est atteint. Sans surprise, le préfet coordinateur du plan loup va rehausser le plafond à 100 loups (soit 19 % de la population). D’ailleurs, dès le début, sachant pertinemment que ce plafond serait rehaussé à 19 %, nous n’avons jamais parlé de plafond de 90 loups mais bien de 100… 

Mise à jour du 6 septembre 2019 : 86 loups tués, tous les tirs sont suspendus pendant 24 h. Sans doute le temps de pouvoir publier le nouvel arrêté passant de 90 à 100 loups pouvant (devant ?) être abattus…

Mise à jour du 5 septembre 2019 : avec 83 loups tués, les tirs de prélèvement (simples et renforcés) viennent d’être suspendus par le préfet coordinateur du plan loup (hors Hautes-Alpes). Les tirs de défense simple restent autorisés. Les tirs de défense renforcée sont limités aux exploitations comptabilisant au moins dix attaques depuis le début de l’année.

Début 2019, les pouvoirs publics ont autorisé l’abattage de 43 nouveaux loups (voir note technique de la DREAL Auvergne-Rhone-Alpes). Un chiffre qui a été ré-évalué le 7 juin avec la nouvelle estimation de loups : 530 soit 53 loups pouvant être abattus. Le 26 juillet, faisant fi de tous les avis scientifiques, les pouvoirs publics sont passés de 12 % de prélèvement annuel à 19 % soit 100 loups à abattre. Les associations ont déposé un recours au Conseil d’Etat ==>> ICI.

En 2018, 51 loups (47 loups abattus et 4 cas de braconnage) ont été décomptés du plafond et FERUS a porté plainte auprès de la Commission Européenne.

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Un programme lynx dirigé par les chasseurs, c’est sans nous !

Photo Eric Durr

Communiqué de FERUS, 30 septembre 2019

Le 2 octobre prochain se déroulera une réunion organisée par les pouvoirs publics et l’ONCFS à Lons-le-Saunier (Jura) à laquelle ont été invité les associations de protection de la nature. Cette réunion est dédiée spécifiquement au Programme Prédateur Proies Lynx (PPP).

FERUS n’y participera pas. Hors de question pour les associations de cautionner une énième manœuvre destinée au final à affaiblir la protection d’un grand prédateur en France, le lynx dans ce cas précis.

Le PPP consiste notamment à capturer et équiper de colliers émetteurs des lynx afin de connaître leur impact sur les ongulés sauvages, chamois et chevreuils en tête. Ce projet a été initié par les chasseurs. Ces derniers veulent surtout « prouver » que le lynx est néfaste pour le gibier qu’ils affectionnent.

FERUS s’oppose à ce programme qui a déjà reçu par deux fois un avis défavorable du Conseil National de Protection de la Nature.

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Écrins : pas d'attaque de loup

Photo JM Hytte

Communiqué du parc national des Ecrins :

A propos d’un témoignage de randonneurs attaqués sur leur bivouac dans le secteur du lac de Fangeas (commune de Freissinières – Hautes-Alpes)

Le Parc national des Écrins avec le soutien technique de l’Office national de la Chasse et de la faune sauvage (ONCFS), a mené une enquête sur le témoignage de randonneurs attaqués sur leur lieu de bivouac dans la nuit du 16 au 17 septembre 2019.

Il a été procédé à l’audition de ces randonneurs ainsi que de trois autres qui ont été témoins de faits similaires, au même endroit depuis le début du mois d’août.

Les témoignages convergent sur l’identification d’un renard, décrit de façon cohérente par tous, peu farouche et devenu coutumier de rechercher de la nourriture dans les tentes et sous les abris de bivouac pendant la nuit.

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Indemnisation des dégâts d'ours : l’État fait artificiellement exploser les chiffres sans résoudre le problème

Communiqué de presse des associations FERUS et Pays de l’Ours-Adet, le 24 septembre 2019

Indemnisation des dégâts d’ours : l’État fait artificiellement exploser les chiffres sans résoudre le problème

Le 28 juin dernier nous dénoncions « le scandale de l’indemnisation des dégâts d’ours« . L’été est passé et force est de constater que la réalité a dépassé toutes nos craintes.

L’entrée en application du nouveau décret sur l’indemnisation des dégâts du 9 juillet 2019 a créé une situation confuse et chaotique, dont l’État a complètement perdu le contrôle et la maîtrise :

  • Le bilan des indemnisations qui sera annoncé bientôt, laissant penser que les ours auraient tué deux ou trois fois plus de brebis que les années précédentes, n’a aucun sens.  Si autrefois l’État cherchait à quantifier l’impact de l’ours sur le bétail, il se contente maintenant d’évaluer « si l’on peut écarter la responsabilité de l’ours », pour chaque cadavre présenté par un éleveur. Comme c’est de fait impossible dans la grande majorité des cas, quelle que soit la cause réelle du décès de l’animal, le résultat est clair : toute bête morte de cause indéterminée en zone de présence d’ours est systématiquement indemnisée au titre des dégâts d’ours. Il n’y a ainsi plus aucun rapport entre les dégâts d’ours et les indemnisations versées en son nom.
  • Dans le même temps, sous la pression des syndicats agricoles, l’État a multiplié par 2 ou 3 le montant des indemnisations. D’une part le montant des indemnités versées explose; d’autre part des éleveurs qui font actuellement l’effort de protéger leur troupeau se demandent s’ils vont continuer, en sachant qu’une brebis d’une valeur de 120 € est maintenant indemnisé en moyenne entre 500 et 600 € ! L’augmentation des indemnisations observée cette année, déjà importante, n’est probablement que les prémices d’une explosion à prévoir dès l’année prochaine !

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Bonne nouvelle : l'ourson Douillous a été relâché dans son milieu naturel

Communiqué de presse de la Préfecture de Massif, Toulouse, 21 septembre 2019

« L’ourson Douillous a regagné les massifs pyrénéens, où il est né cet hiver.

Les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont procédé au retour en pleine forêt (en Haute-Garonne) de l’ourson âgé de 8 mois, secouru en juin dernier. Le retour de ce jeune ourson à son milieu naturel répond à la mise en œuvre du protocole du plan national prévu à cet effet. »

Voir aussi :

==>> Un ourson retrouvé seul (juin 2019)

La chasse des loups dans le cœur des parcs nationaux serait une déclaration de guerre faite à la nature

Photo Anthony Kohler

Communiqué de presse FERUS-ASPAS-LPO, 18 septembre 2019

La chasse des loups dans le cœur des parcs nationaux  serait une déclaration de guerre faite à la nature

Une poignée d’anti-loups violents et prêts à tous les mensonges font pression sur les pouvoirs publics pour abattre des loups, une espèce protégée, jusque dans nos derniers espaces protégés ! FERUS, l’ASPAS et la LPO rappellent l’Etat et les élus à leur devoir le plus élémentaire de faire respecter le droit. Ils leur demandent la plus grande fermeté face à cette surenchère entretenue par quelques éleveurs extrémistes.

 

Le 16 septembre, à Lyon, un « groupe de travail sur la prédation dans les parcs nationaux » s’est réuni en présence du préfet coordonnateur loup, des ministères de l’environnement et de l’agriculture, des représentants des parcs nationaux et des réserves naturelles, des associations, d’élus et d’éleveurs. Cette réunion faisait suite à un dérochement d’ovins dans le parc national des Écrins. Une perte certes regrettable mais sur un troupeau sans protection, et sans que la responsabilité du loup n’ait pu être démontrée à ce jour.

Trop souvent, par le passé, l’État a laissé impunis des actes de menaces et de malveillances de la part d’activistes agricoles et cynégétiques. Systématiquement cette attitude a été interprétée comme de la faiblesse. Il n’y a qu’une seule manière de réagir face à ces nouvelles menaces, vidéo terroriste anti-loup et blocage de la préfecture des Hautes-Alpes, c’est de sanctionner sans tarder les auteurs des actes violents et illégaux. L’impunité génère la surenchère. On le voit à nouveau avec cette demande inacceptable de pouvoir tuer les loups dans le cœur des parcs nationaux métropolitains, qui ne représentent que 0.66 % de la superficie du territoire français.

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