La conservation du loup en plaine lorraine

Mise à jour du 15 novembre 2019 :

Nos associations (FERUS et Aspa Vosges) viennent d’être déboutées de notre recours en référé-suspension.

Malgré des arguments au moins aussi solides que lors des précédentes procédures juridiques pour attaquer le même type d’arrêté au cours des années précédentes, pour le même loup, dans des conditions qui n’ont quasiment pas changé sur le terrain (troupeaux non protégés en très grande majorité*), ça n’a pas fonctionné cette fois.

D’un point de vue juridique, la différence majeure aujourd’hui résulte de ce que les tirs de prélèvement autorisés dans les Vosges se basent, cette fois-ci, sur l’arrêté ministériel du 26 juillet 2019 portant dérogation à titre expérimental des précédents textes de loi permettant de déroger au statut protégé du loup **.

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Un loup braconné en Haute-Marne ?

Photo Jocelyne Thomas

D’après nos informations, ce loup aurait été braconné et donc décompté du plafond des 100 loups à abattre pour 2019.
ce loup était un individu colonisateur donc précieux pour l’expansion du loup en France (il reste beaucoup d’habitats naturels favorables disponibles pour l’espèce, notamment en plaine).
Nous sommes donc à 96 loups décomptés du plafond. Il y a quelques semaines, avec notre partenaire l’Aspas, nous avons adressé un recours précontentieux aux ministres de l’écologie et de l’agriculture pour faire retirer l’arrêté interministériel de tirs de loups.

Communication de la préfecture de Haute-Marne, 14 novembre 2019

Une dépouille de grand canidé présentant toutes les caractéristiques d’un loup (Canis lupus) a été prise en charge par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) dans le département de la Haute-Marne, le dimanche 10 novembre 2019.

Des investigations sont en cours pour déterminer les causes de sa mort.

Des analyses génétiques permettront par ailleurs de confirmer l’espèce et de déterminer la lignée génétique de cet individu.

Les analyses de son ADN devraient également permettre d’obtenir son génotype individuel, ce qui pourrait permettre de connaître l’origine de cet individu.

Le Réseau loup/lynx animé par l’ONCFS, en charge du suivi de ces grands carnivores sur le territoire national, n’avait jusqu’à présent pas collecté d’indices probants attestant de manière fiable de la présence du loup dans ce département.

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Mortalité des loups - 2019

A ce jour,  96 loups sont décomptés du plafond de 100 loups (arrêté plafond 100 loups ==>> ICI). Le 24 septembre, nous avons adressé avec notre partenaire l’Aspas un recours précontentieux aux ministres de l’écologie et de l’agriculture pour faire retirer l’arrêté interministériel de tirs de loups.

Mise à jour du 12 septembre : 90 loups abattus… Le plafond de l’arrêté initial (90 loups – prélèvement de 17 % de la population de loups) est atteint. Sans surprise, le préfet coordinateur du plan loup va rehausser le plafond à 100 loups (soit 19 % de la population). D’ailleurs, dès le début, sachant pertinemment que ce plafond serait rehaussé à 19 %, nous n’avons jamais parlé de plafond de 90 loups mais bien de 100… 

Mise à jour du 6 septembre 2019 : 86 loups tués, tous les tirs sont suspendus pendant 24 h. Sans doute le temps de pouvoir publier le nouvel arrêté passant de 90 à 100 loups pouvant (devant ?) être abattus…

Mise à jour du 5 septembre 2019 : avec 83 loups tués, les tirs de prélèvement (simples et renforcés) viennent d’être suspendus par le préfet coordinateur du plan loup (hors Hautes-Alpes). Les tirs de défense simple restent autorisés. Les tirs de défense renforcée sont limités aux exploitations comptabilisant au moins dix attaques depuis le début de l’année.

Début 2019, les pouvoirs publics ont autorisé l’abattage de 43 nouveaux loups (voir note technique de la DREAL Auvergne-Rhone-Alpes). Un chiffre qui a été ré-évalué le 7 juin avec la nouvelle estimation de loups : 530 soit 53 loups pouvant être abattus. Le 26 juillet, faisant fi de tous les avis scientifiques, les pouvoirs publics sont passés de 12 % de prélèvement annuel à 19 % soit 100 loups à abattre. Les associations ont déposé un recours au Conseil d’Etat ==>> ICI.

En 2018, 51 loups (47 loups abattus et 4 cas de braconnage) ont été décomptés du plafond et FERUS a porté plainte auprès de la Commission Européenne.

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Nouveauté boutique : Big five, le retour des grands animaux sauvages

Big five, le retour des grands animaux sauvages

Marc Giraud / préface Jacques Perrin

Comme en Afrique, où les visiteurs cherchent les Big Five (les « Cinq Grands »), il existe encore en Europe de gros animaux sauvages fabuleux, qui font venir les touristes et rêver les autres. Le loup, le lynx, l’ours, le cerf et l’aigle – les Big Five de France – réinvestissent aujourd’hui leurs territoires perdus. Tous sont des acteurs puissants de nos légendes et de notre patrimoine.

Avec eux, la loutre, le gypaète barbu, le chacal, les phoques, les cigognes et les vautours sont déjà de retour, bientôt rejoints par le bison, l’aurochs, le cheval sauvage ou l’élan.

Les textes fluides et forts de Marc Giraud révèlent l’intimité de ces animaux au quotidien, illustrés par 250 images exceptionnelles des meilleurs photographes de terrain : voici la grande épopée du retour du sauvage dans nos paysages !

 

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Nouveauté boutique : pourquoi la réintroduction de l'ours est-elle si difficile ?

Pourquoi la réintroduction de l’ours est-elle si difficile ?

Gérard Caussimont

Naturaliste, membre du conseil scientifique du parc national des Pyrénées, Gérard Caussimont est président du FIEP (fonds d’intervention éco-pastoral-Groupe ours des Pyrénées), association qui oeuvre depuis plus de 40 ans pour la cohabitation avec l’ours dans les Pyrénées, il écoute depuis longtemps les arguments des bergers et des éleveurs. Dans ce livre, il reprend les solutions pour que chacun trouve sa place: l’homme comme l’animal.

 

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Nouveauté boutique : marche avec les loups

Marche avec les loups

Jean-Michel Bertrand – Bertrand Bodin

Le livre du film

Après les 200 000 entrées au cinéma du film La Vallée des loups en 2017, le nouveau film de Jean Michel Bertrand (sortie national janvier 2020) explore les relations parfois tendues entre les loups et les hommes. Complément naturel du film, le livre Marche avec les loups raconte l’épopée des jeunes qui quittent leur meute natale à la recherche d’un nouveau territoire. Hors de la vallée préservée qui les a vu naître, ils vont se retrouver confrontés au monde des hommes. Un véritable road movie à travers les Alpes et jusqu’au Jura qui nous en dit long sur notre relation au sauvage.

L’apprentissage de jeunes loups face aux monde des humains

Avec ce film et le livre qui l’accompagne, le réalisateur Jean-Michel Bertrand nous fait vivre une immersion primitive et philosophique au cœur de vieilles forêts multicentenaires. Des bivouacs improbables suspendus au bord des abîmes ou nichés sous les stalactites des cascades de glace. La découverte d’un lac secret aux eaux transparentes et turquoises envahi de truites. Ou encore la rencontre avec un berger qui s’accommode de la présence du loup et l’accepte…

Puis, au bout de la route, la découverte d’un territoire inoccupé, disponible et prometteur pour les jeunes loups. Une cabane de rêve. D’autres rencontres, d’autres questionnements, d’autres émerveillements et enfin la promesse d’assister à l’installation d’une nouvelle meute.

Les auteurs

Originaire du Champsaur, dans les Hautes Alpes, le cinéaste français Jean-Michel Bertrand a réalisé des films ethnologiques dans le monde entier, de la Mongolie au Canada en passant par la Sibérie et l’Islande. Cet amoureux de la montagne et de la faune sauvage a signé pour le cinéma Vertige d’une rencontre en 2010 et en 2017 La vallée des loups qui raconte sa quête du grand prédateur dans une vallée sauvage de son enfance.

Photographe renommé, Bertrand Bodin est l’auteur de plus de 20 livres sur la faune sauvage et les Alpes, en particulier dans la région du Parc national des Ecrins. Cet artiste expérimenté a couvert en images la quête de Jean-Michel Bertrand pendant plusieurs années.

 

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Boutique FERUS 2020

Le nouveau catalogue boutique de FERUS est arrivé !

En achetant à la boutique de FERUS, vous soutenez nos actions et agissez en faveur de la conservation de l’ours, du loup et du lynx en France.

Pour commander, imprimez, remplissez et renvoyez ce BON DE COMMANDE à l’adresse indiquée.

Contact Boutique de FERUS : secretariat.ferus@orange.fr ou 0491050546

Le catalogue FERUS 2020 :

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Tirs de loups : les dommages collatéraux

Le louveteau erratique de Valberg

Mise à jour du 5 novembre 2019 :

D’après le sous-préfet du 06 « Il n’est pas en mauvaise santé, et a priori pas blessé » (…) « Après une période d’observation, les autorités environnementales verront s’il peut être relâché. L’animal a vocation à vivre en milieu naturel et ce n’est pas normal pour un loup d’être là ».

Nous serons là pour que cet animal puisse rejoindre le milieu naturel. Les paroles du sous-préfet sont encourageantes et nous espérons que les pouvoirs publics feront le choix de relâcher le louveteau et n’inventeront pas de fausses excuses pour le garder en captivité.

Mais le sous préfet dit aussi : « Il n’y a aucun élément pour faire le lien entre la présence du louveteau et les tirs de prélèvement effectués à proximité des troupeaux dans les alpages ces derniers mois ». Les éléments que nous avons en notre possession ne disent pas du tout ça…

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La Gazette des grands prédateurs n° 73 (octobre 2019)

Octobre 2019

Éditorial par Patrick Boffy

Un été meurtrier

Comme attendu à la suite de la publication de l’arrêté ministériel fixant un plafond du nombre de loups à tirer en 2019, à 17% (+2%) de la population estimée, soit 90, puis 100 loups, l’été 2019 a été une longue litanie d’annonces de loups tués : 37 au 1er juin, 43 au 1er juillet, 52 au 1er août, 80 au 1er septembre pour atteindre le premier plafond de 90 le 12 septembre.

Mais quand le 24 août, une vidéo montrant des individus cagoulés et armés, se présentant comme le « front de libération du Champsaur », devant un panneau du parc national des Ecrins, et menaçant « d’entrer en action » est largement diffusée dans les médias , la machine s’emballe : soutien des syndicats agricoles, des élus locaux et nationaux des Hautes-Alpes, réaction timide de l’administration…Après un blocus « agricole » de la préfecture à Gap (bottes de paille, projection de lisier, murs en parpaings) pour obtenir la venue des ministres (!), une revendication apparaît : autoriser les tirs de loups dans le cœur des parcs nationaux.

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