Vigie Ours : agir contre le braconnage des ours, formation le samedi 26 janvier 2019

Photo Sabine Matraire

L’ours a besoin de votre vigilance.

En ce mois de janvier, il dort probablement dans sa tanière, d’un sommeil insouciant.
Mais à partir du printemps, il pourrait croiser la route ou les produits d’individus mal intentionnés.

Pour affûter votre attention, lors de vos sorties en montagne, nous vous proposons à nouveau notre formation gratuite à la journée :
– Théorie en salle le matin.
– Mise en pratique l’après-midi sur le terrain.

Elle vous aidera à être attentif et à la recherche de tout indice qui peut faire penser à une action de braconnage d’ours (carcasses, pots de miel remplis de verres pilés, agitation inquiétante sur un secteur de présence de l’ours…).

Cette session aura lieu à Borce en vallée d’Aspe (64), le samedi 26 janvier 2019, en partenariat avec l’association Parc’Ours.

Repas de midi tiré du sac. Prévoir 10h-17h comme amplitude horaire.

Si vous êtes intéressés, faites vous connaître par mail à l’adresse suivante : vigie@ferus.org ou par téléphone au 06 46 62 19 47. Inscription obligatoire.
En précisant vos noms, prénoms, n° de téléphone, département et commune de résidence.

Lire la suite

La Gazette des grands prédateurs n° 70 (décembre 2018) / Spécial lynx

Décembre 2018

Éditorial par Jean-François Darmsteadter

FERUS, une association vivante

Le lynx aura la vedette dans ce numéro de fin d’année. Ce bel animal, fascinant à plus d’un titre, le mérite vraiment. Pouvons-nous espérer voir un jour une population française de lynx solidement installée dans notre pays ? Nous l’espérons et sommes prêts, en tous cas, à faire tout pour cela et, dans ce cadre, pouvoir enfin mettre en oeuvre en 2019 notre action de communication de terrain Parole de Lynx.

Mais les vraies vedettes de cette année 2018 auront été sans conteste Sorita et Claverina, ces deux ourses en provenance de Slovénie qui viennent apporter du sang neuf dans les Pyrénées et nous ne pouvons que nous réjouir de la pugnacité des autorités qui, pour une fois, ont tenu bon jusqu’au bout et permettent ainsi une note réelle d’espoir pour l’avenir. Même si, nous l’avons dit plusieurs fois, ce renforcement est insuffisant, c’est un vrai nouveau pas vers une population ursine pérenne en France.

Lire la suite

Des nouvelles de Claverina et Sorita (vidéo)

Sorita le 26 octobre 2018 © Fond d’intervention éco-pastorale – groupe ours Pyrénées

Communiqué de l’ONCFS, 18 décembre 2018

Lâchers de Claverina et de Sorita en Béarn : première hivernation en France

Les deux ourses lâchées en Béarn en octobre dernier par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) sont toujours en excellente forme.

Une première vidéo de l’ourse Sorita captée fin octobre 2018 dans le cadre du réseau de suivi Ours Brun, sur le territoire béarnais du Parc national des Pyrénées, témoigne de cette bonne santé. On y voit l’ourse Sorita, équipée de son collier émetteur, évoluer dans son nouvel environnement français (vidéo ci-dessous).

La bonne santé des deux ourses est aussi attestée par l’impressionnante distance couverte depuis leur lâcher. Claverina et Sorita ont parcouru pas moins de 530 kilomètres chacune, depuis début octobre.
Cette phase d’exploration de leur nouveau territoire a amené les deux ourses à parcourir largement les montagnes du Béarn, avec quelques incursions sur le territoire voisin espagnol, en Aragon et en Navarre. C’est lors de
ces incursions en Navarre que l’ourse Claverina a sans doute prédaté à plusieurs reprises des ovins d’élevage, en novembre. Le Préfet des Pyrénées-Atlantiques a eu l’occasion de s’exprimer sur le sujet aussitôt l’information
confirmée.

Lire la suite

Un don pour les grands prédateurs, c'est une réduction pour vos impôts

Chères et chers ami(e)s des grands prédateurs

La bonne nouvelle de l’année 2018 est sans conteste le lâcher de deux ourses dans le Béarn en octobre. Un moment historique ! MAIS… Un long chemin reste à faire. La sécurité totale des ourses n’est pas assurée à cause d’une minorité d’anti-ours toujours violente et de nouveaux lâchers restent indispensables pour assurer à long terme la viabilité de la population d’ours pyrénéenne, encore trop petite.

Ça reste sombre pour le loup. Les pouvoirs publics ne jurent toujours que par les tirs : 51 loups (espèce protégée) peuvent être tués en 2018. A cette heure, déjà 45 animaux sont tombés sous les balles. Pourquoi ? Pour rien. La prédation due aux loups ne baisse pas car seuls les moyens de protection des troupeaux fonctionnent, à court, moyen et long terme. Et les loups sont maintenant effarouchés dans les zones centrales de parcs nationaux (cas du Mercantour) ! Nous devons plus que jamais rester vigilants face à ceux qui demandent carrément que les loups soient tués dans ces maigres espaces pourtant destinés à la  faune sauvage avant tout.

Nos programmes de bénévolat (Parole de loup, Parole d’ours, PastoraLoup) et notre action anti-braconnage Vigie Ours restent essentiels sur le terrain et nous nous devons de les pérenniser.

Côté lynx, nous réactivons actuellement un groupe pour cette espèce délaissée, en partenariat avec les associations locales. Nous souhaitons mettre en place enfin un programme Parole de lynx.

Pour toutes ces raisons, votre don est aujourd’hui essentiel * ! Nous devons continuer nos actions sur le terrain autant que juridiquement. La communication est aussi vitale, notamment pour contrer les propos des anti-prédateurs qui sont souvent repris par les médias.

Votre don est précieux !

Merci !

* Le prélèvement à la source ? Pas de changement ! 66% de votre don est toujours déductible, dans la limite de 20% de votre revenu imposable.

Pour faire un don (par chèque ou en ligne), c’est ==>> ICI

Lire la suite

Dernières nouvelles des ours des Pyrénées avant l'hibernation

L’ours Cannellito probable en septembre 2018 à Bagnères de Luchon (Haute Garonne)

L’Écho des tanières n° 48 / novembre 2018, le bulletin mensuel du Réseau Ours Brun, est paru (à télécharger ICI) avec le bilan des activités de recherche sur le terrain, la cartographie et les informations diverses du mois de novembre 2018.

Les photos et vidéos automatiques de novembre 2018 viennent également d’être diffusées sur la chaîne Youtube de l’ONCFS (ci-dessous).

En bref :

Comme en octobre, les itinéraires de prospection ont été peu fréquentés par les ours qui semblent avoir utilisé ponctuellement des milieux assez bas en altitude pour trouver leur nourriture. Dans les Pyrénées occidentales, après avoir réalisé de grands déplacements de part et d’autre de la frontière franco-espagnole, les deux ourses réintroduites ont passé une grande partie de leur temps à s’alimenter et à préparer l’hibernation. Dans les Pyrénées centrales, les ours ont également recherché les chênaies pour s’alimenter et ceci jusqu’à
des altitudes relativement basses (entre 800 et 1000m).

 

Lire la suite

Mortalité des loups - 2018 - plafond atteint...

Loup retrouvé mort lors d’une sortie scolaire le 12 janvier 2018. Photo JP Telmon, parc national des Écrins

Les 19 et 20 février dernier ont été publiés le nouveau plan loup 2018-2023 et les arrêtés ministériels permettant l’abattage de 40 loups en 2018. Le 25 juin 2018, un nouvel arrêté rehausse à 43 le nombre de loups pouvant être abattus en 2018. En octobre, le plafond de 43 loups est atteint : un nouvel arrêté permet l’abattage de 8 loups supplémentaires, en tirs de défense. 51 loups peuvent donc être abattus en 2018. Au 28 novembre, le plafond est atteint. Mais les tirs se poursuivent ! ==>> FERUS porte plainte auprès de la Commission Européenne.

==>> plan loup 2018-2023

==>> arrêtés du 19 février 2018 (nombre de loups pouvant être abattus et modalités)

==>> l’avis de FERUS

==>> Juin 2018 : hausse du nombre de loups, hausse des tirs…

==>> Octobre 2018. Huit loups de plus à tuer. Pourquoi ? Pour rien

A ce jour, le plafond de 51 loups est atteint : 47 loups abattus et 4 cas de braconnage.

Loups tués par tirs dans le cadre d’autorisations préfectorales (47 loups abattus) :

Lire la suite

Poursuite des tirs de loups : FERUS porte plainte auprès de la Commission européenne

Le 27 novembre 2018, le plafond d’abattage de 51 loups en France a été atteint. Le lendemain, 28 novembre, l’Etat par l’intermédiaire du préfet de la région Auvergne Rhône Alpes, préfet coordinateur « loup », a mis en application l’article 3 de l’arrêté ministériel français (Arrêté du 19 février 2018 N° TREL1803251A) qui autorise la « mise en oeuvre des tirs de défense simple pouvant conduire à la destruction de spécimens de loups et qui peut se poursuivre jusqu’au 31 décembre 2018 compris ». Aucune limite du nombre de loups tués par des tirs de défense simples n’est apportée (voir l’arrêté du 28 novembre 2018).

Au 12 décembre 2018, le nombre d’arrêtés de tirs de défense simple en vigueur est de 1467 alors que la population de loups en France est estimée autour de 500 individus !

L’Etat français met donc potentiellement et sciemment en danger grave l’état  de maintien en état de conservation de l’espèce dans son aire de répartition naturelle.

La France est donc en infraction avec la directive « Habitats » et ne respecte pas les conditions exigées par son article 16.

Lire la suite

Bientôt 500 loups en France ? Et alors ?

Photo Morgane Bricard

Note de FERUS  :

Bientôt 500 loups en France ? Et alors ? Ce chiffre reste bien faible pour une espèce en voie de colonisation dont le retour a débuté il y a près de 30 ans. Et toujours aucune reproduction constatée en dehors du noyau alpin / méditerranéen, ce qui n’est pas normal. D’autre part, si le plan loup de l’État français a pour but d’atteindre « un seuil de viabilité de la population fixé à 500 spécimens »,  l’expertise collective commandée par les pouvoirs publics français indiquent : « 500 a longtemps été considéré nécessaire pour préserver le potentiel évolutif et réduire suffisamment les problèmes de dépression de consanguinité. Les généticiens considèrent aujourd’hui qu’il s’agit d’une sous-estimation, et recommandent des tailles efficaces de l’ordre de 1000-5000 ». Ou encore « pour permettre à la population de s’adapter aux changements futurs et ainsi assurer sa viabilité sur le long terme, un effectif de 2500 à 5000 individus adultes constitue le minimum nécessaire. »

Le loup reste donc toujours vulnérable en France. Et ce ne sont pas les tirs de loups toujours plus nombreux autorisés par l’État qui vont arranger la situation.

FERUS reste vigilant quant au ré-examen du dispositif de gestion (comprenez les tirs de loups) déjà annoncé par les pouvoirs publics si ce seuil de 500 loups est atteint…

Lire la suite

Résultats de l’autopsie de l’ourson Mellous

L’ourson le 5 juillet lors de son sauvetage. Photo : sapeurs-pompiers de Haute-Garonne

Communiqué de l’ONCFS, 19 novembre 2018

 » L’ourson MELLOUS, découvert seul le 5 juillet dernier sur la commune de Fos (31) puis retrouvé mort le 23 juillet malgré le sauvetage et les soins prodigués par les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) et ses partenaires, a fait l’objet d’une autopsie réalisée par l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse (ENVT). Cette autopsie visait à déterminer les causes de sa mort. Plusieurs analyses toxicologiques ont également été réalisées dans le cadre du réseau de surveillance épidémiologique de la faune sauvage (SAGIR), piloté par l’ONCFS.

Les résultats de l’autopsie et de ses analyses écartent, en premier lieu et de façon certaine, un trauma (lié à une chute par exemple), une prédation (par un autre animal) ou un empoisonnement à l’origine du décès de l’animal. Selon l’autopsie, le plantigrade a succombé à une défaillance de son métabolisme dû à un état cachectique (la cachexie étant définie comme un grave affaiblissement de l’organisme lié à une dénutrition très importante). Cet état aurait été aggravé par une hypertension crânienne dont la cause n’est pas déterminée à ce jour.

Ces éléments ne pouvaient être détectés lors du suivi dont a fait l’objet l’ourson, y compris lors du bilan sanitaire et des analyses hématologiques et biochimiques réalisés au moment de sa capture le 5 juillet dernier. En effet, le métabolisme singulier des mammifères hibernants, en particulier des ursidés, les préservent du phénomène de fonte musculaire en cas de sous-alimentation ou d’une affection cachectisante.

Lire la suite