AG FERUS 2020

Suite à une coquille, les dates du séjour AG de FERUS en 2020 sont bien du 8 au 10 MAI 2020 et non du 08 au 10 AVRIL 2019 comme indiqué par erreur sur le bulletin de réservation. Avec nos excuses pour ce bug.

La Confédération Paysanne de l’Ariège a la gâchette facile : une mise au point s’impose

Photo Nathalie Masson

Suite aux premiers dégâts de loup au Nord-Est de l’Ariège, à Moulin-Neuf, frontière avec l’Aude, la Confédération Paysanne de l’Ariège a déclaré dans un communiqué que  « Ces loups font leur entrée en Ariège dans un contexte extrêmement tendu sur la question de la prédation, puisque l’Ariège est le deuxième département Français impacté en nombre de constats, et le cinquième en termes de nombre d’animaux tués par les ours protégés » et « que le loup peut être tiré en toute légalité en situation d’attaque notamment et dans la limite d’un quota fixé annuellement par les autorités (17 % selon la publication du Journal Officiel du 3 janvier). » [1]

Il convient d’effectuer une piqûre de rappel anti-amnésie concernant les conditions de dérogation au statut protégé du loup, cet animal n’étant ni une cible de ball-trap, ni un défouloir : c’est une espèce classée vulnérable en France dans la liste rouge des espèces menacées de l’UICN.

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Ours : le Président renonce à de nouveaux lâchers mais la France reste tenue de restaurer une population viable …

Sorita avant son lâcher dans les Pyrénées en octobre 2018. Photo Goulven Rigaud

Communiqué de presse des associations FERUS et Pays de l’Ours-Adet, le 15 janvier 2020

Le Président de la République a dit mardi aux opposants à l’ours pyrénéens qu’il n’envisageait pas de lâcher de nouveaux ours dans les Pyrénées.

Il a ainsi confirmé ce qui était déjà écrit dans la feuille de route « Pastoralisme et Ours » le 6 juin 2019 : « Dans les conditions actuellement connues de l’état de conservation de la population d’ours, l’Etat n’engagera pas de nouvelle réintroduction, sauf en cas de mortalité, notamment liée à une cause anthropique (braconnage ou accident). »

Le gouvernement actuel a autorisé le lâcher de deux ourses en Pyrénées Occidentales à l’automne 2018, prenant ainsi « sa part » pour éviter la disparition imminente de l’espèce dans cette partie des Pyrénées où il ne restait que 2 mâles. Il confirme aujourd’hui qu’il n’en fera pas plus, nous en prenons acte.

Mais il faudra lâcher d’autres ours dans les Pyrénées pour respecter l’obligation légale de la France de restaurer une population viable d’ours, comme l’a confirmé le Tribunal Administratif de Toulouse en condamnant l’Etat pour manquement à son obligation de protection de l’ours le 6 mars 2018.

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Marche avec les loups, le 15 janvier 2020 au cinéma

FERUS est de nouveau partenaire du second film de Jean-Michel Bertrand « Marche avec les loups », le 15 janvier au cinéma.

Après avoir disparu pendant près de 80 ans et malgré les obstacles, les loups sont en train de retrouver leurs anciens territoires. Ce film raconte le grand mystère de la dispersion des loups : comment les jeunes loups quittent le territoire qui les a vus naître, et la façon dont ces aventuriers partent à la conquête de nouveaux territoires. Deux années durant, Jean-Michel Bertrand a mené une véritable enquête pour tenter de comprendre le fonctionnement complexe et erratique de ces jeunes loups, leurs rencontres avec leurs semblables et les opportunités de se mettre en couple. Dans le sillage des loups nomades, le film nous raconte comment ceux-ci doivent traverser des territoires hostiles déjà occupés par leurs semblables et dans lesquels ils ne sont pas les bienvenus, ou d’autres, plus nombreux, colonisés par les humains. Heureusement, subsistent des territoires sauvages connus seuls de ces aventuriers… Après La Vallée des Loups sorti en 2017 et qui a enregistré plus de 200.000 entrées, Marche avec Les Loups poursuit l’aventure de Jean-Michel Bertrand avec la nature.

Le livre du film « Marche avec les loups », en vente à la boutique de FERUS ==>> ICI.

 

Bande annonce du film :

Bénévolat : bienvenue à Parole de lynx !

Photo Eric Durr

Phase test de Parole de lynx en été 2019

Parole de lynx, programme d’écobénévolat

Programme associatif d’information et de communication sur le lynx dans les Vosges et le Jura.

En 2020, l’association FERUS lancera son nouveau programme éco-bénévolat : PAROLE DE LYNX, programme d’information et de communication sur le lynx.

Fortement préoccupé par l’avenir incertain du lynx en France, FERUS souhaite mettre en œuvre dans les massifs du Jura et des Vosges un programme de communication d’envergure, afin de mieux faire connaître le lynx et de sensibiliser le grand public sur la nécessité de sa protection et sur les menaces qui pèsent sur elle.

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La Gazette des grands prédateurs n° 74 (décembre 2019)

Décembre 2019

Éditorial par Pierre Peyret, coordinateur loup et vice-président de FERUS, accompagnateur en montagne

“Le monde ne mourra pas par manque de merveilles, mais uniquement par manque d’émerveillement” Vincent Munier

Sur les petites routes du Vercors où la résistance est presque un ADN – et pas seulement dans l’Histoire de l’Homme puisque des espèces relictuelles telles que le lagopède alpin, témoin d’une époque glacière révolue, s’accrochent désespérément – je repense à cette projection à laquelle je viens d’assister aux côtés de confrères accompagnateurs en montagne. Vincent Munier présentait dans le cadre du festival du film de Montagne d’Autrans : “Ours, simplement sauvage”, tourné dans la Cordillère Cantabrique, là même où l’on s’inquiétait aussi il y a 30 ans de sa population en danger critique d’extinction. Auprès de Jean-François Noblet (1) venu le saluer, j’y ai entendu et ressenti au delà de ce sursaut d’entrée en résistance, une véritable envie d’émerveillement. Je pourrais faire la liste des actions que FERUS mène depuis si longtemps pour nos grands prédateurs, mais les faits, les chiffres, les prises de positions politiques, la volonté de contenir, de réguler, d’empêcher de s’épanouir finissent par être anxiogènes, et deviennent pour

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Nouvelle année, nouveau plafond de loups à tuer

Photo Nathalie Masson (parc Alpha)

Quelques jours après la fin de la consultation publique, le nouvel arrêté interministériel permettant l’abattage de 17 à 19 % de la population de loups en 2020 a été signé ==>> voir ICI.

Les années se suivent et se ressemblent…  La majorité des participants à la consultation publique s’est opposée une fois de plus au projet d’arrêté (voir ICI). Nous remercions tous nos adhérents et participants d’y avoir participé même si nous savions pertinemment que ça ne changerait rien : nous devons continuer à manifester notre opposition à cette politique de tirs absurde et inutile.

Le CNPN s’est également prononcé contre le projet d’arrêté en soulignant notamment :

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Mortalité des loups - 2019

A ce jour,  98 loups sont décomptés du plafond de 100 loups (arrêté plafond 100 loups ==>> ICI). Le 24 septembre, nous avons adressé avec notre partenaire l’Aspas un recours précontentieux aux ministres de l’écologie et de l’agriculture pour faire retirer l’arrêté interministériel de tirs de loups.

Mise à jour du 12 septembre : 90 loups abattus… Le plafond de l’arrêté initial (90 loups – prélèvement de 17 % de la population de loups) est atteint. Sans surprise, le préfet coordinateur du plan loup va rehausser le plafond à 100 loups (soit 19 % de la population). D’ailleurs, dès le début, sachant pertinemment que ce plafond serait rehaussé à 19 %, nous n’avons jamais parlé de plafond de 90 loups mais bien de 100… 

Mise à jour du 6 septembre 2019 : 86 loups tués, tous les tirs sont suspendus pendant 24 h. Sans doute le temps de pouvoir publier le nouvel arrêté passant de 90 à 100 loups pouvant (devant ?) être abattus…

Mise à jour du 5 septembre 2019 : avec 83 loups tués, les tirs de prélèvement (simples et renforcés) viennent d’être suspendus par le préfet coordinateur du plan loup (hors Hautes-Alpes). Les tirs de défense simple restent autorisés. Les tirs de défense renforcée sont limités aux exploitations comptabilisant au moins dix attaques depuis le début de l’année.

Début 2019, les pouvoirs publics ont autorisé l’abattage de 43 nouveaux loups (voir note technique de la DREAL Auvergne-Rhone-Alpes). Un chiffre qui a été ré-évalué le 7 juin avec la nouvelle estimation de loups : 530 soit 53 loups pouvant être abattus. Le 26 juillet, faisant fi de tous les avis scientifiques, les pouvoirs publics sont passés de 12 % de prélèvement annuel à 19 % soit 100 loups à abattre. Les associations ont déposé un recours au Conseil d’Etat ==>> ICI.

En 2018, 51 loups (47 loups abattus et 4 cas de braconnage) ont été décomptés du plafond et FERUS a porté plainte auprès de la Commission Européenne.

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Lynx Palatinat : dernières actualités du projet et les nouvelles côté français

Le lynx Arcos, ici relâché dans le Palatinat allemand, s’est installé dans les Vosges françaises

A ce jour, dans le cadre du projet de réintroduction du lynx dans le Palatinat allemand, 17 lynx (9 femelles et 8 mâles) ont été relâchés entre 2016 et 2019. Le projet prévoit le relâcher de 20 individus au total. Deux portées ont été détectées en 2019 (voir ICI).

Plusieurs lynx ont fait des incursions en France en 2019 :

– Un jeune de Rosa, né en 2018, a été observé à Walschbronn en février 2019 et à Haspelschiedt en mai 2019 (on pensait à tort au départ que ce lynx était Palu, né dans le Palatinat en 2017).

– Gaupa, lâchée le 22 février 2019 : dans le Pays de Bitche du 3 au 26 mars, et du 24 octobre au 4 novembre 2019 avec un petit né en mai 2019.

– Libre , lâché le 7 mars 2019 : dans les Vosges du Nord entre le 22 septembre et le 11 octobre 2019 ; actuellement dans les Vosges du côté du Donon.

– Braňo, lâché le 6 juin 2019 : a traversé  la frontière le 10 octobre entre Wengelsbach et Hirschtal. Dans les Vosges du Nord (Pays de Bitche) depuis le 10 octobre.

Actuellement, trois lynx issus du programme de réintroduction en Allemagne se trouvent en France : Libre, Braňo et Arcos qui s’est installé près de Gérarmer depuis 2017.

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Vigie Ours : agir contre le braconnage des ours, formation le samedi 18 janvier 2020

L’ours a besoin de votre vigilance.

En janvier, il dort probablement dans sa tanière, d’un sommeil insouciant.

Mais à partir du printemps, il pourrait croiser la route ou les produits d’individus mal intentionnés.

Pour affûter votre attention, lors de vos sorties en montagne, nous vous proposons à nouveau notre formation gratuite à la journée :

– Théorie en salle le matin.

– Mise en pratique l’après-midi sur le terrain.

Elle vous aidera à être attentif et à la recherche de tout indice qui peut faire penser à une action de braconnage d’ours (carcasses, pots de miel remplis de verres pilés, agitation inquiétante sur un secteur de présence de l’ours…).

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