Affichez votre soutien pour l'ours avec la collection Dans les Pyrénées, on se lâche !

Le ministre de l’Écologie François de Rugy a annoncé hier à Pau la confirmation du lâcher de deux ourses cet automne dans les Pyrénées ! C’est une excellente nouvelle pour l’ours, les Pyrénées et la biodiversité en général.

Nous lançons dès aujourd’hui une boutique en ligne éphémère « Dans les Pyrénées, on se lâche ! » pour soutenir la sauvegarde de l’ours en France. Une collection de tee-shirts, sweats, débardeurs et sacs pour toutes et tous, les enfants également.

Pour l’achat d’un produit, 5 euros sont reversés à l’association FERUS.

Les lâchers d’ours sont indispensables pour sauver l’ours dans les Pyrénées. Avec l’association FERUS, achetez un tee-shirt et soutenez les lâchers d’ours ! Les fonds collectés permettront d’accompagner ces lâchers et de lutter contre le braconnage (opération Vigie Ours de FERUS).

Merci pour votre engagement pour la biodiversité.

Faites vous plaisir. Faites un cadeau. Soyez solidaire !

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Bonne nouvelle : le gouvernement confirme la réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées

Ours dans les Pyrénées, 2018. Photo ONCFS

20 septembre 2018,

Communiqué des associations FERUS, FIEP, France Nature Environnement, Pays de l’Ours-ADET, WWF

Le ministre de la Transition Ecologique et Solidaire s’est rendu aujourd’hui à Pau pour confirmer le renforcement de la population d’ours dans les Pyrénées-Atlantiques cet automne, tel que prescrit par une étude du Muséum National d’Histoire Naturelle depuis 2013, où la consultation publique organisée cet été par la préfecture a souligné qu’une forte majorité des populations concernées est favorable à cette réintroduction (1).

Nos organisations soutiennent fortement ce projet de renforcement dans la perspective de rétablissement d’une population pérenne d’ours dans les Pyrénées. Elles saluent la décision du nouveau ministre, qui confirme l’annonce faite par Nicolas Hulot en mars dernier, et demandent au gouvernement de faire preuve de fermeté dans la conduite de ce renforcement qui répond à des obligations morales et scientifiques autant que juridiques, l’existence d’une population viable correspondant à des engagements européens de notre pays.

Nous dénonçons la violence des discours de certains opposants, refusant tout dialogue et présentant une vision caricaturale de la relation de l’homme avec son environnement qu’ils portent. Partisans convaincus du dialogue démocratique, nous demandons à l’Etat de tenir le cap face à ces tentatives d’intimidation ultra-minoritaires.

(1) 6 départements pyrénéens : 71,6 % favorables, Communes béarnaises classées en zone montagne : 58,6 %, Département des Pyrénées-Atlantiques : 58,1 %, France entière : 88,9 %

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Lettre ouverte aux élus qui s'opposent aux lâchers d'ours dans les Pyrénées

Le 19 septembre 2018

Lettre ouverte aux élus qui s’opposent aux lâchers d’ours dans les Pyrénées

Mesdames et Messieurs les élus opposés à l’ours,

S’il est bien normal que tout un chacun, et notamment les élus, s’expriment sur toute question de société, certaines positions et attitudes tenues lors de la concertation sur la restauration de la population d’ours dans les Pyrénées ne nous semblent pas dignes de la fonction et des responsabilités d’élus de la République.

Dans un Etat de droit, est-il normal que des élus s’opposent au respect de la Loi ?

Faut-il en effet vous rappeler que la restauration d’une population viable d’ours est une obligation légale de la France en regard de la Directive européenne « Habitats, faune, flore », et ce depuis son vote en mai 1992 ?

Faut-il vous rappeler la condamnation de l’Etat le 6 mars dernier par le Tribunal Administratif de Toulouse précisément pour le non-respect de cette loi ? Ou encore la mise en demeure de la France par la Commission Européenne ?

La stratégie de l’opposition radicale est un échec depuis 25 ans. En entretenant auprès des éleveurs le mirage d’une montagne sans prédateur, vous ne les aidez pas à s’adapter et vous desservez ceux-mêmes que vous croyez défendre.

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Yonne : les journées du loup les 29 et 30 septembre à la Pyramide du Loup

FERUS sera présent à la Pyramide du Loup (Toucy dans l’Yonne) ces 29 et 30 septembre dans le cadre des Journées du Loup. Stand et conférence.

Programme

Samedi 29 septembre
11h Chasse au trésor et Rallye Photos à la Pyramide du Loup

15h30 Pierre Cadéac, présentation de loups arctiques et canadiens

20h Projection « La Vallée des loups » suivie d’un débat avec le réalisateur Jean-Michel Bertrand (sur réservation car nombre de places limitées)

Dimanche 30 septembre

Vols captifs en Montgolfière sur la journée avec Eden Balloon

10h30 Pierre Cadéac, présentation de loups arctiques et canadiens

14h30 Conférence avec Olivier Guder sur la réintroduction des loups au sein du parc de Yellowstone et ses effets en cascade.

En savoir plus : accès, tarifs, etc. ==>> ICI.

Une femelle lynx percutée mortellement en Côte-d'Or

Photo Roland Clerc

C’est la première fois qu’un lynx est détecté dans ce département ; l’animal vient probablement du Jura. Mais les collisions routières sont une fois encore une cause de mortalité importante pour l’espèce…

Communiqué de la préfecture de Côte-d’Or

« Ce mercredi 12 septembre, les agents de l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont été contactés afin de constater la présence d’un Lynx tué lors d’une collision sur l’A38, à hauteur d’Echannay.

Sur place, les agents ont constaté qu’il s’agissait d’une femelle adulte.

Le lynx est présent à l’état sauvage en France dans les massifs alpins, jurassiens et vosgiens ; la population la plus active étant celle du Jura. Jusqu’à ce jour, la présence de cette espèce en Côte-d’Or n’avait jamais été observée.

Dans le cas présent, il y a tout lieu de penser que cette femelle provient probablement du Jura ; la dispersion des jeunes lynx ayant eu lieu au printemps, sur des distances variables (10 à plus de 100 km), vers des zones d’installation souvent temporaires.

Cette espèce possède de réelles capacités de franchissement d’obstacles naturels (dans le cas présent : la Saône) mais aussi artificiels (dans le cas présent : autoroutes, ligne LGV, canaux…) même si la fragmentation des habitats forestiers par des zones urbanisées et leurs infrastructures reste le principal obstacle à la dispersion et aux échanges d’individus entre noyaux de population.

Cette dispersion est également favorisée par la création de passages à faune au-dessus des voies de communication. »

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Ours marsicains : des naissances et des gènes pour l’avenir ?

Ourse et ses oursons dans les Abruzzes. Photo Gianluca Damiani

En Italie dans les Apennins, on peut noter que l’année 2017 a été plutôt bonne pour l’ours marsicain avec 6 portées pour 12 naissances. C’est la deuxième année consécutive que les résultats sont encourageants. C’est inhabituel car il y a, depuis longtemps, alternance d’une bonne année et d’une année plus moyenne. En 2016, il y avait eu 6 portées pour 6 naissances ; en 2015, 3 portées pour 6 naissances. On assiste peut-être enfin à une rupture de pente dans le rythme des naissances. Ça serait une bonne nouvelle car les 25 dernières années de protection intensive ne sont parvenues qu’à maintenir les effectifs autour d’une bonne cinquantaine d’ours. Il est à noter que la fréquentation d’ours en dehors du parc national des Abruzzes, Latium et Molise (PNALM) semble connaître une très légère expansion qui a conduit notamment à la création d’une zone de protection externe au parc national. En dehors du PNALM et de sa zone de protection externe, il y a environ 10 à 15 autres ours dans des parcs nationaux et régionaux des Apennins du centre/sud autour du PNALM. On déplore cependant 2 morts en 2018 dont un mâle lors d’une capture et un autre qui semble avoir succombé à un combat entre mâles.

A propos de cet ours considéré par certains scientifiques comme une sous-espèce d’ours brun, une étude génétique est récemment parue. Les études génomiques ont permis de découvrir qu’il y a environ 3000 à 4000 ans, une seule grande population européenne d’ours bruns fut réduite à une série de petites populations plus ou moins isolées les unes des autres. La principale cause de ce processus est probablement la déforestation intense menée par les premiers agriculteurs du néolithique. Dans la partie centrale de l’Italie, l’ours a ainsi subi un véritable effondrement démographique et est resté isolé le long de la chaîne de moyennes montagnes des Apennins. Ce goulot génétique a induit un processus de dérive génétique qui a commencé à différencier cette sous-espèce naissante. Il aurait pu cependant avoir des effets beaucoup plus délétères sur la capacité de survie de l’ours marsicain.

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Mortalité des loups - 2018

Loup retrouvé mort lors d’une sortie scolaire le 12 janvier 2018. Photo JP Telmon, parc national des Écrins

Les 19 et 20 février dernier ont été publiés le nouveau plan loup 2018-2023 et les arrêtés ministériels permettant l’abattage de 40 loups en 2018. Le 25 juin 2018, un nouvel arrêté rehausse à 43 le nombre de loups pouvant être abattus en 2018.

==>> plan loup 2018-2023

==>> arrêtés du 19 février 2018 (nombre de loups pouvant être abattus et modalités)

==>> l’avis de FERUS

==>> Juin 2018 : hausse du nombre de loups, hausse des tirs…

A ce jour, 27 loups sont décomptés du plafond de 43 : 26 loups abattus et un cas de braconnage.

Loups tués par tirs dans le cadre d’autorisations préfectorales :

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Décod'Ours : nous démontons les fausses informations véhiculées dans les médias

FERUS et Pays de l’Ours-ADET ont lancé l’opération Décod’ours, dont le but est de démonter les fausses informations véhiculées dans les médias par les opposants à l’ours.

Décod’Ours n° 5, septembre 2018

Une dépêche AFP concernant un communiqué de la Confédération Paysanne a été reprise par plusieurs médias dont l’Express ou Europe1. Plusieurs faits sont totalement faux.

Exemples :

  • « Cette année, plus de 230 attaques ont déjà été constatées au 20 août 2018, avec plus de 372 victimes (sans compter les manquantes) ». FAUX ! Ces chiffres ne sont ni des attaques d’ours, ni des victimes d’ours, mais le nombre de dossiers de dommages d’ours traités, qui sont en fait des demandes d’expertise. Encore une fois, la Confédération Paysanne de l’Ariège ment et manipule les chiffres pour gonfler au maximum les prédations dues à l’ours. Voir en détail ICI.
  • « Le plan ours 2018-2028, bâti sans concertation » FAUX !  Sur les 33 millions d’euros, sur 10 ans, du plan ours, 60% sont consacrés au soutien du pastoralisme, dont une part en emplois non délocalisables.
  • « l’abandon des éleveurs et bergers en Ariège sont pour nous inacceptables ». FAUX ! Les organisations agricoles pratiquent régulièrement la politique de la chaise vide. Elles voudraient décider seules de la présence ou de la disparition de certaines espèces en France, en ignorant l’avis de l’immense majorité de la population.

Voir le Décod’Ours n° 5 en intégralité et avec les sources ==>> ICI

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La lettre d'information InfoLoup n° 23

Tous les deux mois, la DREAL Auvergne Rhône-Alpes publie une lettre d’information sur le loup destinée aux services de l’État et aux acteurs concernés par le loup afin d’apporter un éclairage sur les dispositifs ou les points d’actualité relatifs à ce sujet. Cette lettre est diffusée par les pouvoirs publics et ne reflète en aucun cas les positions de l’association FERUS.

Le dernier numéro, n°23 (juillet / août 2018), est paru ==>> ICI

Au sommaire :

  • Les rendez-vous du plan loup et les visites sur le terrain du préfet coordinateur
  • Données sur les dommages
  • Protocole de tirs de loup (26 loups décomptés du plafond de 43)
  • Zonage 2018 des communes éligibles à la mesure de protection des troupeaux
  • Tatou, l’abri de berger héliportable (Vanoise)
  • Le service de bergers mobiles (Mercantour)
  • Questionnaire sur les interactions usagers de la montagne / chiens de protection
  • Portrait de Nicolas Jean (brigade loup)
  • Analyses génétiques : 2 loups baltes en Lozère (hypothèse la plus probable : loups échappés du parc du Gévaudan en 2016) et un loup hybride en Béarn (hybridation ancienne d’après l’Info Loup. FERUS essaie depuis une quinzaine de jours d’avoir plus d’informations à ce sujet. Une hybridation ancienne est un phénomène ponctuel et de faible occurrence qu’on retrouve dans toutes les populations de loups en Europe (voir note de l’ONCFS). En aucun cas, une hybridation ancienne ne remet en cause l’intégrité génétique de l’espèce loup. A ce stade, il semblerait donc que l’animal présent dans les Pyrénées-Atlantiques soit tout simplement un loup et non pas un véritable hybride à abattre absolument comme le clament les anti-loups depuis quelques semaines…)

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