Notre programme Parole d'ours a été brillamment soutenu par une opération d’arrondi chez Nature et Découvertes : la plus belle récolte de l'année 2018

Le chèque reversé à FERUS grâce à l’opération d’arrondi chez Nature et Découvertes

Photo Roger Isoard

De janvier à août 2018, le magasin Nature et Découvertes de Toulouse-centre a organisé une opération d’arrondi au bénéfice de notre programme de bénévolat Parole d’ours.

L’arrondi est un dispositif de l’entreprise sociale agréée solidaire microDON : par exemple, pour un article de 5.70 euros, 6 euros sont facturés avec l’accord du client et 0.30 euros reviennent à FERUS.

Nature et Découvertes soutient FERUS depuis près de 15 ans, et a largement financé les trois premières éditions de Parole d’ours.

Grâce à cette opération d’arrondi, ce sont 4736 euros qui ont été récoltés pour notre programme d’information et de communication sur l’ours dans les Pyrénées. Il semblerait que ce soit la plus belle récolte de France pour cette campagne d’arrondis dans les magasins Nature et Découvertes, bravo et merci aux habitants de Toulouse et environs. L’ours a toujours la cote !

Merci à la Fondation et aux salariés de Nature et Découvertes Toulouse Centre, précieux soutiens pour l’ours dans les Pyrénées.

Potentiels partenaires financiers, n’hésitez plus à rejoindre la liste des soutiens de FERUS et contactez-nous.

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Loup abattu dans le Var : FERUS condamne sans appel !

Le loup abattu à Bormes dans le Var. Photo SA

Communiqué de FERUS, 18 février 2019

Nous ne savons définitivement pas, ou plus, comment faire avec le vivant sauvage. Alors nous nous inventons des raisons plus improbables les unes que les autres !

Un loup surpris en zone péri-urbaine ? A Bormes-les-Mimosas  dans le Var ? Sans doute un danger pour nous les Hommes ? Pour peu qu’il montre les dents pour des raisons qu’on voudrait toutes être liées à son agressivité potentielle, alors feu ! Après tout on en tue déjà bien plusieurs dizaines par an de manière officielle, alors un de plus …

FERUS rappelle tout de même au passage que le loup est une espèce sauvage dont le retour naturel, encore récent, reste fragile. Au regard de son statut vulnérable, il fait partie des espèces strictement protégées. Le seuil de 500 que l’on voudrait nous faire passer pour le cap salvateur de l’espèce, n’a de sens que pour des gestionnaires bien loin des réalités en matière de survie de l’animal.

L’Etat définit, à travers un plan quinquennal, – le fameux Plan loup – le cadre dans lequel il autorise chaque année la destruction d’un certain nombre de loups. FERUS condamne toujours fermement par ailleurs ces tirs qu’il considère comme illégaux et surtout inutiles et inefficaces. Rien dans ce plan n’autorisait les forces de l’ordre à pratiquer l’élimination d’un individu.

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Mortalité des loups - 2019

En 2019, les pouvoirs publics autorisent l’abattage de 43 nouveaux loups (voir note technique de la DREAL Auvergne-Rhone-Alpes). Un chiffre qui sera ré-évalué quand la nouvelle estimation de loups sera connue (mars 2019). En 2018, 51 loups (47 loups abattus et 4 cas de braconnage) ont été décomptés du plafond et FERUS a porté plainte auprès de la Commission Européenne.

==>> Ce que nous contestons

Au 15 février 2019, 7 loups sont décomptés du plafond de 43.

Loups tués en 2019 par tirs dans le cadre d’autorisations préfectorales (2 loups abattus) :

  • février : un loup abattu dans les Hautes-Alpes. 7
  • 9 février : 1 loup mâle abattu par un louvetier (Verdon sud, Var). TD. 6
  • 6 février : 1 loup mâle abattu par la brigade loup, pré-Alpes de Menton (Alpes-Maritimes). TDR. 5
  • Février : 1 loup abattu à Caussols (Alpes-Maritimes) par TD. 4
  • Janvier : 1 loup abattu dans les Alpes-Maritimes. 2
  • Janvier : 1 loup abattu dans les Alpes-de-Haute-Provence. 1

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Un loup jugé agressif abattu dans le Var

L’animal abattu à Bormes le 14 février 2019. Photo SA

Note de FERUS : nous sommes en train d’essayer d’en savoir plus sur le contexte avec nos contacts locaux. A l’heure actuelle, le comportement de l’animal décrit comme « agressif » nous laisse sceptique.

Communiqué de la préfecture du Var, 14 février 2019

Un loup abattu à Bormes-les-Mimosas

Ce matin, vers 10h, les militaires du groupement départemental de la gendarmerie nationale ont abattu un loup sur la commune de Bormes-les-Mimosas (Var).
L’animal a été aperçu par une personne effectuant des travaux dans un camping. Le comportement agressif de l’animal l’a amené à prendre la fuite, à se réfugier dans son véhicule et à contacter la gendarmerie.
La patrouille dépêchée sur place et partie à la recherche de l’animal a également constaté son comportement agressif. Les deux premiers tirs alors réalisés n’ont pas permis de toucher l’animal.
Celui-ci s’est alors dirigé vers le centre-ville et à proximité d’un lotissement où il a été abattu par deux nouveaux tirs.
L’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a été immédiatement informé.

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La chasse en zone à ours dans les Pyrénées

Ours en Slovénie. Photo Sabine Matraire

La chasse en zone à ours dans les Pyrénées. Par Sabine Matraire

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°65 (septembre 2017)

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Cet article n’a pas pour objectif de rentrer dans le débat « pour ou contre la chasse » mais de dresser simplement un point sur la cohabitation entre la chasse (activité humaine) et la présence de l’ours. Nous tenterons d’expliciter les bases du travail mené à cet effet par notre association, avec ses partenaires, et d’ébaucher la réflexion pour l’avenir de la restauration de la population d’ours dans les Pyrénées.

Un peu d’histoire

Au début des années 1990, le dernier ours disparaît des Pyrénées centrales. Seuls sept à huit individus subsistent dans le noyau occidental et la disparition de l’ours des Pyrénées apparaît donc comme inéluctable.

En 1995, un partenariat, convenant du principe de réintroduction d’ours dans le cadre d’un programme LIFE, est formalisé entre l’ADET, l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), l’ONF (Office National des Forêts), ARTUS (devenu FERUS), la DIREN et les fédérations départementales de chasseurs de l’Ariège, de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées.

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Programme ERASMUS + pour les grands prédateurs, c'est parti !

Lancement du programme Erasmus + à Marseille

Le séminaire de lancement du programme ERASMUS + « Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage », piloté par FERUS, s’est tenu les 28 et 29 janvier 2019.

A cette occasion, nos amis et partenaires belges de l’association NATAGORA, espagnols du FAPAS et allemand de FfW (Freundeskreis freilebender Wolfe) avaient fait le déplacement jusqu’à Marseille, afin de définir avec nous les grandes lignes de ce projet ambitieux et innovant, financé par l’Europe (dans le cadre du programme Erasmus+ : projet de coopération dans l’éducation et la formation).

« L’Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage » : quel objectif ?

La protection des grands mammifères carnivores (ours, loup, lynx), menacés partout en Europe, fait l’objet d’importants débats et de remises en question régulières. Les organisations non gouvernementales européennes actives dans la conservation de la faune sauvage jouent un rôle important en faveur de la protection de ces grands carnivores, en s’opposant notamment à leurs détracteurs, voir aux pouvoirs publics mais aussi en assurant une présence sur le terrain au travers d’actions visant à améliorer la cohabitation (sensibilisation, soutien au pastoralisme, programme de plantations…).

L’action de ces associations européennes est aujourd’hui indispensable. Elle repose pour une part importante sur l’engagement de militants bénévoles motivés, qui agissent sur le terrain aux côtés des salariés. Pour des questions de légitimité et d’efficacité de ces ONG, il est nécessaire d’offrir à l’ensemble de nos bénévoles européens la possibilité de se former sur les différents aspects inhérents à la présence des grands carnivores sur nos territoires. C’est l’objectif de notre projet d’«Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage».

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2019 : 43 nouveaux loups à tuer. Les deux premiers loups tués

En 2019, les pouvoirs publics autorisent l’abattage de 43 nouveaux loups (voir note technique de la DREAL Auvergne-Rhone-Alpes). Un chiffre qui sera ré-évalué quand la nouvelle estimation de loups sera connue (mars 2019).

Au 28 janvier 2019, deux loups sont décomptés du plafond de 43. Voir ICI.

En 2018, 51 loups (47 loups abattus et 4 cas de braconnage) ont été décomptés du plafond et FERUS a porté plainte auprès de la Commission Européenne.

Nous contestons :

– Le nombre de 43 loups à abattre qui est trop important pour permettre la viabilité du loup en France à long terme (voir ci-dessous).

– En mars 2019, le nombre de loups à « prélever » sera réévalué d’après le comptage hivernal pour correspondre à 10 % de la population de loups. Nul doute que le nombre de 43 loups sera revu à la hausse si le nombre de loups augmente. L’inverse sera-t-il aussi vrai ? On demande à voir…

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Pyrénées-Orientales : un vieux loup vient mourir près des humains

Le loup d’Angoustrine, photographié 10 jours avant sa mort par Lindsay Negre. Publiée avec l’aimable autorisation de l’auteur

Voir aussi ces articles, notamment avec le témoignage de Lindsay Negre qui a recueilli l’animal ==>> Le Point , Le Parisien et la page Facebook de Lindsay Negre

Communiqué de la préfecture des Pyrénées-Orientales

Loup à Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes

Mardi 29 janvier 2019, les agents du service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ont été informés de la présence d’un loup, apparemment souffrant, à proximité des habitations du hameau de Villeneuve des Escaldes sur la commune d’Angoustrine. L’animal, en état de détresse, a été immobilisé en fin de journée dans un endroit clos par une habitante du village. Immédiatement, l’ONCFS, accompagnée d’un vétérinaire du SDIS s’est rendu sur place. Ils ont constaté que l’animal, qui présentait toutes les caractéristiques d’un loup, était cachectique, parasité et ne répondait plus aux divers stimuli. Sur décision du vétérinaire, l’animal a été euthanasié. La dépouille, prise en charge par l’ONCFS, a été acheminée vers le laboratoire départemental d’analyse où une autopsie complète sera réalisée. Celle-ci définira plus précisément les causes de la mort de l’animal (présence d’agents pathogènes, blessures consécutives à un tir, traces d’empoisonnement). Ces analyses permettront de décider si des suites judiciaires doivent être envisagées, et si l’animal doit être ou non décompté du plafond de prélèvements autorisés dans la cadre du Plan National d’Actions sur le Loup et les Activités d’élevage.Par ailleurs, comme c’est le cas systématiquement, des prélèvements seront réalisés afin de procéder à des analyses génétiques visant à identifier l’origine de l’animal et définir son statut d’hybridation. L’ONCFS a ainsi mis en œuvre l’ensemble des procédures et protocoles requis.

Note de FERUS : si vous observez un animal sauvage en détresse, n’hésitez pas rapidement à contacter un centre de sauvegarde de la vie sauvage ou l’ONCFS.

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Claverina et Sorita désormais au cœur de l'hiver pyrénéen

Sorita avant son lâcher. Photo Goulven Rigaud

Communiqué ONCFS, 28 janvier 2019

Claverina et Sorita désormais au cœur de l’hiver pyrénéen

Les deux ourses lâchées en octobre dans le Béarn n’étaient semble-t-il guère pressées de se mettre en repos. Si Sorita est entrée en tanière mi-décembre, Claverina a continué de prendre l’air jusqu’aux premiers jours de janvier (alors que certains ours des Pyrénées peuvent entrer en tanière dès la mi-novembre, selon les années). Il est désormais assuré qu’elles dorment, leur collier émetteur attestant une absence totale de mouvement.
La période en tanière permet à l’ours brun de passer l’hiver sans avoir à se soucier de se nourrir. Durant les trois à quatre mois que dure ce repos hivernal, l’organisme de l’animal tourne au ralenti, avec des rythmes cardiaque et de respiration très faibles et une température corporelle plus basse que la normale. L’ours ne compte alors que sur les réserves de graisse qu’il a accumulées durant l’automne pour sa survie.

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