Consultation publique : une large majorité contre l'effarouchement des ours

Photo Anthony Kohler

Du 21 mai au 14 juin 2019, une consultation publique proposait aux citoyens de donner leur avis quant à un projet d’arrêté pour effaroucher les ours (plus d’infos ==>> ICI).

Sans surprise, et comme pour les consultations publiques sur le loup, une très large majorité s’est opposée au projet : 95 % des 1543 contributions.

Certains contributeurs ont notamment été « choqués » par la non prise en compte de l’avis du CNPN et des associations de protection de la nature et ont exprimé le fait que leur avis ne serait sans doute pas pris en compte comme d’habitude. La valeur patrimoniale de l’ours a régulièrement été citée et les contributeurs ont souvent pointé l’insuffisance des moyens de protection des troupeaux.

La synthèse de la consultation met également en avant la mobilisation des associations de protection de la nature.

« Les opposants au projet d’arrêté reprennent les messages portés par les associations et mettent en avant la fragilité de l’ours et l’inadéquation des mesures d’effarouchement » (synthèse  de la consultation publique sur le projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Lire la suite

Mortalité des loups - 2019

Début 2019, les pouvoirs publics ont autorisé l’abattage de 43 nouveaux loups (voir note technique de la DREAL Auvergne-Rhone-Alpes). Un chiffre qui vient d’être ré-évalué le 7 juin avec la nouvelle estimation de loups : 530 soit 53 loups pouvant être abattus. Dans quelques semaines, le plafond sera rehaussé à 17-19 % de la population soit 90-100 loups… Une consultation publique vient de se terminer pour dire NON à ce projet ==>> ICI.  En 2018, 51 loups (47 loups abattus et 4 cas de braconnage) ont été décomptés du plafond et FERUS a porté plainte auprès de la Commission Européenne.

==>> Ce que nous contestons

A ce jour,  45 loups sont décomptés du plafond de 53.

Lire la suite

Décod'Ours : nous démontons les fausses informations véhiculées dans les médias

FERUS et Pays de l’Ours-ADET ont lancé l’opération Décod’ours, dont le but est de démonter les fausses informations véhiculées dans les médias par les opposants à l’ours.

Décod’Ours n° 12, juillet 2019

Nous décodons un courrier de Christine Téqui, maire de Seix, à Emmanuel Macron, suite à la charge d’un randonneur par une ourse, sur le territoire de la commune.

Exemples :

  • « un randonneur (…) a été victime de l’attaque d’une ourse. EXCESSIF ! En fait de victime, il s’agit d’une belle peur. En fait « d’attaque » il s’agit d’une charge d’intimidation afin de faire fuir ce que l’ourse a considéré comme un intrus représentant une menace pour son ourson, comme le ferait une laie pour ses marcassins.
  •  » aurait pu avoir une issue dramatique. » EXCESSIF ! Pas impossible mais rare. Il faut remettre les choses en juste proportion : 300 ours en Espagne, une centaine en Italie, aucun décès. Quelques blessés, dus souvent à leur attitude inadéquate (approche volontaire par curiosité, attitude menaçante envers l’ourse lors d’une charge d’intimidation, chien non tenu en laisse). D’où l’intérêt des documents sur l’espèce et l’attitude à adopter, que nos associations distribuent dans les lieux publics. Cette information préventive est-elle pratiquée par la mairie de Seix ?
  • « Aujourd’hui, ce sont tous nos citoyens, les estivants de passage dans une zone particulièrement touristique, qui sont les victimes des errements de décisions prises dans un ministère loin des territoires. » FAUX ! De toute évidence, les commerçants et le million de touristes visitant les Abruzzes et les Asturies, pour les ours et leur nature non aseptisée, ne se considèrent pas comme des victimes.

Voir le Décod’Ours n° 12 en intégralité et avec les sources ==>> ICI

Lire la suite

La conservation du loup en plaine lorraine

2 pétitions à signer :

Vous pouvez également exprimer au préfet de Meurthe-et-Moselle votre opposition, avec courtoisie, au tir de ce loup en lui écrivant ==>> ICI.

Communiqué de presse ASPA Vosges / Groupe d’Études des Mammifères de Lorraine (GEML) / FERUS / Flore 54 / Association de Sauvegarde et de Promotion de la Forêt de Haye

La conservation du loup en plaine lorraine

Depuis son retour en Lorraine, le Loup dit de la plaine, spontanément installé dans la plaine lorraine aux frontières des Vosges, de la Meurthe-et-Moselle et de la Meuse ne semble pas être bienvenu dans notre région. La presse régionale se fait l’écho des attaques aux troupeaux de moutons et des difficultés des éleveurs à survivre face à cette menace. Les pouvoirs publics et les médias présentent ce loup comme « anormal« , du fait de ses attaques et des dégâts qu’il commet.

Pourtant, à notre connaissance, aucune étude scientifique n’a été menée pour comprendre le comportement prédateur de cet animal et en limiter les effets. Ce loup évolue dans un contexte particulier (milieu de plaine, grandes forêts giboyeuses, divers dérangements de la faune, …), et fait face à multitude de troupeaux de moutons, allant d’une dizaine de têtes à plusieurs centaines. Ces caractéristiques ne se rencontrent pas dans d’autres secteurs habités par les loups en France.

Lire la suite

Comprendre et gérer la proximité loups / humains

Ce texte est la traduction faite par CAP Loup d’un document publié en anglais en mars 2019 sous le titre « Management of bold wolves » (gestion des loups audacieux) par le LCIE (Initiative européenne pour les grands carnivores), un organisme indépendant regroupant des spécialistes du loup.Une synthèse des situations types et des réponses à apporter est donnée dans le tableau du LCIE en fin de document.

Télécharger ==>> ICI.

Document d’origine, en anglais ==>> ICI.

Lire la suite

L'Echo des Tanières n° 49 : 4 portées de l'année détectées

Ourse et ses oursons de l’année en Ariège, juin 2019

L’Écho des tanières n° 49 / 1er semestre 2019, le bulletin du Réseau Ours Brun, vient de paraître (à télécharger ICI) avec le bilan des activités de recherche sur le terrain, la cartographie et les informations diverses du 1er semestre 2019.

Les photos et vidéos automatiques de ce semestre viennent également d’être diffusées sur la chaîne Youtube de l’ONCFS (ci-dessous).

En bref :

L’aire de répartition confirme son extension vers l’est où plusieurs indices ont été relevés dès la fin mars, entre la Haute Ariège, l’Aude et les Pyrénées Orientales. A l’ouest des Pyrénées, des indices d’activité ursine ont été relevés dès le début janvier en vallée d’Ossau. Au mois de juin, les dernières observations de l’ourse Sorita permettent de confirmer la disparition de ses 2 oursons. Dans les Pyrénées centrales, au moins 3 portées différentes (2 oursons de l’année chacune), ont été repérées entre la France et l’Espagne, totalisant ainsi pour le moment au moins 4 portées pour 8 oursons (dont 2 disparus) sur l’ensemble des Pyrénées. Les oursons nés et détectés en 2018 semblent également avoir survécu à leur 2ème hiver.

 

Lire la suite

Ensemble, disons NON une nouvelle fois à l'effarouchement de l'ours Goiat !

Goiat arrêté par des moyens de protection autour d’un rucher. ONCFS, capture d’écran vidéo

L’ours Goiat

Après les préfets d’Ariège et de Hautes-Pyrénées, c’est au tour du préfet de la Haute-Garonne de prendre un arrêté contre l’ours Goiat. En Haute-Garonne aussi, Goiat n’est pas un ours à problèmes !

Pour participer à la consultation (jusqu’au 5 juillet), c’est ==>> ICI

Les associations FERUS & Pays de l’Ours – Adet appellent toutes les personnes favorables à la protection de l’ours dans les Pyrénées à s’exprimer contre, en commençant leur texte par : « Non, l’expertise de l’ONCFS ne démontre pas que l’ours Goiat est un ours à problème. Je suis contre son effarouchement et pour la mise en place de moyens de protection efficaces. » et à personnaliser leur message avec les arguments qui leur tiennent à cœur.

Voici quelques éléments et arguments utilisables :

Lire la suite

Pyrénées : le scandale de l’indemnisation des dégâts d’ours

Ours en Ariège. Photo ONCFS

Communiqué des associations FERUS / Pays de l’Ours-ADET, 28 juin 2019

Connaissez-vous une assurance gratuite qui indemnise à trois fois la valeur à neuf des biens, sans condition ? Même quand la cause du préjudice est inconnue ; même quand le propriétaire des biens ne fait rien pour l’éviter ; même quand ce même propriétaire refuse l’étude, gratuite, qui permettrait de résoudre le problème ?
Non, cette assurance n’existe pas. Ou plutôt si, mais ce n’est pas une assurance, c’est le système d’indemnisation des dégâts d’ours de l’Etat, et l’histoire des dérochements de Sénard (Aston, Ariège) illustre parfaitement ce scandale.

Monsieur M. est éleveur dans les Pyrénées. Il y a 14 ans, 160 de ses brebis se jettent dans le vide. La responsabilité de l’ours est évoquée, sans preuve, et il est indemnisé.
Le lendemain, nous révélons que ce groupement pastoral touche plus de 2 000 € par mois pour protéger son troupeau, notamment le regrouper chaque soir, ce qui aurait évité à coup sûr le dérochement (chute des brebis). Lui a-t-on demandé des comptes ? Non…
Peu après, le Préfet de l’époque lui propose de financer un diagnostic de vulnérabilité de l’estive, afin de déterminer les mesures à prendre pour éviter que cela se reproduise, et de financer ces mesures. A t-il accepté ? Non … Pourquoi ? Personne ne lui a demandé …

Lire la suite

L'ourson orphelin s'est échappé de son enclos

Mise à jour 19 juin : l’ourson a été retrouvé en bonne santé ==>> ONCFS

Article du 17 juin :

Le 10 juin dernier, un ourson affaibli de 5 mois était retrouvé seul sur la commune de Couflens, en Ariège. Récupéré par les agents de l’ONCFS, il avait été placé chez un capacitaire ursidés dans le Tarn. Mais la nuit dernière, l’ourson s’est échappé de son enclos.

« Des spécialistes de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), accompagnés de 3 chiens créancés, sont sur le terrain pour le récupérer. Cet animal ne présente aucun danger pour l’être humain qu’il fuit d’instinct. (communiqué de la préfecture du Tarn) »

A quand un protocole pour les ours et oursons en difficulté ? Les associations de Cap Ours ont pourtant travaillé avec les services de l’Etat sur un tel protocole dont la version finale a été validée en…2017. Mais depuis, rien. En attendant, les pouvoirs publics gèrent au cas par cas…

Lire la suite