Notre programme Parole d'ours soutenu par une opération d’arrondi chez Nature et Découvertes (Toulouse centre)

Stand FERUS le samedi 14 avril après-midi au magasin Nature et Découvertes de Toulouse centre-ville, 64 rue de la Pomme, pour accompagner l’opération d’arrondi.

Depuis le 3 janvier, le magasin Nature et Découvertes de Toulouse-centre organise une opération d’arrondi au bénéfice de notre programme de bénévolat Parole d’ours.

L’arrondi est un dispositif de l’entreprise sociale agréée solidaire microDON : par exemple, pour un article de 5.70 euros, 6 euros sont facturés avec l’accord du client et 0.30 euros reviennent à FERUS.

Cette opération va se prolonger jusqu’au 31 août 2018.

Nature et Découvertes soutient FERUS depuis plus de 10 ans, et a largement financé les trois premières éditions de Parole d’ours.

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Lâchers d'ourses : Nicolas Hulot a entendu les Pyrénéens et les Français !

Le lâcher de l’ours Balou en 2006 dans les Pyrénées

Il y a près de 5 ans que l’expertise conduite par le Muséum a conclu à la nécessité biologique du renforcement de la population ursine dans les Pyrénées. L’annonce de cette décision par le ministre en charge de la transition écologique vient enfin répondre à cette nécessité : pour redevenir viable dans ses territoires historiques d’occupation, l’espèce a besoin d’un renforcement numérique et génétique. C’est une très bonne nouvelle pour la biodiversité, pour les Pyrénées, et pour tous les Français. C’est aussi un bon signal envoyé par la France qui a fait l’objet en décembre 2012 d’une mise en demeure par la Commission européenne et a été condamnée par le tribunal administratif de Toulouse le 6 mars 2018 pour avoir manqué à ses obligations de protection de l’ours brun dans les Pyrénées.

Le 1er mars 2018, quatorze associations environnementales ont rendu public un nouveau sondage confirmant le soutien massif des Français comme des Pyrénéens à la protection de l’ours en France et au lâcher de deux femelles en Béarn où il ne reste plus que deux mâles. Ce sondage, représentatif de la population française et des Pyrénées Occidentales (1), réalisé par l’IFOP, est particulièrement clair :

  • 84% des Français soutiennent le maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées (soit une progression notable de + 8% par rapport au sondage précédent de 2008). Le soutien reste massif dans les Pyrénées occidentales avec 76 % d’avis favorables (78 % en Pyrénées-Atlantiques et 70 % en Hautes-Pyrénées) ;
  • 73 % des habitants des Pyrénées Occidentales sont favorables à des lâchers de femelles en Béarn (76 % en Pyrénées-Atlantiques ; 66 % en Hautes-Pyrénées).

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Lâcher de 2 ourses en Béarn cet automne : Bravo, Tenez-bon, Allez au bout !

Lâcher de l’ourse Ziva dans les Pyrénées en 1996. Photo FERUS.

Lettre ouverte de l’association Ferus, 27 mars 2018

A l’attention de Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique et solidaire,

Annonce du lâcher de deux ourses en Béarn à l’automne 2018

Bravo, Tenez-bon, Allez au bout

Monsieur le Ministre, bravo pour cette annonce tant attendue.

Nul doute que suite à cette perspective du lâcher de deux ourses en Béarn, la pression de l’opposition, bien que très largement minoritaire, va être forte, sournoise et bruyante.

Vous avez le soutien de 76 % des habitants des Pyrénées-Atlantiques.

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Ours : l'Etat condamné !

Communiqué FERUS / Pays de l’Ours – ADET

9 mars 2018

Le Tribunal Administratif de Toulouse vient de donner raison aux associations Pays de l’Ours – Adet et FERUS , suite à leur plainte déposée en avril 2015 pour faire reconnaître l’insuffisance de la politique française de protection de l’ours brun.

Par son jugement du 6 mars 2018, le Tribunal Administratif de Toulouse a en effet considéré que :

  • «les actions mises en œuvre par l’Etat ne peuvent pas être regardées comme suffisantes au regard des enjeux identifiés pour le maintien durable de l’espèce ursine dans le massif pyrénéen;
  • la France ne satisfait pas à son obligation de rétablissement de l’ours brun dans un état de conservation favorable, telle qu’elle résulte de l’article 2 de la directive du 21 mai 1992;
  • la carence des autorités nationales face à cette obligation constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’Etat.»

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"Pour dénoncer le harcèlement sexuel, on ne pouvait pas concevoir affiches plus idiotes"

Par Yves Paccalet, vice-président de FERUS

Pour dénoncer le harcèlement sexuel en Île-de-France, on ne pouvait pas concevoir affiches plus idiotes.
Ni plus absurdes.
Ni plus connes (pour rester vulgaire, tels ces objets eux-mêmes).
Ni plus injustes pour des animaux innocents que les humains massacrent à longueur d’année et amènent au bord de l’extinction (requins, ours, tigres, loups, etc.).
Ni plus fausses sur le plan scientifique.
Ni plus crétines, sortant du cerveau d’un publicitaire.
Ni plus indignes du ministère de l’Egalité Hommes-Femmes s’il a donné son aval…
Il y en a marre des poncifs éculés sur les « dents de la mer » et la « cruauté » des prédateurs soi-disant « sanguinaires ». Ces espèces superbes et qui ne sont à coup sûr jamais « perverses », ne devraient pas pouvoir être utilisées en tant que cauchemars pour dénoncer des agressions dont les auteurs ne sont pas des animaux, mais bel et bien sans exception des êtres humains.
Exigeons le retrait immédiat et définitif de ces affiches infantiles (requin, ours et loup), infantiles au mauvais sens du mot, c’est-à-dire fantasmées pour un âge mental de quatre ou cinq ans ; et finalement nuisibles au juste propos qu’elles prétendent appuyer.

Voir aussi la réaction de FERUS == >> ICI

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Harcèlement sexuel : une campagne doublement irresponsable

Ours, loup, requins : la campagne de la Région, Île-de-France Mobilités, la RATP et la SNCF contre le harcèlement sexuel sombre dans les abysses les plus obscurs qui soient. Nul doute que pour mettre en scène un loup, un ours et un requin, la mentalité des « professionnels » en communication qui ont sévi pour ces balourdises n’a pas dû beaucoup évoluer depuis Charles Perrault.Car il semble bien que leur référentiel soit resté bloqué sur le petit chaperon rouge, époque où il était de bon ton de cacher le bipède assassin, violeur ou harceleur derrière le masque du loup.

Les jeunes femmes montrées dans le métro risquent plutôt de tomber sur des prédateurs bipèdes en costard-cravate ou autres tenues bien estampillées « Homo Sapiens Sapiens » !

Comme il y a 250 ans, pourquoi planquer les vrais responsables derrière des animaux sauvages, en jouant sur les peurs les plus primaires et les plus injustifiées ?

Cette campagne de communication est d’autant plus ratée que les harceleurs bipèdes doivent trouver cela jouissif d’être comparés à des animaux aussi beaux et aussi puissants, dans des postures d’intimidation et de domination sans appel : c’est exactement ce qu’ils aiment faire ! Consciemment ou pas, ceci risque même de les stimuler. C’est assez irresponsable vis à vis des femmes potentielles victimes.

D’autre part, le monde a évolué, ces espèces ours, loups et requins sont maintenant en danger. Cette communication stupide ne fera qu’aggraver leur situation,  ce qui est tout aussi irresponsable sur le plan de la biodiversité cette fois.

FERUS va écrire aux directions de la RATP et de la SNCF et demander le retrait immédiat de ces affiches dangereuses pour les femmes, les loups, les ours et les requins, toutes et tous en danger, et leur remplacement par une campagne qui vise réellement les harceleurs.

Sans les flatter et sans nuire à une biodiversité qui s’en serait bien passée tant elle se porte elle aussi très mal !

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Nouveau sondage IFOP : Les Français comme les Pyrénéens attendent des lâchers d'ourses en Béarn !

L’ours Cannellito dans les Hautes-Pyrénées. Photo ONCFS

Communiqué de presse du jeudi 1er mars 2018

Les Français comme les Pyrénéens attendent des lâchers d’ourses en Béarn !
Un nouveau sondage le confirme

Quatorze associations environnementales ont choisi l’avant-veille de la journée mondiale de la vie sauvage instituée par l’ONU pour rendre public un nouveau sondage confirmant le soutien massif des Français comme des Pyrénéens à la protection de l’ours en France et au lâcher de deux femelles en Béarn où il ne reste plus que deux mâles.
Ce sondage, représentatif de la population française et des Pyrénées Occidentales (1), réalisé par l’IFOP la semaine dernière, est particulièrement clair :

  • 84% des Français soutiennent le maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées (soit une progression notable de + 8% par rapport au sondage précédent de 2008). Le soutien reste massif dans les Pyrénées occidentales avec 76 % d’avis favorables (78 % en Pyrénées-Atlantiques et 70 % en Hautes-Pyrénées).
  • 73 % des habitants des Pyrénées Occidentales sont favorables à des lâchers de femelles en Béarn (76 % en Pyrénées-Atlantiques ; 66 % en Hautes-Pyrénées).

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Bientôt des ours en Béarn ? Pourquoi ces lâchers ?

L’ours Balou, relâché dans les Pyrénées en 2006. Photo Ministère de l’Écologie

Communiqué de FERUS, 12 février 2018

 Pourquoi lâcher des ourses en Béarn ?

Face à la prose, pour ne pas dire l’irresponsabilité, de certains élus/opposants et dans le respect de l’opinion des Français et des Pyrénéens largement favorables à la sauvegarde de l’ours dans les Pyrénées, FERUS souhaite faire un point sur les raisons de lâcher rapidement des ourses en Béarn.

Liste non exhaustive, tant les raisons de renforcer la population occidentale d’ours sont nombreuses :

– La fin de l’ours en Pyrénées occidentales est en train de se produire, il ne reste que 2 mâles ; la disparition de ce mammifère sur plus du tiers de son aire de répartition dans les Pyrénées entraînera sur ce grand secteur la perte d’une tradition de cohabitation (bergers, patous…) ;

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La Gazette des grands prédateurs n° 66 (décembre 2017)

Éditorial Gazette 66

Décembre 2017

Éditorial par Jean-François Darmstaedter, président de FERUS

2018, année du renouveau ? Pouvons-nous l’espérer ?

La nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la transition écologique fut pour nous une «bouffée d’oxygène» et un réel espoir en des jours meilleurs pour les trois grands prédateurs présents dans notre pays. Après le passage catastrophique dans ce ministère de Ségolène Royal qui a mis en veilleuse le nécessaire renforcement de population d’ours, aggravé considérablement la situation du loup et qui est
restée indifférente à la condition du lynx, comment ne pas imaginer que l’homme qui représentait le respect de la biodiversité et du sauvage n’allait pas prendre toutes ces problématiques à bras le corps pour enfin dégager des solutions pérennes et cohérentes.
Sachant que la tâche était vraiment énorme, nous étions prêts à «lui laisser du temps» pour mettre en place sa politique, mais il nous apparaissait essentiel que des signaux soient donnés rapidement pour aller dans le sens d’une réelle prise en compte de la conservation des grands prédateurs. Au bout de sept mois, aucun signal, quel qu’il soit, n’a été envoyé par le ministre, et force est de constater que notre déception est à la hauteur des espoirs que nous avions eu au mois de mai.

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