La Confédération Paysanne de l’Ariège a la gâchette facile : une mise au point s’impose

Photo Nathalie Masson

Suite aux premiers dégâts de loup au Nord-Est de l’Ariège, à Moulin-Neuf, frontière avec l’Aude, la Confédération Paysanne de l’Ariège a déclaré dans un communiqué que  « Ces loups font leur entrée en Ariège dans un contexte extrêmement tendu sur la question de la prédation, puisque l’Ariège est le deuxième département Français impacté en nombre de constats, et le cinquième en termes de nombre d’animaux tués par les ours protégés » et « que le loup peut être tiré en toute légalité en situation d’attaque notamment et dans la limite d’un quota fixé annuellement par les autorités (17 % selon la publication du Journal Officiel du 3 janvier). » [1]

Il convient d’effectuer une piqûre de rappel anti-amnésie concernant les conditions de dérogation au statut protégé du loup, cet animal n’étant ni une cible de ball-trap, ni un défouloir : c’est une espèce classée vulnérable en France dans la liste rouge des espèces menacées de l’UICN.

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Marche avec les loups, le 15 janvier 2020 au cinéma

FERUS est de nouveau partenaire du second film de Jean-Michel Bertrand « Marche avec les loups », le 15 janvier au cinéma.

Après avoir disparu pendant près de 80 ans et malgré les obstacles, les loups sont en train de retrouver leurs anciens territoires. Ce film raconte le grand mystère de la dispersion des loups : comment les jeunes loups quittent le territoire qui les a vus naître, et la façon dont ces aventuriers partent à la conquête de nouveaux territoires. Deux années durant, Jean-Michel Bertrand a mené une véritable enquête pour tenter de comprendre le fonctionnement complexe et erratique de ces jeunes loups, leurs rencontres avec leurs semblables et les opportunités de se mettre en couple. Dans le sillage des loups nomades, le film nous raconte comment ceux-ci doivent traverser des territoires hostiles déjà occupés par leurs semblables et dans lesquels ils ne sont pas les bienvenus, ou d’autres, plus nombreux, colonisés par les humains. Heureusement, subsistent des territoires sauvages connus seuls de ces aventuriers… Après La Vallée des Loups sorti en 2017 et qui a enregistré plus de 200.000 entrées, Marche avec Les Loups poursuit l’aventure de Jean-Michel Bertrand avec la nature.

Le livre du film « Marche avec les loups », en vente à la boutique de FERUS ==>> ICI.

 

Bande annonce du film :

Nouvelle année, nouveau plafond de loups à tuer

Photo Nathalie Masson (parc Alpha)

Quelques jours après la fin de la consultation publique, le nouvel arrêté interministériel permettant l’abattage de 17 à 19 % de la population de loups en 2020 a été signé ==>> voir ICI.

Les années se suivent et se ressemblent…  La majorité des participants à la consultation publique s’est opposée une fois de plus au projet d’arrêté (voir ICI). Nous remercions tous nos adhérents et participants d’y avoir participé même si nous savions pertinemment que ça ne changerait rien : nous devons continuer à manifester notre opposition à cette politique de tirs absurde et inutile.

Le CNPN s’est également prononcé contre le projet d’arrêté en soulignant notamment :

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Mortalité des loups - 2019

A ce jour,  98 loups sont décomptés du plafond de 100 loups (arrêté plafond 100 loups ==>> ICI). Le 24 septembre, nous avons adressé avec notre partenaire l’Aspas un recours précontentieux aux ministres de l’écologie et de l’agriculture pour faire retirer l’arrêté interministériel de tirs de loups.

Mise à jour du 12 septembre : 90 loups abattus… Le plafond de l’arrêté initial (90 loups – prélèvement de 17 % de la population de loups) est atteint. Sans surprise, le préfet coordinateur du plan loup va rehausser le plafond à 100 loups (soit 19 % de la population). D’ailleurs, dès le début, sachant pertinemment que ce plafond serait rehaussé à 19 %, nous n’avons jamais parlé de plafond de 90 loups mais bien de 100… 

Mise à jour du 6 septembre 2019 : 86 loups tués, tous les tirs sont suspendus pendant 24 h. Sans doute le temps de pouvoir publier le nouvel arrêté passant de 90 à 100 loups pouvant (devant ?) être abattus…

Mise à jour du 5 septembre 2019 : avec 83 loups tués, les tirs de prélèvement (simples et renforcés) viennent d’être suspendus par le préfet coordinateur du plan loup (hors Hautes-Alpes). Les tirs de défense simple restent autorisés. Les tirs de défense renforcée sont limités aux exploitations comptabilisant au moins dix attaques depuis le début de l’année.

Début 2019, les pouvoirs publics ont autorisé l’abattage de 43 nouveaux loups (voir note technique de la DREAL Auvergne-Rhone-Alpes). Un chiffre qui a été ré-évalué le 7 juin avec la nouvelle estimation de loups : 530 soit 53 loups pouvant être abattus. Le 26 juillet, faisant fi de tous les avis scientifiques, les pouvoirs publics sont passés de 12 % de prélèvement annuel à 19 % soit 100 loups à abattre. Les associations ont déposé un recours au Conseil d’Etat ==>> ICI.

En 2018, 51 loups (47 loups abattus et 4 cas de braconnage) ont été décomptés du plafond et FERUS a porté plainte auprès de la Commission Européenne.

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100 loups à tuer en 2020 : la participation de FERUS à la consultation publique

Photo Anthony Kohler

Jusqu’au 25 décembre 2019, les Français sont invités à participer à la consultation publique concernant un projet d’arrêté ministériel qui prévoit l’abattage de 100 nouveaux loups en 2020.

Vous aussi, dites non à ces abattages injustifiés et inutiles ==>> voir ICI.

Voici la contribution de FERUS à cette consultation publique :

FERUS est totalement opposé à cet arrêté, qui doit être annulé.

Notre opinion rejoint celle de la majorité des Français, qui est foulée aux pieds malgré ce nouveau simulacre de consultation.

Le loup est une espèce protégée, classée vulnérable en France selon les critères de l’UICN. Ses effectifs nationaux, autour de 500 spécimens, ne sont pas exceptionnels et sont inférieurs à une viabilité de long terme, bien qu’en croissance soutenue jusqu’à maintenant.

Cet arrêté est la continuité de plus de 6 ans d‘une politique française résidant principalement en abattages massifs, en hausse constante, tant en nombre qu’en pourcentage de la population de loups.

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Pour bien finir 2019, soutenez FERUS, les ours, les loups et les lynx !

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Cher donateur, chère donatrice,

 

Plus les années passent, plus les lobbies anti-nature semblent avoir du poids sur les pouvoirs publics et leurs décisions…

 

Pour le loup, c’est toujours plus de tirs. 96 loups ont été abattus depuis le 1er janvier 2019. Et le gouvernement français s’apprêtent à en abattre 100 autres en 2020 (n’oubliez pas de participer à la consultation publique, date limite 25 décembre ! ) Le loup, pourtant espèce protégée et figurant sur la liste rouge de l’UICN des espèces menacées en France, est moins bien considérée qu’une espèce gibier.

Une fois de plus, ces tirs n’ont rien changé à la prédation sur les troupeaux. Seuls les moyens de protection sont efficaces.

D’autre part, les tirs de loups occasionnent des dommages collatéraux. Ainsi ce louveteau qui a été vu pendant plusieurs jours en octobre, errant, amaigri et affaibli, sur la commune de Valberg (Alpes-Maritimes) pour chercher de quoi se nourrir. Quatre loups avaient été abattus les semaines précédentes, conduisant ainsi à l’éclatement de sa meute. Ce sont bien les tirs qui sont responsables de cette situation.

Nous devons sans relâche mettre fin à cette politique de régulation sévère et il y a de quoi s’inquiéter quand le ministre de l’Agriculture annonce que les prélèvements seront encore doublés et que le ministre de l’Intérieur parle de « buter du loup ».

 

Si le lâcher de deux ourses à l’automne 2018 a été une formidable bonne nouvelle, le temps des contreparties est venu. Au programme : effarouchements multiples des ours et surindemnisation des dégâts même lorsque l’ours n’est pas responsable. Ces mauvaises mesures des pouvoirs publics ont eu pour conséquence que les troupeaux ne sont pas mieux protégés et que l’acceptation de l’ours s’est dégradée. Sans compter les éventuels effets néfastes, encore inconnus, des perturbations dues à ces effarouchements sur la dynamique des ours dont la population est toujours trop petite. Les associations ont saisi la justice sur ces sujets.

 

Côté lynx, nous avons pu lancer cette année le programme Parole de lynx comme convenu. Mais le plan d’action de l’Etat, en cours de rédaction, soulève toutes les inquiétudes. Les chasseurs sont impliqués principalement dans le but de pouvoir réguler l’espèce. FERUS et les autres associations ont boycotté une réunion sur le Protocole Prédateurs Proies, un programme inacceptable pour la conservation du lynx.

 

Plus que jamais, nous devons continuer nos actions médiatiques, juridiques et de terrain, pour renverser cette tendance de l’Etat de vouloir toujours faire plaisir aux lobbies de l’agriculture et de la chasse.

 

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« Buter du loup » : lettre ouverte à Christophe Castaner

Photo Anthony Kohler

Courrier de FERUS, le 11 décembre 2019, à Monsieur le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner (copie au ministère de la Transition Ecologique et Solidaire)

Monsieur le Ministre,

En novembre dernier, vous avez tenu des propos indignes d’un ministre de la République, qui plus est en charge du respect des lois. Vous avez tenu ces propos à l’hôtel Beauvau, en présence de Daniel Spagnou, maire de Sisteron et anti-loup primaire notoire.

Vous n’avez pas hésité à parler de « buter du loup » en précisant bien que « ….. on dit régulation parce que buter du loup ça va pas, mais on sait qu’il faut beaucoup réguler…. » tout cela avec un rire entendu…

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Encore 100 loups à tuer en 2020 : dites NON, NON et NON

Photo Jean-Michel Hytte

Pour 2020, l’Etat français s’apprête de nouveau à tuer 90 à 100 loups, soit 17 à 19 % de la population estimée en 2019. Ce nombre de loups à tuer sera très probablement revu à la hausse en cours d’année 2020 quand les pouvoirs publics nous dégaineront un chiffre de loups supérieur à 2019…

Le projet d’arrêté 2020 a été ouvert à la consultation public jusqu’au 25 décembre 2019. Il est PRIMORDIAL que vous continuiez à donner votre avis en participant à cette consultation. Le gouvernement français doit savoir que la majorité des Français est toujours en faveur du loup et pour la cohabitation.

Pour rappel, 97 loups ont été abattus en 2019 et aucune baisse de la prédation des troupeaux n’a été constatée : ces tirs de loups sont inutiles ! Le nouveau projet d’arrêté est un copié collé du précédent qui avait été rejeté par le Conseil National de Protection de la Nature, CNPN (le nouveau sera présenté au CNPN le 18 décembre, nous le publierons dès que nous l’aurons en notre possession).

Ce nouvel arrêté confirme que les ministères procèdent à la fuite en avant, niant les constats de toutes les instances scientifiques de l’inefficacité de cette politique de tir par rapport à la limitation de la prédation!

Pour participer à la consultation (arguments  à utiliser ci-dessous), déposez votre commentaire en bas de page ==>> ICI.

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Monges, Abruzzes, Asturies : séjours 2020 sur les traces des ours et des loups

Ours dans les Asturies. Photo www.sejour-faune-sauvage.com

Avec notre partenaire www.sejour-faune-sauvage.com

Vous avez découvert ces séjours par FERUS ? Précisez-le et 50 € seront reversés à notre association !

Massif des Monges dans les Alpes de Hautes Provence, les Abruzzes en Italie, les Asturies en Espagne, trois destinations sur les traces de vie de la faune sauvage. Des rencontres avec des éleveurs, des producteurs et d’autres acteurs respectueux de leur milieu de vie compléteront nos séjours. Ce mélange dont chacun a trouvé sa place, nous donne des pistes de réflexion et de proposition pour une meilleure cohabitation.

  • Cohabitons comme Grégorio éleveur Italien de 1600 moutons, vaches , chèvres et chiens de protection, au coeur du parc National des Abruzzes qui  côtoie en permanence ours, loups, cerfs etc. Cohabitons comme tous les villageois de Villeta barréa avec cette grande faune que nous croiserons certainement au coeur même de ce village.
  • Cohabitons avec les ours de montagne Asturienne, les genettes les loutres, les vautours etc. à l’image des habitants de la vallée de la Trubia en Espagne.
  • Et enfin, chez nous, dans ce massif des Monges ou s’observent entre autre  la gélinotte et le tétra lyre, l’aigle royal et la marmotte, mais aussi le loup et le mouton !

Ces séjours «  safari nature » sont proposés sur plusieurs saisons et vous laissent un libre choix de lieux, dates, en fonction de vos disponibilités et budget.

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