Mortalité des loups - 2018

Loup retrouvé mort lors d’une sortie scolaire le 12 janvier 2018. Photo JP Telmon, parc national des Écrins

Les 19 et 20 février dernier ont été publiés le nouveau plan loup 2018-2023 et les arrêtés ministériels permettant l’abattage de 40 loups en 2018. Le 25 juin 2018, un nouvel arrêté rehausse à 43 le nombre de loups pouvant être abattus en 2018.

==>> plan loup 2018-2023

==>> arrêtés du 19 février 2018 (nombre de loups pouvant être abattus et modalités)

==>> l’avis de FERUS

==>> Juin 2018 : hausse du nombre de loups, hausse des tirs…

A ce jour, 27 loups sont décomptés du plafond de 43 : 26 loups abattus et un cas de braconnage.

Loups tués par tirs dans le cadre d’autorisations préfectorales :

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La lettre d'information InfoLoup n° 23

Tous les deux mois, la DREAL Auvergne Rhône-Alpes publie une lettre d’information sur le loup destinée aux services de l’État et aux acteurs concernés par le loup afin d’apporter un éclairage sur les dispositifs ou les points d’actualité relatifs à ce sujet. Cette lettre est diffusée par les pouvoirs publics et ne reflète en aucun cas les positions de l’association FERUS.

Le dernier numéro, n°23 (juillet / août 2018), est paru ==>> ICI

Au sommaire :

  • Les rendez-vous du plan loup et les visites sur le terrain du préfet coordinateur
  • Données sur les dommages
  • Protocole de tirs de loup (26 loups décomptés du plafond de 43)
  • Zonage 2018 des communes éligibles à la mesure de protection des troupeaux
  • Tatou, l’abri de berger héliportable (Vanoise)
  • Le service de bergers mobiles (Mercantour)
  • Questionnaire sur les interactions usagers de la montagne / chiens de protection
  • Portrait de Nicolas Jean (brigade loup)
  • Analyses génétiques : 2 loups baltes en Lozère (hypothèse la plus probable : loups échappés du parc du Gévaudan en 2016) et un loup hybride en Béarn (hybridation ancienne d’après l’Info Loup. FERUS essaie depuis une quinzaine de jours d’avoir plus d’informations à ce sujet. Une hybridation ancienne est un phénomène ponctuel et de faible occurrence qu’on retrouve dans toutes les populations de loups en Europe (voir note de l’ONCFS). En aucun cas, une hybridation ancienne ne remet en cause l’intégrité génétique de l’espèce loup. A ce stade, il semblerait donc que l’animal présent dans les Pyrénées-Atlantiques soit tout simplement un loup et non pas un véritable hybride à abattre absolument comme le clament les anti-loups depuis quelques semaines…)

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Un nouveau ministre de l'Ecologie. De grandes ambitions ?

Photo AFP Ludovic Marin

FERUS félicite François de Rugy qui vient d’être nommé ministre de la Transition écologique et solidaire.

De nombreux dossiers d’une urgence capitale l’attendent, notamment dans le domaine de la préservation de la biodiversité.

Nous lui demandons d’ors et déjà :

  • Pour l’ours : de finir le travail commencé en procédant, cet automne dans le Béarn, au lâcher indispensable des deux ourses promises et de favoriser la restauration d’une vraie population d’ours dans les Pyrénées
  • Pour le loup : de remettre à plat la politique actuelle consistant à tuer toujours plus de loups pour soit disant protéger les troupeaux. La voie actuelle ne fonctionne pas !
  •  Pour le lynx : de mener enfin une politique de sauvegarde de cette espèce oubliée, particulièrement dans les Vosges où la situation est plus que critique.

Ces trois espèces sont le symbole d’une biodiversité bien trop malmenée en France. Il est temps d’avancer dans le sens d’une cohabitation durable avec les activités humaines.

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Tir de loup dans les Vosges : victoire juridique sur le fond

Loup dans les Vosges/printemps 2012 © CROC – ONCFS

Le tribunal administratif de Nancy vient de donner raison aux associations ASPAS, One Voice, FERUS, ASPA Vosges, Flore 54 et Oiseaux Nature. L’État français est condamné à verser à nos associations la somme globale de 3400 euros.

En décembre 2016, nous avions attaqué en justice les arrêtés de tirs de prélèvement et de défense renforcée signés par les préfets de Meurthe-et-Moselle et des Vosges visant le seul loup présent en plaine des Vosges. A l’époque, le juge des référés avait suspendu en urgence le tir de prélèvement mais pas les tirs de défense.

Aujourd’hui, la justice s’est prononcée sur la légalité « au fond » de ces arrêtés. Le juge a en effet constaté l’insuffisance des moyens de protection mis en place, préalable à l’autorisation de tirs.

Rappelons que les tirs de loup ne font pas baisser la prédation ; ils peuvent même être contre-productifs en faisant éclater les meutes et en éparpillant les individus, plus prompts alors à attaquer les troupeaux domestiques, surtout lorsqu’ils sont pas ou mal protégés. Seuls les moyens de protection des troupeaux sont efficaces.

Le loup est toujours une espèce menacée en France.

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Une louve allaitante abattue : pourquoi les louveteaux ne sont-ils pas décomptés ?

Louveteaux abattus à Chichilianne en septembre 2016

FERUS vient d’adresser un courrier au ministre de l’Écologie Nicolas Hulot, au préfet coordinateur sur le loup Stéphane Bouillon et au directeur général de l’ONCFS ==>> lire ICI.

Communiqué de presse de l’association FERUS, 2 août 2018

Une louve allaitante abattue : pourquoi les louveteaux ne sont-ils pas décomptés ?

Nous apprenons qu’une louve allaitante a été abattue ce 2 juillet 2018 par la brigade loup dans les Alpes-Maritimes (Vésubie).

A cette période, les louveteaux ne sont pas sevrés et sont depuis sans doute tous morts de faim.

Si la louve a été décomptée du plafond des 43 loups pouvant être abattus en 2018, les louveteaux, eux, passent manifestement en pertes et profits. Une aubaine pour les pouvoirs publics qui autorisent toujours plus de tirs pour faire plaisir à une minorité.

Pourtant, les tirs ne fonctionnent pas et la prédation attribuée au loup continue d’augmenter *.

D’autre part, éliminer des loups dominants (comme cette louve) déstabilise la meute et a pour conséquences d’augmenter localement la prédation des individus éparpillés. S’ensuit la création de nouvelles meutes. Plusieurs études ont montré que les tirs favoriseraient la multiplication des naissances. La multiplication des nouvelles meutes depuis la politique de tirs intensive (2013-2014) en serait-elle une preuve (le nombre de meutes a doublé) ** ?

Nous continuons toujours de demander une étude sur l’efficacité des tirs en matière de protection des troupeaux.

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Histoire et enjeux croisés autour de la forêt, des cervidés et des loups

Photo Rémy Jouhaud

Histoire et enjeux croisés autour de la forêt, des cervidés et des loups. Par Romain Ribière

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°64 (juin 2017)

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La disparition du loup en France est souvent présentée comme une singularité. L’aboutissement pour l’Homme d’ « une lutte acharnée contre une espèce qu’il a exécrée [ …] » traduite par « une politique d’extermination [qui] a abouti en quelques décennies au grand massacre des loups » (Moriceau 2010).

Cette lecture bénéficie à nos esprits contemporains d’un consensus assez large, où elle exprime avant tout une métaphore symbolique : le triomphe implacable de la civilisation occidentale sur le sauvage. Le retour de Canis Lupus sonne à cet égard comme un anachronisme qui alimente la controverse entre ses détracteurs et partisans.

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Mercantour : partez sur les traces des loups en septembre 2018

Du 11 au 14 septembre 2018

Venez vous ressourcer au grand air et découvrir le parc national du Mercantour et les Alpes du sud, territoires où les loups sont présents depuis plus de 25 ans.

Buts du séjour : parcourir les biotopes à loup, mieux connaître sa biologie, appréhender les conflits loup / pastoralisme, etc.

Programme (susceptible de variations en fonction de la météo notamment) :

– recherche d’indices de passage des loups : empreintes, carcasses, laissées…

– observation de la faune de montagne : chamois, mouflons, cervidés, oiseaux…

– randonnée en zone déserte et découverte des panoramas grandioses

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Des hybrides à gogo... pour les gogos

Photo Anthony Kohler

Nous connaissons désormais les résultats de l’analyse génétique du loup tué à Bayons (Alpes-de-Haute-Provence) le 1er décembre 2017 ==>> communiqué de l’ONCFS, 3 juillet 2018

Pas de surprise. Le loup est de souche italienne, autant balte que Marcello Mastroianni. Et autant hybridé que peut l’être le Roquefort AOC avec un fromage hollandais.

C’est donc un vent de folie qui souffle dans certaines chaumières des Alpes françaises, tourbillonne entre les parois du Vercors et du Mont Aiguille, pour aller s’échouer dans les courriers d’élus de la République les plus haut placés, prêts à gober n’importe quoi pour aller glaner les électeurs les moins recommandables.

Que se passe-t-il ? Les pseudo loups hybridés russes ou baltes seraient-ils les nouveaux avatars de « l’espion venu du froid », ou de « l’oeil noir de Moscou »?

Des sbires de Poutine pour annexer les alpages français ?

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Hausse de la population de loups en France, hausse des tirs...

Loup en Lozère. Photo P. Baffie

Le dernier bilan du suivi hivernal de la population de loups vient de paraître. La population de  loups en France est estimée à 430 individus à la sortie de l’hiver 2017-2018. Une population en hausse par rapport à l’année dernière (360 loups à la sortie d’hiver 2016-2017). Malgré le braconnage et les tirs de prélèvement autorisés par les pouvoirs publics, ça reste une bonne nouvelle. Mais une augmentation sur une ou deux années ne doit pas faire oublier que l’espèce reste vulnérable en France. Par comparaison, il y a 2000 loups en Espagne et 1000-1500 loups en Italie. Le (pauvre) seuil de viabilité de 500 loups donné par le plan loup 2018-2023 n’est donc pas atteint*. Pourtant, le gouvernement français, profitant de cette augmentation, vient de revoir à la hausse le nombre de loups pouvant être abattus, passant de 40 à 43 animaux. La France régule le loup et ne s’en cache plus depuis longtemps. Ces tirs restent inutiles vu que la prédation sur les troupeaux continue d’augmenter ; ils ne sont là que pour faire plaisir au lobby de l’agriculture.

Si le nombre de loups et la répartition géographique augmentent, la population lupine reste très majoritairement confinée au massif alpin. Aucune meute (et donc aucune reproduction) n’est constatée en dehors des Alpes cette année encore alors que des loups sont en dispersion depuis plus de 20 ans dans le massif Central, les Pyrénées ou encore les Vosges (dans les Vosges, une reproduction a été constatée en 2013 pour la première fois ; depuis, plus rien…).

A ce jour, 14 loups ont été décomptés du plafond de loups pouvant être abattus en 2018 (détails ICI) .

Cette hausse du nombre de tirs de loups intervient alors que le ministre de l’Écologie vient de présenter son plan pour la biodiversité….

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