Palu, lynx né dans le Palatinat, a été photographié côté français

Palu photographié en Pays de Bitche © SOS Faucon Pèlerin Lynx / Claude Kurtz

Mise à jour du 11 juin 2019 : Bienvenue à Brano, relâché il y a quelques jours dans le Palatinat ! C’est un mâle capturé en Slovaquie. C’est le dix-septième lynx relâché. Voir le communiqué de presse ici. Par ailleurs, le mâle Lucky a été tué par une voiture en mai (voir ICI).

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Un premier lynx lâché pour sauver la population des Alpes dinariques

Le lâcher de Doru en Croatie. Photo Vedran Slijepčević

Mise à jour du 15 mai 2019 :

C’est maintenant Goru, un autre mâle capturé en Roumanie, qui vient d’être relâché en Slovénie ! C’est le deuxième lynx a être lâché dans le cadre du programme Life lynx.  Source : Life Lynx

Article du  mai 2019

Doru, lynx mâle de 4 ans, vient d’être relâché dans le parc national de Risnjak en Croatie. Un autre mâle, Goru, attend lui d’être relâché de l’autre côté de la frontière, en Slovénie. Les deux animaux ont été capturés en février (avant une phase de quarantaine), dans le cadre d’un programme Life lynx qui prévoit le lâcher en Slovénie et en Croatie de 14 lynx en provenance de Roumanie et de Slovaquie.

L’objectif du programme est de sauvegarder la population de lynx des Alpes dinariques / sud-est des Alpes. Cette population s’est éteinte au début du XXe siècle, notamment suite à une chasse intensive. En 1973, 6 animaux apparentés ont été réintroduits. Si aujourd’hui, l’effectif total est estimé à moins de 130 individus, seuls moins de 50 animaux sont en capacité de se reproduire. D’autre part, des analyses génétiques ont montré un taux de consanguinité élevé. Cette petite population, isolée et à la faible diversité génétique, a peu de chances de survivre sans ces nouveaux lâchers.

On souhaite une belle vie et une longue descendance à  Doru ! 

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Une jeune femelle lynx relâchée dans le Jura

Moïra, une femelle lynx de 6 mois, vient de retrouver la liberté ce 10 mai, dans le Jura. En automne dernier, elle avait été retrouvée orpheline suite à la mort de sa mère dans une collision routière entre Moirans et Charchilla dans le Haut-Jura. Longue vie à Moïra !

Sources : France 3

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Programme ERASMUS + pour les grands prédateurs, c'est parti !

Lancement du programme Erasmus + à Marseille

Le séminaire de lancement du programme ERASMUS + « Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage », piloté par FERUS, s’est tenu les 28 et 29 janvier 2019.

A cette occasion, nos amis et partenaires belges de l’association NATAGORA, espagnols du FAPAS et allemand de FfW (Freundeskreis freilebender Wolfe) avaient fait le déplacement jusqu’à Marseille, afin de définir avec nous les grandes lignes de ce projet ambitieux et innovant, financé par l’Europe (dans le cadre du programme Erasmus+ : projet de coopération dans l’éducation et la formation).

« L’Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage » : quel objectif ?

La protection des grands mammifères carnivores (ours, loup, lynx), menacés partout en Europe, fait l’objet d’importants débats et de remises en question régulières. Les organisations non gouvernementales européennes actives dans la conservation de la faune sauvage jouent un rôle important en faveur de la protection de ces grands carnivores, en s’opposant notamment à leurs détracteurs, voir aux pouvoirs publics mais aussi en assurant une présence sur le terrain au travers d’actions visant à améliorer la cohabitation (sensibilisation, soutien au pastoralisme, programme de plantations…).

L’action de ces associations européennes est aujourd’hui indispensable. Elle repose pour une part importante sur l’engagement de militants bénévoles motivés, qui agissent sur le terrain aux côtés des salariés. Pour des questions de légitimité et d’efficacité de ces ONG, il est nécessaire d’offrir à l’ensemble de nos bénévoles européens la possibilité de se former sur les différents aspects inhérents à la présence des grands carnivores sur nos territoires. C’est l’objectif de notre projet d’«Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage».

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Mala, quatorzième lynx lâché dans le Palatinat

Le lâcher de Mala © SNU RLP / Annina Prüssing

Communiqué Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat, 5 février 2019

2019 commence avec Mala

Alors que la saison de capture pour l’année 2019 vient tout juste de commencer, une première femelle en provenance de Suisse a pu être transportée vers la forêt du Palatinat, dans le cadre du projet LIFE de réintroduction, porté par la Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat. La femelle Mala est parrainée par la Fondation pour l’environnement HIT. La femelle a été capturée dans le Canton de Vaud, par l’équipe du KORA, avec l’aide des vétérinaires du Centre pour la Faune sauvage et piscicole (FIWI) de l’Université de Berne et des gardes-chasse concernés. Mala est connue de l’équipe du KORA depuis l’année 2012. La femelle a pu être identifiée grâce au motif de ses taches sur le pelage. Le KORA coordonne des projets de recherche sur l’écologie des prédateurs dans les paysages modernes, et est chargé du suivi des grands prédateurs en Suisse. La femelle lynx, pesant bien 18 kg, avait été transportée après sa capture, dans la station de quarantaine du parc animalier de Goldau, où un examen de santé a été réalisé par le Centre pour la Faune sauvage et piscicole (FIWI) de l’Université de Berne Elle a été récupérée mardi matin par l’équipe de la Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat, pour être transportée vers la forêt du Palatinat. Comme les autres lynx, Mala porte un collier émetteur GPS, afin que l’équipe du projet puisse suivre ses déplacements, son comportement et ses proies, ceci sur une période d’environ une année. « Nous nous réjouissons de pouvoir apporter une importante contribution avec ce cinquième lynx que nous parrainons pour le projet », dit Christoph Heider de la Fonda-tion HIT et poursuit: « Le projet de réintroduction dans la forêt du Palatinat représente une étape essentielle pour le maintien du Lynx en Europe. »

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Tarifs Adhésions FERUS 2019

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La Gazette des grands prédateurs n° 70 (décembre 2018) / Spécial lynx

Décembre 2018

Éditorial par Jean-François Darmsteadter

FERUS, une association vivante

Le lynx aura la vedette dans ce numéro de fin d’année. Ce bel animal, fascinant à plus d’un titre, le mérite vraiment. Pouvons-nous espérer voir un jour une population française de lynx solidement installée dans notre pays ? Nous l’espérons et sommes prêts, en tous cas, à faire tout pour cela et, dans ce cadre, pouvoir enfin mettre en oeuvre en 2019 notre action de communication de terrain Parole de Lynx.

Mais les vraies vedettes de cette année 2018 auront été sans conteste Sorita et Claverina, ces deux ourses en provenance de Slovénie qui viennent apporter du sang neuf dans les Pyrénées et nous ne pouvons que nous réjouir de la pugnacité des autorités qui, pour une fois, ont tenu bon jusqu’au bout et permettent ainsi une note réelle d’espoir pour l’avenir. Même si, nous l’avons dit plusieurs fois, ce renforcement est insuffisant, c’est un vrai nouveau pas vers une population ursine pérenne en France.

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Un don pour les grands prédateurs, c'est une réduction pour vos impôts

Chères et chers ami(e)s des grands prédateurs

La bonne nouvelle de l’année 2018 est sans conteste le lâcher de deux ourses dans le Béarn en octobre. Un moment historique ! MAIS… Un long chemin reste à faire. La sécurité totale des ourses n’est pas assurée à cause d’une minorité d’anti-ours toujours violente et de nouveaux lâchers restent indispensables pour assurer à long terme la viabilité de la population d’ours pyrénéenne, encore trop petite.

Ça reste sombre pour le loup. Les pouvoirs publics ne jurent toujours que par les tirs : 51 loups (espèce protégée) peuvent être tués en 2018. A cette heure, déjà 45 animaux sont tombés sous les balles. Pourquoi ? Pour rien. La prédation due aux loups ne baisse pas car seuls les moyens de protection des troupeaux fonctionnent, à court, moyen et long terme. Et les loups sont maintenant effarouchés dans les zones centrales de parcs nationaux (cas du Mercantour) ! Nous devons plus que jamais rester vigilants face à ceux qui demandent carrément que les loups soient tués dans ces maigres espaces pourtant destinés à la  faune sauvage avant tout.

Nos programmes de bénévolat (Parole de loup, Parole d’ours, PastoraLoup) et notre action anti-braconnage Vigie Ours restent essentiels sur le terrain et nous nous devons de les pérenniser.

Côté lynx, nous réactivons actuellement un groupe pour cette espèce délaissée, en partenariat avec les associations locales. Nous souhaitons mettre en place enfin un programme Parole de lynx.

Pour toutes ces raisons, votre don est aujourd’hui essentiel * ! Nous devons continuer nos actions sur le terrain autant que juridiquement. La communication est aussi vitale, notamment pour contrer les propos des anti-prédateurs qui sont souvent repris par les médias.

Votre don est précieux !

Merci !

* Le prélèvement à la source ? Pas de changement ! 66% de votre don est toujours déductible, dans la limite de 20% de votre revenu imposable.

Pour faire un don (par chèque ou en ligne), c’est ==>> ICI

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Les loups, les lynx et Vadim

Le mâle Youri est venu visiter une tanière de loup 5 h avant notre passage ; d’autres photos de Vadim Sidorovich montrent que des lynx visitent des tanières de loup à la recherche des louveteaux. © Vadim Sidorovich

Les loups, les lynx et Vadim. Par Jean-Claude Génot et Annik Schnitzler

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°65 (septembre 2017)

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Dans la forêt des partisans

Suivre Vadim Sidorovich, spécialiste du loup en Biélorussie, pendant six jours à la recherche de tanières tient lieu à la fois de l’épreuve sportive et du rite initiatique pour partager les connaissances de ce professeur de zoologie atypique de l’Académie des Sciences. Une épreuve sportive qui demande un minimum de condition physique et de motivation. En effet, il s’agit durant 6 à 8 h par jour, de traverser inlassablement les forêts enchevêtrées d’arbres renversés, d’éviter dans les aulnaies marécageuses la chute dans les eaux noires de vase, et de franchir les canaux abandonnés en marchant soit sur les barrages branlants des castors, soit sur des troncs flottants. Et pas moyen de s’arrêter pour prendre une photographie sous peine de perdre Vadim qui avance d’un pas alerte et régulier sans se retourner. Vadim n’est pas un surhomme, mais sa robustesse lui est très utile pour franchir ces milieux sans

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