Actus ours | FERUS

Quand l’argent public perfuse l’élevage de montagne

desormaisCette vidéo, dont nous ne sommes pas les auteurs, est une synthèse des subventions attribuées à l’élevage de montagne, notamment celui situé en zones à loups.

Ces chiffres ne sont pas nouveaux et nous les relayons régulièrement.

Nous faisons le choix de diffuser cette vidéo et chaque citoyen pourra ainsi en tirer ses propres conclusions.

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Mme la Ministre : Pas de Plan Ours sans ours !

ours slovénie FERUS

Ours en Slovénie. Photo Roger Isoard

 Communiqué de presse CAP – Ours - le 16 Février 2017

Consultation publique

Mme la Ministre : Pas de Plan Ours sans ours !

 

Alors que toutes les études, dont celle du Muséum National d’Histoire Naturelle, concluent que le seul moyen de sauver l’ours dans les Pyrénées est d’en lâcher quelques nouveaux, après des années d’études et de concertation, le Ministère de l’Ecologie propose … de ne rien faire !

Les associations de la coordination Cap Ours appellent donc toutes les personnes attachées à la protection de la Biodiversité à exiger un « vrai Plan Ours » lors de la consultation publique lancée le 15 février sur le site de la DREAL Occitanie.

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Comment participer à la consultation publique sur le projet de nouveau Plan Ours ?

ours balou ariege pyrénées

L’ours Balou en Aiège. Photo ONCFS

Notre objectif est clair : Obtenir l’intégration à ce projet de Plan d’un programme de lâchers immédiats d’ourses en Béarn afin d’éviter la disparition de l’espèce, et en Pyrénées Centrales afin d’éviter la consanguinité.

Pour participer à la consultation, vous devez envoyez votre message à cette adresse : sbrn.dreal-midi-pyrenees@developpement-durable.gouv.fr

Nous vous demandons de commencer votre message par cette formule ( à copier – coller) :

Très attaché(e) à la protection de l’ours brun dans les Pyrénées, je demande qu’un vrai programme de restauration soit intégré au Volet Ours 2017-2027 de la SPVB, comprenant à minima le lâcher rapide de deux ourses en Pyrénées Occidentales, puis de deux autres en Pyrénées Centrales.

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Les loups tuent moins de proies en présence d’ours

ours loup europe

Photo Widstrand/Naturepl.com

Jusqu’à présent, on pensait que lorsque loups et ours partagent le même territoire, les loups étaient obligés de tuer plus de proies pour compenser la nourriture volée par les ours. Cette hypothèse venait notamment du fait que lynx et pumas abandonnent rapidement leurs proies aux ours charognards.

Une étude portant sur ces espèces en Scandinavie et en Amérique du Nord (Yellowstone) vient de montrer le contraire : en présence d’ours, les loups tuent moins souvent.

On ne sait pas bien encore pourquoi mais Aimee Tallian, biologiste de l’Université de l’Utah et principale auteure de l’étude, évoque quelques hypothèses.

Tout d’abord, en hiver, lorsque les loups tuent de grands animaux comme des orignaux, il y a assez de viande disponible sur la carcasse pour que la meute se permette d’attendre quelques jours que l’ours voleur ait fini de se servir, au lieu d’aller chasser une autre proie. Ils préfèrent attendre leur tour.

Ensuite au printemps, lorsque les ongulés mettent bas. Les nouveaux-nés sont des proies faciles pour les ours. Cette compétition sur une ressource finie pourrait rendre ainsi plus difficile la recherche et la chasse des jeunes ongulés par les loups, vu qu’il y en a moins.

C’est probablement une combinaison des deux, explique Aimee Tallian.

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Des ours au Liban après 60 ans de disparition ?

ours brun syrien

Un ours brun syrien dans le parc national de Lar (Iran). Photo Ali Sharifi

Fin décembre 2016, un groupe d’homme a filmé ce qui semble être une ourse et son petit marchant dans la neige au Liban, dans la vallée de Beqaa, dans l’est du pays, près de la frontière syrienne.

Pour la SPNL (Société pour la protection de la nature au Liban), il s’agit bien d’ours bruns. Des images historiques puisque l’espèce n’a pas été observée dans le pays depuis 1958 et que la population la plus proche se trouverait à plus de 500 km, en Turquie. D’autre part, ces images ont été tournées alors que les ours hivernent généralement pendant cette période.

L’ours brun syrien (Ursus arctos syriacus) vit dans les chaînes montagneuses du Moyen-Orient. Son statut de conservation est généralement considéré comme vulnérable en Iran, en Irak, en Turquie, en Azerbaïdjan, en Arménie, au Turkménistan et en Géorgie, mais la sous-espèce est officiellement éteinte au Liban, en Israël et, depuis 2009, en Syrie.

Pour la SNPL, rien n’indique que ces images traduisent un retour de l’espèce. Il s’agit peut être seulement d’ours de passage. L’observation réalisée en hiver suggère par ailleurs que les animaux ont peut-être fuit un danger : « Y’a-t-il vraiment des ours bruns syriens, vivant de fruits cultivés par l’homme et de genièvre sauvage, dans les collines de la frontière libano-syrienne ? Sont-ce des ours venant de Syrie ou même de Turquie ou d’Irak ? La guerre en Syrie a-t-elle poussé les ours à traverser la frontière ? ».

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Les ours des Cantabriques (Espagne) seraient affamés

ours fapas asturies

Ours dans les Asturies. Photo FAPAS

Selon l’association espagnole FAPAS (Fonds pour la protection des animaux sauvages), les ours des Cantabriques seraient sous-alimentés, « certains étant extrêmement maigres, avec des signes évidents de cachexie ». Cette dénutrition serait due au manque de précipitations en 2016 dans le secteur, une situation qui a modifié certains cycles de vie de l’alimentation des ours.

L’été 2016, extrêmement sec, n’a ainsi pas favorisé l’alimentation naturelle des ours, basée habituellement sur les insectes et les fruits sauvages. La disponibilité en myrtilles, d’une grande valeur nutritive, a été de ce fait très inégale. Les cerises, quant à elles, sont arrivées tard à maturation.

Cette pénurie a conduit à une augmentation des dégâts d’ours sur les ruchers, non pas pour le miel mais pour les larves. Ce qui a entraîné la présence des ours dans des secteurs plus humanisés et les protestations des apiculteurs.

Le FAPAS  a donc demandé au gouvernement régional des Asturies de ne pas retirer les cadavres d’animaux domestiques morts dans les espaces naturels *. Les charognes sont très importantes dans le régime alimentaire des ours à certaines périodes, notamment pour les femelles accompagnées d’oursons.

Le FAPAS a remarqué l’état des ours grâce aux clichés réalisés avec les pièges-photos, disposés depuis une quinzaine d’années pour suivre la population d’ours.

* Depuis une dizaine d’années, l’Union Européenne oblige le ramassage des cadavres d’animaux domestiques mais des dérogations sont autorisées.

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Slovénie : 93 ours et 10 loups à abattre

ours slovenie FERUS

Ours en Slovénie. Photo Sabine Matraire

Le gouvernement slovène vient d’approuver le plan de chasse pour 93 ours bruns et 10 loups. En 2016, ce sont 83 ours et 4 loups qui ont été abattus par les chasseurs.

Pour les biologistes, l’ours et le loup sont menacés dans le pays. Mais pour les autorités, leur nombre a augmenté et ils peuvent constituer un danger pour les personnes.

L’occasion de rappeler que les ours slovènes qui sont relâchés en France sont déduits des quotas de chasse annuels en Slovénie. Malgré le climat anti-ours provenant d’une minorité de personnes dans les Pyrénées, les ours slovènes relâchés en France ont donc toutes les chances de vivre une vie longue et pleine d’oursons, comme Pyros réintroduit en 1997 et toujours vivant à l’heure actuelle. En Slovénie, ces ours sont destinés à être abattus à coup sûr.

En Slovénie, la population d’ours est estimée à 450 individus environ.

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Espagne : les ours des Cantabriques de plus en plus connectés génétiquement

ours cantabriques

Ours dans les Cantabriques. Photo Fundacion Oso Pardo

Les deux noyaux de population d’ours de la cordillère cantabrique, le noyau occidental (ouest de Léon, Asturies et Galice) et le noyau oriental (Cantabrie, Palencia et l’est des Asturies et de Léon), sont de plus en plus connectés. Ils sont davantage reliés aujourd’hui qu’à n’importe quel moment de ces 100 dernières années, d’après un rapport de la Fundación Oso Pardo (FOP, Fondation Ours Brun), paru dans la revue Quercus.

La population totale des ours dans les Cantabriques est maintenant estimée à environ 250 individus, dont plus de 200 dans le noyau occidental et environ 40 à l’est. En 2009, les experts avaient alerté du danger d’extinction qui pesait sur le noyau oriental, vu le trop petit nombre de femelles accompagnées d’oursons. Mais depuis 2013, ce chiffre a cessé de stagner et est à la hausse. Comme l’explique Guillermo Palomero, président de la FOP : « le nombre de femelles suitées dans le noyau oriental est en augmentation, comparé aux suivis effectués depuis 1989. Jamais auparavant nous n’avions eu autant d’ourses avec oursons ».

A la fin du XXe, on comptait une moyenne annuelle de 1,2 femelles avec oursons dans l’est. En 2014, on comptait six ourses suitées et six autres en 2015. En 2016, « nous en avions cinq », indique Guillermo Palomero. Puisque les femelles se reproduisent généralement tous les deux ans, on estime qu’il y a au moins 12 femelles reproductrices dans le noyau oriental. « C’est un chiffre modeste » explique Guillermo Palomero mais une grande avancée vu la situation d’il y a 20 ans.

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Nourrissage en Slovénie : les ours hibernent deux fois moins longtemps

ours slovénie journal of zoology

Photo Journal of Zoology

De grandes quantités de nourriture fournies par les hommes aux animaux sauvages ont le potentiel d’altérer les comportements de ces derniers, notamment l’hibernation des ours.

Dans une étude parue en novembre 2016 dans Journal of Zoology, des chercheurs ont étudié le comportement d’hibernation des ours bruns en Slovénie, où le nourrissage intensif avec du maïs est pratiqué toute l’année, y compris en hiver. Dix-sept ours équipés de collier GPS ont été suivis afin de connaître leurs mouvements lors de l’hibernation et les résultats comparés aux données provenant d’autres populations ursines en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.

En compilant les données à travers le monde, les chercheurs ont d’abord remarqué une corrélation entre la latitude et le temps d’hibernation des ours bruns à travers leur distribution géographique. Pour chaque degré de latitude vers le nord, la période d’hibernation augmente de 3,1 jours ; par ailleurs, les mâles passent en moyenne 10,3 jours de plus en tanière que les femelles.

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