Un premier ours détecté au Portugal

Ours dans les Cantabriques ©A.Hartasanchez

L’Institut portugais de conservation de la nature et des forêts (ICNF) vient de confirmer la présence d’un ours au Portugal, d’où l’espèce a disparu depuis le XIXe siècle (le dernier ours aurait été abattu en 1843).

L’animal a été détecté dans le parc naturel de Montesinho, commune de Bragance, dans le nord-est du pays. Il s’agit probablement d’un ours venant du noyau occidental de la population d’ours des Cantabriques espagnoles. Cela fait deux décennies que des ours, des jeunes mâles en dispersion, sont signalés côté espagnol dans les zones proches du district de Bragance.

L’ICNF, en liaison avec les autorités espagnoles, accompagne sur ce territoire frontalier la présence de cet individu.

Un peu plus de 300 ours ont été recensés dans les Cantabriques.

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Vivre avec l'ours plutôt que contre l'ours

Lâcher de Claverina dans le Béarn en octobre 2018

Communiqué de l’association FERUS, 6 mai 2019

Vivre avec l’ours plutôt que contre l’ours

FERUS s’inquiète des dernières communications médiatiques des services de l’Etat par rapport à l’ours dans les Pyrénées et s’interroge sur leurs motivations. Il est urgent que l’ours ne soit plus un yo-yo politico-médiatique.

FERUS demande un rappel des ministres et des services de l’État sur le fait que l’ours des Pyrénées est une espèce en grand danger, une espèce prioritaire qu’on sauvera, même si ça demande des efforts et du temps.

Suite à la mort d’une brebis à Larrau, en Haute-Soule, attribuée à l’ourse Claverina par la DDTM, le ministre de l’agriculture a déclaré médiatiquement que « la réintroduction d’ours dans la chaîne des Pyrénées, c’est une réalité, ne peut pas aller à l’encontre du pastoralisme « … « Entre le prédateur et l’éleveur, il faut toujours soutenir l’éleveur, c’est absolument indispensable »… « Le Président de la République s’est déjà expliqué à plusieurs reprises sur le fait qu’il fallait faire tomber un peu la pression et regarder l’évolution de la prédation, il était même allé plus loin en évoquant la possibilité de regarder plus précisément les ours déviants, il y a possibilité de faire des tirs d’effarouchement. »

Ces paroles malheureuses et précipitées suggèrent qu’il faudrait choisir entre l’homme et l’ours, que la cohabitation serait impossible, et que toute brebis prédatée serait la conséquence de comportements déviants de la part du plantigrade. Elles sont un très mauvais signal alors qu’un sommet international sur la biodiversité est en cours à Paris. Ce dernier devrait traiter notamment de l’effondrement de la biodiversité due à l’homme, dont l’ours, une des trois espèces de mammifères en danger critique d’extinction en France, est partie intégrante.

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Pyrénées Occidentales : premiers oursons depuis 15 ans !

Sorita avant son lâcher, photo Goulven Rigaud

CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours
Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

CAP Ours, communiqué du 30 avril 2019

Pyrénées Occidentales : premiers oursons depuis 15 ans !

Les associations de la coordination associative Pyrénéenne pour l’ours (CAP Ours) se réjouissent de ce que, 15 ans après la naissance de Cannellito, Sorita ait mis bas 2 oursons dans les Pyrénées occidentales.
Cet événement marque symboliquement le début de la restauration de l’espèce dans cette partie des Pyrénées.
Il faudra d’autres lâchers et d’autres naissances afin de reconstituer une population viable de cette espèce protégée dans le massif pyrénéen.
Afin de préserver la tranquillité de l’ourse et des oursons, particulièrement fragiles au cours des premières semaines de vie, CAP Ours demande que les localisations exactes de l’ourse et de ses petits ne soient plus communiquées.
CAP Ours rappelle également l’importance de la mise en place des mesures de protection des troupeaux (bergers, chiens patous, regroupement nocturne) afin d’assurer une cohabitation apaisée entre l’ours, omnivore et prédateur occasionnel, et l’élevage.

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Sorita a eu deux oursons ! Mais la fête est gâchée...

Sorita avant son relâcher, octobre 2018. Photo Goulven Rigaud

Puisque l’Etat informe les opposants à l’ours, nous vous informons. La confirmation que Sorita a eu deux oursons cet hiver est une très bonne nouvelle, que nous attendions. Mais pourquoi la localiser de manière aussi précise ? Nous rappelons que selon l’article 121-7 du code pénal, l’Etat pourrait être reconnu complice d’un acte de braconnage en ayant fourni aux potentiels braconniers des indications leur facilitant la tâche.

Communiqué de la préfecture des Hautes-Pyrénées, 29 avril 2019

L’ourse Sorita s’est réveillée et est suitée de 2 oursons

Fin avril 2019, les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont enfin pu établir un contact visuel avec l’ourse Sorita et confirmer la présence d’oursons à ses côtés. L’ourse lâchée en Béarn en octobre 2018 est en effet suitée de 2 oursons.
L’ourse Sorita est restée endormie en tanière au-delà de la mi-avril. Il y a quelques jours, elle a effectué une première brève sortie de son gîte hivernal. Un faisceau d’indices (phase d’hyperphagie en novembre, date tardive de sortie de tanière) indiquait alors aux spécialistes de l’ONCFS une probabilité significative de présence d’oursons avec elle.
Les premiers mouvements de Sorita ont offert l’opportunité aux agents de l’ONCFS de tenter une observation à longue distance de l’ourse. Les deux oursons ont ainsi pu être détectés à la jumelle.

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Nouveauté boutique : Chercheur d'ours

Chercheur d’ours. Du Béarn à l’Alaska, une nouvelle approche du sauvage

De Jean Lauzet

Il y a quarante ans, lorsque commence cette histoire, le déclin de l’ours pyrénéen symbolisait la disparition de la nature sauvage et la quête de l’animal se confondait alors avec celle d’un paradis en perdition. Ainsi commence l’itinéraire de ce chercheur d’ours, lancé sur la piste ténue des ultimes plantigrades béarnais. Une traque têtue qui conduit l’auteur à moins de deux mètres du dernier Seigneur des Pyrénées : l’ours Papillon.
Puis, de l’Espagne à la Slovénie, de la Pologne à la Roumanie, de la Suède à la Slovaquie, de la Russie à l’Alaska, l’auteur piste, observe, approche l’ours, seul, en famille ou entre amis. Très loin des clichés sur l’animal mythique, l’ours apparaît enfin, toujours plus proche de l’homme, interrogeant notre rapport au monde sauvage, clé de voûte de notre relation à la nature et à nous-mêmes.

Jean Lauzet a toujours vécu à la confluence des gaves d’Aspe et d’Ossau. Bercé d’histoires d’ours dès l’enfance, il a tout juste connu les derniers individus pyrénéens avant que ceux-ci ne disparaissent. Enseignant de profession, il est aussi militant de la cause de l’ours et naturaliste passionné.

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NON à l'effarouchement des ours !

Photo Jacques Carriat

Communiqué des associations FERUS / Pays de l’Ours-ADET, 19 avril 2019

Pyrénées : NON à l’effarouchement des ours !

Le ministre de l’Agriculture vient d’annoncer que des mesures d’effarouchement contre l’ours seront déployées incessamment sur les estives pyrénéennes, comportant entre-autres des tirs à balle plastique.

Ces mesures sont inadéquates, inutiles, contre-productives, et de plus illégales.

Elles s’appliquent envers une des trois seules espèces de mammifère en danger critique d’extinction en France, et alors que la très grande majorité des groupements pastoraux touchés par la prédation n’a pas mis en place des moyens de protection adaptés.  Cet état de fait a été souligné dans le rapport des inspecteurs de l’Etat en Ariège l’an dernier.

Rappelons que l’effarouchement des ours est la mission des chiens de protection. Présents 24H sur 24 auprès des troupeaux, ils l’accomplissent avec une efficacité exemplaire, pour un coût réduit.

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État de la population d'ours dans les Pyrénées : l'espèce toujours fragile

Le bilan 2018 concernant la population d’ours des Pyrénées vient d’être publié ( rapport annuel du réseau Ours brun (ROB)/ONCFS) ==>> ICI . Sans être alarmant, ce décompte 2018 rappelle toutefois que la population d’ours dans les Pyrénées reste fragile et que nous devons continuer à l’accompagner pour obtenir un bon état de conservation.

En 2018, 40 ours ont été détectés dans les Pyrénées, dont les deux ourses lâchées en Béarn à l’automne 2018 soit 38 seulement sur la population existante. Pour rappel, le nombre d’ours détectés en 2017 était de 43.

L’aire de répartition passe à 7400 km² avec donc une augmentation de 2400 km² par rapport à 2017. Désormais, les services de l’État considèrent qu’il y a une seule population d’ours (et non deux noyaux de population).

Côté dégâts en France, 313 attaques sur troupeaux pour 516 animaux tués ou blessés et 7 sur ruchers pour 20 ruches détruites. Pour rappel, sur un cheptel en estive de près de 600 000 brebis, la profession agricole admet chaque année une perte de 18 000 à 30 000 brebis sur le massif des Pyrénées toutes causes confondues ; les dégâts causés par la population d’ours dans les Pyrénées représentent environ 2 % des pertes.

Il convient d’attendre le bilan 2019 de la population d’ours dans les Pyrénées pour mesurer sa bonne santé ou non. En attendant, FERUS reste vigilant et est fort de propositions pour que la France honore son engagement de restaurer sur son territoire une population d’ours en bon état de conservation.

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Seulement 40 ours identifiés dans les Pyrénées en 2018

Photo ONCFS

Communiqué FERUS / Pays de l’Ours – Adet, le 2 Avril 2019

40 ours détectés dans les Pyrénées en 2018

La population reste fragile

Le Ministère de l’Ecologie vient de rendre public le nombre d’ours détectés dans les Pyrénées en 2018. Sans être alarmant, ce décompte 2018 rappelle toutefois que la population d’ours dans les Pyrénées reste fragile et que nous devons poursuivre nos efforts pour obtenir une population viable.

En 2018, 40 ours ont été détectés dans les Pyrénées, dont les deux ourses lâchées en Béarn à l’automne 2018 soit 38 seulement de la population existante.
Pour rappel, le nombre d’ours détectés en 2017 était de 43.

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Cohabitation Élevage - ours dans les Pyrénées : le rapport de la Mission d’inspection enfin disponible

© Daniel Trinquecostes

Communiqué FERUS / Pays de l’Ours-Adet, 22 mars 2019

Le rapport tant attendu de la Mission d’inspection des Ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie sur la cohabitation élevage – ours dans les Pyrénées est enfin public, disponible sur le site internet du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (où nous l’avons découvert par hasard), à cette adresse : http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/les-derniers-rapports-r43.html

Nos associations considèrent qu’il constitue une base de travail intéressante.

Notamment :

  • Il confirme la pertinence et l’efficacité des techniques de protection des troupeaux, quand elles sont mises en œuvre, de manière adaptée.
  • Il exclut le cantonnement et l’équipement généralisé des ours, pour des raisons éthiques, juridiques, techniques et financières.
  • Il conclut à la possibilité d’une cohabitation apaisée entre les éleveurs et l’ours et formule des propositions pour y contribuer dans les domaines de la protection des troupeaux, de l’indemnisation des dégâts, de la formation des bergers et éleveurs et de la gouvernance du dossier par l‘Etat.

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