Decod'ours : pour rétablir une information objective sur l'ours

Photo Jacques Carriat

La problématique de l’ours, en particulier les prédations qui lui sont attribuées et leurs conséquences, est une question bien souvent polémique et complexe, nécessitant des connaissances spécialisées.

Les données officielles sont fréquemment détournées par les opposants au plantigrade, afin de gonfler artificiellement les prédations en entretenant certaines confusions.

Nos associations FERUS et Pays de l’Ours-Adet ont créé la rubrique d’investigation Décod’ours il y a un an, pour démêler ces confusions dans les articles de presse, en se basant au maximum sur des documents ou des études de référence.

Au terme d’une saison 2019 particulièrement agitée, les bilans des dégâts attribués aux ours se précisent. C’est pourquoi nous diffusons le plus largement possible ce Décod’ours n°13, qui peut faire figure de cas d’école pour décrypter les informations émanant des différents intervenants, officiels ou pas.

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Augmentation du nombre d’indemnisations des dégâts d’ours en France : phénomène biologique... ou politique ?

Communiqué de FERUS, 8 octobre 2019

Augmentation du nombre d’indemnisations des dégâts d’ours sur troupeaux domestiques en France : Phénomène biologique… ou politique ?

Cette très forte augmentation depuis deux ans, abondamment relayée par la presse et les opposants, n’a pourtant pas l’air de susciter beaucoup de questions.

Néanmoins, elle apparaît véritablement comme une singularité, voire une anomalie vis-à-vis des autres pays européens.

==>> Jugeons plutôt en images :

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Indemnisation des dégâts d'ours : l’État fait artificiellement exploser les chiffres sans résoudre le problème

Communiqué de presse des associations FERUS et Pays de l’Ours-Adet, le 24 septembre 2019

Indemnisation des dégâts d’ours : l’État fait artificiellement exploser les chiffres sans résoudre le problème

Le 28 juin dernier nous dénoncions « le scandale de l’indemnisation des dégâts d’ours« . L’été est passé et force est de constater que la réalité a dépassé toutes nos craintes.

L’entrée en application du nouveau décret sur l’indemnisation des dégâts du 9 juillet 2019 a créé une situation confuse et chaotique, dont l’État a complètement perdu le contrôle et la maîtrise :

  • Le bilan des indemnisations qui sera annoncé bientôt, laissant penser que les ours auraient tué deux ou trois fois plus de brebis que les années précédentes, n’a aucun sens.  Si autrefois l’État cherchait à quantifier l’impact de l’ours sur le bétail, il se contente maintenant d’évaluer « si l’on peut écarter la responsabilité de l’ours », pour chaque cadavre présenté par un éleveur. Comme c’est de fait impossible dans la grande majorité des cas, quelle que soit la cause réelle du décès de l’animal, le résultat est clair : toute bête morte de cause indéterminée en zone de présence d’ours est systématiquement indemnisée au titre des dégâts d’ours. Il n’y a ainsi plus aucun rapport entre les dégâts d’ours et les indemnisations versées en son nom.
  • Dans le même temps, sous la pression des syndicats agricoles, l’État a multiplié par 2 ou 3 le montant des indemnisations. D’une part le montant des indemnités versées explose; d’autre part des éleveurs qui font actuellement l’effort de protéger leur troupeau se demandent s’ils vont continuer, en sachant qu’une brebis d’une valeur de 120 € est maintenant indemnisé en moyenne entre 500 et 600 € ! L’augmentation des indemnisations observée cette année, déjà importante, n’est probablement que les prémices d’une explosion à prévoir dès l’année prochaine !

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Bonne nouvelle : l'ourson Douillous a été relâché dans son milieu naturel

Communiqué de presse de la Préfecture de Massif, Toulouse, 21 septembre 2019

« L’ourson Douillous a regagné les massifs pyrénéens, où il est né cet hiver.

Les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont procédé au retour en pleine forêt (en Haute-Garonne) de l’ourson âgé de 8 mois, secouru en juin dernier. Le retour de ce jeune ourson à son milieu naturel répond à la mise en œuvre du protocole du plan national prévu à cet effet. »

Voir aussi :

==>> Un ourson retrouvé seul (juin 2019)

L'ours brun des Pyrénées n'est pas le grizzly américain !

Photo Frank Fichtmüller/Getty

Faire feu de tout bois jusqu’à l’obscurantisme

Alors qu’un randonneur français vient d’être mortellement attaqué par un grizzly au Canada, une mise au point s’impose : dès les premiers lâchers d’ours en 1996 et 1997, davantage encore en 2006 et tout récemment avec le lâcher des deux femelles en octobre 2018, les opposants ont fait feu de tout bois pour affoler la population sur la dangerosité supposée des ours des Pyrénées, en particulier pour les randonneurs.

Ils n’ont jamais hésité à raconter les fables les plus invraisemblables, jouant sur l’obscurantisme pour tenter de créer une opposition à l’ours qui reste néanmoins très faible avec 64 % à plus de 80% d’opinions favorables à l’ours dans les Pyrénées : quel autre sujet de politique nationale ou locale parvient à des chiffres d’adhésion aussi massifs ? Manier l’arme de la peur ne changera pas grand chose. (Sources : sondages IFOP de Février 2018, 2008, 2005, 2003, ARSH opinion 2004, SOFRES 1992 et onze sessions annuelles du programme “Parole d’ours”)

Comportement approprié

Les montagnards béarnais chez lesquels jamais l’ours n’a complètement disparu savent d’ailleurs très bien comment réagir face à l’animal. Une Aspoise, ancienne habitante d’Urdos, raconte sa

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Ours : Nouvelle étape dans l’escalade de la violence, les opposants à l’ours menacent les touristes et randonneurs

Communiqué de presse des associations FERUS et Pays de l’Ours-Adet, le 19 août 2019.

Nouvelle étape dans l’escalade de la violence,
les opposants à l’ours menacent les touristes et randonneurs

Nouvelle étape franchie dans la stratégie de violence des anti-ours ariégeois, une affichette annonçant la chasse à l’ours et menaçant les touristes et randonneurs de balles perdues a été trouvée il y a quelques jours par des sympathisants associatifs locaux à Auzat, au départ du sentier menant à l’estive de Saleix.

Cette menace est dans la continuité des exactions précédentes que nous rappelions récemment dans un communiqué au sujet desquelles nous dénoncions l’inaction de la Justice.

Se sentant soutenus, voire encouragés, par l’incompréhensible tolérance de l’Etat et l’irresponsable soutien d’élus locaux, ils ne semblent avoir aucune limite dans leur stratégie de violence et de terreur.
Après les insultes, les menaces, y compris envers des agents assermentés, après l’incendie cet été d’un véhicule de fonctionnaires, jusqu’où faudra t-il aller pour que l’Etat et la Justice se décident enfin à demander des comptes à ces quelques extrémistes violents, bien connus de tous ?

De notre côté, nous avons décidé :

  • d’informer la Préfecture de l’Ariège de cet affichage illégal, en demandant à l’Etat d’assurer sa mission de protection de l’ours brun en tant qu’espèce protégée et menacée ;

  • d’en informer également le Procureur de la République de Foix, sans pour autant déposer plainte à ce stade, pour ne pas allonger la liste des affaires sans suite ;

  • d’appeler les randonneurs et promeneurs à maintenir la vigilance sur le terrain afin de détecter de possibles comportements et actions orientés contre l’ours.

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Réédition plaquettes ours-loup-lynx

Réédition des brochures 16 p. ours / loup et lynx.

==>> plaquette loup

==>> plaquette ours

==>> plaquette lynx

 

 

 

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Parfois entendus, jamais jugés, les anti-ours ariégeois bénéficieraient-ils d’une « immunité pastorale » ?

Photo Sabine Matraire (Slovénie)

Communiqué de presse des associations FERUS, FIEP, Pays de l’Ours-Adet, 6 août 2019

Parfois entendus, jamais jugés, les anti-ours ariégeois bénéficieraient-ils d’une « immunité pastorale » ?

Depuis des années, les opposants à l’ours ariégeois se permettent toutes les outrances, sans jamais être inquiétés par la Justice. Dans ce contexte d’immunité de fait, comment s’étonner de l’escalade de la violence, verbale et physique ?

Les radicaux et violents ne sont pourtant pas nombreux, et ils sont parfaitement identifiés. Ils imposent leur stratégie jusqu’au-boutiste à la majorité des éleveurs, dissuadent ceux qui pourraient être constructifs et font taire les modérés.

Ce mardi, ils seront bien sûr soutenus par les élus réunis devant la Préfecture de Toulouse. Ils les « comprendront » et diront même « craindre un drame », rhétorique bien connue de ceux qui cherchent maladroitement à rendre présentable un soutien intenable …

Car le rappel des faits pour les seules deux dernières années est éloquent :

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Ours : des chiffres bien mal interprétés !

Photo Roger Isoard (Slovénie)

Communiqué de l’association FERUS, 5 août 2019

Ours : des chiffres bien mal interprétés !

Les opposants à l’ours et les services de l’État relaient précipitamment cet été des chiffres complètement fantaisistes voire erronés concernant l’ours. A quelles fins ?

Si pour les uns, on sait qu‘il s’agit de charger la bête, pour les autres c’est s’imaginer acheter une forme de paix sociale quand en réalité, c’est la fuite en avant vers toujours plus d’outrance que l’on obtient.

Il importe donc de regarder les données objectivement en cessant de les interpréter systématiquement au détriment de l’ours. Un minimum de professionnalisme et d’honnêteté s’imposent :

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