Gilbert Simon au micro. Manif pour l'ours à Toulouse en 2006
Après une longue lutte contre la maladie, le président de FERUS Gilbert Simon est décédé.
Un Grand Homme s’en va ; ardent défenseur de la cause des grands prédateurs en France, il s’est battu pour l’ours, le loup et le lynx en France jusqu’au bout.
FERUS continue ses combats plus que jamais : lutte contre le braconnage, restauration d’une population viable d’ours dans les Pyrénées, retour du loup et du lynx dans tous les habitats naturels favorables etc, en bref toutes les actions favorables à la conservation des grands prédateurs, chère à Gilbert Simon.
Gilbert Simon continuera de vivre à travers FERUS.
Nous l’aimions tous, bonne route à lui et surtout MERCI à lui.
Mi-décembre, le jeune lynx mâle nommé Juro, capturé le 20 novembre en Suisse dans le canton du Jura suisse de Neuenburg, a été déplacé dans le Parc national autrichien des Kalkalpen (Alpes calcaires à cheval sur la Bavière et les Alpes autrichiennes).
Le jeune lynx était connu depuis longtemps par le Kora grâce aux nombreux pièges photographiques. Il se déplaçait surtout dans le canton de Berne mais aussi dans celui de Neuchâtel.
Les membres de LUKA (groupe de travail sur le lynx dans les Kalkalpen de Haute-Autriche) espèrent qu’il va rencontrer la femelle « Freia » (Liberté) relâchée en mai 2011 et faire en sorte qu’ils se reproduisent.
Les observations faites par les experts en 2011 n’ont pas permis de prouver qu’il existe une descendance de lynx dans la région du Parc national. Il n’y a que peu d’indices.
Le projet pilote devrait faciliter le déplacement de ce timide habitant de la forêt.
Selon le Directeur du Parc, le Docteur Erich Mayrhofer, et selon les exigences internationales, l’Autriche et le Parc doivent jouer un rôle clé dans le retour du lynx dans l’arc alpin.
Voici les dernières (et bonnes) nouvelles venues tout droit de Guadalmellato, une des régions concernée par le programme de réintroduction « Life Lince » dont nous avions précédemment parlé >> ICI :
Après l’établissement des lynx adultes dans la zone de réintroduction, les trois femelles, Diana, Eclipse et Flavia, ont donné naissance à sept bébés lynx, présentant les trois différents types de pelage (tacheté, rayé et monochrome). Ces naissances ont été détectées par piégeage-photographique et par observation directe des techniciens du programme, et ce dans le cadre du contrôle de la population réintroduite.
Les résultats obtenus lors des deux premières années de surveillance mettent en évidence la réussite de ce programme qui pourrait à terme atteindre son but : l’établissement d’une population viable de lynx ibériques dans la région.
Le programme de recherche Kora vient de publier les résultats d’une session intensive de piégeage-photographique effectuée durant 2 mois dans le centre du Jura suisse.
Abondance et densité du lynx dans le centre du Jura Suisse
Fridolin Zimmermann, Geri Werhahn, Sonia Poole, Tiphanie Hercé, Liz Hofer,
Elias Pesenti, Christine Breitenmoser-Würsten & Urs Breitenmoser
Résumé
Le piégeage-photographique du lynx (Lynx lynx) a été effectué durant 60 nuits, du 3 février au 4 avril 2011, dans le Centre du Jura suisse.
Soixante sites ont été surveillés à l’aide de paires de pièges-photographiques afin de photographier les deux flancs des lynx pour permettre une identification individuelle de manière certaine.
Sept lynx différents ont été détectés sur des passages dans l’aire de référence (685 km2) aucun individu supplémentaire ne vient s’ajouter dans l’extension suisse de l’aire de référence.
Le bulletin d’information du Réseau Lynx a été à sa création un document d’information et de liaison à destination des correspondants du Réseau. Au fil du temps, en conservant malgré tout son esprit initial, il est devenu le seul document d’information générale sur le suivi de l’espèce en France. Ce bulletin s’adresse donc à tous, qu’ils soient acteurs du dossier lynx ou simplement intéressés par l’espèce.
Le dernier numéro (n° 17, 1/07/2010 – 30/06/2011) est disponible !
N’ayant pas la prétention d’être un ouvrage scientifique, ce livre retrace de nombreuses expériences naturalistes riches en émotions, vécues par Alain Laurent qui suit et étudie l’espèce depuis 1988.
Ce livre qui est richement illustré de photos prises en milieu naturel, se veut aussi être un recueil d’informations, d’indices, de réponses. Il apporte au lecteur de précieux renseignements dans sa quête de la bête sauvage
N’ayant pas la prétention d’être un ouvrage scientifique, ce livre retrace de nombreuses expériences naturalistes riches en émotions, vécues par Alain Laurent qui suit et étudie l’espèce depuis 1988.
Ce livre qui est richement illustré de photos prises en milieu naturel, se veut aussi être un recueil d’informations, d’indices, de réponses. Il apporte au lecteur de précieux renseignements dans sa quête de la bête sauvage.
Ce livre est disponible à la boutique de FERUS au prix de 29 € (les modalités pour le commander sont expliquées ci-dessous).
Reportage « Les Lynx sauvages des Vosges » avec une interview d’Alain Laurent (cliquez sur la petite croix pour sauter la pub!) :
FERUS avait été le premier à dévoiler l’affaire et avait porté plainte ainsi que de nombreuses autres associations. Le verdict est tombé vendredi : Louis Simplet, accusé d’avoir braconné un lynx, a été condamné à 2 mois de prison avec sursis, une amende de 1500 euros, 4000 euros de dommages et intérêts (dont 500 euros pour FERUS) et un retrait de son permis de chasse pour deux ans. Une belle victoire d’autant plus que Louis Simplet n’a pas avoué avoir tué l’animal et que le cadavre du lynx n’a pas été retrouvé. Par ailleurs, il est très rare que les braconniers de grands prédateurs soient condamnés, faute de prévenus ….
La population de lynx du Canada (Lynx canadensis), déjà en déclin et menacée depuis le début des années 2000, est très durement affectée par la baisse du nombre de lièvres, qui constituent la base de leur régime alimentaire.
L’explication vient de l’explosion du nombre de coyotes engendrée par l’éradication de son principal prédateur au début du siècle dernier : le loup. Les coyotes chassent non seulement les lièvres, compromettant de ce fait le volume de proies disponibles pour les lynx, mais s’en prennent aussi directement aux lynx.
Une étude de chercheurs issus de l’Université d’État de l’Oregon, de Washington et du Wyoming montre que le retour du loup pourrait renverser la tendance. Les coyotes sont des animaux susceptibles de perturber les équilibres biologiques d’un milieu et d’accélérer le déclin de certaines espèces menacées. S’ils sont prédatés par le loup, cela permettrait de rétablir l’écosystème de la forêt boréal du Canada, favorable à la survie du lynx du Canada et ce, en sauvant notamment la population de lièvres d’Amérique.
Il reste environ 250 lynx ibériques à l’état sauvage, ce qui en fait le félin le plus menacé de la planète et le carnivore le plus proche de l’extinction en Europe. Cette réduction récente de la taille des populations a été provoquée par la destruction des habitats du lynx, sa chasse excessive et le déclin de sa principale proie, le lapin européen.
Ce faible nombre entraîne une faible diversité génétique avec tous les risques liés à la consanguinité que cela comporte : portées moins nombreuses, malformations cardiaques ou rénales, incapacité d’adaptation aux éco-systèmes en mutation, etc. On redoutait que cela mène l’espèce tout droit à l’extinction… Il n’en est rien : des généticiens ont découvert que depuis 50 000 ans, le lynx ibérique n’a jamais bénéficié d’une grande diversité génétique et que cela n’a pas pour autant entravé les chances de survie de l’espèce.
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