Pastoralisme et grands prédateurs | FERUS

Quand l’argent public perfuse l’élevage de montagne

desormaisCette vidéo, dont nous ne sommes pas les auteurs, est une synthèse des subventions attribuées à l’élevage de montagne, notamment celui situé en zones à loups.

Ces chiffres ne sont pas nouveaux et nous les relayons régulièrement.

Nous faisons le choix de diffuser cette vidéo et chaque citoyen pourra ainsi en tirer ses propres conclusions.

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En France, la filière ovine souffre de vrais problèmes, et ce n'est pas le loup...

moutons françois magne

Photo © François Magne

… sauf qu’ils sont médiatiquement et électoralement moins attractifs et bien plus complexes à régler !

Tiré de la page facebook du collectif CAP Loup

myiaseProblème n°1 : les parasites

Les Wohlfarhtia (c’est leur nom) sont des mouches qui pondent leurs oeufs sur les plaies et les muqueuses des moutons (et moins souvent d’autres mammifères). Les larves se nourrissent de la chair. On appelle ça une « myiase ». Le mouton peut s’en trouver affaibli, jusqu’à s’isoler et mourir s’il n’est pas soigné.
Ces myiases étaient beaucoup moins nombreuses au milieu du XXe siècle. Elles se sont considérablement développées avec les modifications des pratiques d’élevage ovin : augmentation des tailles de troupeaux, moins de bergers pour le gardiennage et pour le soin des moutons.
Les myiases sont responsables d’une importante mortalité des brebis en alpage. Dans des troupeaux non gardés, cette mortalité peut atteindre 20% des brebis en une seule saison d’estive ! (source et + d’infos dans cet article spécialisé) ! On comprend donc l’utilité du gardiennage des troupeaux, non seulement pour les protéger contre les loups, mais aussi pour soigner les brebis.

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Stage de formation dans les Alpes. Vivre et travailler ensemble : hommes et animaux

stage nature alpes de haute provenceStage de formation « Vivre et travailler ensemble : hommes et animaux dans les Alpes de Haute-Provence ». Organisé par l’ENR (École Nature Recherche).

Du 31 octobre au 4 novembre 2016 à Saint Geniez (Alpes-de-Haute-Provence).
Inscriptions closes le 27 octobre.

Cette formation conjugue l’apport des connaissances techniques sur la relation homme/animaux/environnement dans le territoire du Sisteron, écosystème de moyenne montagne en France, avec des cours d’écologie, d’histoire environnementale et de philosophie de la relation homme/animal.
Formation professionnelle continue ouverte aux professionnels de l’environnement, aux étudiants en métiers de l’environnement et du tourisme rural, et à tout public intéressé à la relation homme/animal, en particulier dans les milieux de moyenne montagne.
Cette première formation de l’Ecole Nature Recherche s’inscrit dans le parcours : « gestion et protection de la faune domestique et sauvage et gestion des territoires ».

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Tirs de loups : la politique française ridiculisée par une étude

louve emporisonnée février 2013

Photo © Anthony Kohler

A l’heure où l’état français s’acharne encore et toujours à tuer des loups dans l’objectif de protéger les troupeaux, les résultats d’une étude remettent totalement en cause la pertinence d’une telle stratégie.

Tirs de prélèvement à gogo, brigade anti-loups à tout va, chasses en battue, utilisation détournée des opération de suivi pour mieux traquer les loups : l’arsenal juridique et humain mis en place par le gouvernement pour supprimer des loups est impressionnant. Sauf que, sauf que… cela ne sert à rien, c’est même plutôt contre-productif. Et ce n’est pas les associations de protection de la nature qui le disent mais des scientifiques internationaux.
L’étude «Predator control should not be a shot in the dark» a été menée par une équipe internationale de chercheurs provenant des Etats-Unis, de Slovénie et d’Afrique du Sud. Elle compile les résultats de différentes études déjà publiées. Ils sont éloquents : 
 
• Les méthodes létales (comme la chasse, les appâts empoisonnés ou les pièges) ont pour effet d’aggraver les problèmes existants : dans 43% des cas, les abattages n’ont aucune utilité, aucun impact. Et dans 29% supplémentaires, ils accroissent les attaques. Enfin dans les 29 % restants, ils les réduisent. L’abattage des loups fait augmenter ou reste sans effet sur le nombre d’attaques du bétail dans plus de 70% des cas.
• Les méthodes non létales (comme l’utilisation de chiens de protection des troupeaux et/ou de systèmes d’effarouchement visuels tels que les fladry) obtiennent de biens meilleurs résultats : dans 80% des cas étudiés, les pertes d’animaux d’élevage ont été nettement réduites.

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Hautes-Alpes : petits arrangements entre ennemis du loup

chasseu-loup-morvan-vaucoulon

Illustration © Patryck Vaucoulon

Retour chronologique sur l’affaire des génisses qui ont déroché à Sigoyer, en juin dernier.

Acte 1 :

Le 19 juin dernier, 17 génisses sont retrouvées mortes au bas d’une falaise. Elles étaient livrées à elles-même depuis 3 jours, malgré les forts orages qui sévissaient et la dangerosité de cette zone de pâturage, située au bord d’un précipice de 80m de haut. L’éleveuse rameute les médias et crie à la responsabilité du loup. Ce n’est pas une inconnue, il s’agit de la secrétaire générale de la FDSEA 05, viscéralement opposée au loup, une habituée des prises de parole véhémentes lors des réunions départementales loup. Elle fait appel à l’ONCFS pour faire un constat. La responsabilité du loup ne peut être prouvée, et, d’après nos informations, l’analyse technique du constat indiquerait que la cause de la chute est « indéterminée ».

Acte 2 :

Malgré toutes ces zones d’ombre, l’éleveuse percevra une indemnisation « au bénéfice du doute » à savoir sur « le dos du loup » s’élevant à 19 000 € auxquels il faudra ajouter les 4000€ d’hélitreuillage. Une indemnisation politique et rien d’autre, payée avec de l’argent public et qui va aussi permettre d’augmenter artificiellement le « coût du loup » ainsi que les bilans officiels des victimes du loup. Egalement, le préfet lui accorde le 22 juin un « tir de défense renforcé ». Ce qui implique que dans le secteur, un loup pourra être tué au hasard par des chasseurs.

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Dérochement de 132 brebis à Luz (65) : Les questions qui dérangent

brebis-montagne

© E. Comte / FERUS

Communiqué Pays de l’Ours-ADET / FERUS, 22 juillet 2016.

Dérochement de 132 brebis à Luz (65) : Les questions qui dérangent

132 brebis sont mortes d’une chute dans un secteur extrêmement escarpé à Luz Saint-Sauveur dans la nuit du 1er au 2 juillet 2016. Les associations anti-ours et éleveurs locaux ont immédiatement et habilement orchestré une campagne médiatique de mise en cause et de dénigrement de l’ours.

Or, la Commission des dégâts d’ours du Parc National vient de décider d’indemniser ces bêtes « au bénéfice du doute », c’est à dire sans que l’expertise ait pu mettre en évidence la responsabilité de l’ours, pourtant présentée par les opposants comme évidente et indiscutable …

Maintenant que le dossier est clair, vient le temps des questions, y compris de celles qui dérangent :

  • Quid de la brebis mordue ?
    L’éleveur a maint fois mentionné aux médias des morsures sur une brebis comme preuve de la responsabilité de l’ours, mais rien de tel ne figure sur l’expertise. Il aurait pourtant été aisé pour un expert de distinguer s’il s’agissait de morsures d’ours ou de chien. Ces morsures ont elles seulement jamais existées ? Ou ont-elles été cachées aux experts de peur de la conclusion ? Dans les deux cas, l’éleveur a menti.

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Chiens de protection et randonneurs, quelques réflexes à adopter

panneaux cpt

Photo © Elsa Comte

panneaux cpt2Les beaux jours arrivent et de nombreux adeptes de la randonnée vont pouvoir s’adonner à leur loisir favori, notamment en montagne. Sur le parcours, vous pouvez rencontrer des chiens de protection des troupeaux. Ce sont de gros chiens blanc qui montent la garde auprès des troupeaux de moutons (patous).

Les chiens de protection sont un excellent moyen de protection des troupeaux face à la prédation. Leur présence est donc indispensable si l’on souhaite favoriser une bonne cohabitation loup / pastoralisme. Néanmoins, certains éleveurs hésitent à s’en doter arguant les incidents qui peuvent survenir entre ces chiens et les différents usagers de la montagne (randonneurs, cyclistes)… Rappel du comportement à adopter face aux chiens de protection :

  • descendre de vélo (ou de cheval),
  • garder un comportement calme et passif,
  • laisser le chien faire son travail d’inspection et d’identification,
  • tenir ses distances avec le troupeau, le contourner (sous la vigilance du patou).

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Suisse : un guide pratique de la protection des troupeaux

loup-suisse-motion-parlementvalaisVendredi 29 avril, le canton du Valais, limitrophe de l’Italie et de la France, a présenté sa nouvelle politique de soutien aux éleveurs sous la forme d’un guide pratique destiné aux éleveurs. En gros, il s’agit de protéger au maximum les troupeaux pour décourager les attaques du loup. L’objectif n’est pas d’atteindre le risque zéro, mais de le réduire fortement. Ce guide a pour vocation de conseiller et de simplifier les démarches des éleveurs pour accéder aux moyens de protection et à leur financement.

Tous les moyens de protection dont les éleveurs peuvent se doter y sont listés, ainsi que les critères pour les mettre en œuvre et bénéficier d’une aide financière.

Sur les alpages ovins ou caprins, ces mesures sont : la présence de bergers, de chiens de protection (Maremmes des Abruzzes et Montagne des Pyrénées/Patou), les clôtures électrifiées ou les parcs de nuit. Par exemple, le guide explique que l’embauche d’un berger est rentable pour les troupeaux dont la taille est supérieure à 300 brebis. Le berger doit néanmoins bénéficier d’un logement décent. La construction d’une cabane peut être soutenue par le canton.

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Appel à bénévoles pastoraLoup 2016

pastoraloup 2014 appel benevolespastoraloup-2016-bdAPPEL A BENEVOLES POUR UNE ACTION AU SERVICE DU BERGER ET DU LOUP

Vous voulez vous investir concrètement pour la protection du loup en France?

Du 1er juin jusqu’à fin octobre, rejoignez toute l’équipe de pastoraLoup et venez aider les éleveurs et bergers à protéger leurs troupeaux sur les estives!

De 2 semaines à un mois, voire plus, venez donner de votre temps libre pour une action éco-citoyenne au service du berger et du loup, afin de favoriser la cohabitation entre les activités pastorales et les grands prédateurs en France.

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