Les éleveurs voyous récidivent en Aveyron

pascal pavani afpCommuniqué de presse FERUS, 7 août 2017

Les éleveurs voyous récidivent en Aveyron

Le 5 août, le naturaliste Pierre Rigaux, représentant de la coordination CAP Loup, a été insulté et violemment agressé par des éleveurs lors d’une manifestation à Sévérac le Château alors qu’il venait pacifiquement rencontrer des journalistes pour une interview.

Présent depuis le début de la matinée et observant calmement le déroulé de la manifestation, Pierre Rigaux a d’abord été expulsé de force et couvert d’injures par les éleveurs alors que les journalistes présents essayaient de l’interviewer. Mis à l’écart, les journalistes ont à nouveau tenté de le questionner et c’est à ce moment-là que des éleveurs furieux, une trentaine, se sont jetés sur lui, l’ont molesté, jeté au sol et lui ont asséné plusieurs coups dans le ventre, sous l’œil incrédule des journalistes.

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Des bergers d'Anatolie dans le Queyras

queyras bergers anatolie gazette 60

Henri et ses chiens auprès du troupeau. Photo Marc Linarès

Rencontre. Des bergers d’Anatolie dans le Queyras

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°60 (juin 2016)

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Henri Cotton est issu d’une famille de paysans, éleveurs d’ovins. Depuis l’âge de 18 ans, il est berger salarié. Il achète son premier troupeau en 1990 puis s’installe, à partir de 1992, dans la vallée du Jabron. Il gère 1600 bêtes : béliers, brebis, agneaux et chèvres. L’été, il estive dans le parc national régional du Queyras, à Ceillac (Hautes-Alpes), et le reste de l’année, il garde à la limite de la Drôme, des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes, zones de présence permanente du loup.

La Gazette l’a interviewé.

Propos recueillis par Daniel Madeleine.

Depuis quand avez-vous des chiens pour protéger votre troupeau ?

Avant le retour du loup en France, à l’époque où j’étais berger salarié, mon principal problème était les chiens divagants. J’étais obligé de dormir avec mes bêtes que je tenais en filet ou en couchade libre pour assurer leur protection. Il m’arrivait même d’avoir le fusil avec moi !

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Alpes Dinariques, loups et chiens en héritage

DSC_1298Alpes Dinariques, loups et chiens en héritage. Par Nikola Mandic

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°60 (juin 2016)

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Il y a bientôt 12 ans, à l’occasion d’un voyage en Croatie, un cousin fermier tend à Nikola Mandic une petite boule de poils blanche et marron, sale, pleine de foin et avec des gouttelettes d’eau congelées accrochées aux poils. C’était une petite chienne, Luna, âgée de quelques semaines, appartenant à l’une des races de chiens de protection les plus anciennes en Europe, le Tornjak.

L’affection qu’il a développée au fil des années pour cette race autochtone des Alpes Dinariques, dont ses parents sont originaires, l’a poussé à aller toujours plus loin dans ses recherches. Il a d’abord fréquenté les éleveurs « conventionnels » de beauté, en Croatie, puis est remonté à la « source », en partant à la rencontre des bergers et des éleveurs des montagnes d’Herzégovine.

Nikola nous raconte ici ses expériences et rencontres au cœur du monde pastoral dinarique, de ses méthodes de travail proches de celles utilisées il y a des siècles à la sélection, dure mais efficace, des chiens Tornjak.

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Chiens de protection et randonneurs, quelques réflexes à adopter

panneaux cpt

Photo © Elsa Comte

paneau-comportement-chienLes beaux jours arrivent ; de nombreux adeptes de la randonnée vont pouvoir s’adonner à leur loisir favori, notamment en montagne. Sur le parcours, vous pouvez rencontrer des chiens de protection des troupeaux. Ce sont de gros chiens blanc qui montent la garde auprès des troupeaux de moutons (patous).

Les chiens de protection sont un excellent moyen de protection des troupeaux face à la prédation. Leur présence est donc indispensable si l’on souhaite favoriser une bonne cohabitation loup / pastoralisme. Néanmoins, certains éleveurs hésitent à s’en doter arguant les incidents qui peuvent survenir entre ces chiens et les différents usagers de la montagne (randonneurs, cyclistes)… Rappel du comportement à adopter face aux chiens de protection :

  • descendre de vélo (ou de cheval),
  • garder un comportement calme et passif,
  • laisser le chien faire son travail d’inspection et d’identification,
  • tenir ses distances avec le troupeau, le contourner (sous la vigilance du patou).

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Nouveauté boutique : Le loup, un nouveau défi français

leloup-boyacLe loup, un nouveau défi français : écrit par un collectif d’auteurs sous la coordination d’Hervé Boyac

Préfaces d’Allain Bougrain Dubourg et Yves Paccalet

L’ouvrage de référence pour comprendre et accepter le loup !

Une découverte documentée d’un animal à la fois mythique et bien réel aujourd’hui en France et en Europe, protégé sur notre territoire et à réhabiliter dans nos esprits.

Depuis son retour en France en 1992, aucun ouvrage n’a présenté dans le détail le loup dans le contexte rural, social, environnemental et culturel de notre civilisation actuelle. Ce livre se veut autant que possible exhaustif dans son contenu (histoire, biologie, éthologie, mythologie, pastoralisme, aspects juridiques, chasse…) ; il apporte une somme de connaissances conséquente, destinée à présenter le loup tel qu’il est réellement, dans sa vérité d’animal sauvage.
Dans notre société moderne et galopante, le loup évoque avant tout les forêts profondes, les vastes étendues vierges de toute activité humaine. Sa présence a très rapidement suscité le besoin de sa découverte : entendre son hurlement, trouver ses traces dans la neige, l’apercevoir, même furtivement, sont autant de moments exaltants et inoubliables. On est bien loin de l’animal belliqueux et du dogme du loup dévoreur d’humains et prédateur impitoyable que certains répandent pour attirer l’attention, manipuler ou apeurer, et qui se retrouve malgré lui au coeur de nombreux conflits…

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Quand l’argent public perfuse l’élevage de montagne

desormaisCette vidéo, dont nous ne sommes pas les auteurs, est une synthèse des subventions attribuées à l’élevage de montagne, notamment celui situé en zones à loups.

Ces chiffres ne sont pas nouveaux et nous les relayons régulièrement.

Nous faisons le choix de diffuser cette vidéo et chaque citoyen pourra ainsi en tirer ses propres conclusions.

En France, la filière ovine souffre de vrais problèmes, et ce n'est pas le loup...

moutons françois magne

Photo © François Magne

… sauf qu’ils sont médiatiquement et électoralement moins attractifs et bien plus complexes à régler !

Tiré de la page facebook du collectif CAP Loup

myiaseProblème n°1 : les parasites

Les Wohlfarhtia (c’est leur nom) sont des mouches qui pondent leurs oeufs sur les plaies et les muqueuses des moutons (et moins souvent d’autres mammifères). Les larves se nourrissent de la chair. On appelle ça une « myiase ». Le mouton peut s’en trouver affaibli, jusqu’à s’isoler et mourir s’il n’est pas soigné.
Ces myiases étaient beaucoup moins nombreuses au milieu du XXe siècle. Elles se sont considérablement développées avec les modifications des pratiques d’élevage ovin : augmentation des tailles de troupeaux, moins de bergers pour le gardiennage et pour le soin des moutons.
Les myiases sont responsables d’une importante mortalité des brebis en alpage. Dans des troupeaux non gardés, cette mortalité peut atteindre 20% des brebis en une seule saison d’estive ! (source et + d’infos dans cet article spécialisé) ! On comprend donc l’utilité du gardiennage des troupeaux, non seulement pour les protéger contre les loups, mais aussi pour soigner les brebis.

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Stage de formation dans les Alpes. Vivre et travailler ensemble : hommes et animaux

stage nature alpes de haute provenceStage de formation « Vivre et travailler ensemble : hommes et animaux dans les Alpes de Haute-Provence ». Organisé par l’ENR (École Nature Recherche).

Du 31 octobre au 4 novembre 2016 à Saint Geniez (Alpes-de-Haute-Provence).
Inscriptions closes le 27 octobre.

Cette formation conjugue l’apport des connaissances techniques sur la relation homme/animaux/environnement dans le territoire du Sisteron, écosystème de moyenne montagne en France, avec des cours d’écologie, d’histoire environnementale et de philosophie de la relation homme/animal.
Formation professionnelle continue ouverte aux professionnels de l’environnement, aux étudiants en métiers de l’environnement et du tourisme rural, et à tout public intéressé à la relation homme/animal, en particulier dans les milieux de moyenne montagne.
Cette première formation de l’Ecole Nature Recherche s’inscrit dans le parcours : « gestion et protection de la faune domestique et sauvage et gestion des territoires ».

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Tirs de loups : la politique française ridiculisée par une étude

louve emporisonnée février 2013

Photo © Anthony Kohler

A l’heure où l’état français s’acharne encore et toujours à tuer des loups dans l’objectif de protéger les troupeaux, les résultats d’une étude remettent totalement en cause la pertinence d’une telle stratégie.

Tirs de prélèvement à gogo, brigade anti-loups à tout va, chasses en battue, utilisation détournée des opération de suivi pour mieux traquer les loups : l’arsenal juridique et humain mis en place par le gouvernement pour supprimer des loups est impressionnant. Sauf que, sauf que… cela ne sert à rien, c’est même plutôt contre-productif. Et ce n’est pas les associations de protection de la nature qui le disent mais des scientifiques internationaux.
L’étude «Predator control should not be a shot in the dark» a été menée par une équipe internationale de chercheurs provenant des Etats-Unis, de Slovénie et d’Afrique du Sud. Elle compile les résultats de différentes études déjà publiées. Ils sont éloquents : 
 
• Les méthodes létales (comme la chasse, les appâts empoisonnés ou les pièges) ont pour effet d’aggraver les problèmes existants : dans 43% des cas, les abattages n’ont aucune utilité, aucun impact. Et dans 29% supplémentaires, ils accroissent les attaques. Enfin dans les 29 % restants, ils les réduisent. L’abattage des loups fait augmenter ou reste sans effet sur le nombre d’attaques du bétail dans plus de 70% des cas.
• Les méthodes non létales (comme l’utilisation de chiens de protection des troupeaux et/ou de systèmes d’effarouchement visuels tels que les fladry) obtiennent de biens meilleurs résultats : dans 80% des cas étudiés, les pertes d’animaux d’élevage ont été nettement réduites.

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