Aujourd’hui, nous célébrons un animal emblématique de la faune sauvage française : le loup gris.
Symbole de liberté et de nature sauvage, le loup est aussi un gardien discret qui veille sur l’équilibre du vivant. Espèce clé de voûte, il garantit la bonne santé des écosystèmes notamment en régulant les populations d’ongulés sauvages.
Et pourtant le loup subit un acharnement grandissant. Les appels et les actes de destruction d’espèce protégée se multiplient dangereusement sur tout le territoire, et la politique de l’État favorise clairement une gestion létale de l’espèce plutôt que des solutions durables. À cette occasion, les associations réunies dans CAP Loup, dont FERUS, se mobilisent pour défendre le loup et la voie de la coexistence :
Communiqué de presse de CAP Loup
Journée internationale du loup : en finir avec la destruction, choisir la voie de la raison !
À l’occasion de la Journée internationale du loup, les associations réunies dans CAP Loup souhaitent rappeler une évidence que les récents événements semblent faire oublier : le loup est une espèce protégée, essentielle au bon fonctionnement des écosystèmes. Son avenir ne peut reposer sur une politique de destruction qui tend à se banaliser.
Les derniers mois ont été marqués par une succession de signaux particulièrement préoccupants : abattages de loups équipés de colliers GPS indispensables au suivi scientifique de l’espèce, augmentation du plafond annuel de destruction, adoption de mesures législatives et réglementaires affaiblissant sa protection, sans oublier les appels toujours plus nombreux à l’éradication du prédateur. Ces décisions, à contre-courant des connaissances scientifiques, vont alimenter davantage les tensions sans apporter de solutions concrètes et efficaces. C’est une fuite en avant d’autant plus inquiétante que les destructions illégales, sans doute encore largement sous-estimées, se multiplient.
Pourtant, le loup n’est pas un ennemi : sa présence est le signe d’écosystèmes vivants et fonctionnels. De ce fait, favoriser le bon maintien des habitats du loup aide aussi à la préservation de la diversité biologique et permet au canidé de jouer pleinement son rôle écologique de prédateur naturel des proies sauvages. Des écosystèmes naturels en bonne santé replacent le loup en tant qu’acteur central, avec une limitation des risques pour la sécurité des troupeaux. Contrairement aux débats politiques actuels, la véritable question n’est pas de savoir si le loup a sa place dans nos paysages, mais comment organiser durablement sa coexistence avec les activités humaines, en particulier l’élevage.
Car cette coexistence est possible, même nécessaire et elle existe déjà. De nombreux territoires en Europe, comme l’Italie, l’Espagne ou encore le Portugal, démontrent qu’une combinaison de moyens de protection adaptés, d’accompagnement des éleveurs et d’une vraie volonté politique permet de limiter les dommages tout en assurant la conservation du prédateur. Aucun système n’est parfait, mais tous montrent qu’il existe des alternatives crédibles efficaces à une politique centrée sur les tirs.
En France aussi, de nombreux éleveurs protègent efficacement leurs troupeaux grâce à la mise en œuvre de mesures adaptées aux réalités du terrain. Ces démarches, souvent exigeantes, méritent d’être davantage soutenues, accompagnées, valorisées et anticipées plutôt que reléguées au second plan derrière une logique d’abattage qui n’a jamais permis de résoudre les difficultés rencontrées.
À l’heure où les défis liés à l’effondrement de la biodiversité et au dérèglement climatique n’ont jamais été aussi grands, continuer d’opposer protection de la nature et activités humaines est une impasse. En cette Journée internationale du loup, CAP Loup appelle à faire le choix de la responsabilité : renforcer les moyens de protection des troupeaux, soutenir les éleveurs, lutter avec force contre les destructions illégales et garantir le respect du statut de protection du loup.
CAP Loup rappelle son engagement quotidien pour défendre la voie de la coexistence qui n’est pas une utopie. C’est même le seul chemin durable au bénéfice de chacun. Par la réelle prise en compte des connaissances scientifiques dans des solutions raisonnées, nous pourrons assurer, collectivement, au loup et à l’élevage le meilleur avenir possible !

Créé en 2014, le Collectif des Associations pour la Protection du Loup en France (CAP Loup) « est un ensemble d’associations de protection de la nature rassemblées autour d’un objectif commun : la protection du loup en France ».
Depuis plus de 20 ans, FERUS agit pour la cohabitation entre le loup et les activités humaines au travers de ses programmes de bénévolat PastoraLoup et Parole de Loup. Rejoignez-nous !















