Monges, Abruzzes, Asturies : séjours 2020 sur les traces des ours et des loups

Ours dans les Asturies. Photo www.sejour-faune-sauvage.com

Avec notre partenaire www.sejour-faune-sauvage.com

Vous avez découvert ces séjours par FERUS ? Précisez-le et 50 € seront reversés à notre association !

Massif des Monges dans les Alpes de Hautes Provence, les Abruzzes en Italie, les Asturies en Espagne, trois destinations sur les traces de vie de la faune sauvage. Des rencontres avec des éleveurs, des producteurs et d’autres acteurs respectueux de leur milieu de vie compléteront nos séjours. Ce mélange dont chacun a trouvé sa place, nous donne des pistes de réflexion et de proposition pour une meilleure cohabitation.

  • Cohabitons comme Grégorio éleveur Italien de 1600 moutons, vaches , chèvres et chiens de protection, au coeur du parc National des Abruzzes qui  côtoie en permanence ours, loups, cerfs etc. Cohabitons comme tous les villageois de Villeta barréa avec cette grande faune que nous croiserons certainement au coeur même de ce village.
  • Cohabitons avec les ours de montagne Asturienne, les genettes les loutres, les vautours etc. à l’image des habitants de la vallée de la Trubia en Espagne.
  • Et enfin, chez nous, dans ce massif des Monges ou s’observent entre autre  la gélinotte et le tétra lyre, l’aigle royal et la marmotte, mais aussi le loup et le mouton !

Ces séjours «  safari nature » sont proposés sur plusieurs saisons et vous laissent un libre choix de lieux, dates, en fonction de vos disponibilités et budget.

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Mortalité des loups - 2019

Mise à jour du 12 septembre : 90 loups abattus… Le plafond de l’arrêté initial (90 loups – prélèvement de 17 % de la population de loups) est atteint. Sans surprise, le préfet coordinateur du plan loup va rehausser le plafond à 100 loups (soit 19 % de la population). D’ailleurs, dès le début, sachant pertinemment que ce plafond serait rehaussé à 19 %, nous n’avons jamais parlé de plafond de 90 loups mais bien de 100… 

Mise à jour du 6 septembre 2019 : 86 loups tués, tous les tirs sont suspendus pendant 24 h. Sans doute le temps de pouvoir publier le nouvel arrêté passant de 90 à 100 loups pouvant (devant ?) être abattus…

Mise à jour du 5 septembre 2019 : avec 83 loups tués, les tirs de prélèvement (simples et renforcés) viennent d’être suspendus par le préfet coordinateur du plan loup (hors Hautes-Alpes). Les tirs de défense simple restent autorisés. Les tirs de défense renforcée sont limités aux exploitations comptabilisant au moins dix attaques depuis le début de l’année.

Début 2019, les pouvoirs publics ont autorisé l’abattage de 43 nouveaux loups (voir note technique de la DREAL Auvergne-Rhone-Alpes). Un chiffre qui a été ré-évalué le 7 juin avec la nouvelle estimation de loups : 530 soit 53 loups pouvant être abattus. Le 26 juillet, faisant fi de tous les avis scientifiques, les pouvoirs publics sont passés de 12 % de prélèvement annuel à 19 % soit 100 loups à abattre. Les associations ont déposé un recours au Conseil d’Etat ==>> ICI.

En 2018, 51 loups (47 loups abattus et 4 cas de braconnage) ont été décomptés du plafond et FERUS a porté plainte auprès de la Commission Européenne.

A ce jour,  90 loups sont décomptés du plafond de 100 loups.

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Un plan d'actions pour le lynx !

Note de FERUS : FERUS salue tout d’abord le gros travail effectué notamment par Marine Drouilly pour rédiger cedocument qui servira de référence pour l’avenir du Lynx boréal en France. FERUS fait partie du Comité de pilotage, a participé aux groupes de travail dans le Jura, les Alpes et les Vosges, et continuera à s’impliquer pour assurer la réussite et la mise en œuvre des actions prévues dans ce plan d’actions.

Plan d’Actions pour la Conservation du Lynx boréal (Lynx lynx) en France – Propositions à mettre en œuvre par l’État dans le cadre d’un PNA

WWf, SFEPM – 2019 – Réalisée par Marine Drouilly, pour la SFEPM.

Télécharger ==>> ICI.

Le Lynx boréal a été classé « En danger » sur la liste rouge nationale des mammifères de France métropolitaine, tant en 2009 qu’en 2017, son état de conservation ne s’étant pas amélioré durant cet intervalle de temps. En 2018, l’Unité mixte de service « PatriNat » (AFB-MNHN-CNRS) a actualisé la liste des espèces prioritaires pour l’action publique en France, inscrivant le Lynx parmi les espèces prioritaires et corrigeant la tendance de la population française du félin, la faisant passer de « augmentation » (indication mentionnée sur le site de l’INPN et relative uniquement au massif jurassien) à « diminution » (évolution portant sur l’ensemble de l’aire de répartition métropolitaine de l’espèce).           

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Résultats d'autopsie du vieux loup d'Angoustrine

Le loup d’Angoustrine 10 jours avant sa mort. Photo Lindsay Nègre

Mise à jour du 6 septembre 2019 : les analyses génétiques ont montré que ce loup avait au moins 14 ans (un record pour les loups sauvages en France) et venait du massif du Mercantour ! Plus d’infos ==>> ICI.

Communiqué de la préfecture des Pyrénées-Orientales, 4 avril 2019

Résultats de l’autopsie du loup euthanasié à Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes

Le mardi 29 janvier 2019, un loup très affaibli était euthanasié par un vétérinaire sur la commune d’Angoustrine-Villeneuve-Les Escaldes dans les Pyrénées Orientales (66).

Comme prévu par le protocole,sa dépouille a fait l’objet d’une autopsie complète réalisée par le Laboratoire Départemental d’Analyses avec l’appui technique et scientifique de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) afin de définir les causes précises de sa mort. Différents experts en pathologie de la faune sauvage ont également été mobilisés pour réaliser un examen minutieux de l’animal ainsi que des examens histologiques, toxicologiques, sérologiques et radiologiques.

L’usure des organes et des dents indique que l’animal était âgé de 6 à 10 ans. A sa découverte, l’animal présentait un état de maigreur important, avec une fonte musculaire marquée sur le train-arrière . Les principales lésions observées sont liées à l’âge : des lésions dentaires et des abcès au niveau de la colonne vertébrale et dans l’abdomen. L’animal était également atteint de septicémie, probablement consécutive aux abcès. L’ensemble de ces constatations permet de comprendre que le loup devait avoir de sévères difficultés à se déplacer et à chasser et donc à se nourrir correctement. Le contenu de l’estomac a d’ailleurs révélé la présence de paille et de plastique.

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Un premier loup en Eure-et-Loire

Ce 29 août en début d’après-midi, un grand canidé a été pris en photo, trottant dans  un chaume de céréales sur la commune de Crucey-Villages, au nord du département d’Eure-et-Loir. L’ONCFS a identifié l’animal comme étant un loup. Si des échantillons génétiques sont trouvés, son origine pourra peut être être déterminé. A ce stade, rien d’étonnant à la présence d’un loup sauvage en dispersion dans ce secteur.

La FDSEA 28 veut déjà la disparition du loup… Il y a pourtant peu de troupeaux dans le département.

Le dernier loup d’Eure-et-Loir aurait été tué en 1900.

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Les premiers louveteaux dans le Jura vaudois

Note de FERUS :
La meute du Marchairuz est transfrontalière. Voir ci contre.

Communiqué de presse du canton de Vaud, 28 août 2019

La naissance d’au moins trois louveteaux a été constatée récemment dans le Jura vaudois. Les observations, réalisées dans le cadre du suivi du canidé mis en place par le Département du territoire et de l’environnement (DTE), attestent la constitution d’une meute dans la région du Marchairuz. Les louveteaux observés portent à sept le nombre de loups dont la présence est confirmée sur le territoire cantonal depuis le début de l’année.

Les recherches conduites par le DTE ont permis d’obtenir une preuve de reproduction de loups cet été dans la région du Marchairuz, dans le Jura vaudois. La naissance d’au moins trois louveteaux a été confirmée par le biais de pièges vidéo. La présence d’une meute constituée sur le territoire vaudois est désormais avérée, pour la première fois depuis au moins 150 ans. Il s’agit de la huitième meute recensée en Suisse, les Grisons en hébergeant quatre, le Tessin une et le Valais deux.

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L'ours brun des Pyrénées n'est pas le grizzly américain !

Photo Frank Fichtmüller/Getty

Faire feu de tout bois jusqu’à l’obscurantisme

Alors qu’un randonneur français vient d’être mortellement attaqué par un grizzly au Canada, une mise au point s’impose : dès les premiers lâchers d’ours en 1996 et 1997, davantage encore en 2006 et tout récemment avec le lâcher des deux femelles en octobre 2018, les opposants ont fait feu de tout bois pour affoler la population sur la dangerosité supposée des ours des Pyrénées, en particulier pour les randonneurs.

Ils n’ont jamais hésité à raconter les fables les plus invraisemblables, jouant sur l’obscurantisme pour tenter de créer une opposition à l’ours qui reste néanmoins très faible avec 64 % à plus de 80% d’opinions favorables à l’ours dans les Pyrénées : quel autre sujet de politique nationale ou locale parvient à des chiffres d’adhésion aussi massifs ? Manier l’arme de la peur ne changera pas grand chose. (Sources : sondages IFOP de Février 2018, 2008, 2005, 2003, ARSH opinion 2004, SOFRES 1992 et onze sessions annuelles du programme “Parole d’ours”)

Comportement approprié

Les montagnards béarnais chez lesquels jamais l’ours n’a complètement disparu savent d’ailleurs très bien comment réagir face à l’animal. Une Aspoise, ancienne habitante d’Urdos, raconte sa

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Un commando armé contre le loup. Ou comment l’indifférence des pouvoirs publics engendre encore des exactions d’une minorité anti-nature

Mise à jour du 27 août : la préfète des Hautes-Alpes a reçu une délégation d’éleveurs. Le parquet de Gap a quant à lui ouvert une enquête  » pour association de malfaiteurs en vue de commettre le délit de destruction d’une espèce protégée en bande organisée ».

Communiqué de FERUS, 26 août 2019

Un commando armé contre le loup. Ou comment l’indifférence des pouvoirs publics engendre encore des exactions d’une minorité anti-nature

Un commando armé et portant des cagoules vient d’envoyer aux médias une vidéo dans laquelle il menace d’entrer en action contre le loup.

C’est tout bonnement un simulacre ridicule et pitoyable des manifestations terroristes du FLNC qu’on a pu voir dans le passé.

Nous rappelons avant tout que la destruction d’une espèce protégée est un délit puni par l’article L 415-3 du code de l’Environnement, sanctionné d’une peine de 2 ans de prison et/ou de 150 000 euros d’amende. En cas de destruction « en bande organisée », la sanction peut aller jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende.

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La cohabitation avec l'ours est possible

© Daniel Trinquecostes

Les associations de CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours
Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

Les associations aragonaises et espagnoles SEO Birdife, Amigos de la tierra, Fundación para la conservación del Quebrantahuesos, FAPAS, FOP.

Communiqué du 21 août 2019 : La cohabitation avec l’ours est possible

L’ours brun et l’élevage de montagne sont deux éléments indissociables de l’écosystème pyrénéen, patrimoine naturel et culturel de ses habitants.

L’ours brun ne peut servir d’otage face aux difficultés de l’élevage de montagne pour s’adapter au nouveau contexte de l’exode rural, du manque de main d’œuvre, des maladies et des règlements sanitaires, de la concurrence féroce des importations de viande à bas prix dans le contexte de la mondialisation. L’ours n’a créé aucun des problèmes actuels qui rendent difficile la rentabilité de l’élevage extensif dans les Pyrénées.

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