Troisième extermination du lynx dans les Vosges : FERUS porte plainte

Photo Anthony Kohler

Communiqué de FERUS, 23 janvier 2020

La préfecture du Haut-Rhin vient d’annoncer qu’un lynx mâle a été retrouvé mort ce 16 janvier sur la commune de Fellering. Il aurait été tué par arme à feu et une enquête judiciaire a été ouverte.

Ce cas de braconnage est une catastrophe pour les Vosges dont la population est estimée à seulement quelques individus.

Le lynx a été exterminé des Vosges au milieu du XVIIe siècle puis a de nouveau quasiment disparu à cause du braconnage dans les années 2010 suite au programme de réintroduction de 21 lynx entre 1983 et 1993.

Alors qu’un programme de réintroduction ambitieux actuellement en cours dans le Palatinat allemand voisin était source d’espoir pour la présence du lynx dans les Vosges françaises *, se dirige-t-on vers une troisième extermination de l’espèce dans le massif ?

Les pouvoirs publics vont-ils enfin se réveiller pour réagir et mettre les moyens qu’il faut pour enrayer ce braconnage ? Ce mutisme n’a que trop duré. Nous exigeons une enquête sérieuse et le remplacement de tout lynx braconné par deux nouveaux lynx.

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Décod'Ours : nous démontons les fausses informations véhiculées dans les médias

FERUS et Pays de l’Ours-ADET ont lancé l’opération Décod’ours, dont le but est de démonter les fausses informations véhiculées dans les médias par les opposants à l’ours.

Décod’Ours n° 16

Article décodé : Editorial de Jean-Louis Toulouze « La chèvre et le chou » (Nouvelle République des Pyrénées, 15 janvier 2020).

Extraits :

  • « Comme s’il était naturel d’implanter dans nos montagnes un ours venu de contrées lointaines. » PARTI-PRIS ! Venu de contrées lointaines, certes, mais de même espèce et de même lignée génétique que les ex-spécimens autochtones. Si l’on suit la même logique, les espèces suivantes, non-autochtones ou disparues depuis 15000 ans, et
    introduites par l’homme, n’ont donc pas, à fortiori, leur place dans le massif : la marmotte, le mouflon de Corse, le bouquetin ibérique.
  • « De quoi satisfaire tout le monde. Pas de réintroduction, mais de nouveaux ours quand même. Il faudrait être bien mal léché pour ne pas approuver cette décision » MAUVAISE CONNAISSANCE DU DOSSIER ! Ces translocations de nouveaux spécimens ne sont pas un caprice d’écologistes dont le but serait l’augmentation indifférenciée de la population d’ours. Elles sont recommandées par les scientifiques

Voir le Décod’Ours n° 16 en intégralité et avec les sources ==>> ICI

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La Confédération Paysanne de l’Ariège a la gâchette facile : une mise au point s’impose

Photo Nathalie Masson

Suite aux premiers dégâts de loup au Nord-Est de l’Ariège, à Moulin-Neuf, frontière avec l’Aude, la Confédération Paysanne de l’Ariège a déclaré dans un communiqué que  « Ces loups font leur entrée en Ariège dans un contexte extrêmement tendu sur la question de la prédation, puisque l’Ariège est le deuxième département Français impacté en nombre de constats, et le cinquième en termes de nombre d’animaux tués par les ours protégés » et « que le loup peut être tiré en toute légalité en situation d’attaque notamment et dans la limite d’un quota fixé annuellement par les autorités (17 % selon la publication du Journal Officiel du 3 janvier). » [1]

Il convient d’effectuer une piqûre de rappel anti-amnésie concernant les conditions de dérogation au statut protégé du loup, cet animal n’étant ni une cible de ball-trap, ni un défouloir : c’est une espèce classée vulnérable en France dans la liste rouge des espèces menacées de l’UICN.

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Ours : le Président renonce à de nouveaux lâchers mais la France reste tenue de restaurer une population viable …

Sorita avant son lâcher dans les Pyrénées en octobre 2018. Photo Goulven Rigaud

Communiqué de presse des associations FERUS et Pays de l’Ours-Adet, le 15 janvier 2020

Le Président de la République a dit mardi aux opposants à l’ours pyrénéens qu’il n’envisageait pas de lâcher de nouveaux ours dans les Pyrénées.

Il a ainsi confirmé ce qui était déjà écrit dans la feuille de route « Pastoralisme et Ours » le 6 juin 2019 : « Dans les conditions actuellement connues de l’état de conservation de la population d’ours, l’Etat n’engagera pas de nouvelle réintroduction, sauf en cas de mortalité, notamment liée à une cause anthropique (braconnage ou accident). »

Le gouvernement actuel a autorisé le lâcher de deux ourses en Pyrénées Occidentales à l’automne 2018, prenant ainsi « sa part » pour éviter la disparition imminente de l’espèce dans cette partie des Pyrénées où il ne restait que 2 mâles. Il confirme aujourd’hui qu’il n’en fera pas plus, nous en prenons acte.

Mais il faudra lâcher d’autres ours dans les Pyrénées pour respecter l’obligation légale de la France de restaurer une population viable d’ours, comme l’a confirmé le Tribunal Administratif de Toulouse en condamnant l’Etat pour manquement à son obligation de protection de l’ours le 6 mars 2018.

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Bénévolat : bienvenue à Parole de lynx !

Photo Eric Durr

Phase test de Parole de lynx en été 2019

Parole de lynx, programme d’écobénévolat

Programme associatif d’information et de communication sur le lynx dans les Vosges et le Jura.

En 2020, l’association FERUS lancera son nouveau programme éco-bénévolat : PAROLE DE LYNX, programme d’information et de communication sur le lynx.

Fortement préoccupé par l’avenir incertain du lynx en France, FERUS souhaite mettre en œuvre dans les massifs du Jura et des Vosges un programme de communication d’envergure, afin de mieux faire connaître le lynx et de sensibiliser le grand public sur la nécessité de sa protection et sur les menaces qui pèsent sur elle.

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Vigie Ours : agir contre le braconnage des ours, formation le samedi 18 janvier 2020

L’ours a besoin de votre vigilance.

En janvier, il dort probablement dans sa tanière, d’un sommeil insouciant.

Mais à partir du printemps, il pourrait croiser la route ou les produits d’individus mal intentionnés.

Pour affûter votre attention, lors de vos sorties en montagne, nous vous proposons à nouveau notre formation gratuite à la journée :

– Théorie en salle le matin.

– Mise en pratique l’après-midi sur le terrain.

Elle vous aidera à être attentif et à la recherche de tout indice qui peut faire penser à une action de braconnage d’ours (carcasses, pots de miel remplis de verres pilés, agitation inquiétante sur un secteur de présence de l’ours…).

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100 loups à tuer en 2020 : la participation de FERUS à la consultation publique

Photo Anthony Kohler

Jusqu’au 25 décembre 2019, les Français sont invités à participer à la consultation publique concernant un projet d’arrêté ministériel qui prévoit l’abattage de 100 nouveaux loups en 2020.

Vous aussi, dites non à ces abattages injustifiés et inutiles ==>> voir ICI.

Voici la contribution de FERUS à cette consultation publique :

FERUS est totalement opposé à cet arrêté, qui doit être annulé.

Notre opinion rejoint celle de la majorité des Français, qui est foulée aux pieds malgré ce nouveau simulacre de consultation.

Le loup est une espèce protégée, classée vulnérable en France selon les critères de l’UICN. Ses effectifs nationaux, autour de 500 spécimens, ne sont pas exceptionnels et sont inférieurs à une viabilité de long terme, bien qu’en croissance soutenue jusqu’à maintenant.

Cet arrêté est la continuité de plus de 6 ans d‘une politique française résidant principalement en abattages massifs, en hausse constante, tant en nombre qu’en pourcentage de la population de loups.

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Pour bien finir 2019, soutenez FERUS, les ours, les loups et les lynx !

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Cher donateur, chère donatrice,

 

Plus les années passent, plus les lobbies anti-nature semblent avoir du poids sur les pouvoirs publics et leurs décisions…

 

Pour le loup, c’est toujours plus de tirs. 96 loups ont été abattus depuis le 1er janvier 2019. Et le gouvernement français s’apprêtent à en abattre 100 autres en 2020 (n’oubliez pas de participer à la consultation publique, date limite 25 décembre ! ) Le loup, pourtant espèce protégée et figurant sur la liste rouge de l’UICN des espèces menacées en France, est moins bien considérée qu’une espèce gibier.

Une fois de plus, ces tirs n’ont rien changé à la prédation sur les troupeaux. Seuls les moyens de protection sont efficaces.

D’autre part, les tirs de loups occasionnent des dommages collatéraux. Ainsi ce louveteau qui a été vu pendant plusieurs jours en octobre, errant, amaigri et affaibli, sur la commune de Valberg (Alpes-Maritimes) pour chercher de quoi se nourrir. Quatre loups avaient été abattus les semaines précédentes, conduisant ainsi à l’éclatement de sa meute. Ce sont bien les tirs qui sont responsables de cette situation.

Nous devons sans relâche mettre fin à cette politique de régulation sévère et il y a de quoi s’inquiéter quand le ministre de l’Agriculture annonce que les prélèvements seront encore doublés et que le ministre de l’Intérieur parle de « buter du loup ».

 

Si le lâcher de deux ourses à l’automne 2018 a été une formidable bonne nouvelle, le temps des contreparties est venu. Au programme : effarouchements multiples des ours et surindemnisation des dégâts même lorsque l’ours n’est pas responsable. Ces mauvaises mesures des pouvoirs publics ont eu pour conséquence que les troupeaux ne sont pas mieux protégés et que l’acceptation de l’ours s’est dégradée. Sans compter les éventuels effets néfastes, encore inconnus, des perturbations dues à ces effarouchements sur la dynamique des ours dont la population est toujours trop petite. Les associations ont saisi la justice sur ces sujets.

 

Côté lynx, nous avons pu lancer cette année le programme Parole de lynx comme convenu. Mais le plan d’action de l’Etat, en cours de rédaction, soulève toutes les inquiétudes. Les chasseurs sont impliqués principalement dans le but de pouvoir réguler l’espèce. FERUS et les autres associations ont boycotté une réunion sur le Protocole Prédateurs Proies, un programme inacceptable pour la conservation du lynx.

 

Plus que jamais, nous devons continuer nos actions médiatiques, juridiques et de terrain, pour renverser cette tendance de l’Etat de vouloir toujours faire plaisir aux lobbies de l’agriculture et de la chasse.

 

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« Buter du loup » : lettre ouverte à Christophe Castaner

Photo Anthony Kohler

Courrier de FERUS, le 11 décembre 2019, à Monsieur le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner (copie au ministère de la Transition Ecologique et Solidaire)

Monsieur le Ministre,

En novembre dernier, vous avez tenu des propos indignes d’un ministre de la République, qui plus est en charge du respect des lois. Vous avez tenu ces propos à l’hôtel Beauvau, en présence de Daniel Spagnou, maire de Sisteron et anti-loup primaire notoire.

Vous n’avez pas hésité à parler de « buter du loup » en précisant bien que « ….. on dit régulation parce que buter du loup ça va pas, mais on sait qu’il faut beaucoup réguler…. » tout cela avec un rire entendu…

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