Lettre ouverte aux Préfets pyrénéens : Ne mettez pas en danger la vie des hommes et des ours !

CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours

Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

Le 18 Juillet 2019

Lettre ouverte aux Préfets pyrénéens :
Ne mettez pas en danger la vie des hommes et des ours !

Madame, Messieurs les Préfets des départements pyrénéens concernés par la présence de l’ours,

Pour des raisons de sécurité, nous vous demandons instamment de n’accorder aucune autorisation d’effarouchement d’ours cet été en application de l’arrêté ministériel du 27 Juin 2019.

Nous avons étudié en détails l’arrêté et les modalités de mise en œuvre prévues et notre conclusion est formelle : pratiquer l’effarouchement d’ours dans ces conditions est susceptible de mettre en danger la vie des hommes comme celle des ours.

En effet, bien que l’ours ne soit pas un animal agressif, le tir d’une balle en caoutchouc à 20m (distance maximale pour espérer être efficace) est objectivement une agression qui pourrait déclencher une réaction de défense de l’animal, mettant potentiellement en danger la vie d’un «effaroucheur».

De même, comme ils n’en ont pas fait mystère, certains n’hésiteraient pas à utiliser d’autres munitions que celles « non-létales » prévues par l’arrêté. L’Etat n’ayant pas les moyens de contrôler la mise en œuvre de ces opérations, la situation deviendrait rapidement impossible à maîtriser, et les conséquences pourraient être importantes, sans rapport avec la question à résoudre, à savoir favoriser une cohabitation apaisée entre pastoralisme et ours.

Une telle prise de risque est injustifiable et un accident, voire pire, serait d’autant plus inadmissible que les solutions alternatives existent.

Il n’est en effet plus à démontrer qu’un gardiennage adapté complété par un nombre suffisant de chiens de protection permet de limiter les pertes par prédation à un minimum acceptable par tout éleveur quand on considère les conditions d’indemnisation et les autres pertes que ce mode de gestion permet d’éviter (chutes, vols, maladies, foudre …).

Selon des bergers compétents et expérimentés, aucune estive n’apparaît impossible à protéger si l’on s’en donne les moyens, ce à quoi l’Etat devrait inciter plutôt que de continuer à financer des mesures pastorales inutiles pour la collectivité si elles ne permettent pas de protéger effectivement les troupeaux.

Madame et Messieurs les Préfets, nous tenons à vous alerter dès ce début d’été afin d’éviter un accident, voire un drame, pour lequel la responsabilité de l’Etat serait immanquablement en cause.

Nous vous remercions par avance de votre attention et, restant à votre disposition, nous vous prions de recevoir, Madame, Messieurs les Préfets, l’expression de nos sentiments distingués.

Les associations membres de CAP Ours :

Altaïr Nature, Animal Cross, ASPAS, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours-Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.

Décod'Ours : nous démontons les fausses informations véhiculées dans les médias

FERUS et Pays de l’Ours-ADET ont lancé l’opération Décod’ours, dont le but est de démonter les fausses informations véhiculées dans les médias par les opposants à l’ours.

Décod’Ours n° 12, juillet 2019

Nous décodons un courrier de Christine Téqui, maire de Seix, à Emmanuel Macron, suite à la charge d’un randonneur par une ourse, sur le territoire de la commune.

Exemples :

  • « un randonneur (…) a été victime de l’attaque d’une ourse. EXCESSIF ! En fait de victime, il s’agit d’une belle peur. En fait « d’attaque » il s’agit d’une charge d’intimidation afin de faire fuir ce que l’ourse a considéré comme un intrus représentant une menace pour son ourson, comme le ferait une laie pour ses marcassins.
  •  » aurait pu avoir une issue dramatique. » EXCESSIF ! Pas impossible mais rare. Il faut remettre les choses en juste proportion : 300 ours en Espagne, une centaine en Italie, aucun décès. Quelques blessés, dus souvent à leur attitude inadéquate (approche volontaire par curiosité, attitude menaçante envers l’ourse lors d’une charge d’intimidation, chien non tenu en laisse). D’où l’intérêt des documents sur l’espèce et l’attitude à adopter, que nos associations distribuent dans les lieux publics. Cette information préventive est-elle pratiquée par la mairie de Seix ?
  • « Aujourd’hui, ce sont tous nos citoyens, les estivants de passage dans une zone particulièrement touristique, qui sont les victimes des errements de décisions prises dans un ministère loin des territoires. » FAUX ! De toute évidence, les commerçants et le million de touristes visitant les Abruzzes et les Asturies, pour les ours et leur nature non aseptisée, ne se considèrent pas comme des victimes.

Voir le Décod’Ours n° 12 en intégralité et avec les sources ==>> ICI

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La conservation du loup en plaine lorraine

2 pétitions à signer :

Vous pouvez également exprimer au préfet de Meurthe-et-Moselle votre opposition, avec courtoisie, au tir de ce loup en lui écrivant ==>> ICI.

Communiqué de presse ASPA Vosges / Groupe d’Études des Mammifères de Lorraine (GEML) / FERUS / Flore 54 / Association de Sauvegarde et de Promotion de la Forêt de Haye

La conservation du loup en plaine lorraine

Depuis son retour en Lorraine, le Loup dit de la plaine, spontanément installé dans la plaine lorraine aux frontières des Vosges, de la Meurthe-et-Moselle et de la Meuse ne semble pas être bienvenu dans notre région. La presse régionale se fait l’écho des attaques aux troupeaux de moutons et des difficultés des éleveurs à survivre face à cette menace. Les pouvoirs publics et les médias présentent ce loup comme « anormal« , du fait de ses attaques et des dégâts qu’il commet.

Pourtant, à notre connaissance, aucune étude scientifique n’a été menée pour comprendre le comportement prédateur de cet animal et en limiter les effets. Ce loup évolue dans un contexte particulier (milieu de plaine, grandes forêts giboyeuses, divers dérangements de la faune, …), et fait face à multitude de troupeaux de moutons, allant d’une dizaine de têtes à plusieurs centaines. Ces caractéristiques ne se rencontrent pas dans d’autres secteurs habités par les loups en France.

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Ensemble, disons NON une nouvelle fois à l'effarouchement de l'ours Goiat !

Goiat arrêté par des moyens de protection autour d’un rucher. ONCFS, capture d’écran vidéo

L’ours Goiat

Après les préfets d’Ariège et de Hautes-Pyrénées, c’est au tour du préfet de la Haute-Garonne de prendre un arrêté contre l’ours Goiat. En Haute-Garonne aussi, Goiat n’est pas un ours à problèmes !

Pour participer à la consultation (jusqu’au 5 juillet), c’est ==>> ICI

Les associations FERUS & Pays de l’Ours – Adet appellent toutes les personnes favorables à la protection de l’ours dans les Pyrénées à s’exprimer contre, en commençant leur texte par : « Non, l’expertise de l’ONCFS ne démontre pas que l’ours Goiat est un ours à problème. Je suis contre son effarouchement et pour la mise en place de moyens de protection efficaces. » et à personnaliser leur message avec les arguments qui leur tiennent à cœur.

Voici quelques éléments et arguments utilisables :

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Pyrénées : le scandale de l’indemnisation des dégâts d’ours

Ours en Ariège. Photo ONCFS

Communiqué des associations FERUS / Pays de l’Ours-ADET, 28 juin 2019

Connaissez-vous une assurance gratuite qui indemnise à trois fois la valeur à neuf des biens, sans condition ? Même quand la cause du préjudice est inconnue ; même quand le propriétaire des biens ne fait rien pour l’éviter ; même quand ce même propriétaire refuse l’étude, gratuite, qui permettrait de résoudre le problème ?
Non, cette assurance n’existe pas. Ou plutôt si, mais ce n’est pas une assurance, c’est le système d’indemnisation des dégâts d’ours de l’Etat, et l’histoire des dérochements de Sénard (Aston, Ariège) illustre parfaitement ce scandale.

Monsieur M. est éleveur dans les Pyrénées. Il y a 14 ans, 160 de ses brebis se jettent dans le vide. La responsabilité de l’ours est évoquée, sans preuve, et il est indemnisé.
Le lendemain, nous révélons que ce groupement pastoral touche plus de 2 000 € par mois pour protéger son troupeau, notamment le regrouper chaque soir, ce qui aurait évité à coup sûr le dérochement (chute des brebis). Lui a-t-on demandé des comptes ? Non…
Peu après, le Préfet de l’époque lui propose de financer un diagnostic de vulnérabilité de l’estive, afin de déterminer les mesures à prendre pour éviter que cela se reproduise, et de financer ces mesures. A t-il accepté ? Non … Pourquoi ? Personne ne lui a demandé …

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Pour la première fois, les associations boycottent une réunion sur l'ours

Photo Sabine Matraire

Communiqué des associations CAP-Ours, 5 juin 2019

Les associations ne cautionneront pas la feuille de « fausse-route » ours – Pastoralisme de l’Etat et en appellent à François de Rugy  avant de lancer des procédures juridiques

Pour la première fois depuis 19 ans, les associations environnementales ne participeront pas à une réunion sur l’ours organisée par l’Etat.
Aucune association représentant la coordination Cap Ours n’assistera à la présentation de ce que nous considérons comme une feuille de « fausse-route » sur l’ours et l’élevage jeudi 6 juin 2019 à la Préfecture de Toulouse.

Nous entendons ainsi protester contre le mépris de l’Administration envers les associations, mais aussi, ce qui est plus grave, envers les procédures et le statut de protection de l’ours brun.

Alors que la feuille de route est censée être présentée jeudi, plusieurs mesures, toutes néfastes à la conservation de l’ours et à la cohabitation avec les activités humaines, sont déjà annoncées, et certaines sont même déjà appliquées. Cette réunion n’a dès lors plus aucun sens …

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100 loups à tuer : l’État fait décidément fausse route

Communiqué FERUS / ASPAS, 4 juin 2019

100 loups à tuer : l’État fait décidément fausse route

Mardi dernier s’est tenu à Lyon le Groupe National Loup regroupant tous les acteurs du dossier Loup sous la présidence de monsieur le Préfet coordonnateur, en présence des différents acteurs du monde associatif de l’élevage, des espaces protégés, des administrations, de l’Etat et du conseil scientifique.

Au sortir de cette réunion et comme suite aux vifs échanges qui s’y sont tenus, nos ONG souhaitent :

– réaffirmer le statut d’espèce protégée du loup en France

-rappeler que l’objectif à atteindre est bien une cohabitation apaisée en France entre les loups et le pastoralisme.

Au moment où les citoyens indiquent par leurs votes une très forte demande sur l’écologie et les animaux, l’État se trompe de priorité et ne montre aucune vision d’avenir. Nous dénonçons avec vigueur le nouvel arrêté en préparation qui propose de passer de 10/12 % de loups abattus à 17 /19 % par an soit une centaine d’individus pouvant être tués annuellement ! Dans cette nouvelle configuration, et si nous suivons les recommandations de l’expertise du Museum National d’Histoire Naturelle publiée en 2017, l’État va mettre en danger la population. Encore une fois, nous rappelons que l’efficacité des tirs n’est démontrée ni scientifiquement ni sur le terrain et nous appelons tous les citoyens à exprimer leur opposition en prenant part à la consultation publique lancée par ministère de la Transition Ecologique et Solidaire :  http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-portant-experimentation-de-a1960.html *

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Ensemble, disons NON à l'effarouchement de l'ours Goiat !

L’ours Goiat

Goiat arrêté par des moyens de protection autour d’un rucher. ONCFS, capture d’écran vidéo

Mise à jour du 4 juin 2019 :

C’est au tour du préfet de l’Ariège de prendre un arrêté contre l’ours Goiat. En Ariège aussi, Goiat n’est pas un ours à problèmes !

Pour participer à la consultation (jusqu’au 14 juin), c’est ==>> ICI (les arguments à reprendre sont les mêmes que pour l’arrêté des Hautes-Pyrénées, voir ci-dessous).

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Appel à s'exprimer CONTRE l'effarouchement des ours dans les Pyrénées

© Daniel Trinquecostes

3 actions pour dire NON à l’effarouchement des ours :

– 2 consultations publiques (voir ci-dessous)

– Pétition en ligne à signer ICI

MERCI !

CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours – Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours
CAP Ours, communication du 3 juin 2019

Appel à s’exprimer CONTRE l’effarouchement des ours dans les Pyrénées

Les associations membres de la coordination CAP Ours appellent toutes les personnes sensibles à la protection de la Biodiversité à s’exprimer CONTRE l’effarouchement des ours dans le cadre de la consultation du public lancée par l’Etat à cette adresse : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1957

Attention : Il s’agit d’une 2e consultation, complémentaire à celle visant l’ours Goiat. Celle-là concerne tous les ours, elle est ouverte jusqu’au 14 juin 2019.

Nous vous suggérons de commencer votre commentaire par cette formule très claire : « Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées»

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