Poursuite des tirs de loups : FERUS porte plainte auprès de la Commission européenne

Le 27 novembre 2018, le plafond d’abattage de 51 loups en France a été atteint. Le lendemain, 28 novembre, l’Etat par l’intermédiaire du préfet de la région Auvergne Rhône Alpes, préfet coordinateur « loup », a mis en application l’article 3 de l’arrêté ministériel français (Arrêté du 19 février 2018 N° TREL1803251A) qui autorise la « mise en oeuvre des tirs de défense simple pouvant conduire à la destruction de spécimens de loups et qui peut se poursuivre jusqu’au 31 décembre 2018 compris ». Aucune limite du nombre de loups tués par des tirs de défense simples n’est apportée (voir l’arrêté du 28 novembre 2018).

Le nombre d’arrêtés de tirs de défense simple en vigueur au 28 novembre est de plus de 450 et la population de loups en France est estimée autour de 500 individus.

L’Etat français met donc potentiellement et sciemment en danger grave l’état  de maintien en état de conservation de l’espèce dans son aire de répartition naturelle.

La France est donc en infraction avec la directive « Habitats » et ne respecte pas les conditions exigées par son article 16.

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Bientôt 500 loups en France ? Et alors ?

Photo Morgane Bricard

Note de FERUS  :

Bientôt 500 loups en France ? Et alors ? Ce chiffre reste bien faible pour une espèce en voie de colonisation dont le retour a débuté il y a près de 30 ans. Et toujours aucune reproduction constatée en dehors du noyau alpin / méditerranéen, ce qui n’est pas normal. D’autre part, si le plan loup de l’État français a pour but d’atteindre « un seuil de viabilité de la population fixé à 500 spécimens »,  l’expertise collective commandée par les pouvoirs publics français indiquent : « 500 a longtemps été considéré nécessaire pour préserver le potentiel évolutif et réduire suffisamment les problèmes de dépression de consanguinité. Les généticiens considèrent aujourd’hui qu’il s’agit d’une sous-estimation, et recommandent des tailles efficaces de l’ordre de 1000-5000 ». Ou encore « pour permettre à la population de s’adapter aux changements futurs et ainsi assurer sa viabilité sur le long terme, un effectif de 2500 à 5000 individus adultes constitue le minimum nécessaire. »

Le loup reste donc toujours vulnérable en France. Et ce ne sont pas les tirs de loups toujours plus nombreux autorisés par l’État qui vont arranger la situation.

FERUS reste vigilant quant au ré-examen du dispositif de gestion (comprenez les tirs de loups) déjà annoncé par les pouvoirs publics si ce seuil de 500 loups est atteint…

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Traitement biaisé de l’information : un cas d’école (Envoyé Spécial)

Le jeudi 4 octobre, l’émission Envoyé Spécial a diffusé un reportage sur la problématique de l’ours en Ariège : «  l’ours de la discorde ». FERUS a participé à cette émission, les garanties d’impartialité données par la réalisatrice ayant vaincu nos fortes réticences initiales.

Ce reportage, diffusé de surcroît à une heure de grande écoute, s’est malgré tout avéré extrêmement tendancieux. Au point qu’un téléspectateur, influencé par cet angle d’attaque, nous a écrit. Devant ce véritable cas d’école, nous lui avons fait une longue réponse qu’il a trouvée convaincante.

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Vigie Ours : agir contre le braconnage des ours

Ours dans les Pyrénées

Dans le cadre de Vigie Ours, nous vous proposons de vous aider à développer votre vigilance sur le terrain en faveur des ours. 

Amis des ours et utilisateurs de la montagne en zones à ours,

Face aux incitations à destruction des ours et aux appels à perturber intentionnellement Claverina et Sorita (les deux ourses lâchées dans le Béarn), nous vous proposons de participer à une journée de formation Vigie Ours (ce sont des formations gratuites).

En effet, nous vous invitons sur les secteurs susceptibles d’être fréquentés par les ours à être vigilants, attentifs et à la recherche de tout indice qui peut faire penser à une action de braconnage d’ours (carcasses, pots de miel remplis de verres pilés, agitation inquiétante sur un secteur de présence de l’ours…).

Afin de vous aider à développer votre vigilance sur le terrain en faveur des ours, nous avons monté une formation tout public.

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Et si votre entreprise aussi parrainait un arbre ou une ruche ?

FERUS remercie chaleureusement Ecomail pour le parrainage d’une ruche dans le cadre de notre programme Api’Ours.

Ecomail est un service de messagerie email permettant aux internautes de créer une boite mail en @ecomail.fr. La boite email est proposée à 10€ TTC par an. 50% des recettes sont bloqués puis utilisés pour aider des associations qui agissent en faveur de l’environnement. Les 50% restant sont utilisés pour faire fonctionner le service.

L’interface mail Ecomail a également était pensée afin de sensibiliser les utilisateurs à la pollution numérique et à l’importance de supprimer les vieux emails. Chaque email stocké consomme de l’espace disque dur et donc de l’énergie.

Merci à Ecomail d’avoir pensé à FERUS et à notre programme Api’Ours (programme de plantations, ruches et pollinisation, dans les Pyrénées).

Entreprise, et si vous aussi vous participiez à la préservation de la biodiversité en soutenant un programme de FERUS ?

MERCI !

Contact : contact@ferus.fr

Décod'Ours : nous démontons les fausses informations véhiculées dans les médias

FERUS et Pays de l’Ours-ADET ont lancé l’opération Décod’ours, dont le but est de démonter les fausses informations véhiculées dans les médias par les opposants à l’ours.

Décod’Ours n° 7, novembre 2018

Le Canard Enchaîné du 10 octobre 2018 s’emmêle un peu les pinceaux.

Exemples :

  • « Les deux ourses avaient voyagé de leur Slovénie natale en avion-cargo ». FAUX ! Les seuls moyens aériens mobilisés ont été l’hélicoptère depuis Pau et Tarbes, pour éviter les blocages routiers illégaux d’une poignée d’opposants.
  • « Pour la seule année 2018, l’État a prévu de débourser près de 3,4 millions d’euros. Dont un demi-million pour la seule « cohabitation [des ourses] avec les activités humaines (sic) » ==>> Les 3.4 millions d’euros par an du plan ours, sur 10 ans, concerne, pour sa part, non seulement ces deux nouvelles ourses, mais aussi les 43 autres ours existant dans les Pyrénées, et le prévisionnel de croissance de cette population. Rien de bien nouveau, il s’établit dans la continuité des actions depuis 20 ans.

Voir le Décod’Ours n° 7 en intégralité et avec les sources ==>> ICI

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76 fondations et associations contre les excès et provocations de la chasse

Photo Rupert Smith

Manifeste paru le 3 novembre 2018, jour de la Saint-Hubert (patron des chasseurs) dans Le Parisien

APPEL DE 76 FONDATIONS ET ASSOCIATIONS CONTRE LES EXCÈS ET PROVOCATIONS DE LA CHASSE

En cette rentrée, il n’est pas une journée sans nouvelle provocation de la part des dirigeants des instances cynégétiques et des élus qui les soutiennent : grande campagne visant à faire croire que les chasseurs sont les premiers écologistes de France ; annonce de la réouverture des chasses présidentielles ; cadeaux fiscaux aux plus riches d’entre eux avec la baisse du prix du permis national ; subventions scandaleuses de la part de certaines collectivités ; déclarations méprisantes de la part de responsables cynégétiques ; braconnage assumé publiquement dans la presse ; combats permanents contre la protection des espaces naturels et des espèces comme les prédateurs dont les mustélidés ; prosélytisme dans les écoles…

 

Le tout sous la bienveillance manifeste de quelques élus en quête de voix, et ce jusqu’au plus haut sommet de l’État.

Les sondages sont constants, les Françaises et les Français ne se reconnaissent pas dans ces excès de violence car ils en connaissent la réalité et les conséquences :

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Non à l’effarouchement des loups dans la zone cœur du parc national du Mercantour

Photo Rémi Jouhaud

Ce 15 octobre, la direction du parc national du Mercantour, à la demande du préfet des Alpes-Maritimes, a autorisé, malgré l’avis contraire du Conseil Scientifique et sans consultation du personnel, l’utilisation de pétards de gros calibres par les éleveurs pour effaroucher les loups dans la zone centrale du parc national du Mercantour.

C’est scandaleux ! Honte au parc national du Mercantour et à ceux qui le couvrent !

Le loup est une espèce protégée. La perturbation intentionnelle de cette espèce est interdite sauf dérogations qui ne s’appliquent certainement pas dans les zones-cœur des parcs nationaux. D’autre part, c’est l’ensemble de la faune sauvage du parc qui est impactée.

Ces opérations d’effarouchement sont la porte ouverte à une dérive dangereuse et inacceptable. Car on peut s’attendre à voir par la suite la mise en place d’opérations de tirs au cœur du parc, réclamées par certaines organisations du monde agricole depuis des années.

Nos parcs nationaux, dont la surface est très limitée, sont les ultimes refuges de quiétude pour la faune sauvage et l’élevage ne doit pas en être la priorité !

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Huit loups de plus à tuer. Pourquoi ? Pour rien

Le plafond de 43 loups pouvant être abattus en France en 2018 a été atteint la semaine dernière. C’est sans AUCUNE surprise que les pouvoirs publics ont aussitôt pris la décision de rehausser ce plafond afin de pouvoir tuer 8 loups supplémentaires jusqu’au 31 décembre 2018.

51 loups tués en France annuellement… Nous sommes clairement dans la régulation d’une espèce protégée. Contrairement à l’avis des Français (cf. résultats de toutes les consultations publiques à ce sujet jusqu’à présent). Et contrairement aux recommandations des scientifiques qui estiment notamment qu’il y a trop de tirs de loups (avis du Conseil National de Protection de la Nature et expertise collective de 2017).

Ces tirs sont inutiles (pas de baisse de la prédation des troupeaux domestiques), voire contre-productifs (l’éclatement des meutes de loups peut augmenter les attaques sur les troupeaux). Le CNPN, l’expertise collective de 2017 et plusieurs études internationales ont pointé cette inefficacité des tirs.

Les tirs de loups n’existent que pour faire plaisir aux lobbies de l’agriculture et de la chasse.

Voilà comment la France, septième puissance mondiale, gère une espèce protégée et menacée.

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