Mort de Cachou : il y a maintenant deux ours à remplacer dans les Pyrénées

L’ours Cachou, découvert mort le 9 avril 2020 dans le Val d’Aran

Communiqué des associations de CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours – Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours – le 23 novembre 2020

Selon nos informations, un agent de l’Environnement du Val d’Aran, chargé du suivi des ours, vient d’être inculpé pour trois chefs d’accusation, dont l’empoisonnement de l’ours Cachou, découvert mort en avril dernier. On ne peut que saluer l’aboutissement de cette enquête en Catalogne, alors que les sanctions des exactions des anti-ours en France restent lettre morte.

La mort de Cachou du fait de l’homme se confirme donc, loin de l’explication d’un décès par combat entre mâles, trop rapidement avancée par les autorités aranaises.

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Avis aux curieux de nature : une idée pour vous occuper ce week-end ?

Photo Morgane Bricard

Nous vous annoncions l’an dernier la participation de FERUS à un programme ERASMUS + « Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage ».

L’objectif ? Proposer à nos adhérents et sympathisants une formation sur les différents aspects inhérents à la présence des grands carnivores sur nos territoires.

Comment ?

Au travers d’un Mooc (cours en ligne) « Large carnivores » mais aussi d’une formation de terrain, pour ceux souhaitant aller plus loin !

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Les loups ont besoin de vous !

Une louve abattue par l’Etat français

Mise à jour du 19 novembre 2020 :

Les résultats de la consultation publique sont parues. Comme à chaque fois, la majorité s’est exprimée contre les projets d’arrêtés : 87,5 % sont contre les tirs de loups d’une manière générale (sur 8700 avis). La synthèse de la consultation ==>> ICI

Malgré tout, les nouveaux arrêtés ont déjà été signés… ==>> voir ici (121 loups peuvent être tués en 2020)

Article du 2 août 2020 :

Encore une consultation publique pour autoriser les futurs tirs de loups… Et nous avons encore et toujours besoin de vous pour y participer et donner votre avis. Nous savons bien que les jeux sont déjà faits et que la démocratie sera bafouée : comme à chaque consultation loup, la majorité s’opposera aux tirs… et les pouvoirs publics tueront toujours plus de loups : les nouveaux projets d’arrêtés prévoient de pouvoir tuer 2% de loups supplémentaires (soit passer de 19 % de la population de loups pouvant être abattue à 21 % ! ). Par ailleurs, le Conseil National de Protection de la Nature (CNPN) s’est prononcé à l’unanimité contre ces projets d’arrêtés de tir.

Pourquoi VOTRE AVIS RESTE PRIMORDIAL ? d’une part pour l’opinion publique qui se rend bien compte ainsi que les citoyens sont contre les tirs de loups et d’autre part pour des recours juridiques (le gouvernement français a déjà reçu un rappel à l’ordre de la part de la commission nationale du débat public).

==>> participer à la consultation publique (déposer votre commentaire en bas de page). Consultation ouverte jusqu’au 13 septembre 2020. 

Cette fois-ci, avant d’argumenter sur l’inutilité des tirs de loups, nous vous proposons de commencer votre avis par une question du genre « pourquoi une consultation publique puisque ni notre avis ni celui du CNPN ne sont pris en compte ? » Montrons clairement aux pouvoirs publics que nous ne sommes pas dupes de ce déni de démocratie !

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Connaîtrons-nous un jour le vrai bilan des dégâts d’ours dans les Pyrénées … ?

Photo Anthony Kohler

Communiqué des associations de CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours – Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours – le 16 novembre 2020

Nos associations ont récemment découvert une version corrigée du bilan 2019 des dégâts d’ours dans les Pyrénées qui n’a curieusement pas été rendue publique …

Alors que la version initiale, diffusée et relayée largement le 7 avril 2020, annonçait sans nuance « Au total, 1 173 animaux et 36 ruches ont été imputés directement à l’ours », la nouvelle version du 15 mai est beaucoup plus modérée et prudente : « C’est donc 562 animaux et 36 ruches qui ont été indemnisés lorsque l’ours est ou semble responsable du dommage … » auxquels s’ajoutent, sans en préciser le statut, des animaux indemnisés suite à des dérochements (= chutes de bétail dans des barres rocheuses).

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Lettre ouverte à Claire Bouchet, députée des Hautes-Alpes

Photo Nathalie Masson

La Provence, 9 novembre 2020

Suite à une parution dans la Provence du 9 novembre, FERUS réagit.

Le 13 novembre 2020

Madame la députée,

Dans l’interview publiée dans « La Provence » du 9 novembre dernier, vous déclarez : « Il faut retirer le loup de la convention de Berne ». Dans ce même article, vous n’hésitez pas, de fait, à attribuer au loup les avalanches, la disparition d’une plante endémique, la disparition de la biodiversité, chevreuils et chamois en tête, et vous voyez là une dérégulation, rien de moins !

Il faut revoir vos notes, Madame la députée ! Il va falloir que vous nous expliquiez en quoi le loup serait responsable de ce que vous affirmez.

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Dernières nouvelles du louveteau de Valberg

Le louveteau erratique de Valberg

Mise à jour du 9 novembre 2020 :

Il y a quelques jours, un loup équipé d’un collier émetteur a été photographié dans la Drôme par un piège photo de la Fédération de chasse du département. Il s’agirait du « louveteau » de Valberg. C’est le seul loup en France équipé d’un collier émetteur

Mise à jour du 29 août 2020 :

Excellente nouvelle, le louveteau de Valberg a été relâché début août dans les Alpes ! FERUS salue cette décision des pouvoirs publics, c’est un animal sauvage et sa place est dans la nature. C’est la première fois que l’Etat français a le courage de relâcher un loup secouru. L’animal a été soigné et son comportement (crainte de l’homme et non agressivité) a permis ce relâcher. Il a été équipé d’un collier émetteur : les données indiquent qu’il se porte bien et n’a predaté aucun troupeau domestique. Longue vie à lui.

NB : FERUS rappelle que l’errance de ce louveteau est probablement due à la politique intensive de tirs de loups orchestrée par l’Etat français. Pour dire NON aux nouveaux tirs de loups ==>> AGIR ICI.

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La Gazette des grands prédateurs n° 77 (octobre 2020)

La Gazette des Grands Prédateurs n° 77, octobre 2020

Édito

Je me souviens

Je me souviens du jour où j’ai appris officiellement le retour du loup dans notre pays, en ouvrant un magazine nature, j’avais 18 ans, je n’en croyais pas mes yeux. Malgré le conditionnement que j’avais subi avec ma génération (comme pour celles qui m’ont précédé), au rythme des contes pour enfants qui diabolisent l’animal depuis des siècles, j’ai toujours été fasciné par Canis lupus, symbole ultime du sauvage, dans un monde toujours plus artificiel.

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Hautes-Pyrénées : à la demande des associations, le Préfet renonce à l’effarouchement de l’ours Goiat

L’ours Goiat

Communiqué, 29 octobre 2020

Hautes-Pyrénées : A la demande des associations, le Préfet renonce à l’effarouchement de l’ours Goiat

Suite au recours gracieux déposé par les associations de protection de la nature et de l’environnement, le Préfet des Hautes-Pyrénées a décidé d’abroger les arrêtés autorisant l’effarouchement renforcé de l’ours « Goiat ».

Dans ce recours, nous exposions les raisons pour lesquelles cette autorisation d’effaroucher Goiat n’était ni justifiée ni conforme au droit, et nous informions le Préfet de notre intention de saisir le Tribunal Administratif s’il ne revenait pas sur cette décision.

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Loup dans le Vaucluse : stop à la surenchère des tirs ! Les associations déposent un recours

Mise à jour du 9 octobre 2020  : ce 9 octobre, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté  le recours en référé de la LPO PACA et de l’association FERUS qui demandaient l’annulation de l’arrêté préfectoral.

  • FERUS et la LPO PACA actent de la décision du tribunal mais  nous ne baissons pas les bras, la procédure se poursuit sur le fond. Nous espérons qu’avec plus de temps de réflexion, le tribunal administratif nous donnera raison.
  • Nous espérons qu’il n’y aura pas de deuxième arrêté si les tirs échouent. En effet, les troupeaux quittent les estives.
  • Les tirs de prélèvements doivent rester une exception et non une option de facilité. L’arrêté cadre ministériel, prévu pour 2020 mais pas encore paru, renforce d’ailleurs les conditions pour déclencher ce type de tir (« Limitation du tir de prélèvement aux cas de dommages exceptionnels, après avis du préfet coordonnateur, en cas d’échec de deux tirs de défense renforcée (art. 22). En lien avec le caractère exceptionnel de ce type de tir, l’envoi au préfet du bilan de chaque opération sera exigé à l’issue de celle-ci et non plus en fin d’année (art. 29). »)

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