Décod'Ours : nous démontons les fausses informations véhiculées dans les médias

FERUS et Pays de l’Ours-ADET ont lancé l’opération Décod’ours, dont le but est de démonter les fausses informations véhiculées dans les médias par les opposants à l’ours.

Décod’Ours n° 11, juin 2019

Nous décodons l’article de l’Essentiel / AFP, rapportant notamment les propos de Philippe Lacube, président de la Chambre d’agriculture de l’Ariège  » Un été catastrophique à cause de l’ours ?« , 5 juin 2019

Exemples :

  • « un comportement qualifié d’«anormalement prédateur». FAUX ! Leur comportement est normal, mais opportuniste vis-à-vis de troupeaux « anormalement sous protégés ». Problème de protection bien mis en évidence par le rapport des inspecteurs des ministères de l’écologie et de l’agriculture lors de leur expertise en Ariège en 2018.
  • « 448 dossiers de dommages liés à des attaques d’un ours ont été officiellement enregistrés, contre 265 un an auparavant (+70%). » FAUX ! Les constats de dommages peuvent recouvrir n’importe quelle cause de mortalité, et ne sont pas automatiquement attribués à l’ours. Seuls 264 constats sur les 448 cités ont été attribués à l’ours.
  • « «Les éleveurs vont vivre un été catastrophique» » PEUT-ÊTRE. A force de traîner les pieds pour protéger les troupeaux efficacement (source p.16,23), le monde agricole en France détient le
    triste record de l’UE en termes de pertes par ours ou par loup (6 à 10 fois plus que la plupart des autres pays) (source p.48). Cela malgré des dépenses record par rapport à nos voisins pour les moyens de protection et les indemnisations

Voir le Décod’Ours n° 11 en intégralité et avec les sources ==>> ICI

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Pour la première fois, les associations boycottent une réunion sur l'ours

Photo Sabine Matraire

Communiqué des associations CAP-Ours, 5 juin 2019

Les associations ne cautionneront pas la feuille de « fausse-route » ours – Pastoralisme de l’Etat et en appellent à François de Rugy  avant de lancer des procédures juridiques

Pour la première fois depuis 19 ans, les associations environnementales ne participeront pas à une réunion sur l’ours organisée par l’Etat.
Aucune association représentant la coordination Cap Ours n’assistera à la présentation de ce que nous considérons comme une feuille de « fausse-route » sur l’ours et l’élevage jeudi 6 juin 2019 à la Préfecture de Toulouse.

Nous entendons ainsi protester contre le mépris de l’Administration envers les associations, mais aussi, ce qui est plus grave, envers les procédures et le statut de protection de l’ours brun.

Alors que la feuille de route est censée être présentée jeudi, plusieurs mesures, toutes néfastes à la conservation de l’ours et à la cohabitation avec les activités humaines, sont déjà annoncées, et certaines sont même déjà appliquées. Cette réunion n’a dès lors plus aucun sens …

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100 loups à tuer : l’État fait décidément fausse route

Communiqué FERUS / ASPAS, 4 juin 2019

100 loups à tuer : l’État fait décidément fausse route

Mardi dernier s’est tenu à Lyon le Groupe National Loup regroupant tous les acteurs du dossier Loup sous la présidence de monsieur le Préfet coordonnateur, en présence des différents acteurs du monde associatif de l’élevage, des espaces protégés, des administrations, de l’Etat et du conseil scientifique.

Au sortir de cette réunion et comme suite aux vifs échanges qui s’y sont tenus, nos ONG souhaitent :

– réaffirmer le statut d’espèce protégée du loup en France

-rappeler que l’objectif à atteindre est bien une cohabitation apaisée en France entre les loups et le pastoralisme.

Au moment où les citoyens indiquent par leurs votes une très forte demande sur l’écologie et les animaux, l’État se trompe de priorité et ne montre aucune vision d’avenir. Nous dénonçons avec vigueur le nouvel arrêté en préparation qui propose de passer de 10/12 % de loups abattus à 17 /19 % par an soit une centaine d’individus pouvant être tués annuellement ! Dans cette nouvelle configuration, et si nous suivons les recommandations de l’expertise du Museum National d’Histoire Naturelle publiée en 2017, l’État va mettre en danger la population. Encore une fois, nous rappelons que l’efficacité des tirs n’est démontrée ni scientifiquement ni sur le terrain et nous appelons tous les citoyens à exprimer leur opposition en prenant part à la consultation publique lancée par ministère de la Transition Ecologique et Solidaire :  http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-portant-experimentation-de-a1960.html *

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Ensemble, disons NON à l'effarouchement de l'ours Goiat !

L’ours Goiat

Goiat arrêté par des moyens de protection autour d’un rucher. ONCFS, capture d’écran vidéo

Mise à jour du 4 juin 2019 :

C’est au tour du préfet de l’Ariège de prendre un arrêté contre l’ours Goiat. En Ariège aussi, Goiat n’est pas un ours à problèmes !

Pour participer à la consultation (jusqu’au 14 juin), c’est ==>> ICI (les arguments à reprendre sont les mêmes que pour l’arrêté des Hautes-Pyrénées, voir ci-dessous).

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Appel à s'exprimer CONTRE l'effarouchement des ours dans les Pyrénées

© Daniel Trinquecostes

3 actions pour dire NON à l’effarouchement des ours :

– 2 consultations publiques (voir ci-dessous)

– Pétition en ligne à signer ICI

MERCI !

CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours – Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours
CAP Ours, communication du 3 juin 2019

Appel à s’exprimer CONTRE l’effarouchement des ours dans les Pyrénées

Les associations membres de la coordination CAP Ours appellent toutes les personnes sensibles à la protection de la Biodiversité à s’exprimer CONTRE l’effarouchement des ours dans le cadre de la consultation du public lancée par l’Etat à cette adresse : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1957

Attention : Il s’agit d’une 2e consultation, complémentaire à celle visant l’ours Goiat. Celle-là concerne tous les ours, elle est ouverte jusqu’au 14 juin 2019.

Nous vous suggérons de commencer votre commentaire par cette formule très claire : « Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées»

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Dites NON au tir de 100 loups en France !

Nous vous invitons à participer à la consultation publique (jusqu’au 19 juin 2019) pour dire non aux nouvelles dispositions des pouvoirs publics français concernant le loup :

  • abattage de 17 à 19 % de la population de loups annuellement soit une centaine de loups (38 ont déjà été tués depuis le premier janvier 2019, voir ICI)
  • modalités de tirs de loups encore assouplies (notamment création d’un tir de défense mixte et création d’un cercle zéro et de ZDP (Zone Difficilement Protégeable) où les tirs seront facilités)

Il est PRIMORDIAL que vous donniez votre avis. Le gouvernement français doit savoir que la majorité des Français est toujours en faveur du loup et pour la cohabitation.

Pour participer, déposez votre commentaire en bas de page ==>> ICI

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Motion ours : il n'y a pas d'ours à problèmes dans les Pyrénées

Oursons

© Pascal Etienne

Participez à la consultation publique pour dire NON à l’effarouchement des ours dans les Pyrénées : il n’y a aucun ours à problèmes, laissons les ours tranquilles !

Pour participer à la consultation et déposer votre commentaire, c’est ==>> ICI 

Avant le 14 juin 2019

CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours – Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

CAP Ours, communication du 27 mai 2019

Motion

Réunies le 25 mai 2019 à Bagnères de Bigorre (Hautes-Pyrénées), les associations de CAP Ours :

– considèrent aujourd’hui qu’il n’y a pas dans les Pyrénées d’ours à problèmes au sens du protocole (1) ;

– appellent le public à participer aux consultations pour s’opposer à l’effarouchement des ours avant les 30 mai et 14 juin 2019 (2) ;

– dénoncent l’attitude contre-productive des responsables de l’État qui consiste à « taper » sur les ours plutôt que de favoriser la cohabitation ;

– réaffirment que la seule solution pour la cohabitation ours/troupeaux est la protection des troupeaux et annoncent qu’elles s’opposeront à toute mesure qui ira dans le sens contraire.

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Vivre avec l'ours plutôt que contre l'ours

Lâcher de Claverina dans le Béarn en octobre 2018

Communiqué de l’association FERUS, 6 mai 2019

Vivre avec l’ours plutôt que contre l’ours

FERUS s’inquiète des dernières communications médiatiques des services de l’Etat par rapport à l’ours dans les Pyrénées et s’interroge sur leurs motivations. Il est urgent que l’ours ne soit plus un yo-yo politico-médiatique.

FERUS demande un rappel des ministres et des services de l’État sur le fait que l’ours des Pyrénées est une espèce en grand danger, une espèce prioritaire qu’on sauvera, même si ça demande des efforts et du temps.

Suite à la mort d’une brebis à Larrau, en Haute-Soule, attribuée à l’ourse Claverina par la DDTM, le ministre de l’agriculture a déclaré médiatiquement que « la réintroduction d’ours dans la chaîne des Pyrénées, c’est une réalité, ne peut pas aller à l’encontre du pastoralisme « … « Entre le prédateur et l’éleveur, il faut toujours soutenir l’éleveur, c’est absolument indispensable »… « Le Président de la République s’est déjà expliqué à plusieurs reprises sur le fait qu’il fallait faire tomber un peu la pression et regarder l’évolution de la prédation, il était même allé plus loin en évoquant la possibilité de regarder plus précisément les ours déviants, il y a possibilité de faire des tirs d’effarouchement. »

Ces paroles malheureuses et précipitées suggèrent qu’il faudrait choisir entre l’homme et l’ours, que la cohabitation serait impossible, et que toute brebis prédatée serait la conséquence de comportements déviants de la part du plantigrade. Elles sont un très mauvais signal alors qu’un sommet international sur la biodiversité est en cours à Paris. Ce dernier devrait traiter notamment de l’effondrement de la biodiversité due à l’homme, dont l’ours, une des trois espèces de mammifères en danger critique d’extinction en France, est partie intégrante.

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Pyrénées Occidentales : premiers oursons depuis 15 ans !

Sorita avant son lâcher, photo Goulven Rigaud

CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours
Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

CAP Ours, communiqué du 30 avril 2019

Pyrénées Occidentales : premiers oursons depuis 15 ans !

Les associations de la coordination associative Pyrénéenne pour l’ours (CAP Ours) se réjouissent de ce que, 15 ans après la naissance de Cannellito, Sorita ait mis bas 2 oursons dans les Pyrénées occidentales.
Cet événement marque symboliquement le début de la restauration de l’espèce dans cette partie des Pyrénées.
Il faudra d’autres lâchers et d’autres naissances afin de reconstituer une population viable de cette espèce protégée dans le massif pyrénéen.
Afin de préserver la tranquillité de l’ourse et des oursons, particulièrement fragiles au cours des premières semaines de vie, CAP Ours demande que les localisations exactes de l’ourse et de ses petits ne soient plus communiquées.
CAP Ours rappelle également l’importance de la mise en place des mesures de protection des troupeaux (bergers, chiens patous, regroupement nocturne) afin d’assurer une cohabitation apaisée entre l’ours, omnivore et prédateur occasionnel, et l’élevage.

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