Des loups près des maisons : rien d’anormal !

Des loups près des maisons : rien d’anormal !

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Depuis le début de l’hiver, le Dauphiné Libéré évoque régulièrement la découverte de carcasses d’ongulés sauvages, retrouvées tout près des habitations, dans différentes vallées alpines.
Ce n’est pas nouveau, mais à chaque fois que ces découvertes ont lieu dans les régions où le loup est réapparu depuis peu, elles interrogent, inquiètent, voire entraînent un début de psychose, bien entretenue par les médias : « après les animaux, ce sera les enfants… »

Il n’est pas inutile d’expliquer – simplement – pourquoi les loups se rapprochent des habitations en hiver.

En hiver, tout le monde le sait, les ongulés sauvages (cerfs, chevreuils, chamois, mouflons) descendent des hauteurs pour investir les versants sud ou les fonds de vallée, moins enneigés et où la nourriture est plus facile d’accès. C’est particulièrement vrai cet hiver, très enneigé. Ces animaux se rapprochent alors très près des habitations, sans que ça n’inquiète personne.

Le loup, tout naturellement, suit ses proies, dont sa survie dépend. Il vient donc les chasser la nuit, là où elles se trouvent, c’est-à-dire parfois tout près des habitations.
C’est ainsi qu’au petit matin, des carcasses sont trouvées, à une centaine de mètres de la dernière maison d’un hameau ou au bord d’une route.

Mais les loups ne sont pas devenus familiers ou agressifs pour autant. Ils n’ont pas été vus rôder en plein jour autour des hameaux, ne sont pas mis à faire les poubelles…
Les loups restent d’une grande discrétion, au point que leur présence n’est relevée qu’à travers ces indices indirects. Il y a bien quelques observations visuelles de loups qui sont rapportées, mais bien moins que le nombre d’indices indirects de présence.

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Des loups près des maisons, c’est normal, de même que pour les ours. L’ours et le loup, comme 90 % des espèces de faune flore sur cette planète ( cerfs, vipères, rats, moustiques, ….) sont potentiellement dangereux voire mortels pour l’Homme, mais c’est négligeable par rapport aux autres sources de mortalités : maladies, accidents de voitures, de ski,…. Quand aux problèmes de prédation ou d’attaqus de loups et d’ours, etc, dans la majorité des cas, l’Homme en est responsable soit parce qu’il a été imprudent (aller nourrir à la main des ours,…) soit qu’il était ignorant des gestes à faire, mais cela s’apprend et on devrait l’apprendre à l’école ! Ah un mort par le loup en Haute Savoie ou Isère, quand bien même cela arriverait, cela ne me ferait ni chaud ni froid (excepté si c’est quelqu’un que je connais, mais je ne condamnerai pas le loup pour ça), car combien de mort par ski, par voitures par jour, et pourtant, je parle aux anti loups, vous les voyez tous les jours, vous les utilisez mais vous les condamnez pas. Vous voulez exterminez le loup, ok, mais plus de gaz, de voiture, de marche à pied, de ski, de maisons (elles peuvent prendre feu), ces objets ou activités peuvent vous tuer. D’ailleurs la vie tue (vu que la mort est sa fin) donc autant vous suicider et surtout pas d’enfant parce que cela créera un mort tôt ou tard. La peur du loup n’est pas irrationnelle, oui on doit s’en méfier car cet animal est mieux doté que nous par la nature, mais elle ne doit pas se concrétiser par une aversion des loups et leur extermination, mais par un comportement adapté envers cet animal, et non suicidaire !

Aux anti loups, je vous rassure, j’ai vu l’ours en Roumanie, j’ai marché sur des territoires à ours et loups, mais je suis debout bien vivant. J’ai failli me blesser ou mourir 2 fois déjà dans ma vie, mais….par des chutes. Pourquoi un cas d’attaque par la faune sauvage provoque l’hystérie collective, quand la voiture oules incendies de maisons tue souvent près de nous et que personne ne s’est amusé encore à demander leur suppression. Ah pour faire réfléchir, je n’ai pas de lien, mais voici en résumé la réaction d’une australienne suite à une attaque de requins dont elle a réchappée, mais bien assez gravement blessée : « Je n’ai pas de rancune envers les requins, car c’est moi qui est envahi leur territoire ». Pour le loup, c’est un peu différent, car humain et loup partagent les mêmes territoires, mais en écologie, même sur son territoire, le risque zéro n’existe pas !

La présence de grands prédateurs a bien entendu ses risques. C’est un choix de société à faire: veut on vivre dans des campagnes biologiquement stériles avec 0% de risque de se faire attaquer par un grand prédateur ou bien acceptons-nous de vivre dans un environnement présentant une grande biodiversité avec un risque de succomber à une attaque de l’ordre de 1 chance sur 100 millions? Ce que je veux dire c’est que la présence de grands prédateurs présentent indiscutablement des risques mais ces derniers sont exceptionnels. Conduire ou faire du vélo est risqué, refuse-t-on pour autant de prendre sa voiture ou son vélo pour aller au boulot? La vie est une chose risquée, et parfois afin de pouvoir pleinement vivre sa vie il faut accepter certains risques…sans cela autant s’enfermer dans une bulle stérile et attendre gentiment de mourir de vieillesse sans jamais avoir pris un seul risque dans sa vie…

Il est aussi important d’accepter le fait que la chasse est indispensable afin de maintenir la méfiance envers l’homme de certains animaux potentiellement dangereux. Bien entendu cette chasse doit être régulée et ne doit en aucun cas menacer la survie des populations animales. En ce qui concerne la France la chasse est hors de question en ce qui concerne l’ours. Les populations de ces derniers sont biologiquement non viables en raison d’un nombre trop bas des effectifs, la chasse ne ferait que condamner plus vite encore ces ours. D’ailleurs il serait grand temps que des réintroductions soient faites! Tant que nous n’atteindrons pas au minimum d’une centaine d’ours la survie de la population ursine des Pyrénées n’est pas garantie. D’ailleurs la gestion de l’ours des Pyrénées est un véritable scandale de par son inefficacité.


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