Un loup retrouvé mort lors d'une sortie scolaire

Photo JP Telmon – parc national des Écrins

Article du parc national des Écrins, 18 janvier 2018

A la recherche d’indices et de traces de la présence de la faune sauvage avec un agent du Parc national des Ecrins, les écoliers de Freissinières-Champcella ont découvert la dépouille d’un louvard sous un tas de branches. Sacrée leçon de nature ! L’animal a été autopsié : c’est un choc violent, sans doute avec un véhicule, qui a causé sa mort.

Une leçon de nature que les écoliers de Freissinières et Champcella n’oublieront pas. »La grande faune et son habitat », c’est la thématique choisie à l’école de Freissinières dans le cadre d’un projet annuel avec le Parc national des Ecrins, avec les classes du CE1 au CM2.

Vendredi dernier, avec Jean-Philippe Telmon, garde-moniteur du secteur de la Vallouise, les écoliers sont partis à la recherche des traces et indices de présence de la faune. »Vers la sortie de Freissinières, en direction des Hodouls, je les ai emmenés vers un site où l’on voit pas mal d’indices de la présence d’ongulés » explique Jean-Philippe. Le garde a proposé aux enfants de partir un peu en avant pour chercher des traces.  Là, un vieux tas de branches, formant une sorte d’abri, est souvent utilisé comme « bauge » aux sangliers pour y dormir. Le cri de l’une des deux fillettes qui, les premières, ont regardé un peu plus a l’intérieur de l’abri ont eu de quoi inquiéter tout le monde ! »On dirait un loup mort entre les branches » ont-elles expliqué !

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CAP Loup devant le ministère de l’Écologie pour dire STOP aux tirs de loups

Ce samedi 13 janvier 2018, le collectif CAP Loup (dont FERUS est membre fondateur) était présent devant le ministère de la Transition Écologique et solidaire pour dire STOP aux tirs de loups. En effet, 40 nouveaux loups seront bientôt abattus et le nouveau plan loup 2018-2023 prévoit un abattage de 10 % de la population de loups chaque année.

Les représentants de CAP Loup ont notamment brandi une mosaïque de 1000 photos de citoyens posant avec une pancarte « stop aux tirs de loups ».

Les tirs de loups sont inutiles et ne sont pas un moyen de protection des troupeaux. Ils ne font pas baisser la prédation. La preuve en chiffres : en 2017, des dizaines de loups ont été tués et la prédation attribuée au loup a augmenté (9930 animaux indemnisés en 2016, 11 740 en 2017. Chiffres DREAL). Non seulement 40 loups pourront être abattus mais si ce plafond est atteint en cours d’année, de nouveaux tirs pourront être rajoutés ! Pourquoi continuer sur une politique de tirs qui ne marche pas ? Les tirs de loups ne font plaisir qu’aux lobbies agricoles qui en demandent toujours plus. Seuls les moyens de protection de troupeaux sont efficaces (rapport Terroïko). Par ailleurs, les trop nombreux tirs menacent la population de loup en France (expertise scientifique collective) alors que le loup est toujours classé menacé sur la liste rouge de l’UICN.

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La Gazette des grands prédateurs n° 66 (décembre 2017)

Éditorial Gazette 66

Décembre 2017

Éditorial par Jean-François Darmstaedter, président de FERUS

2018, année du renouveau ? Pouvons-nous l’espérer ?

La nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la transition écologique fut pour nous une «bouffée d’oxygène» et un réel espoir en des jours meilleurs pour les trois grands prédateurs présents dans notre pays. Après le passage catastrophique dans ce ministère de Ségolène Royal qui a mis en veilleuse le nécessaire renforcement de population d’ours, aggravé considérablement la situation du loup et qui est
restée indifférente à la condition du lynx, comment ne pas imaginer que l’homme qui représentait le respect de la biodiversité et du sauvage n’allait pas prendre toutes ces problématiques à bras le corps pour enfin dégager des solutions pérennes et cohérentes.
Sachant que la tâche était vraiment énorme, nous étions prêts à «lui laisser du temps» pour mettre en place sa politique, mais il nous apparaissait essentiel que des signaux soient donnés rapidement pour aller dans le sens d’une réelle prise en compte de la conservation des grands prédateurs. Au bout de sept mois, aucun signal, quel qu’il soit, n’a été envoyé par le ministre, et force est de constater que notre déception est à la hauteur des espoirs que nous avions eu au mois de mai.

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Nouveau plan loup : dites non et agissez contre les nouveaux tirs de loups !

Depuis hier 8 janvier 2018, les Français peuvent participer à deux nouvelles consultations publiques concernant le loup :

Les consultations sont ouvertes jusqu’à 29 janvier 2018. Donnez votre avis sur les deux consultations, c’est important !

==>> La contribution envoyée par FERUS

Les arrêtés :

Du 1er janvier au 31 décembre 2018, 40 nouveaux loups pourront de nouveau être abattus. Dites NON à ces tirs inutiles ! Les tirs de loups ne sont pas un moyen de protection des troupeaux et ne font pas baisser la prédation. La preuve en chiffres : en 2017, des dizaines de loups ont été tués et la prédation attribuée au loup a augmenté (9930 animaux indemnisés en 2016, 11 740 en 2017. Chiffres DREAL). Non seulement 40 loups pourront être abattus mais si ce plafond est atteint en cours d’année, de nouveaux tirs pourront être rajoutés ! Pourquoi continuer sur une politique de tirs qui ne marche pas ? Les tirs de loups ne font plaisir qu’aux lobbies agricoles qui en demandent toujours plus. Seuls les moyens de protection de troupeaux sont efficaces (rapport Terroïko). Par ailleurs, les trop nombreux tirs menacent la population de loup en France (expertise scientifique collective) alors que le loup est toujours classé menacé sur la liste rouge de l’UICN.

Dites STOP aux tirs de loups en vous exprimant ici (Cliquez sur ce lien et « Déposer votre commentaire » en bas de page).

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Une rencontre entre chien et lynx

Illustration Ghislaine Letourneur pour FERUS

Une rencontre entre chien et lynx. Par Pierre Rigaux

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°62 (décembre 2016)

Juillet 2016. Une semaine à parcourir les forêts du Jura, d’abord sans rien trouver. Si ce n’est de belles ambiances, de beaux recoins forestiers. Avec leurs habitants. Ceux qu’on croise au quotidien et qui rendent les sous-bois frémissants, chevreuils envolés d’un bond, écureuils farfouillant. Ceux dont la rencontre est plus hasardeuse, comme ce chat forestier chassant en lisière ou cette martre qui gambadait peinarde, le long d’une petite route en début de soirée, encore dans la lumière. Tant de beauté, c’est déjà très émouvant.

Mais pas de trace du maître des lieux. Pas de trace du grand chat. Bredouille. On se contenterait d’une empreinte, mais rien pendant des jours, les yeux scrutant pourtant le sol à n’en plus pouvoir. Jusqu’au moment où nous la vîmes : une simple empreinte de lynx, nettement marquée, indiscutable. Voilà, prospection terminée, aboutie. On n’en demandait pas tellement plus. A moins que…

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Les attaques contre le loup se multiplient

Photo Morgane Bricard

Mise à jour du 19 décembre : à la demande du préfet des Alpes-de-Haute-Provence, le juge des référés a suspendu ces arrêtés illégaux pris par les communes du département.

Article du 21 novembre 2017 : Alors que le projet de plan loup 2018-2023 comporte quelques avancées en faveur du loup et de la cohabitation, notamment le versement des indemnisations seulement si les moyens de protection ont été mises en place, il reste très axé sur les tirs de loups. Néanmoins, les attaques contre le loup se multiplient.

Dernière en date : un mail envoyé à de nombreuses communes des Alpes-de-Haute-Provence mais aussi des Alpes-Maritimes de la part de Denise Leiboff, maire de Lieuche et présidente de l’association des Communes Pastorales de la région PACA, leur demandant de prendre un arrêté municipal afin que « Tous les animaux errants sur le territoire de la commune de .. ………. susceptibles de présenter un danger grave et immédiat pour les personnes ou les animaux domestiques, [soient] appréhendés et placés dans un lieu de dépôt adapté à leur garde, pour faire l’objet d’un examen vétérinaire destiné à déterminer leur espèce d’appartenance. Pour le cas où celui-ci relève de l’espèce Canis Lupus, l’animal appréhendé sera replacé dans son milieu naturel, auquel ne correspond pas le territoire de la commune de …………… ». Un projet d’arrêté rédigé par François Balique, avocat de profession et maire de Le Vernet.

Un arrêté illégal !

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Les trois loups abattus à Cipières étaient bien des louveteaux

Photo Jocelyne Thomas

Le 9 août dernier, à Cipières (Alpes-Maritimes), trois jeunes loups étaient abattus par la brigade loup. Les associations de CAP Loup avaient demandé des comptes aux pouvoirs publics, demandant notamment l’âge des animaux et les circonstances des tirs. La réponse vient enfin de nous parvenir. Il s’agissait bien de louveteaux de 3-4 mois. Où était donc le but initial de la protection des troupeaux en tirant des animaux trop jeunes pour chasser ? Pourquoi continuer cette politique de tirs de loups puisque tout le monde sait qu’ils sont inutiles voire néfastes pour la protection des troupeaux ? Pourquoi l’Etat français n’admet-il pas qu’il régule tout bonnement l’espèce, une disposition contraire aux lois européennes ?

La réponse du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, 14 décembre 2017 ==>> ICI 

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Plan loup 2018-2023 : un plan "mouton" sans solution

Photo Morgane Bricard

Communiqué de CAP Loup, 14 décembre 2017

Le nouveau « plan loup » dévoilé par l’État prévoit de continuer les abattages de loups, sans améliorer la protection des troupeaux contre la prédation.

Présentés le 12 décembre, les projets d’arrêtés ministériels encadrant les tirs de loups et de « Plan national d’actions 2018-2013 sur le loup et les activités d’élevage » n’apportent pas de rupture avec la politique clientéliste mise en œuvre depuis plusieurs années dans ce dossier.

Quarante loups pourront être abattus en 2018, comme en 2017, sans garantie que ce « plafond » ne soit pas rehaussé ! Pourtant, l’État sait que ces tirs sont contraires à la notion d’espèce strictement protégée, mettent en péril la croissance naturelle de la population de loups, et s’avèrent totalement inefficaces en terme pastoral, car ils ne font pas baisser la prédation sur les troupeaux insuffisamment protégés. Prévus comme solution de facilité politique pour tenter de calmer les éleveurs, ces abattages n’ont même pas cet effet escompté, car la prédation continue.

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Plan loup 2018-2023 : toujours des tirs (et quelques avancées)…

Photo Morgane Bricard

Ce mardi 12 décembre avait lieu la dernière réunion relative au projet de plan loup 2018-2023. FERUS y a assisté

La dernière mouture du projet propose des points positifs, notamment sur le suivi du loup, la recherche et les moyens de protection des troupeaux. FERUS a largement contribué à ces avancées, demandées depuis des années. Parmi elles, la conditionnalité des moyens de protection des troupeaux pour les indemnisations

Mais les tirs de loups sont toujours là. Bien qu’inutiles, voire contre-productifs, pour la protection des troupeaux, les pouvoirs publics cèdent encore aux lobbies agricoles. Une quarantaine de loups pourront de nouveau être abattus en 2018. Opposé à cette politique de tirs honteuse, FERUS a quitté la séance lorsque ce point a été abordé.

Le projet de plan loup sera soumis à la consultation du Conseil National de Protection de la Nature puis publié début 2018. Il y aura également une consultation publique. Nous vous tiendrons informés.

FERUS précise que les associations de protection de la nature sont présentes à titre consultatif. Notre présence ne valide ni ne cautionne ce projet de plan loup 2018-2023.  

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