Les bonnes pratiques pour l'observation de l'ours, du loup et du lynx en Espagne

L’Espagne est une destination de choix pour observer les grands prédateurs sauvages.

Édité par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement d’Espagne, ce guide des bonnes pratiques est indispensable pour observer la nature et ne pas déranger ces espèces menacées dans leur milieu naturel.

Également valable en France !

==> A télécharger

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L’Écho des tanières n° 46 et 47

Ours subadulte d’un an et demi en août 2018 à Auzat (Ariège)

L’Écho des tanières n° 46 (septembre 2018) et 47 (octobre 2018), le bulletin mensuel du Réseau Ours Brun, vient de paraître avec le bilan des activités de recherche sur le terrain, la cartographie et les informations diverses des mois de septembre et d’octobre 2018.

==>> L’Écho des tanières n° 46

==>> L’Écho des tanières n° 47

Les photos et vidéos automatiques de septembre et octobre 2018 viennent également d’être diffusées sur la chaîne Youtube de l’ONCFS (ci-dessous).

En bref :

En septembre, La présence régulière de plusieurs individus entre les communes d’Aulus et Auzat (Ariège) confirme, depuis 2 ans, la progression régulière et durable de l’aire de répartition vers l’est des Pyrénées.
En octobre, comme les années précédentes, le faible nombre d’indices relevés sur les itinéraires reflète l’activité modérée des ours en période d’hyperphagie. Les deux ourses lâchées en Béarn, quant à elle, ont parcouru de nombreux kilomètres autour de leur site de lâcher à la découverte de leur nouveau territoire. En complément des relevés GPS qui montrent un comportement exploratoire normal et une utilisation des habitats similaire à ceux fréquentés par les ours autochtones, la collecte de plusieurs crottes permet aussi de constater que les deux femelles ont rapidement trouvé leur nourriture (faines, glands, myrtilles, charogne et herbacées). Il ne leur reste plus maintenant qu’à trouver leur tanière…
Dans les Pyrénées centro-orientales, l’autre fait important de ce mois d’octobre a été la capture de l’ours Goiat dans le Val d’Aran par les agents du Consel Generau d’Aran et du Cos des Agents Rurals avec l’aide de leur hélicoptère. L’objectif de cette opération était de changer le collier émetteur de ce mâle réintroduit en 2016 dont les batteries arrivaient en fin de vie.

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Les ourses Claverina et Sorita sont arrivées en Béarn

Le lâcher de Claverina

Mise  à jour du 12 novembre 2018 : l’ONCFS diffuse les images du lâcher de Sorita ==>> YouTube

Voir aussi : l’album photo des lâchers

Communiqué de l’ONCFS, 5 octobre 2018 :

Elle pèse 140kg et son âge est estimé à 7 ans. Elle se prénomme Claverina. Au petit matin du 4 octobre, cette jeune ourse est arrivée en Béarn, dans le département des Pyrénées-Atlantiques (64), et a découvert son nouvel environnement, après un long voyage depuis la Slovénie.
Claverina est un prénom féminin qui puise dans le patrimoine béarnais et signifie « héritière » pour les spécialistes des langues occitanes ou, plus littéralement, « celle qui détient les clés ». Claverina peut en effet être considérée comme l’héritière de Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne.
Elle est la première ourse femelle à fouler le sol du Béarn depuis une décennie, dans une région où il ne reste que deux ours mâles. Son prénom témoigne de la volonté de l’État français de s’engager pour la conservation durable de l’espèce dans les Pyrénées.

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L'album photo des lâchers de Sorita et Claverina

Voir aussi :

Les ourses Claverina et Sorita vont bien ! (communiqué ONCFS, 31 octobre 2018)

Les ourses Claverina et Sorita sont arrivées en Béarn (communiqué ONCFS, 5 octobre 2018)

Le sauvetage de l’ours en Béarn est en marche (communiqué FERUS / Pays de l’Ours-ADET, 5 octobre 2018)

Un grand jour pour les Pyrénées et la biodiversité ! (communiqué FERUS, 4 octobre 2018) 

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Décod'Ours : nous démontons les fausses informations véhiculées dans les médias

FERUS et Pays de l’Ours-ADET ont lancé l’opération Décod’ours, dont le but est de démonter les fausses informations véhiculées dans les médias par les opposants à l’ours.

Décod’Ours n° 7, novembre 2018

Le Canard Enchaîné du 10 octobre 2018 s’emmêle un peu les pinceaux.

Exemples :

  • « Les deux ourses avaient voyagé de leur Slovénie natale en avion-cargo ». FAUX ! Les seuls moyens aériens mobilisés ont été l’hélicoptère depuis Pau et Tarbes, pour éviter les blocages routiers illégaux d’une poignée d’opposants.
  • « Pour la seule année 2018, l’État a prévu de débourser près de 3,4 millions d’euros. Dont un demi-million pour la seule « cohabitation [des ourses] avec les activités humaines (sic) » ==>> Les 3.4 millions d’euros par an du plan ours, sur 10 ans, concerne, pour sa part, non seulement ces deux nouvelles ourses, mais aussi les 43 autres ours existant dans les Pyrénées, et le prévisionnel de croissance de cette population. Rien de bien nouveau, il s’établit dans la continuité des actions depuis 20 ans.

Voir le Décod’Ours n° 7 en intégralité et avec les sources ==>> ICI

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Les ourses Claverina et Sorita vont bien !

Sorita pendant le transport avant son lâcher, 5 octobre 2018. Photo Goulven Rigaud

Communiqué de l’ONCFS, 31 octobre 2018

Lâchers de Claverina et de Sorita en Béarn : premier état des lieux

A la demande du ministère chargé de l’Ecologie, et après plusieurs mois de préparation, les agents de l’ONCFS ont mené à son terme l’opération de lâcher de deux ourses en Béarn. Les blocages de routes ont contraint les services de l’établissement public à recourir aux moyens aériens de la Gendarmerie. Pour des motifs de sécurité publique, les sites initialement pressentis pour ces lâchers n’ont par ailleurs pas pu être atteints. Ils ont été remplacés par des sites alternatifs dans les vallées d’Ossau et d’Aspe, tous deux situés dans les Pyrénées-Atlantiques (64).

Aujourd’hui, Claverina et Sorita sont en parfait état de santé. Elles se sont éloignées de leur site de lâcher respectif mais sont néanmoins toujours présentes dans la zone montagneuse des vallées d’Aspe et d’Ossau, sur le territoire français.

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Festival Pyrénicimes le 24 novembre : venez nous rencontrer ou nous donner un coup de main !

Un an déjà ! Revoici le festival Pyrénicimes à Pibrac, près de Toulouse. Dédié aux amoureux de la montagne, il aura lieu du 21 au 24 novembre.

Site web et programme ==>> www.pyrenicimes.fr

Le pavillon nature est ouvert le samedi 24 novembre. FERUS y tiendra un stand toute la journée.
Adhérent(e)s et sympathisant(e)s, si vous voulez donner un coup de main ou simplement discuter, vous y serez accueilli(e)s avec plaisir.

A bientôt peut-être !

Contact : Patrick Leyrissoux pyreneesours@ferus.org et 0606456981

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Non à l’effarouchement des loups dans la zone cœur du parc national du Mercantour

Photo Rémi Jouhaud

Ce 15 octobre, la direction du parc national du Mercantour, à la demande du préfet des Alpes-Maritimes, a autorisé, malgré l’avis contraire du Conseil Scientifique et sans consultation du personnel, l’utilisation de pétards de gros calibres par les éleveurs pour effaroucher les loups dans la zone centrale du parc national du Mercantour.

C’est scandaleux ! Honte au parc national du Mercantour et à ceux qui le couvrent !

Le loup est une espèce protégée. La perturbation intentionnelle de cette espèce est interdite sauf dérogations qui ne s’appliquent certainement pas dans les zones-cœur des parcs nationaux. D’autre part, c’est l’ensemble de la faune sauvage du parc qui est impactée.

Ces opérations d’effarouchement sont la porte ouverte à une dérive dangereuse et inacceptable. Car on peut s’attendre à voir par la suite la mise en place d’opérations de tirs au cœur du parc, réclamées par certaines organisations du monde agricole depuis des années.

Nos parcs nationaux, dont la surface est très limitée, sont les ultimes refuges de quiétude pour la faune sauvage et l’élevage ne doit pas en être la priorité !

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Huit loups de plus à tuer. Pourquoi ? Pour rien

Le plafond de 43 loups pouvant être abattus en France en 2018 a été atteint la semaine dernière. C’est sans AUCUNE surprise que les pouvoirs publics ont aussitôt pris la décision de rehausser ce plafond afin de pouvoir tuer 8 loups supplémentaires jusqu’au 31 décembre 2018.

51 loups tués en France annuellement… Nous sommes clairement dans la régulation d’une espèce protégée. Contrairement à l’avis des Français (cf. résultats de toutes les consultations publiques à ce sujet jusqu’à présent). Et contrairement aux recommandations des scientifiques qui estiment notamment qu’il y a trop de tirs de loups (avis du Conseil National de Protection de la Nature et expertise collective de 2017).

Ces tirs sont inutiles (pas de baisse de la prédation des troupeaux domestiques), voire contre-productifs (l’éclatement des meutes de loups peut augmenter les attaques sur les troupeaux). Le CNPN, l’expertise collective de 2017 et plusieurs études internationales ont pointé cette inefficacité des tirs.

Les tirs de loups n’existent que pour faire plaisir aux lobbies de l’agriculture et de la chasse.

Voilà comment la France, septième puissance mondiale, gère une espèce protégée et menacée.

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