Le loup : conservation et protection | FERUS

Le loup : conservation et protection

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FERUS a pour buts, en France, notamment dans les massifs frontaliers et en relation avec les pays européens voisins de favoriser la réussite du retour naturel du loup là où les conditions sont favorables.

Une espèce protégée

En Europe, le loup est protégé par la Convention de Berne (1979) transcrite dans le droit français en 1989. Il est inscrit dans les annexes II et IV de la directive « Habitats » de l’Union Européenne et fait partie des espèces prioritaires. En France, l’espèce est protégée sur le territoire national par l’arrêté ministériel du 22 juillet 1993 publié à la suite des premières observations attestées du loup en France (mis à jour le 23 avril 2007). Ce statut implique pour les Etats, donc pour la France, de veiller à la conservation de l’espèce et de ses habitats.

 Sur la Liste rouge des espèces menacées en France  de l’IUCN, le loup gris, Canis lupus, est classé « vulnérable ».

Voir aussi ==>> D’où vient-il ? / Une population française vulnérable / Répartition en France.

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Loups dans les Alpes. Photo Marc Blais / Alpes Production

Les tirs de loups

Depuis 2004, l’Etat français utilise les dispositions de la Directive européenne Habitats-Faune-Flore et autorise sous certaines conditions que des loups puissent être abattus suite à des dommages aux troupeaux. Au fil des années, les conditions ont été assouplies allant même jusqu’à permettre le tir de loups en l’absence de troupeaux et donc de dommages et en autorisant les chasseurs à tuer des loups lors de leurs parties de chasse. Ainsi, si « seulement » sept animaux ont été « prélevés » pour la période 2013-2014, 19 l’ont été en 2014-2015 et plus de 30 en 2015-2016. Les tirs de loups autorisés par l’Etat augmentent toujours plus alors que la population de loups est en baisse (282 individus en 2015 contre 301 en 2014).
Le gouvernement français est donc rentré dans une logique claire de régulation de la population de loups, voire de son extermination au niveau local, en toute illégalité avec les lois européennes. En 2015, FERUS et d’autres associations du collectif CAP-LOUP ont porté plainte contre la France.

L’abattage de loups, a fortiori au hasard, n’est pourtant pas une solution :

  • la mort d’un animal dominant peut déstructurer la meute et de ce fait augmenter les attaques aux troupeaux ;
  • d’autres loups viendront et remplaceront ceux qui ont été tués…

Plusieurs études récentes ont d’ailleurs montré l’inefficacité des tirs de loup dans le but de protéger les troupeaux.

==>> 2017 – Expertise scientifique collective sur le devenir de la population de loups en France (Muséum National d’Histoire Naturelle / ONCFS) : les tirs sont trop nombreux, la population de loups en France risque l’extinction !

Les tirs de loups pour la saison 2017-2018

Un arrêté interministériel autorise le tir de 40 loups du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018. L’arrêté et notre réaction ==> ICI.

Liste des loups tués en 2017-2018 ==> ICI

40 loups ont été tués au cours de la période précédente ==>> Liste des loups tués en 2016-2017

Voir aussi ==>> Le plan d’action national loup 2013-2017

 

 

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Louve abattue en octobre 2004 dans la Drôme. Photo ONCFS

 

Suivre l’évolution des mesures de gestion et de conservation du loup en France depuis le retour de l’espèce :

- Les rapports LIFE

- Quoi de Neuf, le bulletin du réseau loup

- L’infoLoup

Voir aussi ==>> Une expansion difficile du loup en France.

Voir aussi ==>> Quel est l’impact du braconnage et des tirs de prélèvement sur la population de loups en France ?

La conservation du loup en France

En France, le loup est une espèce strictement protégée. Néanmoins, une dérogation exceptionnelle permet aux Etats d’autoriser des tirs létaux lorsque la pression
de prédation est trop importante. L’évocation du loup anime les passions les plus vives. La présence de l’espèce nécessite un accompagnement. La prévention des dommages permet de rendre sa présence plus acceptable pour ceux qui sont affectés par ses prédations, en particulier les éleveurs.

FERUS œuvre dans ce sens, notamment dans le cadre de son action Pastoraloup. Ce programme de bénévolat consiste à apporter une assistance aux éleveurs, en zone à loup, grâce au recrutement à la formation et à l’encadrement de bénévoles venant renforcer la présence humaine auprès des troupeaux.

La France présente un important potentiel d’expansion pour le loup en Europe de l’Ouest. Mais l’espèce reste vulnérable dans notre pays ; les modalités de tirs autorisés par l’État toujours plus assouplies et le braconnage peuvent la fragiliser davantage. Alors que l’État français cède de plus en plus aux lobbies des éleveurs et des chasseurs et semble faire des tirs de loups son objectif principal, FERUS et ses partenaires associatifs interviennent juridiquement pour dénoncer l’illégalité croissante des arrêtés ministériels et préfectoraux vis-à-vis d’une espèce protégée.
En 2014, FERUS a créé avec d’autres associations le Collectif des Associations pour la Protection du Loup, CAP-Loup (www.cap-loup.fr) qui rassemble maintenant plus de 30 structures.

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Bénévoles pastoraLoup. Photo Elsa Comte

Voir aussi ==>> Le coût du loup

Le loup en France : la plaquette de FERUS

Plaquette 16 pages (2016)

plaquette loup

Plaquette Cap-Loup : pour en finir avec les contre-vérités sur le pastoralisme et sur la chasse

plaquette chasse pastoralisme cap loup

 

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