Marche blanche pour le lynx le 15 février à St Amarin

Photo Morgane Bricard

Suite au braconnage d’un lynx il y a quelques jours à Fellering, en plein cœur du parc naturel régional des Ballons des Vosges (voir « Troisième extermination du lynx dans les Vosges : FERUS porte plainte » ), une marche blanche aura lieu le samedi 15 février à St Amarin (Haut-Rhin) pour protester contre cet acte odieux et réclamer une vraie protection du lynx dans les Vosges.

Pour rappel, il ne subsiste que 4 ou 5 individus, tous des mâles, dont au moins 3 viennent du Palatinat allemand où se déroule actuellement un programme ambitieux de réintroduction.

Cette marche blanche est à l’initiative de quelques personnes de la vallée de la Thur avec le soutien et la présence des associations FERUS, LPO, SOS Massif des Vosges, Alsace Nature.

Le rendez vous est à 13h30 devant le centre culturel de St Amarin.

Venez nombreux !

Plus d’infos ==>> page facebook Ma Thur Sauvage

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Loup : massacre programmé en Norvège

Carte des meutes et couples de loups en Scandinavie (ROVDATA)

Loup en Scandinavie. Photo Baard Næss

Mise à jour du 4 février 2020 :

La Cour d’appel a jugé illégal l’abattage des loups en 2018 ==>> voir ici.

Article du 3 décembre 2019 :

Pour la troisième année, le gouvernement norvégien se prépare à un massacre de masse. Il prévoit de faire abattre 43 loups sur une population estimée à… à peine une soixantaine de loups !

Trois meutes (soit 17 loups) sont concernées dans la « wolf zone » (zone loup) + 26 animaux hors de cette zone.

Pourtant, le loup est classé en danger critique dans le pays

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Loup : le nombre de ZPP en hausse mais la reproduction toujours confinée aux Alpes et des zones alpines sans indice...

Photo N Haessig Photographies

L’OFB, le tout nouvel Office Français de la Biodiversité (anciennement ONCFS), vient de publier le bilan estival de la population de loups en France.

97 ZPP (Zones de Présence Permanente) et 80 meutes sont recensées (contre 92 ZPP et 70 meutes à la sortie de l’hiver 2018/2019).  FERUS rappelle que si la présence du loup s’étale, grâce notamment aux individus colonisateurs, la reproduction de l’espèce reste confinée aux Alpes et aux monts provençaux, mise à part une meute dans le Jura, côté suisse.

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Feu : le premier loup abattu en 2020….

Communiqué de FERUS, 28 janvier 2020

Dans la nuit du 25 au 26 janvier, un premier loup vient d’être abattu sous autorisation des pouvoirs publics, dans l’Ubaye (Alpes-de-Haute-Provence).

A l’heure où les grands discours s’inquiètent de la crise majeure que subit la biodiversité, l’Etat français continue de faire n’importe quoi et de réguler drastiquement les loups, espèce protégée.

FERUS condamne une nouvelle fois cette politique absurde et inutile.

Les études scientifiques et le Conseil National de Protection de la Nature ont déjà à maintes reprises souligné que les tirs de loups étaient trop nombreux et étaient une mauvaise solution pour protéger les troupeaux. Ces tirs peuvent également s’avérer contre-productifs en augmentant la prédation, notamment sur les troupeaux peu ou mal protégés, ce qui constitue un grand nombre de troupeaux dans les Alpes.

En 2019, 98 loups ont été tués par l’Etat français. En 2019, on enregistre 12 487 animaux domestiques victimes de la prédation du loup (un record en Europe !) ; en 2018, ce chiffre était de 12 055 (source DREAL). Les tirs de loups ne font pas baisser la prédation ! Seuls les moyens de protection correctement mis en place peuvent le faire comme le démontre chaque année notre programme Pastoraloup sur le terrain.

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Le loup en Europe : d’une protection nécessaire à une acceptation hésitante

Un loup en Finlande. Photo Bernardo Roca-Rey Ross

Le loup en Europe : d’une protection nécessaire à une acceptation hésitante. Par Fanny Marocco

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°68 (juin 2018)

Persécuté jusqu’au XXe siècle et presque exterminé, le loup a su reconquérir une partie de l’Europe. Son retour naturel sur le vieux continent crée un véritable désaccord, notamment dans des pays d’où il avait complètement disparu. Les opposants (éleveurs, chasseurs, quelques élus) et les partisans du loup entrent alors dans un conflit relayé par les médias escamotant les questions de fond pour ne développer que les faits divers et déchaîner les passions. Que l’approche soit territoriale, sociétale, politique ou économique, l’ampleur du phénomène « Canis lupus » en Europe dévoile la crise « à l’intérieur de la cité, la polis, d’où l’importance du politique. »

 

Face à ce constat, les discours de protection du loup ne sont-ils pas dérisoires ? Au contraire : parce que la survie du loup est fragile, sa protection devient indispensable. Étant donné le recul avancé du territoire naturel du loup par la présence humaine, la protection apparait alors, non pas comme un luxe, mais bien comme une nécessité. Puisque l’homme et le loup sont deux grands prédateurs, la concurrence de territoire, au-delà de la concurrence de chasse, doit être encadrée afin d’y atteindre un semblant de cohabitation.

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Troisième extermination du lynx dans les Vosges : FERUS porte plainte

Photo Anthony Kohler

Communiqué de FERUS, 23 janvier 2020

La préfecture du Haut-Rhin vient d’annoncer qu’un lynx mâle a été retrouvé mort ce 16 janvier sur la commune de Fellering. Il aurait été tué par arme à feu et une enquête judiciaire a été ouverte.

Ce cas de braconnage est une catastrophe pour les Vosges dont la population est estimée à seulement quelques individus.

Le lynx a été exterminé des Vosges au milieu du XVIIe siècle puis a de nouveau quasiment disparu à cause du braconnage dans les années 2010 suite au programme de réintroduction de 21 lynx entre 1983 et 1993.

Alors qu’un programme de réintroduction ambitieux actuellement en cours dans le Palatinat allemand voisin était source d’espoir pour la présence du lynx dans les Vosges françaises *, se dirige-t-on vers une troisième extermination de l’espèce dans le massif ?

Les pouvoirs publics vont-ils enfin se réveiller pour réagir et mettre les moyens qu’il faut pour enrayer ce braconnage ? Ce mutisme n’a que trop duré. Nous exigeons une enquête sérieuse et le remplacement de tout lynx braconné par deux nouveaux lynx.

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Marche avec les loups, le 15 janvier 2020 au cinéma

A la fin de la première semaine de sortie, « Marche » avec les loups totalise déjà 45 000 entrées.

FERUS est de nouveau partenaire du second film de Jean-Michel Bertrand « Marche avec les loups », le 15 janvier au cinéma.

Après avoir disparu pendant près de 80 ans et malgré les obstacles, les loups sont en train de retrouver leurs anciens territoires. Ce film raconte le grand mystère de la dispersion des loups : comment les jeunes loups quittent le territoire qui les a vus naître, et la façon dont ces aventuriers partent à la conquête de nouveaux territoires. Deux années durant, Jean-Michel Bertrand a mené une véritable enquête pour tenter de comprendre le fonctionnement complexe et erratique de ces jeunes loups, leurs rencontres avec leurs semblables et les opportunités de se mettre en couple. Dans le sillage des loups nomades, le film nous raconte comment ceux-ci doivent traverser des territoires hostiles déjà occupés par leurs semblables et dans lesquels ils ne sont pas les bienvenus, ou d’autres, plus nombreux, colonisés par les humains. Heureusement, subsistent des territoires sauvages connus seuls de ces aventuriers… Après La Vallée des Loups sorti en 2017 et qui a enregistré plus de 200.000 entrées, Marche avec Les Loups poursuit l’aventure de Jean-Michel Bertrand avec la nature.

Le livre du film « Marche avec les loups », en vente à la boutique de FERUS ==>> ICI.

 

Bande annonce du film :

Un loup en Charente-Maritime

Le loup photographié à Saint-Thomas de Conac (photo DR)

Mise à jour du 21 janvier 2020 : le 20 janvier, un canidé a été photographié dans le département voisin, en Charente, sur la commune de Gurat. L’animal a été authentifié comme étant un loup. C’est le premier indice de présence de l’espèce dans le département depuis 1926.  Plus d’infos ==>> Charente Libre

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Décod'Ours : nous démontons les fausses informations véhiculées dans les médias

FERUS et Pays de l’Ours-ADET ont lancé l’opération Décod’ours, dont le but est de démonter les fausses informations véhiculées dans les médias par les opposants à l’ours.

Décod’Ours n° 16

Article décodé : Editorial de Jean-Louis Toulouze « La chèvre et le chou » (Nouvelle République des Pyrénées, 15 janvier 2020).

Extraits :

  • « Comme s’il était naturel d’implanter dans nos montagnes un ours venu de contrées lointaines. » PARTI-PRIS ! Venu de contrées lointaines, certes, mais de même espèce et de même lignée génétique que les ex-spécimens autochtones. Si l’on suit la même logique, les espèces suivantes, non-autochtones ou disparues depuis 15000 ans, et
    introduites par l’homme, n’ont donc pas, à fortiori, leur place dans le massif : la marmotte, le mouflon de Corse, le bouquetin ibérique.
  • « De quoi satisfaire tout le monde. Pas de réintroduction, mais de nouveaux ours quand même. Il faudrait être bien mal léché pour ne pas approuver cette décision » MAUVAISE CONNAISSANCE DU DOSSIER ! Ces translocations de nouveaux spécimens ne sont pas un caprice d’écologistes dont le but serait l’augmentation indifférenciée de la population d’ours. Elles sont recommandées par les scientifiques

Voir le Décod’Ours n° 16 en intégralité et avec les sources ==>> ICI

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