Pyrénées-Orientales : un vieux loup vient mourir près des humains

Le loup d’Angoustrine, photographié 10 jours avant sa mort par Lindsay Negre. Publiée avec l’aimable autorisation de l’auteur

Voir aussi ces articles, notamment avec le témoignage de Lindsay Negre qui a recueilli l’animal ==>> Le Point , Le Parisien et la page Facebook de Lindsay Negre

Communiqué de la préfecture des Pyrénées-Orientales

Loup à Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes

Mardi 29 janvier 2019, les agents du service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ont été informés de la présence d’un loup, apparemment souffrant, à proximité des habitations du hameau de Villeneuve des Escaldes sur la commune d’Angoustrine. L’animal, en état de détresse, a été immobilisé en fin de journée dans un endroit clos par une habitante du village. Immédiatement, l’ONCFS, accompagnée d’un vétérinaire du SDIS s’est rendu sur place. Ils ont constaté que l’animal, qui présentait toutes les caractéristiques d’un loup, était cachectique, parasité et ne répondait plus aux divers stimuli. Sur décision du vétérinaire, l’animal a été euthanasié. La dépouille, prise en charge par l’ONCFS, a été acheminée vers le laboratoire départemental d’analyse où une autopsie complète sera réalisée. Celle-ci définira plus précisément les causes de la mort de l’animal (présence d’agents pathogènes, blessures consécutives à un tir, traces d’empoisonnement). Ces analyses permettront de décider si des suites judiciaires doivent être envisagées, et si l’animal doit être ou non décompté du plafond de prélèvements autorisés dans la cadre du Plan National d’Actions sur le Loup et les Activités d’élevage.Par ailleurs, comme c’est le cas systématiquement, des prélèvements seront réalisés afin de procéder à des analyses génétiques visant à identifier l’origine de l’animal et définir son statut d’hybridation. L’ONCFS a ainsi mis en œuvre l’ensemble des procédures et protocoles requis.

Note de FERUS : si vous observez un animal sauvage en détresse, n’hésitez pas rapidement à contacter un centre de sauvegarde de la vie sauvage ou l’ONCFS.

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Claverina et Sorita désormais au cœur de l'hiver pyrénéen

Sorita avant son lâcher. Photo Goulven Rigaud

Communiqué ONCFS, 28 janvier 2019

Claverina et Sorita désormais au cœur de l’hiver pyrénéen

Les deux ourses lâchées en octobre dans le Béarn n’étaient semble-t-il guère pressées de se mettre en repos. Si Sorita est entrée en tanière mi-décembre, Claverina a continué de prendre l’air jusqu’aux premiers jours de janvier (alors que certains ours des Pyrénées peuvent entrer en tanière dès la mi-novembre, selon les années). Il est désormais assuré qu’elles dorment, leur collier émetteur attestant une absence totale de mouvement.
La période en tanière permet à l’ours brun de passer l’hiver sans avoir à se soucier de se nourrir. Durant les trois à quatre mois que dure ce repos hivernal, l’organisme de l’animal tourne au ralenti, avec des rythmes cardiaque et de respiration très faibles et une température corporelle plus basse que la normale. L’ours ne compte alors que sur les réserves de graisse qu’il a accumulées durant l’automne pour sa survie.

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La femelle lynx relâchée en octobre de nouveau séparée de ses jeunes

Fin septembre 2018, une femelle lynx avait été grièvement blessée suite à une collision routière sur la commune de Châtillon (Jura). Elle avait été prise en charge et soignée par le Centre Athénas. Ses trois jeunes de 4 mois et demi avaient pu être mis en sécurité par le Centre et replacés auprès de leur mère. Toute la famille avait été relâchée le 16 octobre sur la Côte de l’Heute.

Mais le Centre Athénas indique que la famille a été séparée par la suite, suite à des battues. L’un des jeunes a pu être recapturé mais n’a pas survécu. On est sans nouvelles des deux autres. La mère, Néria, se porte bien (vidéo ici).

Par ailleurs, d’autres lynx ont été encore victimes de collisions routières :

– Le 1er janvier 2019 sur une autoroute dans l’Ain, au même endroit où 3 individus (une mère et deux jeunes) ont été tués en automne 2018.

– Le 20 novembre 2018, une femelle adulte tuée sur la route dans le Jura (entre Charchilla et Moirans).

Une jeune femelle orpheline de 4 mois et demi a pu être capturée 5 jours plus tard par le Centre Athénas. Elle pourra être relâchée.

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Vigie Ours : agir contre le braconnage des ours, formation le samedi 26 janvier 2019

Photo Sabine Matraire

En raison de la neige, la formation est reportée à une date ultérieure !

Par ailleurs, n’hésitez pas à vous manifester dès maintenant pour les futures formations qui seront organisées sur tout le massif pyrénéen (vigie@ferus.org ou 06 46 62 19 47).

L’ours a besoin de votre vigilance.

En ce mois de janvier, il dort probablement dans sa tanière, d’un sommeil insouciant.
Mais à partir du printemps, il pourrait croiser la route ou les produits d’individus mal intentionnés.

Pour affûter votre attention, lors de vos sorties en montagne, nous vous proposons à nouveau notre formation gratuite à la journée :
– Théorie en salle le matin.
– Mise en pratique l’après-midi sur le terrain.

Elle vous aidera à être attentif et à la recherche de tout indice qui peut faire penser à une action de braconnage d’ours (carcasses, pots de miel remplis de verres pilés, agitation inquiétante sur un secteur de présence de l’ours…).

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Rejoignez-nous !

Si les ours, loups et lynx vous intéressent, si vous partagez notre passion et nos objectifs, si vous désirez prendre part à nos efforts pour la préservation et la réhabilitation de ces espèces animales, devenez adhérent FERUS !

Tarifs Adhésions FERUS 2019

  • Adhésion simple (sans la Gazette des Grands Prédateurs) : 15 €
  • Adhésion membre actif tarif réduit (- de 18 ans, chômeurs, étudiants) : 20 €
  • Abonnement seul à la Gazette des Grands Prédateurs (4 numéros)26 €
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  • Membre bienfaiteur (avec abonnement la Gazette des Grands Prédateurs) : toute cotisation supérieure à 37 €
  • Collectivités, associations (avec abonnement la Gazette des Grands Prédateurs) : 37 €

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La Gazette des grands prédateurs n° 70 (décembre 2018) / Spécial lynx

Décembre 2018

Éditorial par Jean-François Darmsteadter

FERUS, une association vivante

Le lynx aura la vedette dans ce numéro de fin d’année. Ce bel animal, fascinant à plus d’un titre, le mérite vraiment. Pouvons-nous espérer voir un jour une population française de lynx solidement installée dans notre pays ? Nous l’espérons et sommes prêts, en tous cas, à faire tout pour cela et, dans ce cadre, pouvoir enfin mettre en oeuvre en 2019 notre action de communication de terrain Parole de Lynx.

Mais les vraies vedettes de cette année 2018 auront été sans conteste Sorita et Claverina, ces deux ourses en provenance de Slovénie qui viennent apporter du sang neuf dans les Pyrénées et nous ne pouvons que nous réjouir de la pugnacité des autorités qui, pour une fois, ont tenu bon jusqu’au bout et permettent ainsi une note réelle d’espoir pour l’avenir. Même si, nous l’avons dit plusieurs fois, ce renforcement est insuffisant, c’est un vrai nouveau pas vers une population ursine pérenne en France.

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Des nouvelles de Claverina et Sorita (vidéo)

Sorita le 26 octobre 2018 © Fond d’intervention éco-pastorale – groupe ours Pyrénées

Communiqué de l’ONCFS, 18 décembre 2018

Lâchers de Claverina et de Sorita en Béarn : première hivernation en France

Les deux ourses lâchées en Béarn en octobre dernier par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) sont toujours en excellente forme.

Une première vidéo de l’ourse Sorita captée fin octobre 2018 dans le cadre du réseau de suivi Ours Brun, sur le territoire béarnais du Parc national des Pyrénées, témoigne de cette bonne santé. On y voit l’ourse Sorita, équipée de son collier émetteur, évoluer dans son nouvel environnement français (vidéo ci-dessous).

La bonne santé des deux ourses est aussi attestée par l’impressionnante distance couverte depuis leur lâcher. Claverina et Sorita ont parcouru pas moins de 530 kilomètres chacune, depuis début octobre.
Cette phase d’exploration de leur nouveau territoire a amené les deux ourses à parcourir largement les montagnes du Béarn, avec quelques incursions sur le territoire voisin espagnol, en Aragon et en Navarre. C’est lors de
ces incursions en Navarre que l’ourse Claverina a sans doute prédaté à plusieurs reprises des ovins d’élevage, en novembre. Le Préfet des Pyrénées-Atlantiques a eu l’occasion de s’exprimer sur le sujet aussitôt l’information
confirmée.

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Un don pour les grands prédateurs, c'est une réduction pour vos impôts

Chères et chers ami(e)s des grands prédateurs

La bonne nouvelle de l’année 2018 est sans conteste le lâcher de deux ourses dans le Béarn en octobre. Un moment historique ! MAIS… Un long chemin reste à faire. La sécurité totale des ourses n’est pas assurée à cause d’une minorité d’anti-ours toujours violente et de nouveaux lâchers restent indispensables pour assurer à long terme la viabilité de la population d’ours pyrénéenne, encore trop petite.

Ça reste sombre pour le loup. Les pouvoirs publics ne jurent toujours que par les tirs : 51 loups (espèce protégée) peuvent être tués en 2018. A cette heure, déjà 45 animaux sont tombés sous les balles. Pourquoi ? Pour rien. La prédation due aux loups ne baisse pas car seuls les moyens de protection des troupeaux fonctionnent, à court, moyen et long terme. Et les loups sont maintenant effarouchés dans les zones centrales de parcs nationaux (cas du Mercantour) ! Nous devons plus que jamais rester vigilants face à ceux qui demandent carrément que les loups soient tués dans ces maigres espaces pourtant destinés à la  faune sauvage avant tout.

Nos programmes de bénévolat (Parole de loup, Parole d’ours, PastoraLoup) et notre action anti-braconnage Vigie Ours restent essentiels sur le terrain et nous nous devons de les pérenniser.

Côté lynx, nous réactivons actuellement un groupe pour cette espèce délaissée, en partenariat avec les associations locales. Nous souhaitons mettre en place enfin un programme Parole de lynx.

Pour toutes ces raisons, votre don est aujourd’hui essentiel * ! Nous devons continuer nos actions sur le terrain autant que juridiquement. La communication est aussi vitale, notamment pour contrer les propos des anti-prédateurs qui sont souvent repris par les médias.

Votre don est précieux !

Merci !

* Le prélèvement à la source ? Pas de changement ! 66% de votre don est toujours déductible, dans la limite de 20% de votre revenu imposable.

Pour faire un don (par chèque ou en ligne), c’est ==>> ICI

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Dernières nouvelles des ours des Pyrénées avant l'hibernation

L’ours Cannellito probable en septembre 2018 à Bagnères de Luchon (Haute Garonne)

L’Écho des tanières n° 48 / novembre 2018, le bulletin mensuel du Réseau Ours Brun, est paru (à télécharger ICI) avec le bilan des activités de recherche sur le terrain, la cartographie et les informations diverses du mois de novembre 2018.

Les photos et vidéos automatiques de novembre 2018 viennent également d’être diffusées sur la chaîne Youtube de l’ONCFS (ci-dessous).

En bref :

Comme en octobre, les itinéraires de prospection ont été peu fréquentés par les ours qui semblent avoir utilisé ponctuellement des milieux assez bas en altitude pour trouver leur nourriture. Dans les Pyrénées occidentales, après avoir réalisé de grands déplacements de part et d’autre de la frontière franco-espagnole, les deux ourses réintroduites ont passé une grande partie de leur temps à s’alimenter et à préparer l’hibernation. Dans les Pyrénées centrales, les ours ont également recherché les chênaies pour s’alimenter et ceci jusqu’à
des altitudes relativement basses (entre 800 et 1000m).

 

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