Décod'Ours : nous démontons les fausses informations véhiculées dans les médias

FERUS et Pays de l’Ours-ADET ont lancé l’opération Décod’ours, dont le but est de démonter les fausses informations véhiculées dans les médias par les opposants à l’ours.

Décod’Ours n° 15, décembre 2019

Article décodé : Ovins vs ours : La cohabitation dans l’impasse après un été meurtrier ? (dépêche AFP, 2 novembre 2019).

Exemples :

  • « la cinquantaine de plantigrades du massif pyrénéen » FAUX ! 40 repérés en 2018 (source p.27&33), même si un certain nombre a pu échapper au Réseau Ours Brun (pas plus de 3 par an jusqu’à maintenant).
  • « comptabilisant 1 155 ovins morts ou blessés » FAUX ! Encore la sempiternelle confusion entre la totalité des dossiers d’indemnisation traités et, parmi ceux-ci, ceux concluant à une prédation d’ours.
  • « pour le président de la Chambre d’agriculture de l’Ariège, Philippe Lacube, un « seuil a été franchi » avec des « pourcentages jamais connus » de prédation ursine, attestant selon lui de l’impossible cohabitation » DISCUTABLE ! Pourcentages tellement jamais connus, que la France, possédant la plus petite population d’ours de l’UE, indemnise, en 2019, 26 fois plus de brebis par ours que n’importe quel autre pays de l’UE (39,5 ovins France pour 1,5 UE) (source p.48). Plus aucune cohérence n’existe, non plus, avec la biologie de l’ours (source), puisque ces chiffres sont supérieurs aux indemnisations par loup. Soit il faut réaliser une étude internationale sur ce phénomène biologique inédit, soit s’interroger sur le réglage du thermomètre qui mesure la prédation…

Voir le Décod’Ours n° 15 en intégralité et avec les sources ==>> ICI

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100 loups à tuer en 2020 : la participation de FERUS à la consultation publique

Photo Anthony Kohler

Jusqu’au 25 décembre 2019, les Français sont invités à participer à la consultation publique concernant un projet d’arrêté ministériel qui prévoit l’abattage de 100 nouveaux loups en 2020.

Vous aussi, dites non à ces abattages injustifiés et inutiles ==>> voir ICI.

Voici la contribution de FERUS à cette consultation publique :

FERUS est totalement opposé à cet arrêté, qui doit être annulé.

Notre opinion rejoint celle de la majorité des Français, qui est foulée aux pieds malgré ce nouveau simulacre de consultation.

Le loup est une espèce protégée, classée vulnérable en France selon les critères de l’UICN. Ses effectifs nationaux, autour de 500 spécimens, ne sont pas exceptionnels et sont inférieurs à une viabilité de long terme, bien qu’en croissance soutenue jusqu’à maintenant.

Cet arrêté est la continuité de plus de 6 ans d‘une politique française résidant principalement en abattages massifs, en hausse constante, tant en nombre qu’en pourcentage de la population de loups.

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Pour bien finir 2019, soutenez FERUS, les ours, les loups et les lynx !

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Cher donateur, chère donatrice,

 

Plus les années passent, plus les lobbies anti-nature semblent avoir du poids sur les pouvoirs publics et leurs décisions…

 

Pour le loup, c’est toujours plus de tirs. 96 loups ont été abattus depuis le 1er janvier 2019. Et le gouvernement français s’apprêtent à en abattre 100 autres en 2020 (n’oubliez pas de participer à la consultation publique, date limite 25 décembre ! ) Le loup, pourtant espèce protégée et figurant sur la liste rouge de l’UICN des espèces menacées en France, est moins bien considérée qu’une espèce gibier.

Une fois de plus, ces tirs n’ont rien changé à la prédation sur les troupeaux. Seuls les moyens de protection sont efficaces.

D’autre part, les tirs de loups occasionnent des dommages collatéraux. Ainsi ce louveteau qui a été vu pendant plusieurs jours en octobre, errant, amaigri et affaibli, sur la commune de Valberg (Alpes-Maritimes) pour chercher de quoi se nourrir. Quatre loups avaient été abattus les semaines précédentes, conduisant ainsi à l’éclatement de sa meute. Ce sont bien les tirs qui sont responsables de cette situation.

Nous devons sans relâche mettre fin à cette politique de régulation sévère et il y a de quoi s’inquiéter quand le ministre de l’Agriculture annonce que les prélèvements seront encore doublés et que le ministre de l’Intérieur parle de « buter du loup ».

 

Si le lâcher de deux ourses à l’automne 2018 a été une formidable bonne nouvelle, le temps des contreparties est venu. Au programme : effarouchements multiples des ours et surindemnisation des dégâts même lorsque l’ours n’est pas responsable. Ces mauvaises mesures des pouvoirs publics ont eu pour conséquence que les troupeaux ne sont pas mieux protégés et que l’acceptation de l’ours s’est dégradée. Sans compter les éventuels effets néfastes, encore inconnus, des perturbations dues à ces effarouchements sur la dynamique des ours dont la population est toujours trop petite. Les associations ont saisi la justice sur ces sujets.

 

Côté lynx, nous avons pu lancer cette année le programme Parole de lynx comme convenu. Mais le plan d’action de l’Etat, en cours de rédaction, soulève toutes les inquiétudes. Les chasseurs sont impliqués principalement dans le but de pouvoir réguler l’espèce. FERUS et les autres associations ont boycotté une réunion sur le Protocole Prédateurs Proies, un programme inacceptable pour la conservation du lynx.

 

Plus que jamais, nous devons continuer nos actions médiatiques, juridiques et de terrain, pour renverser cette tendance de l’Etat de vouloir toujours faire plaisir aux lobbies de l’agriculture et de la chasse.

 

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Bilan national de l’évolution de l’aire de présence détectée du lynx

Photo Morgane Bricard

L’ONCFS vient de publier la mise à jour de l’aire de présence détectée du Lynx boréal (Lynx lynx ) en France – 2018 ==>> ICI.

Ce bilan repose sur l’analyse des données collectées par le réseau Lynx au cours de la période du 1er avril 2015 au 31 mars 2018.

En bref

L’aire de répartition du lynx reste stable en France, mais très fragile dans les Vosges.  La superficie de présence régulière du lynx à l’échelle nationale est stable comparativement au dernier bilan, elle totalise 8 800 km². Il s’agit de la superficie la plus importante enregistrée depuis le début du suivi de l’espèce en France initié en 1982.

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« Buter du loup » : lettre ouverte à Christophe Castaner

Photo Anthony Kohler

Courrier de FERUS, le 11 décembre 2019, à Monsieur le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner (copie au ministère de la Transition Ecologique et Solidaire)

Monsieur le Ministre,

En novembre dernier, vous avez tenu des propos indignes d’un ministre de la République, qui plus est en charge du respect des lois. Vous avez tenu ces propos à l’hôtel Beauvau, en présence de Daniel Spagnou, maire de Sisteron et anti-loup primaire notoire.

Vous n’avez pas hésité à parler de « buter du loup » en précisant bien que « ….. on dit régulation parce que buter du loup ça va pas, mais on sait qu’il faut beaucoup réguler…. » tout cela avec un rire entendu…

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Encore 100 loups à tuer en 2020 : dites NON, NON et NON

Photo Jean-Michel Hytte

Pour 2020, l’Etat français s’apprête de nouveau à tuer 90 à 100 loups, soit 17 à 19 % de la population estimée en 2019. Ce nombre de loups à tuer sera très probablement revu à la hausse en cours d’année 2020 quand les pouvoirs publics nous dégaineront un chiffre de loups supérieur à 2019…

Le projet d’arrêté 2020 a été ouvert à la consultation public jusqu’au 25 décembre 2019. Il est PRIMORDIAL que vous continuiez à donner votre avis en participant à cette consultation. Le gouvernement français doit savoir que la majorité des Français est toujours en faveur du loup et pour la cohabitation.

Pour rappel, 97 loups ont été abattus en 2019 et aucune baisse de la prédation des troupeaux n’a été constatée : ces tirs de loups sont inutiles ! Le nouveau projet d’arrêté est un copié collé du précédent qui avait été rejeté par le Conseil National de Protection de la Nature, CNPN (le nouveau sera présenté au CNPN le 18 décembre, nous le publierons dès que nous l’aurons en notre possession).

Ce nouvel arrêté confirme que les ministères procèdent à la fuite en avant, niant les constats de toutes les instances scientifiques de l’inefficacité de cette politique de tir par rapport à la limitation de la prédation!

Pour participer à la consultation (arguments  à utiliser ci-dessous), déposez votre commentaire en bas de page ==>> ICI.

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Monges, Abruzzes, Asturies : séjours 2020 sur les traces des ours et des loups

Ours dans les Asturies. Photo www.sejour-faune-sauvage.com

Avec notre partenaire www.sejour-faune-sauvage.com

Vous avez découvert ces séjours par FERUS ? Précisez-le et 50 € seront reversés à notre association !

Massif des Monges dans les Alpes de Hautes Provence, les Abruzzes en Italie, les Asturies en Espagne, trois destinations sur les traces de vie de la faune sauvage. Des rencontres avec des éleveurs, des producteurs et d’autres acteurs respectueux de leur milieu de vie compléteront nos séjours. Ce mélange dont chacun a trouvé sa place, nous donne des pistes de réflexion et de proposition pour une meilleure cohabitation.

  • Cohabitons comme Grégorio éleveur Italien de 1600 moutons, vaches , chèvres et chiens de protection, au coeur du parc National des Abruzzes qui  côtoie en permanence ours, loups, cerfs etc. Cohabitons comme tous les villageois de Villeta barréa avec cette grande faune que nous croiserons certainement au coeur même de ce village.
  • Cohabitons avec les ours de montagne Asturienne, les genettes les loutres, les vautours etc. à l’image des habitants de la vallée de la Trubia en Espagne.
  • Et enfin, chez nous, dans ce massif des Monges ou s’observent entre autre  la gélinotte et le tétra lyre, l’aigle royal et la marmotte, mais aussi le loup et le mouton !

Ces séjours «  safari nature » sont proposés sur plusieurs saisons et vous laissent un libre choix de lieux, dates, en fonction de vos disponibilités et budget.

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Loup : massacre programmé en Norvège

Carte des meutes et couples de loups en Scandinavie (ROVDATA)

Loup en Scandinavie. Photo Baard Næss

Pour la troisième année, le gouvernement norvégien se prépare à un massacre de masse. Il prévoit de faire abattre 43 loups sur une population estimée à… à peine une soixantaine de loups !

Trois meutes (soit 17 loups) sont concernées dans la « wolf zone » (zone loup) + 26 animaux hors de cette zone.

Pourtant, le loup est classé en danger critique dans le pays et la Convention de Berne ne prévoit des abattages que dans des circonstances exceptionnelles. Comme en France, ce sont les lobbies qui font la loi et non les données scientifiques. Là bas, le loup est accusé à tort de menacer les intérêts de l’économie forestière et de la chasse.

Pour le gouvernement norvégien, la conservation du loup se limite à contenir sa population à 40-60 individus et à autoriser l’espèce uniquement dans la « wolf zone », qui couvre 5% du territoire. Un non-sens biologique.

La chasse a débuté le 1er décembre ; elle commencera le 1er janvier 2020 dans la « wolf zone ».

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Tirs de loups : les dommages collatéraux

Le louveteau erratique de Valberg

Mise à jour du 29 novembre 2019 :

L ‘ONCFS vient de donner des nouvelles du louveteau, actuellement en centre de soins spécialisé ==>> ICI. Nous avions entre temps adressé un courrier à l’ONCFS pour savoir ce qu’il en était.

Mise à jour du 5 novembre 2019 :

D’après le sous-préfet du 06 « Il n’est pas en mauvaise santé, et a priori pas blessé » (…) « Après une période d’observation, les autorités environnementales verront s’il peut être relâché. L’animal a vocation à vivre en milieu naturel et ce n’est pas normal pour un loup d’être là ».

Nous serons là pour que cet animal puisse rejoindre le milieu naturel. Les paroles du sous-préfet sont encourageantes et nous espérons que les pouvoirs publics feront le choix de relâcher le louveteau et n’inventeront pas de fausses excuses pour le garder en captivité.

Mais le sous préfet dit aussi : « Il n’y a aucun élément pour faire le lien entre la présence du louveteau et les tirs de prélèvement effectués à proximité des troupeaux dans les alpages ces derniers mois ». Les éléments que nous avons en notre possession ne disent pas du tout ça…

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