Troupeaux en Ariège : l’Etat dilapide l’argent des contribuables

Photo Anthony Kohler

Dérochements de troupeaux de brebis en Ariège : l’Etat dilapide l’argent des contribuables, tout en compromettant la survie de l’ours – 2 août 2019

Comme pour l’estive d’Aston-Sénard et malgré l’absence de prédation, la préfecture de l’Ariège a attribué à l’ours le dérochement de l’estive du Mont Rouch. FERUS dénonce une nouvelle fois cette approche officielle et vous propose un développement pour comprendre.

Conclusion

Cette politique de l’Etat tend à donner des gages à la fraction de l’élevage la plus radicalisée. Et, ce, au détriment de ceux qui font des efforts et dont on ne parle jamais : ces estives qui pratiquent les moyens de protection depuis plus de quinze ans, avec d’excellents résultats au niveau de nos voisins européens.

Le but est-il, à terme, que la collectivité paye les 5 % de pertes « naturelles » (source, p3), non dues à l’ours, des troupeaux d’ovins estivant en Ariège ? Soit 3 000 bêtes sur un effectif de 60 000 ?

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Tirs de loups : les citoyens toujours majoritairement contre

Loup dans les Alpes. Photo Marc Linarès

Les résultats de la consultation publique concernant le nouvel arrêté de tirs de loups viennent d’être publiés.  Une nouvelle fois, et sans aucune surprise, 81 % des contributeurs se sont prononcés contre (9522 contributions).

Résultats ==>> ICI.

Quelques passages à noter :

Dans la partie contributions des chasseurs : « Il semble cependant exister dans le propos une confusion autour du seuil des 500 loups, parfois repris. Ce seuil ayant été atteint (le comptage de l’ONCFS faisant lieu de 530 loups en sortie d’hiver), les chasseurs estiment souvent la pérennité de l’espèce désormais garantie. Or cet effectif de 500 loups est un seuil minimum de viabilité dite «démographique» (et non un plafond) et n’assure pas une pérennité biologique du loup, le seuil de viabilité génétique (nécessaire pour garantir le maintien de la population) étant quant à lui fixé à plus de 2500 individus. » Les auteurs des conclusions de la consultation, et donc les pouvoirs publics, indiquent donc noir sur blanc ce que les scientifiques ont publié : il faut plus de 2500 individus pour garantir le maintien de la population. Et pourtant ces mêmes pouvoirs publics vont faire abattre chaque année 19 % de la population estimée à 500 loups. Cherchez l’erreur….

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Loup de la plaine des Vosges : les associations demandent une entrevue avec le préfet de Meurthe-et-Moselle

Communiqué du 30 juillet 2019,

Liberté, tel est son nom

2 pétitions à signer ==>> ICI

Nos associations signataires (Aspa Vosges / FERUS / GEML) se réjouissent de la mobilisation de nos citoyens en faveur de la sauvegarde du loup de la plaine lorraine, du soutien de nombreuses associations naturalistes et de protection animale (20 associations locales et nationales à ce jour ont signé le communiqué et de l’engagement de personnalités
publiques.

Il est de la responsabilité des associations naturalistes et de protection animale de donner un prolongement à la mobilisation considérable à l’encontre de la décision d’éliminer Liberté, nom choisi – par les français via internet – pour ce loup de la plaine Lorraine. Nos associations veulent en effet dépasser une attitude protestataire et engager une véritable politique locale de cohabitation avec l’espèce Loup.

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Tirs de loups : les associations déposent un recours au Conseil d’Etat

Photo : Nadège Haessig

Communiqué de presse de l’Aspas, FERUS, LPO et SNPN, 30 juillet 2019

Tirs de loups : les associations déposent un recours au Conseil d’Etat

Les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture viennent de publier un arrêté permettant le tir de 100 loups annuellement et facilitant d’autant les tirs, notamment dans des zones dites non protégeables.

À l’heure des grands discours en faveur de la biodiversité, c’est une trahison honteuse et scandaleuse.

À peine un an après la publication du plan loup 2018-2023, déjà rejeté par les scientifiques et les citoyens, les pouvoirs publics empirent les tensions en inventant de nouvelles mesures anti-loup : cercle zéro, Zone Non Protégeable, tirs mixtes et surtout hausse du prélèvement de loups (de 12 à 19 %). Cette hausse conséquente du plafond de tirs cache l’échec cuisant de la politique, non pas de protection des troupeaux, mais de tirs. Mais l’Etat Français persiste dans cette posture.

Ces dispositions sont connues pour être inefficaces, dangereuses pour la survie du loup en France et les scientifiques mettent en garde (expertise collective 2017 et réponse à la saisine tirs de loups février 2019 du Muséum National d’Histoire Naturelle et de l’ONCFS, avis défavorable du CNPN, avis du Conseil scientifique, études internationales). Mais l’État français n’écoute pas ses propres experts, seulement les lobbies.

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L’ours, le bouc émissaire d’un dysfonctionnement pastoral

Lettre ouverte de FERUS à Madame le préfet de l’Ariège

L’ours, le bouc émissaire d’un dysfonctionnement pastoral

Le 26 juillet 2019.

Madame le préfe­t,

Une nouvelle fois, nous déplorons la réaction de la préfecture de l’Ariège. Comme vos prédécesseurs, dès lors qu’il y a un dérochement de brebis dans votre département, vous considérez de suite que l’ours est responsable et vous donnez des gages au monde agricole.

Quels sont les moyens de protection mis en place sur l’estive du Mont Rouch ? Quel est le résultat de l’expertise menée par les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et de la direction départementale des territoires ?

Hier, vous n’étiez semble t‘il pas en mesure de préciser dans l’immédiat si le dérochement avait été causé par un ours. Et quand bien même ce serait le cas : quels moyens de protection ont été mis en place depuis le précédent dérochement de 208 brebis qui a eu lieu il y a 2 ans sur cette même estive ?

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APPEL à tous les usagers de la montagne en zones à ours : Vigie, Vigie Ours, soyons vigilants pour les ours dans les Pyrénées

Communiqué de presse de FERUS, 25 juillet 2019

APPEL à tous les usagers de la montagne en zones à ours

Vigie, Vigie Ours, soyons vigilants pour les ours dans les Pyrénées

Face aux événements récents en Ariège, FERUS alerte sur les risques de destruction illégale de l’ours. En effet, face aux menaces et exactions à l’encontre de ses gardes, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a décidé de suspendre la réalisation des constats de dégâts liés à l’ours dans deux vallées de l’Ariège. Les gardes de l’ONCFS ne seront donc plus présents non plus sur ces secteurs pour assurer la sécurité des ours face à de possibles actes de braconnage.

FERUS lance donc un nouvel appel à tous les usagers de la montagne sur les secteurs susceptibles d’être fréquentés par les ours : « A l’occasion de vos sorties terrain, soyez vigilants, attentifs et à la recherche de tout indice qui peut faire penser à une action de braconnage d’ours (carcasses, pots de miel remplis de verres pilés, agitation inquiétante sur un secteur de présence de l’ours…) ».

Amis montagnards, usagers des Pyrénées, simples visiteurs, vous pouvez nous faire remonter tout signe suspect ou autre à l’adresse vigie@ferus.org ou par téléphone 06 46 62 19 47.

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Lettre ouverte aux Préfets pyrénéens : Ne mettez pas en danger la vie des hommes et des ours !

CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

Le 18 Juillet 2019

Lettre ouverte aux Préfets pyrénéens : ne mettez pas en danger la vie des hommes et des ours !

Madame, Messieurs les Préfets des départements pyrénéens concernés par la présence de l’ours,

Pour des raisons de sécurité, nous vous demandons instamment de n’accorder aucune autorisation d’effarouchement d’ours cet été en application de l’arrêté ministériel du 27 Juin 2019.

Nous avons étudié en détails l’arrêté et les modalités de mise en œuvre prévues et notre conclusion est formelle : pratiquer l’effarouchement d’ours dans ces conditions est susceptible de mettre en danger la vie des hommes comme celle des ours.

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Consultation publique : une large majorité contre l'effarouchement des ours

Photo Anthony Kohler

Du 21 mai au 14 juin 2019, une consultation publique proposait aux citoyens de donner leur avis quant à un projet d’arrêté pour effaroucher les ours (plus d’infos ==>> ICI).

Sans surprise, et comme pour les consultations publiques sur le loup, une très large majorité s’est opposée au projet : 95 % des 1543 contributions.

Certains contributeurs ont notamment été « choqués » par la non prise en compte de l’avis du CNPN et des associations de protection de la nature et ont exprimé le fait que leur avis ne serait sans doute pas pris en compte comme d’habitude. La valeur patrimoniale de l’ours a régulièrement été citée et les contributeurs ont souvent pointé l’insuffisance des moyens de protection des troupeaux.

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Décod'Ours : nous démontons les fausses informations véhiculées dans les médias

FERUS et Pays de l’Ours-ADET ont lancé l’opération Décod’ours, dont le but est de démonter les fausses informations véhiculées dans les médias par les opposants à l’ours.

Décod’Ours n° 12, juillet 2019

Nous décodons un courrier de Christine Téqui, maire de Seix, à Emmanuel Macron, suite à la charge d’un randonneur par une ourse, sur le territoire de la commune.

Exemples :

  • « un randonneur (…) a été victime de l’attaque d’une ourse. EXCESSIF ! En fait de victime, il s’agit d’une belle peur. En fait « d’attaque » il s’agit d’une charge d’intimidation afin de faire fuir ce que l’ourse a considéré comme un intrus représentant une menace pour son ourson, comme le ferait une laie pour ses marcassins.
  •  » aurait pu avoir une issue dramatique. » EXCESSIF ! Pas impossible mais rare. Il faut remettre les choses en juste proportion : 300 ours en Espagne, une centaine en Italie, aucun décès. Quelques blessés, dus souvent à leur attitude inadéquate (approche volontaire par curiosité, attitude menaçante envers l’ourse lors d’une charge d’intimidation, chien non tenu en laisse). D’où l’intérêt des documents sur l’espèce et l’attitude à adopter, que nos associations distribuent dans les lieux publics. Cette information préventive est-elle pratiquée par la mairie de Seix ?
  • « Aujourd’hui, ce sont tous nos citoyens, les estivants de passage dans une zone particulièrement touristique, qui sont les victimes des errements de décisions prises dans un ministère loin des territoires. » FAUX ! De toute évidence, les commerçants et le million de touristes visitant les Abruzzes et les Asturies, pour les ours et leur nature non aseptisée, ne se considèrent pas comme des victimes.

Voir le Décod’Ours n° 12 en intégralité et avec les sources ==>> ICI

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