Communiqué de presse de FERUS
Samedi dernier, nous avons obtenu par le Tribunal Administratif de Toulouse, via un recours en référé-liberté, la suspension des effarouchements renforcés des ours sur l’estive d’Arréou en Ariège.
Cette action collective a été conduite par les associations FERUS, Pays de l’Ours – ADET, le Comité Écologique Ariégeois, Animal Cross, la SNPN et le FIEP.
Le tribunal a retenu l’intégralité de nos arguments :
- L’espèce est toujours dans un état de conservation défavorable, aggravé par une consanguinité importante.
- Ces opérations sont susceptibles d’entraîner des effets négatifs, notamment sur les femelles suitées, justifiant un caractère d’urgence.
- L’estive n’a pas mis en place de regroupement nocturne du troupeau en parc électrifié, alors qu’il s’agit du moyen de protection le plus efficace pour diminuer les prédations dues aux ours, démontré par une étude statistique.
- La taille importante du troupeau, en croissance depuis des années, est également un important facteur de vulnérabilité, selon la même étude. Pourtant le groupement pastoral n’a sollicité aucune étude permettant de réduire cette vulnérabilité.
- Le nombre de chiens de protection paraît insuffisant vu la taille du troupeau.
À noter que les dispositifs précédents sont subventionnés à 100 %.
- Il n’a pas été fait appel aux gardes nocturnes des bergers d’appui de la Pastorale Pyrénéenne, dispositif également gratuit.
- La délivrance de l’arrêté d’effarouchement renforcé a fait l’objet d’un vice de procédure, en ne démontrant pas la survenue d’un dommage préalable.
Pour mémoire, nous rappelons également que :
- Près de 90 % des effarouchements effectués en 2023/2024 ont été effectués en l’absence de parc de regroupement nocturne.
- Les effarouchements renforcés ne présentent aucune valeur ajoutée par rapport aux gardes nocturnes des bergers d’appui de la Pastorale Pyrénéenne, selon les données chiffrées comparatives des succès/échecs de chacun de ces dispositifs.
- Aucun tir d’effarouchement renforcé n’a été déclenché en 2024 dans les Pyrénées françaises, ce qui n’a eu aucun effet sur le taux de prédation par ours, qui a continué à baisser.
Nous continuerons de nous opposer aux tirs d’effarouchements renforcés pour la protection des troupeaux, dispositif potentiellement dommageable pour l’espèce et inutile pour la diminution des dommages, contrairement aux moyens de protection éprouvés et intégralement subventionnés.
Lire aussi : Arrêté ministériel d’effarouchement des ours : le débat confisqué
Lire aussi : CONSULTATION PUBLIQUE : PRONONCEZ-VOUS CONTRE UN NOUVEL ARRÊTÉ D’EFFAROUCHEMENT DES OURS !
FERUS agit pour l’ours au travers de ses programmes de bénévolat Parole d’Ours et Api’Ours. Rejoignez-nous !















