Le loup, bouc émissaire de la filière ovine : ça suffit !!

Le loup, bouc émissaire de la filière ovine : ça suffit !!

LOUP EUROPEEN
Actus de Ferus Actus en France Actus loup Toute l'actualité
LOUP EUROPEEN

Lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle des associations ASPAS, FERUS et Animal Cross.

Le loup, bouc émissaire de la filière ovine : ça suffit !!
Lors du salon de l’agriculture 2012, certains candidats à l’élection présidentielle se sont vus interpellés par le président de l’association « Eleveurs et Montagnes », qui leur demandait de choisir « entre le loup et l’agneau », affirmant que sans le loup, la filière ovine se porterait bien ; et enfin brandissant la menace de la disparition prochaine du pastoralisme et de l’élevage.
Cette présentation caricaturale appelle quelques rectifications :
L’Etat s’est engagé depuis 20 ans à tenter de concilier le statut d’espèce strictement protégée du loup avec le pastoralisme. A cet engagement national se sont ajoutées les initiatives d’associations, telles celle de FERUS et de ses programmes PastoraLoup, qui consistent à apporter l’assistance de bénévoles aux bergers.
Ainsi, il ne s’agit pas de choisir entre le loup et l’agneau : il s’agit de permettre la cohabitation des élevages domestiques avec le loup. A cet égard, les mesures de protection des troupeaux préconisées par les spécialistes ont fait leurs preuves auprès des professionnels de bonne volonté, conduisant à une réduction sensible du nombre de victimes par attaque, ainsi qu’à une diminution importante des dégâts causés par les chiens divagants. Hélas, tous les éleveurs ne jouent pas le jeu d’une protection efficace de leur troupeau.
Au plan économique, chacun sait que sans les subventions de la PAC, l’élevage ovin aurait disparu de France; à ces subventions s’ajoutent des dédommagements octroyés généreusement, c’est-à-dire même si, lors d’une attaque, la responsabilité du loup n’est pas établie. Dans ces conditions, n’est-il pas simplement normal qu’en contrepartie de ces aides, les éleveurs se conforment aux engagements de protection, et renouent avec de bonnes pratiques de gardiennage, trop souvent « oubliées » ?
En outre, les quelque 7 millions d’Euros (pour 2011) du programme de protection du loup ne constituent pas seulement une charge: ils ont contribué à grandement améliorer la condition des bergers.
Ce sont ces dysfonctionnements que le retour du loup a mis en évidence, et qui finalement provoquent le courroux des syndicats du monde de l’élevage.
Nous demandons à ce que le Plan National Loup soit poursuivi dans l’esprit de ce qu’il fut entre 2008 et 2012, c’est à dire :
qu’une chance soit donnée à la cohabitation en respectant totalement la gradation Effarouchement/Défense/Prélèvement *; les tirs de défense, et surtout de prélèvement ne doivent intervenir qu’en dernier recours.
et que le Ministère de l’Ecologie cesse de prêter le flan aux assauts répétés des groupements d’éleveurs et de chasseurs, en dégradant progressivement le niveau de protection du loup, notamment comme ce fut le cas avec les arrêtés ministériels de Mai et Décembre 2011.
Le retour du loup, est un élément essentiel d’une nature préservée et correspond en cela à la demande sociale des français. Nous refusons que sans cesse, on oppose ce retour d’un super prédateur, garant des équilibres faune/flore, notamment en milieu forestier, aux exigences d’une activité agricole en pleine crise sur l’ensemble du pays, et pas seulement dans les quelques départements où le loup est de retour.
à quoi bon une agriculture de montagne, si elle devait supprimer la faune sauvage ?
Très nombreux sont les citoyens qui sont sensibles au respect de la vie et de la biodiversité. C’est pourquoi votre réponse, ou son absence, sera publiée à travers l’ensemble de nos réseaux de communication et d’information.
Les associations ASPAS / FERUS / Animal Cross
* soit des tirs non létaux comme préalable aux tirs de défense accordés sur décision préfectorale; des tirs de prélèvement, sur décision préfectorale, lorsque la pression de prédation est réellement importante, et après s’être assuré au sein du groupe départemental loup restreint, invitant aussi les associations, que les clauses dérogatoires (art.16 de la directive 92/43/CEE) sont respectées

Le loup, bouc émissaire de la filière ovine : ça suffit !!

Lors du salon de l’agriculture 2012, certains candidats à l’élection présidentielle se sont vus interpellés par le président de l’association « Eleveurs et Montagnes », qui leur demandait de choisir « entre le loup et l’agneau », affirmant que sans le loup, la filière ovine se porterait bien ; et enfin brandissant la menace de la disparition prochaine du pastoralisme et de l’élevage.

Cette présentation caricaturale appelle quelques rectifications :

L’Etat s’est engagé depuis 20 ans à tenter de concilier le statut d’espèce strictement protégée du loup avec le pastoralisme. A cet engagement national se sont ajoutées les initiatives d’associations, telles celle de FERUS et de ses programmes PastoraLoup, qui consistent à apporter l’assistance de bénévoles aux bergers.

Ainsi, il ne s’agit pas de choisir entre le loup et l’agneau : il s’agit de permettre la cohabitation des élevages domestiques avec le loup. A cet égard, les mesures de protection des troupeaux préconisées par les spécialistes ont fait leurs preuves auprès des professionnels de bonne volonté, conduisant à une réduction sensible du nombre de victimes par attaque, ainsi qu’à une diminution importante des dégâts causés par les chiens divagants. Hélas, tous les éleveurs ne jouent pas le jeu d’une protection efficace de leur troupeau.

Au plan économique, chacun sait que sans les subventions de la PAC, l’élevage ovin aurait disparu de France; à ces subventions s’ajoutent des dédommagements octroyés généreusement, c’est-à-dire même si, lors d’une attaque, la responsabilité du loup n’est pas établie. Dans ces conditions, n’est-il pas simplement normal qu’en contrepartie de ces aides, les éleveurs se conforment aux engagements de protection, et renouent avec de bonnes pratiques de gardiennage, trop souvent « oubliées » ?

En outre, les quelque 7 millions d’Euros (pour 2011) du programme de protection du loup ne constituent pas seulement une charge: ils ont contribué à grandement améliorer la condition des bergers.

Ce sont ces dysfonctionnements que le retour du loup a mis en évidence, et qui finalement provoquent le courroux des syndicats du monde de l’élevage.

Nous demandons à ce que le Plan National Loup soit poursuivi dans l’esprit de ce qu’il fut entre 2008 et 2012, c’est à dire :

  • qu’une chance soit donnée à la cohabitation en respectant totalement la gradation Effarouchement/Défense/Prélèvement *; les tirs de défense, et surtout de prélèvement ne doivent intervenir qu’en dernier recours.

  • et que le Ministère de l’Ecologie cesse de prêter le flan aux assauts répétés des groupements d’éleveurs et de chasseurs, en dégradant progressivement le niveau de protection du loup, notamment comme ce fut le cas avec les arrêtés ministériels de Mai et Décembre 2011.

Le retour du loup, est un élément essentiel d’une nature préservée et correspond en cela à la demande sociale des français. Nous refusons que sans cesse, on oppose ce retour d’un super prédateur, garant des équilibres faune/flore, notamment en milieu forestier, aux exigences d’une activité agricole en pleine crise sur l’ensemble du pays, et pas seulement dans les quelques départements où le loup est de retour.

A quoi bon une agriculture de montagne, si elle devait supprimer la faune sauvage ?

Très nombreux sont les citoyens qui sont sensibles au respect de la vie et de la biodiversité. C’est pourquoi votre réponse, ou son absence, sera publiée à travers l’ensemble de nos réseaux de communication et d’information.

Les associations ASPAS / FERUS / Animal Cross

logo ferus.fr
logo-animalcross

* soit des tirs non létaux comme préalable aux tirs de défense accordés sur décision préfectorale; des tirs de prélèvement, sur décision préfectorale, lorsque la pression de prédation est réellement importante, et après s’être assuré au sein du groupe départemental loup restreint, invitant aussi les associations, que les clauses dérogatoires (art.16 de la directive 92/43/CEE) sont respectées.

logo-aspas1
logo ferus.fr
logo-animalcross

* soit des tirs non létaux comme préalable aux tirs de défense accordés sur décision préfectorale; des tirs de prélèvement, sur décision préfectorale, lorsque la pression de prédation est réellement importante, et après s’être assuré au sein du groupe départemental loup restreint, invitant aussi les associations, que les clauses dérogatoires (art.16 de la directive 92/43/CEE) sont respectées.

logo-aspas1
logo ferus.fr
logo-animalcross

* soit des tirs non létaux comme préalable aux tirs de défense accordés sur décision préfectorale; des tirs de prélèvement, sur décision préfectorale, lorsque la pression de prédation est réellement importante, et après s’être assuré au sein du groupe départemental loup restreint, invitant aussi les associations, que les clauses dérogatoires (art.16 de la directive 92/43/CEE) sont respectées.

37 commentaires sur “Le loup, bouc émissaire de la filière ovine : ça suffit !!”

Des fois tu lis ce qu’on t’écris ?? Je t’ai écris cela il y a plusieurs semaines l’as-tu lu ?
Et lorsque tu l’auras fait peut-on avoir un commentaire de ta part…car je trouve que cela fait beaucoup de « Chasseurs » impliqués on ne compte pas ceux qui passent à travers et ils sont nombreux !!

Bonne lecture, mais auras-tu le courage d’aller au bout de la lecture….

Ben, non je ne crois pas que tu es raison ! Quant a la proportion !!

L’ONCFS est le premier intervenant en matière de lutte contre le braconnage. Souvent épaulé par les services de la Gendarmerie, […] Au seul titre de la police de la chasse, les agents de l’Office ont relevé plus de 8 000 infractions constitutives de délits. Si le nombre total d’infractions à la police de la chasse constatées en 2005 est légèrement inférieur à celui de 2004, le nombre de délits constaté est constant.(source oncfs.gouv.fr/org/ra2005/ra05_police.pdf)

Dans ces 8000 infractions ne sont pas comptabilisées celles faites par les gardes des fédération, les lieutenants de louveterie, les agents des parcs nationaux et régionaux, et les gardes chasses des ACCA ou sociétés de chasse locales… le nombre total d’infractions dument avérées sur le territoire français n’est donc pas quantifiable… mais le chiffre de l’ONCFS doit être facilement multiplié par cinq…sans compter les braconnages impunis !!

Selon L’ONCFS – La loi et le délit de grand braconnage :

En la matière, l’année 2005 a été l’occasion de mettre en œuvre le délit de grand braconnage, nouvellement créé par la loi Développement des Territoires Ruraux (DTR).
Sont désormais punissables de quatre ans d’emprisonnement et de 60 000 € d’amende les braconniers œuvrant en réunion, avec un véhicule, de nuit ou en temps prohibé.
Du fait des peines ainsi alourdies, les moyens d’investigation sont étendus et les commissions rogatoires plus facilement délivrées. Les magistrats du Parquet ont d’ores et déjà mis en oeuvre ces nouvelles dispositions en délivrant aux OPJ de la Gendarmerie épaulés des agents de l’Office les commissions leur permettant d’enquêter sur les réseaux de braconniers. Reste à savoir quel accueil les magistrats du siège réserveront aux premières procédures initiées sur cette base et quelles peines seront prononcées à l’encontre des personnes mises en cause. (source : oncfs.gouv.fr/org/ra2005/ra05_police.pdf)

Selon eux, le braconnage n’est pas affaire de génération ni de catégorie socio-professionnelle. Le seul point commun entre les braconniers est qu’ils sont tous issus du domaine de la chasse. Jamais les agents techniques et techniciens de l’environnement n’ont eu affaire à des néophytes. On peut donc affirmer que tous les braconniers sont des chasseurs (La totalité de ceux qui passent en jugement possède un permis de chasse), mais je tiens à rassurer « nos » chasseurs la réciproque n’est pas (forcément) vraie… Le chef départemental de l’ONCFS de Haute Savoie Jean-Philippe Herbaux n’a-t-il pas déclaré au Dauphiné Libéré :

« l’appât du gain n’est pas leur motivation première, le vice reste le moteur principal ».(source : ledauphine.com/braconnage-br/-le-vice-est-le-moteur-principal–@/index.jspz?article=53675)

Mais on peut s’apercevoir que cette loi jamais été appliquée par les tribunaux et n’a nullement freiné les chasseurs à pratiquer du braconnage…puisque en plus monsieur Sarkozy leur donne plein de de nouvelles faveurs pour satisfaire leurs sinistres passions…
On pourra, si on lit le document que j’ai mis en pièce jointe, s’apercevoir que 95 % des contrevenants jugés possédaient un permis de chasse valable (c’étaient donc bien des chasseurs) et que pas mal de contrevenants sont des présidents d’ACCA….mais comme je l’ai dit ce n’ai qu’une liste non exhaustive des infractions trouvées sur internet et des procès fait par l’ASPAS en 2011, combien d’actes de braconnages sont-ils restés impunis ?? Ayez la curiosité d’y jeter un coup d’œil c’est assez instructif…

http://nature-biodiversite.forumculture.net/h27-braconnage

Didier, tu fais un contresens complet sur le sens de mon message.
J’affirme que TOUS les chasseurs sont des anti-prédateurs en pensant non pas à l’Ours, au Lynx et au Loup qui sont protégés, mais surtout (et je l’ai écrit ) aux petits mammifères carnivores, c’est à dire le Renard, Le Blaireau, la Fouine, la Martre, la Belette, l’Hermine, et le Putois (la Loutre étant protégée).

1) Il y a la Loi qui partage la faune en trois catégories: gibier, nuisibles, espèces protégées.
Si j’ai entendu maintes fois des représentants ELUS de chasseurs demander le déclassement (sous prétexte de « prolifération » et de « régulation nécessaire ») d’espèces protégées, je n’ai JAMAIS entendu aucun chasseur demander de changer la loi pour supprimer le statut de nuisible, pas même l’ANCER (association pour une chasse écologiquement responsable)

Je dis bien AUCUN. Et pourtant, j’en connais des chasseurs et j’en ai connus.

2) D’autre part, il y a les demandes de classement en nuisibles déposées par les représentants des chasseurs dans les CDCFS pour que le Préfet décrète.
En effet, on pourrait imaginer que les chasseurs, n’ayant pas le courage de lutter pour le changement de la loi, pourraient au moins refuser de s’en servir.
Hé bien, pas du tout: ils s’en servent! Contre les espèces que je viens de citer.
Les faits sont là.
J’attends que tu nous cites, Didier, UN SEUL CHASSEUR qui souhaite la protection des « puants » (les mustélidés et le Renard).
Ils les exterminent sans même tenir compte de l’état de leurs populations.

3) Ils veulent revenir sur le classement de certains rapaces, du Héron Cendré et du Grand Cormoran. Ils ont protesté (et obtenu satisfaction) quand DEUX des petits mustélidés ont été un temps retirés de la liste « susceptibles d’être classées nuisibles ».
Alors pour eux (ils le disent et l’écrivent partout) le Loup et l’Ours NE DEVRAIENT PAS être protégés.
Que seuls certains transgressent la loi n’y change rien: de toute façon, ils n’ont pas besoin de s’y mettre tous pour parvenir à leurs fins.

Rappelons nous leur duplicité.
Les mêmes qui avaient « participé » au relâcher de Mellba et signé un accord pour ne pas chasser là où elle (comme les deux autres ours, Ziva et Pyros) serait signalée, organisaient quelques mois après une battue au sanglier sur son territoire alors que, circonstance aggravante, tout le monde savait qu’elle était suitée.
Elle en est morte..
C’est LEUR réponse à la politique qui tendait à faire d’eux des partenaires.
C’est un fait dont tu ne tiens aucun compte.
Je le souligne et j’insiste.
Tu es un idéologue, un rêveur qui ne voit pas les choses telles qu’elles sont.
Tant qu’on les courtisera au lieu de les combattre avec toute la fermeté et la combativité nécessaires, ils agiront ainsi.
A l’heure actuelle cette combativité et cette fermeté N’EXISTENT PAS et pourtant comment agissent les chasseurs?
Que font-ils?
A te lire, on comprend que ça n’a guère d’importance et que le problème vient des protecteurs!!!
C’est un comble:
Ils se f….pas mal de ce que nous pensons d’eux et exploitent à fond un rapport de force qui leur est favorable.
Ils n’ont pas besoin que nous les détestions pour exterminer les prédateurs et ils ne nous ont pas attendus pour commencer.
Et toi tu voudrais leur permettre de tuer des loups pour qu’ils ne les tuent pas tous?
Tu es « plutôt contre » la chasse ou plutôt tout contre?

Je me pose la question 🙂

Je comprends et partage tout à fait ce que tu ressens, mais ce que je veux faire passer comme message, est le fait qu’agresser les chasseurs systématiquement ne fait pas avancer les choses, au contraire, cela na sert qu’à les monter contre nous, et au final, les grands perdants sont les animaux que nous voulons protéger.
Bien sur que les chasseurs éliminent légalement aussi des animaux dit « nuisibles » mais ce n’est pas aux chasseurs (ceux qui respectent la loi) qu’il faut s’en prendre, mais aux autorités qui caussionnent ces autorisations.
Ils ne font que profiter d’un système qui est pourri, comme nous le ferions probablement si nous étions à leur place, mais sur des demandes inverses naturellement.
Je pense qu’il est plus facile, (mais totalement inutile) de s’en prendre aux chasseurs, plutôt qu’aux autorités, aux industriels, aux agriculteurs qui sont tous, plus ou moins intouchables, mais surtout tout aussi coupable des pertes de la biodiversité dans notre pays.
La réforme à faire est de changer les mentalités de tout ce monde moderne dans lequel nous nous complaisons tous.
Voilà pourquoi je pense que les assos unies sous la même bagnière seront plus efficace et auront bien plus de poids pour influencer les autorités compétentes à ce changement.
Leur montrer qu’il y a beaucoups d’électeurs potentiels, qui n’acceptent plus ces conditions et ce manque de respect de la vie animale.
J’espère avoir cette fois-ci réussi à faire comprendre mes idées, idées qui n’ont que pour but de voir une faune riche en diversité dans notre pays (diversité dans laquelle, l’ours, le loup et le lynx entre autres, y ont bien évidemment toute leur place).
Soyons patient, évitons de les provoquer et de créer ainsi d’autres extrémistes braconniers, qui eux font beaucoups plus de mal aux grands prédateurs mais pas seulement, et ce, en toute discrétion.
Il y a de moins en moins de gens passionnés par ce loisir, et d’année en année, le nombre de chasseurs diminue régulièrement, ça c’est positif !!!
Si nous montrons aux autorités, qu’un million de chasseurs sont opposés à un million ou plus, d’écologistes.
A ce moment là nous pourrons poser la question à ces messieurs les gouvernants, quel camp allez vous choisir ?

Tu te répètes là…
Et surtout u n’es pas assez précis.
Tu devrais donc nous dire ce que tu proposes concrètement.
« Ne pas agresser systématiquement les chasseurs », dis tu.
Alors quand réagir, quand ne pas réagir, quoi faire avec eux?
Allez, vas-y, n’aie pas peur.

Que dire de plus !!!
Relit mes messages précédents !!!!
Je ne vais pas réécrire des textes qui m’ont valut les foudres de Michel.

Didier,
J’ai une bonne mémoire (c’est presque de la rancune chez moi 🙂 ) et je t’assure que tu n’as rien écrit déjà qui réponde à la question que je viens de te poser.

Quand réagir ?
A chaque fois qu’un fait de braconnage est avéré, et ce , par une mobilisation de toutes les assos qui s’intéressent à la vie animale et de toute vie animale.
Quand ne pas réagir ?
Je dirais plutôt éviter de généraliser et de caricaturer systématiquement le monde des chasseurs.
Je pense que, même si un grand nombre de faits sont dénoncés, cela ne concerne en réalité, qu’un petit % de chasseurs parmi le million existant.
Dialoguer avec le représentant de ce monde très fermé, pour lui faire prendre conscience que nous ne sommes pas des ennemis de la chasse, mais de ceux qui détruisent une espèce protégée, chasseur ou pas chasseur.
Que leur soutien serait le bien venu pour nous aider à gérer ces abus en portant plainte avec nous sur ces cas, ou des salopards mal intentionnés s’en prennent à des animaux protégés.
Ce soutien serait ainsi très revalorisant pour l’image de la chasse, cela nous permettrait de ne pas être seul dans ce combat et d’acquérir une légitimité plus convaincante, auprès des autorités locales et nationales, donc une écoute plus respectueuse.
Est ce que cette réponse te convient ?

Oui je te rassure, je lis ce que tu écris, mais encore une fois, même s’il y a, en effet beaucoups, beaucoups, beaucoups trop des cas de braconnage avérés, ces faits ne concerne pas un million de chasseurs.
Le pourcentage est de combien ? dans le pire des cas, 25% aller, je veux bien monter à 30% de chasseur qui sont effectivement pourris. Mais tous les chasseurs !!!
Tu fais une obséssion sur cette activité, et c’est cela qui est dangereux, et surtout inadmissible pour certain.

didier a écrit : « Je ne vais pas réécrire des textes qui m’ont valut les foudres de Michel.

Eh ! je ne suis pas Zeus qui foudroie du haut de l’Olympe !! Je t’ai en gros posé la même question qu’Ugatza…Je pense que c’est plutôt les chasseurs qui agressent les non chasseurs…

Veux-tu encore des exemples j’en ai plein mon panier…A commencer par le col de l’Escrinet, l’intervention des chasseurs en milieu scolaire,loi Poniatowski etc, etc..
Alors essaye de répondre franchement sans toujours te réfugier derrière des faux-semblants…Et qui agresse systématiquement les chasseurs ? Personnellement je dénonce toutes les atteintes qu’ils font subir a la nature, preuves en main…je te les ai fournies…mais en prends-tu seulement conscience ??

Finalement (regardons les dates où les messages ont été postés), après ma question du 14 mars, Didier y vient le 19.
Et pourtant sa réponse précède ma question dans la page.
Il répond ainsi et précise de quoi il avait « déjà parlé ». 🙂

1)Didier a écrit:
« Quand réagir ?
A chaque fois qu’un fait de braconnage est avéré, et ce , par une mobilisation de toutes les assos qui s’intéressent à la vie animale et de toute vie animale. »

Bon, sur ce point nous sommes d’accord.
Mais tu ne parles pas de la fréquence de ce genre d’événements, qui sont TRES nombreux. Le nombre de plaintes que l’ASPAS ou la LPO déposent CHAQUE ANNEE contre des auteurs de braconnage est impressionnant.
Alors, il faut bien expliquer ce nombre.

1) Je l’explique par la mentalité partagée de tous les chasseurs, je dis bien tous.

-hostilité contre les prédateurs (les nuisibles) vus comme des gêneurs et des pique-assiettes.

-représentation de la nature comme devant être gérée par eux, d’où l’obsession qu’ils ont à vouloir « réguler », même quand ce sont eux qui provoquent le chaos.
Exemple: le sanglier.
Cette mentalité « de base » est partagée avec les éleveurs qui ne « régulent » pas, eux, mais « entretiennent » la heu…nature.
Et tous la bouche en coeur, se « dévouent » pour le bien de tous.
Comme c’est touchant.

2) Dans ce cas (de braconnage avéré) explique nous donc pourquoi les assos se retrouvent SEULES, alors qu’en toute bonne logique si ce que tu dis es vrai, Didier, Les fédérations de chasseurs devraient être à leurs côtés et porter plainte.
Or c’est exactement le contraire qui se passe.

3) Après avoir flingué Mellba et Cannelle (pour ne prendre que les cas AVERES les plus récents) parce qu’ils avaient violé les accords passés au sujet du dérangement et des battues, les chasseurs ont-ils remplacé ces ourses?
Pas du tout.
Au contraire, ils continuent de tirer sur les ours (et les loups)avec plus ou moins de réussite.

Et voici donc pourquoi tu écris:
Didier a écrit:

« Que leur soutien SERAIT le bien venu pour nous aider à gérer ces abus en portant plainte avec nous sur ces cas, ou des salopards mal intentionnés s’en prennent à des animaux protégés.
Ce soutien serait ainsi très revalorisant pour l’image de la chasse, cela nous permettrait de ne pas être seul dans ce combat et d’acquérir une légitimité plus convaincante, auprès des autorités locales et nationales, donc une écoute plus respectueuse.
Est ce que cette réponse te convient ? »

SERAIT le bienvenu.

Comme s’ils avaient besoin de nous pour leur souffler l’idée.
Ce n’est pas par hasard qu’ils ne l’ont JAMAIS fait et ce, depuis des décennies. Même seuls, de leur côté, ils n’en font rien et ne l’ont jamais fait.
Pas une plainte et au contraire des manifestations de chasseurs pour soutenir leurs collègues jugés pour destruction d’espèces protégées.
Le conditionnel que tu emploies (SERAIT) montre que tu pries et invoques.
Tu nous proposes t’apaiser ton Dieu par le sacrifice de « quelques » loups, comme si d’ailleurs ils nous appartenaient.

Il faut donc être particulièrement complaisants avec les chasseurs pour tenter de voir (comme toi) en eux des partenaires plutôt que (comme moi) des ennemis absolus et définitifs.
Qui peut nous départager?
Les faits et je crois bien qu’ils accusent les chasseurs.

Les faits accusent certains chasseurs, pas tous les chasseurs.
Mais je crois qu’il est inutile d’insister, on ne partagera jamais le même avis, du moins sur ce sujet !!!

Didier … que ces chasseurs responsables sortent du bois et affirment leurs différences! C’est comme l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui …. qui a vu l’homme qui a rêvé avoir vu le loup, on en parle, mais personne n’en a vu un en vrai !


Les commentaires sont fermés.