Parc national des Pyrénées : une anti-ours pour défendre la nature !

Parc national des Pyrénées : une anti-ours pour défendre la nature !

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M-L Broueilh a créé le syndicat de l’AOC viande Barèges-Gavarnie, instituant la pratique de la divagation pastorale et donc par là même l’absence de moyens de protection pour les troupeaux. Un comble lorsque que l’on sait que l’élevage en montagne, par définition, se pratique dans des régions à forte densité biologique où les prédateurs sont présents. Ainsi, les tenants de l’AOC peuvent affirmer que l’ours n’est pas intégrable à un tel système. Pourtant, l’octroi d’un label de qualité à une production ovine ne peut ignorer cette richesse de la biodiversité.

M-L Broueilh a par ailleurs déclaré : « ça fait deux cents ans que nos ancêtres les ont chassés d’ici, il n’y a pas de place dans la montagne pour les ours et nous » (Dépêche du Midi, 23.04.03).
C’est cette Marie-Lyse Broueilh qui défend désormais la nature au sein du CA du parc national des Pyrénées…

Communiqué Nature Midi-Pyrénées, FNE Midi-Pyrénées, Uminate 65, 22 juillet 2009

Le Parc National dans les mains des opposants à la restauration de l’Ours brun des Pyrénées !

Les associations de protection de la nature viennent de prendre connaissance de l’arrêté du Ministère de l’Ecologie désignant les nouveaux membres du Conseil d’Administration du Parc National des Pyrénées (PNP)

Le représentant des Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement (APNE) pour le département des Hautes- Pyrénées au sein de ce Conseil d’Administration était, depuis la création du PNP, un membre quali-fié de FNE Midi-Pyrénées (fédération régionale des APNE), elle-même a- liée à la fédération nationale, France Nature Environnement.

Désormais, avec cet arrêté, c’est une représentante de l’Association pour la Protection du Patrimoine pyrénéen (ASPP 65) qui siègera pour la défense des fragiles écosystèmes et de la biodiversité de nos montagnes. Jusqu’ici, Mme Broueilh siégeait déjà au CA du Parc, comme représentante de la chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénées. Créée en 2000, l’ASPP 65 représente en e- et essentiellement divers éleveurs et agriculteurs du département (voir leur site, www.aspp65.com).

Agréée depuis moins de deux mois au titre du code de l’environnement, l’ASPP 65 a semble-t-il une vision de la protection de la biodiversité bien singulière, puisqu’elle affiche comme objectif principal de s’opposer au plan de restauration de l’Ours brun dans les Pyrénées. Pour exemple, un extrait de sa déclaration lors du Comité départemental sur le pastoralisme et la gestion de l’espace montagnard du 22 juin 2007 :

« Nous en avons assez de l’autisme de tous ceux à qui nous avons longuement expliqué que la cohabitation reste un leurre. C’est pourquoi, compte tenu des éléments de prédations et de dangerosité nous exigeons de l’Etat et de ses représentants :

  • la capture immédiate de cette ourse (Franska), et son retrait du massif pyrénéen
  • l’arrêt dé-finitif du plan de réintroduction de l’ours dans les Pyrénées
  • la prise de mesures sérieuses et e-fficaces pour empêcher les nuisances des autres ours sur l’ensemble du territoire pyrénéen. »

A quoi pense le Ministère de l’Ecologie en faisant représenter, au sein du PNP, la protection de la nature par une association dont les buts sont clairement autres ? Ceci alors qu’une importante proportion des administrateurs désignés se range déjà dans les rangs des opposants au plan de restauration de l’Ours… Est-ce le début d’une manœuvre destinée à abandonner ce plan ?

Nous avions pourtant clairement informé, à deux reprises, le préfet des Hautes-Pyrénées et le directeur du Parc de notre attachement aux objectifs du PNP et à ses activités de développement durable.

Pour Michel Geo-ffre de FNE Midi Pyrénées : « La nomination d’un représentant d’une association peu soucieuse du devenir de la faune pyrénéenne détériore les relations du PNP avec les nombreuses APNE locales qui se battent depuis une trentaine d’années pour la préservation de la biodiversité. »

Face à ce que nous considérons comme une véritable provocation, nous prenons des dispositions pour que le Ministre revienne sur une telle décision. Par ailleurs, nous informons dès à présent la Commission Européenne de cette situation qui met formellement en péril le programme de restauration de l’Ours brun des Pyrénées.

24 commentaires sur “Parc national des Pyrénées : une anti-ours pour défendre la nature !”

marre de vivre dans un pays ,un peuple qui a peur comme au XIX em siecle de tout ce qui ne control pas,et aseptise tout ce monde pour en faire un désert.

« Face à ce que nous considérons comme une véritable provocation, nous prenons des dispositions pour que le Ministre revienne sur une telle décision »

Il serait utile que l’ensemble du mouvement de protection de la nature en fasse de même. Ne rien dire, ne rien faire reviendrait à approuver cette nomination.

Cela ne change pas d´hier au PNP. Avant il y avait Lassalle au Conseil d´administation je crois… On reste dans le flou et l´ambigu, avec des anti Natura 2000 et des anti ours dans les instances du Parc.

Je rappelle qu´initialement le PNP a ete cree pour la protection de l´ours et des paysages remarquables comme Gavarnie ou Cauterets.

Les agents du PNP sont trés actifs sur le terrain, en zone peripherique (zone de biodiversite maximale), mais la zone centrale a moins d´interet en fait.

Selon moi, cela ne changera pas de d´hier, le PNP restera absent des grands enjeux de la protection de la nature Pyrénéene… (ce que je dis est fort mais c´est globalement vrai..)

Cette nomination est très grave puisque de toute évidence c’est l’aboutissement d’une stratégie qui vise à saper la représentativité des associations de protection de la nature au bénéfice des activistes plus ou moins violents de la mouvance agricole et de l’élevage . Mme Broueilh n’a aucune légitimité à représenter la protection de la nature et bien entendu de biodiversité dont elle n’a qu’une conception très orientée et très dévoyée à la défense des seuls intérêts professionnels de sa corporation . C’est très grave qu’une institution d’intérêt communautaire et financé par l’argent des français soit pris en otage par des corporatismes puisque Mme Broueilh ne représentera , à l’évidence , jamais les aspirations de la collectivité nationale dans cette affaire mais servira d’abord ses propres aspirations à une nature aseptisée à son activité professionnelle . Mais le terme de parc national peut-il encore évoquer une exigence de protection de la nature en France .

Pourquoi les anciens ont-ils exterminé aussi le bouquetin des pyrénnées ?

Super nouvel on avait lasalle maintenant on a broueilh on se demande que fais l état Vous me dirait en france on a des parcs mais on les veux stérile Bientôt il n y auras plus de vautour de rapaces d ours et tout le reste Il ne resteras que des brebis et mouton super Cela donne une bonne image des parcs en france Cela c est n importe quoi une anti ours dans un parc national Il faudrait que l état français arrête de baissé son pantalon devant ces gens la Et que les pro ours parfois soit aussi violent que les anti ours Je pense qu il y a beaucoup de gens qui commence a perdre patience on et pas tous des ecolos en mal de faune sauvage Toute manière ce parc ça toujours etais de la fumisterie les zones a ours sont hors du parc J espère que l état va bouger face a ca et les association aussi MERCI

C’est évident cette dame n’est pas une écologiste de salon. Cette nomination consacre enfin une personne de terrain.

Il est amusant de considérer le communiqué de satisfaction de ce jour de FNE à propos de la création d’autres Parcs nationaux… Optimisme pour le moins décalé si on considère ce qui se passe dans les Pyrénées à peu près en même temps !!!

Communiqué de Presse

Lundi 27 juillet 2009

Création d’un Parc National en plaine : le Grenelle se décline dans les territoires

Le Premier Ministre, François FILLON, accompagné de Chantal JOUANNO, Secrétaire d’Etat à l’écologie, en déplacement à Leuglay en Côte d’or, ont annoncé la création du GIP* chargé d’élaborer l’avant projet de parc national au sein de l’entité forestière Arc-en-Barrois/Chatillon-sur-Seine. Cette annonce fait suite à l’engagement « Grenelle » de créer trois nouveaux parcs nationaux et à la consultation locale favorable au projet de parc national de la montagne Châtillonnaise. Réaction de FNE.

Dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, l’Etat s’est engagé à compléter le réseau actuel des aires protégées, en créant en particulier trois nouveaux parcs nationaux, dont un en forêt feuillue de plaine. FNE salue déjà la mise en œuvre d’un engagement issu du Grenelle, tout en se félicitant de la réceptivité des acteurs locaux à ce projet et de l’émergence de parcs nationaux de 2ème génération.

Serge Urbano, Vice-président en charge des milieux naturels, précise « Aurions-nous cru, il y a maintenant 2 ans, en amont du Grenelle, que de nouveaux parcs nationaux seraient aujourd’hui créés en France, et que l’outil parc national descendrait des zones de montagne ? Le projet de parc dans les calanques, intégrant des zones maritimes et terrestres, a ouvert la voie ».

Cette 2ème génération relance la création de parcs nationaux en métropole, arrêtée il y a maintenant 30 ans. Elle s’inscrit dans le cadre de la loi sur les parcs nationaux, rénovée en 2006. Pour FNE, ce projet en zone rurale devrait être en mesure d’offrir de réelles opportunités de dynamisation territoriale, alliant préservation de la nature et activités humaines. Le tourisme de nature se développant plus facilement dans un tel cadre.

FNE salue la constitution d’une première réserve intégrale d’une entité significative, au moins 3.000 ha, et sa contribution à une bonne représentativité des stades forestiers âgés. Le manque d’espaces forestiers en libre évolution est une des causes de régression de la biodiversité forestière, notamment en plaine. François Lefevre, en charge de la forêt à FNE, précise : « l’engagement « Grenelle » pour la forêt (« produire plus tout en préservant mieux la biodiversité ») doit se développer dans une démarche territoriale concertée dans le respect de la gestion multifonctionnelle des forêts ».

Pour Sébastien Genest, président de FNE « l’objectif et l’engagement sont une chose, la réalisation en est une autre ». « Une formidable aventure écologique et sociale se dessine maintenant pour le GIP* », complète Serge Urbano, « qui, à l’image de ses aînés, devra construire un parc national novateur et exemplaire ». Fondamentalement, il s’agira de mettre en place une gouvernance équilibrée du GIP et du futur CA et de répondre aux objectifs de conservation de la biodiversité.

En effet, si FNE accueille avec satisfaction un tel projet, la fédération n’en reste pas moins attachée à ce que la 2eme génération de parcs nationaux réponde aux fondamentaux internationaux de ce type d’espaces naturels. Le drame serait de faire cohabiter en France plusieurs catégories de parcs nationaux. La création de ce parc national ne doit pas être une fin en soi. Elle doit s’inscrire dans une stratégie ambitieuse et cohérente de création d’aires protégées, qui est un autre engagement du Grenelle.

Sébastien Genest conclut : « Ce projet contribue à une vraie conservation de la biodiversité et de la dynamique forestière. Avec la création de ce parc national de 2ème génération au sein de paysages ruraux, la territorialisation du Grenelle prend consistance. De l’implication de l’ensemble des acteurs dépendra maintenant la réussite de ce projet. »

*GIP : Groupement d’Intérêt Public

« c’est évident cette dame n’est pas une écologiste de salon » C’est évident que c’est surtout une consommatrice de subventions publiques qui ira dans le sens de ses seuls intérêts au sein du parc . L’intérêt publique avec des gens comme vous , c’est d’abord se servir .

« Le Grenelle se décline dans les territoires » (voir ci-dessus) et aussi :

« La montagne offre un paysage que les visiteurs aiment parcourir ; c’est l’oeuvre du paysan avec les troupeaux qui n’ont cessé d’y inscrire leurs empreintes depuis trois mille ans. Aujourd’hui, l’implantation artificielle de fauves bénéficiant de toutes les protections vient saccager ce résultat et annonce la disparition de l’élevage et avec lui la remarquable biodiversité que nous rencontrons dans les Pyrénées »

(tiré du site de ML Broueilh ASPAP)

Elle oublie les vautours qui sont probablement plus ou moins « élevés » par les écolos et qui bouffent les vaches sans même les faire cuire ! Boorlo a vraiment bien fait de nommer cette écologiste de terrain au Conseil d’Administration du PNP.

Et dans la série des bonnes nouvelles de ce jour , l’idée lumineuse (de gauche) de Michel Rocard qui veut sauver la planète en taxant un peu plus les français..

On vit une époque formidable.

C’est normal que cette dame soit nommée à ce poste :

Car, grâce à la très bonne gestion de la filière ovine , l’espèce « éleveur ovin-viande » ( plus connue sous le nom latin de Subventionnis maximus…) est en constante régression :

Voir le lien suivant : http://www.inst-elevage.asso.fr/htm… pour 2008 et

Celui là http://www.inst-elevage.asso.fr/htm… pour 2007

154 000 exploitations ovins viande en 1989 68 000 en 2007 59 000 en 2008 Combien en 2009 ?

C’est à dire une baisse de 5 000 exploitations par an en moyenne. En moyenne, mais de 2007 à 2008, la baisse a été de 9 000. Donc récemment bien plus rapide.

Et même si les zones de montagne résistent mieux, car la reconversion vers d’autres productions agricoles est quasi-impossible, elles sont quand même concernées.

Le dernier refuge de l’élevage ovin viande a ainsi toutes les chances de se trouver en montagne. Il devient donc assez logique que le seul parc national à avoir perdu son label européen devienne cette ultime réserve…

Allez voir aussi le lien suivant :

http://www.inst-elevage.asso.fr/htm

Pour l’Institut de l’Elevage, le chiffre du mois, c’est la hausse de 7 % des importations françaises de viande ovine sur les 5 premiers mois de l’année. Allez lire les pages 17 et 18 : si la consommation se maintient en France, c’est uniquement grâce à la viande importée : les abattages contrôlés de viande ovine française sont en recul de 10 % sur les 5 premiers mois. Pire que sur l’ensemble de l’année 2008 : – 7 %…

Alors amis défenseurs des grands prédateurs, et des ours en particulier, soyez compréhensifs : le Subventionnis maximus du type ovin-viande est une espèce hyper menacée.

Et d’autant plus menacée que ceux qui dirigent la filière ne font rien qui soit susceptible d’enrayer son déclin.

Ils préfèrent attaquer les moulins à vent…

C’est totalement faux et injuste de dire que ceux qui dirigent la filière ne font rien , parce que pour protéger l’espèce menacée subventionnis maximus , ils créent désormais des parcs nationaux , en plus des aides européennes de la pac . Tout le monde sait que l’ours slovène coûte des fortunes au français moyen peu informé de ce scandale , alors la priorité doit maintenant aller à la protection du subventionnis maximus avec la création de parcs nationaux du troisième type . Le contribuable sera alors ravi de constater la bonne vitalité retrouvée du subventionnis grâce aux nouvelles et bonnes associations de protection de la nature et leurs désintéressés représentants comme MLB .

C’est vrai que, vu sous cet angle, je suis assez injuste.

Néanmoins, devoir en arriver à racoler l’argent dédié à un parc national, lorsqu’on dirige une structure agricole, en dit assez long sur l’impasse proposée par le modèle économique. Rappelons qu’en principe – en principe…- les parcs nationaux ont été créés pour préserver un petit quelque chose de la nature sauvage. Pour l’agriculture, il y a des tas d’autres endroits qui sont bien plus adaptés, et où la portion laissée au sauvage est des plus congrue. Si même dans ce qui devrait être le haut lieu de la préservation de la nature, le domestique devient prioritaire sur le sauvage, on comprend mieux pourquoi de nouveaux parcs nationaux vont voir le jour…

Le pire, c’est que même en détournant tous les crédits aujourd’hui octroyés à la préservation de l’environnement (c’est à dire pas lourd) au bénéfice de l’agriculture, ça ne changera pas grand chose au devenir des filières les plus économiquement moribondes.

Illustration avec les éleveurs spécialisés ovins viande en Midi-Pyrénées (les Homo subventionnis maximus, en jargon technique) :

http://agreste.agriculture.gouv.fr/

Quelques chiffres révélateurs, pour ceux qui n’auraient pas envie d’aller jusqu’à la page 4 du document.

Concernant les éleveurs midi-pyrénéens spécialisés ovins viande en 2007, par exploitation (1,6 équivalent temps plein) :

* Valeur ajoutée hors fermage : 4 700 €
* Résultat courant avant impôts : 12 400 €
* Total des subventions : 42 000 € (à l’échelon régional, personne ne fait mieux, pas même les céréaliers, 37 600 €, « seulement… ».
* Dont aides découplées de la production : 33 300 €
* Ratio subventions/Résultat courant : 338 %
* Résultat par équivalent temps plein : 7 750 €/an, soit 646 €/mois.

Et seule un infime fraction de ces éleveurs est réellement confrontée à la cohabitation avec les grands prédateurs.

Qui peut encore croire que la disparition de l’ours, du loup, du vautour, des fraises des bois ou des géranium,-tant qu’on y est- pourrait avoir la moindre incidence sur l’avenir de la filière ovins viande en France ?

Ce n’est en tout état de cause pas de la faute à ces être vivants si le consommateur se détourne tous les ans un peu plus de la viande ovine made in France.

Avec Me Broueilh on assiste à la création d’une biodiversité économique qui façonne les paysages . Une biodiversité de profit au service de l’homme . Une biodiversité de complaisance et de connivence . Tout ce qui pourra nuire à cet espace économique de  » brebisculture  » sera éliminé … l’ours , plus tard le vautour etc etc … Quant au PNP il faut relativiser cette nomination . Le PNP n’a jamais eu le dossier ours en main , n’a jamais envisagé ni participé à une quelconque réintroduction de plantigrade , n’a jamais su ou pu contrecarrer les agissements sournois de l’IPHB , bref a été d’une parfaite inutilité quant à l’avenir de l’ours . Combien y avait-il d’ours à la création du Parc, combien en restet-il aujourd’hui ?… La situation a hélas aujourd’hui le mérite de la clarté et il faut se faire une raison ,l’avenir positif de l’ours n’est jamais passé par le PNP , pas plus que par l ’IPHB . Il faut trouver d’autres options et attendre le verdict final de cet automne où le gouvernement doit se prononcer sur l’avenir de l’ ours dans les Pyrénées , c’est là que se joue son véritable destin .

Un parc national n’est pas fait pour protéger une activité économique à l’agonie mais pour protéger la faune et la flore. De plus, si demain les moutons désertaient le PNP, ça ne mettrait pas l’économie française en péril. C’est hélas au nom de cette activité peu performante qu’une poignée de retardataires cherche à détruire les derniers ours. Honte à eux car l’ours est on le sait bien une gêne mineure pour l’élevage : ce ne sont évidemment pas les ours qui sont la cause du manque de réussite ou de modernité de la filière ovine ! Leurs responsables feraient mieux de moderniser leur manière d’être et de penser : ils se réconcilieraient ainsi avec l’opinion publique qui dans l’ensemble condamne leurs agissements d’un autre âge malgré la complicité des médias. La protection de la biodiversité « à usage agricole » comme celle « à usage touristique » voire « à usage cynégétique » (comme on risque de la voir s’instaurer dans les forêts bourguignonnes), cela n’a rien à voir avec la nécessaire sauvegarde de la nature. C’est tout au plus une combine politico-financière qui malheureusement perdure grâce à l’appui des politiciens toujours prêts à regarder davantage vers le passé que vers l’avenir !

A tous les éleveurs qui pleurnichent sur la prédation de leur troupeaux ,vous ne devriez toucher aucun dédommagements sur prédation mais plutôt apprendre à valoriser vos produit pour pouvoir en vivre ( comme certains font……) et de refuser les subventions,pour rester digne et maitriser votre avenir,sinon………. !

Le PNP comme le signale nombre d’internautes n’a jamais été qu’une usine à fric dans l’esprit des élus locaux et les lobbies qui les contrôlent . Il n’y a jamais eu volonté de protéger l’ours dont les biotopes vitaux ne sont même pas dans la zone centrale du parc . Les membres du conseil d’administration du parc sont de plus en majorité opposés à l’ours et la dernière nommination comme il a été relevé par d’autres ne changera pas grand chose à cette donne . L’opposition à l’ours c’est avant tout du fric , 30 ou 40.000 euros alloués à certains pour laisser des moutons et du bétail divager dans les montagnes , tout autre commentaire est superflu . C’est le fric de la pac qui domine et la nouvelle élue n’est pas là pour remettre en cause cela . Les intérêts financiers sont tels que l’avenir n’est pas très optimiste pour l’ours . Vous ajouter à cela l’opportunisme du monde la chasse qui ne veut aucune containte et aucune zone protégée le blocage est total . Le syndicalisme agricole , les chambres d’agriculture , la chasse contrôle le politique que ce soit au niveau local (conseil généraux notamment) et même au niveau national comme il a souvent été relevé . Ce n’est pas prêt de changer , on note dans les Pyrénées une forte résistance à réformer les départements et conseil général , ce n’est pas pour rien , certains politiques ne veulent rien lâcher . Faire de nouveaux parcs nationaux vidés de leur fonction de protection des espèces en les confiant à des lobbies , il va falloir quand même en discuter .

Pour répondre à Phil : cela fait longtemps que les antis ne veulent plus d’aides (ce sont des menteurs).

De nombreuses manifestations l’ont montré : « Nous ne voulons plus de subventions ni d’indemnisations » et dès que nounours passe dans le secteur et que des brebis meurent ils accusent nounours même s’il n’y est pour rien.

Et dès le jour même ils sont au pied des institutions chargées des indemnisations à pleurer des aides.

Ils ne veulent pas d’Ours alors plus d’indemnisations, ils ne veulent pas protéger leurs troupeaéux plus d’aides.

Peut être comprendront ils que les aides et les indemnisations vont avec l’acceptation des grands prédateurs.

Cette nomination a bien sûr qq chose de provocateur et il est évident que les associations doivent réagir, au niveau national si nécessaire, même si sur le fond celà ne changera strictement rien à la situation de l’Ours dans les Pyrénées. Mais c’est une question de principe ! Quand à ceux qui se font encore des illusions sur le rôle des parcs nationaux en France ( peut être à FNE !?), ils vont bien vite déchanter avec la mise en place des trois nouveaux parcs métropolitains. Celui consacré aux « forêts feuillues de plaine » qui vient d’être officialisé récemment en Côte d’Or par Fillon, ne sera qu’un outil de développement rural pour une région enclavée économiquement. La chasse ( aux gros et pour « les gros »), l’exploitation forestière ( j’attends la réserve intégrale avec beaucoup d’interrogations ) et l’agriculture (intensive) , ne pourront en aucun cas être remis en cause. Seule l’activité touristique sera … développée. C’est d’ailleurs pour celà que, des élus locaux à la chambre de commerce et d’industrie, tout le monde a accueilli ce parc à bras ouverts !! Il ne s’agit donc pas d’une évolution positive des mentalités comme le laissent entendre certains, mais bien d’une évolution négative de la notion de parc national. Et c’est ce qui attend tôt ou tard, tous les autres parcs dans l’esptrit de la réforme de 2006. Si vous n’êtes pas convaincus, allez sur le site du MEDDAT et si vous êtes courageux vous trouverez peut être entre « développement durable », « aménagement numérique des territoires », « ressources minérales », « urbanisme » ou « logement », la rubrique consacrée aux parcs nationaux. C’est édifiant ! Pour les non courageux, deux extraits significatifs :

*  » Au même titre que les grands équipements culturels (…) ces espaces participent à l’identité culturelle de la nation et incarnent une part du génie national. »
*  » Le caractère de « monument de la nature » est donc indissociable de la présence de communautés humaines qui ont marqué de leur empreinte la diversité biologique et les paysages de ces territoires, notamment par le pastoralisme et la gestion forestière, et peuvent être fières d’avoir façonné un équilibre original. »

Pour trouver des territoires de référence quant au fonctionnement naturel des écosystèmes, il faudra inventer autre chose …

Il devient évident que la notion de protection intégrale d’un milieu naturel devient obsolète pour les parcs nationaux en France . Le tout est de savoir si cette notion de protection totale n’aura jamais été qu’un leurre , un parc national n’étant finalement qu’une manne financière de l’argent public qui ira de plus en plus vers la satisfaction d’intérêts catégoriels . La seule évolution étant que ces lobbies comme la chasse et l’agriculture n’ésitent plus à « monter » leurs propres structures associatives pseudo-environnementales que le politique s’empresse ensuite de valider , pour mieux verrouiller un peu plus la machine , alors qu’avant c’était pareil mais plus caché à l’opinion publique . Un peu comme si le syndicat des camionneurs faisait de la même pour la pollution atmosphérique . C’est tout de même une évolution notable qui a été pensé , voulu et imposé par le pouvoir politique où les écologistes sont , une fois de plus , très discrets et même absents .

bonjour a tous les defenseurs de la narure , et oui apres lassalle le chialeur a la tèlè pour sa soi disante tristesse de voir partir l usine toyota de la vallès d aspe et surtout le manque a gagner pour lui et toute sa clique ainsi que la gestion du parc national on en parles meme pas , a nouveau une femme de terrain qui connais surement beaucoup plus le etrrain economique que la biodiversitè enfin je suis degoutè de tous ces politicars tristesse

De toute façon, il suffit de lire les chartes des Parcs naturels pour comprendre assez rapidement où tout cela mène. Tout ne tourne qu’autour de l’homme. Ca parle beaucoup de développement économique, alors pourquoi faire des parcs ? A la base, c’est bien pour protéger la nature, enfin, c’est ce qu’on tente de nous faire croire. L’écologie est à la mode, les effets d’annonce sont là (encore que…). Mais quand on nous fait croire que les forêts par exemple ont un besoin impératif de nos interventions, on comprend tout. La France, puisque nous parlons d’elle, est suffisamment vaste pour qu’on puisse se permettre d’y instaurer de vrais sanctuaires de paix pour la faune et la flore. Mais non, c’est trop compliqué, pas assez rentable, politiquement…dangereux… Nous sommes gouvernés par des gens pour qui on vote, hélas, ils se foutent de tout et ne connaissent rien à rien. Ils planent. Nous voyons des gars sérieux, qui nous disent que quelques ours foutent un pan de l’économie en l’air. Qui peut croire ça ? Les gens qui gèrent la nature, tant qu’ils restent dans le flou, passe encore, mais ils ne savent même pas ce qu’ils ont sur leur territoire, sauf les plus sérieux bien entendu. Dans la région où j’habite, combien de plantes et même d’espèces animales j’ai vues, alors qu’à la base, je ne suis qu’un amateur…de nature. Et les connaisseurs ignorent qu’ils ont ce capital à leur pied et à leur portée….de décision !!! Les chasseurs ont plus leur mot à dire que n’importe qui, quelle foutaise, eux qui ne supportent aucun prédateur. Les éleveurs dans les Pyrénées ne sont pas menacés par les ours, mais du fait qu’ils ne sont plus compétitifs du tout. Nous vivons dans un monde concurrentiel. Les autres travailleurs, quand une Entreprise se casse la gueule, n’ont pas le choix, ils sont foutus à la porte. Et là, au nom de la tradition ou que sais-je encore, pas touche. Tuons les ours, les loups, les renards, les aigles, les chouettes, tout ce qui mange de la viande, et vite on s’appercevra que rien ne s’arrange. Mais au moins, les excités de tuerie et de connerie auront pu gagner une fois de plus….un temps, seulement un temps….Qu’ils le sachent. Plus la nature s’appauvrit, plus nous nous approchons du seuil critique, où les débats et autres décrets n’auront plus aucun sens. Je sais, je tape fort, mais c’est hélas la triste vérité. Notre pays pourrait accueillir une nature riche et variée, mais les mentalités de quelques uns l’emportent sur la majorité. Triste constat….


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