Les deux derniers lynx relâchés dans le Palatinat allemand !

Le lâcher de Tarda. Photo Annina Prüssing-SNU RLP

Le lâcher de Lycka. Photo Cornelia Arens KLICK Faszination – SNU RLP

Note de FERUS : Avec les lâchers des femelles Lycka et Tarda, le programme de réintroduction du lynx dans le Palatinat allemand a donc achevé sa phase de lâchers, avec un total de 20 animaux réintroduits. FERUS félicite une nouvelle fois ce beau projet qui redonne l’espoir de voir renaître une population de lynx dans les Vosges françaises (plusieurs individus sont passés côté français). Malgré le risque d’extinction imminent de l’espèce dans les Vosges françaises (3 ou 4 individus recensés), les pouvoirs publics français n’envisagent toujours pas de sauver le lynx dans le massif en procédant également à des lâchers….

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Le loup de l’Himalaya, une espèce distincte ?

Geraldine Werhahn – Himalayan Wolves Project

Les loups vivant dans l’Himalaya sont actuellement considérés comme une sous-espèce du loup gris (Canis lupus) mais devraient être reconnus comme une espèce à part entière d’après des chercheurs.

Habitant au-delà de 4000 mètres d’altitude au Népal et sur le plateau tibétain, ils possèdent une adaptation génétique leur permettant de faire face au manque d’oxygène qui ne se retrouve chez aucun autre loup, indique l’étude “Himalayan wolf distribution and admixture based on multiple genetic markers”, publiée en février dans le Journal de Biogéographie. Basée sur les analyses de 280 fèces récoltées dans l’ouest de la Chine, au Kyrgyzstan et au Tajikistan, l’étude montre une évolution unique, établie sur un certain nombre de marqueurs génétiques différents et servira de base pour faire reconnaître le loup de l’Himalaya comme une espèce distincte, avec son propre nom scientifique. Elle corrobore des recherches antérieures qui suggèrent que le loup de l’Himalaya est la lignée la plus ancienne des loups modernes, ayant divergé des autres loups il y a 630 000 à 800 000 ans.

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Les loups, alliés des forêts

Photo Anthony Kohler

Une étude vient de paraître, montrant une nouvelle fois le rôle bénéfique des loups pour les écosystèmes et particulièrement pour les milieux forestiers. Les populations de loups et de cerfs interagissent de manière complexe avec leur environnement, entre elles et avec les humains. Les auteurs de l’étude « Deer, wolves, and people: costs, benefits and challenges of living together » ont examiné ces interactions pour en évaluer les coûts et les avantages, tant biologiques qu’humains, et en ont tiré des conclusions.

L’augmentation conséquente des populations de cervidés entraîne plusieurs problèmes. Elle empêche notamment la régénération des jeunes arbres, est à l’origine de nombreux accidents routiers (en Europe chaque année, le coût des réparations est estimé à plus d’un milliard d’euros, sans compter les morts et les blessés) et favoriserait la propagation des tiques et donc de maladies comme la maladie de Lyme. En France, les dégâts à l’agriculture étaient de 20 millions d’euros en 2004.

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Un dix-huitième lynx lâché dans le Palatinat allemand

Le relâcher d’Isis. Copyright Cornelia Arens KLICKFaszination / SNU RLP

Communiqué Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat, 21 février 2020

Le dixième lynx en provenance de Suisse a été lâché le 21 février.

La femelle Isis a été capturée dans la vallée du Rhin de Saint-Gall par l’équipe locale comprenant des gardesfaune et des vétérinaires, puis a été amenée dans la station de quarantaine du Parc naturel et animalier de Goldau. Elle est le quatrième lynx originaire du Canton de Saint-Gall, qui, grâce à l’aide précieuse des autorités suisses, a pu être réintroduit.

Isis n’est pas un lynx inconnu : elle est née en 2017 à Toggenburg et, par la suite, a été détectée en septembre 2018 sur une proie sauvage. Le signalement avait été transmis par les chasseurs au KORA, qui est chargé du suivi des prédateurs en Suisse.

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Réintroduction du lynx dans le Palatinat : une femelle tuée par un train et un dixième lynx relâché

Le mâle Juri relâché le 16 mars 2018. © Cornelia Arens

Mise à jour du 13 février 2020 : Juri a été retrouvé mort, victime d’une septicémie ==>> voir ICI.

Article du 20 mars 2018 : Ce 16 mars, un dixième lynx a été relâché dans le Palatinat allemand. Juri est un mâle de deux ans et 21 kilos, capturé dans le canton de Vaud en Suisse. Après une brève période de quarantaine, il a retrouvé la liberté en Allemagne, équipé d’un collier émetteur. C’est le cinquième lynx suisse à être relâché dans le Palatinat, les autres animaux venant de Slovaquie. Le projet de réintroduction prévoit le relâcher d’un total de 20 lynx d’ici 2020. Les 3 premiers animaux ont été relâchés en été 2016 et les premières naissances (2 mâles) ont eu lieu au printemps 2017. D’autres lâchers devraient avoir lieu ce printemps.

Encore bravo à ce beau projet qui redonne l’espoir de voir renaître une population de lynx dans les Vosges françaises (le mâle Arcos relâché en Allemagne en mars 2017 est depuis quelques mois côté français, près de Géradmer). Les pouvoirs publics français sont en effet complétement indifférents devant l’extinction du lynx dans les Vosges. Il est temps qu’enfin l’État français fasse le nécessaire pour sauvegarder le lynx dans les Vosges, en menant en premier lieu des actions pour lutter contre le braconnage.

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Loup : massacre programmé en Norvège

Carte des meutes et couples de loups en Scandinavie (ROVDATA)

Loup en Scandinavie. Photo Baard Næss

Mise à jour du 4 février 2020 :

La Cour d’appel a jugé illégal l’abattage des loups en 2018 ==>> voir ici.

Article du 3 décembre 2019 :

Pour la troisième année, le gouvernement norvégien se prépare à un massacre de masse. Il prévoit de faire abattre 43 loups sur une population estimée à… à peine une soixantaine de loups !

Trois meutes (soit 17 loups) sont concernées dans la « wolf zone » (zone loup) + 26 animaux hors de cette zone.

Pourtant, le loup est classé en danger critique dans le pays

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Lynx Palatinat : dernières actualités du projet et les nouvelles côté français

Le lynx Arcos, ici relâché dans le Palatinat allemand, s’est installé dans les Vosges françaises

A ce jour, dans le cadre du projet de réintroduction du lynx dans le Palatinat allemand, 17 lynx (9 femelles et 8 mâles) ont été relâchés entre 2016 et 2019. Le projet prévoit le relâcher de 20 individus au total. Deux portées ont été détectées en 2019 (voir ICI).

Plusieurs lynx ont fait des incursions en France en 2019 :

– Un jeune de Rosa, né en 2018, a été observé à Walschbronn en février 2019 et à Haspelschiedt en mai 2019 (on pensait à tort au départ que ce lynx était Palu, né dans le Palatinat en 2017).

– Gaupa, lâchée le 22 février 2019 : dans le Pays de Bitche du 3 au 26 mars, et du 24 octobre au 4 novembre 2019 avec un petit né en mai 2019.

– Libre , lâché le 7 mars 2019 : dans les Vosges du Nord entre le 22 septembre et le 11 octobre 2019 ; actuellement dans les Vosges du côté du Donon.

– Braňo, lâché le 6 juin 2019 : a traversé  la frontière le 10 octobre entre Wengelsbach et Hirschtal. Dans les Vosges du Nord (Pays de Bitche) depuis le 10 octobre.

Actuellement, trois lynx issus du programme de réintroduction en Allemagne se trouvent en France : Libre, Braňo et Arcos qui s’est installé près de Gérarmer depuis 2017.

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Monges, Abruzzes, Asturies : séjours 2020 sur les traces des ours et des loups

Ours dans les Asturies. Photo www.sejour-faune-sauvage.com

Avec notre partenaire www.sejour-faune-sauvage.com

Vous avez découvert ces séjours par FERUS ? Précisez-le et 50 € seront reversés à notre association !

Massif des Monges dans les Alpes de Hautes Provence, les Abruzzes en Italie, les Asturies en Espagne, trois destinations sur les traces de vie de la faune sauvage. Des rencontres avec des éleveurs, des producteurs et d’autres acteurs respectueux de leur milieu de vie compléteront nos séjours. Ce mélange dont chacun a trouvé sa place, nous donne des pistes de réflexion et de proposition pour une meilleure cohabitation.

  • Cohabitons comme Grégorio éleveur Italien de 1600 moutons, vaches , chèvres et chiens de protection, au coeur du parc National des Abruzzes qui  côtoie en permanence ours, loups, cerfs etc. Cohabitons comme tous les villageois de Villeta barréa avec cette grande faune que nous croiserons certainement au coeur même de ce village.
  • Cohabitons avec les ours de montagne Asturienne, les genettes les loutres, les vautours etc. à l’image des habitants de la vallée de la Trubia en Espagne.
  • Et enfin, chez nous, dans ce massif des Monges ou s’observent entre autre  la gélinotte et le tétra lyre, l’aigle royal et la marmotte, mais aussi le loup et le mouton !

Ces séjours «  safari nature » sont proposés sur plusieurs saisons et vous laissent un libre choix de lieux, dates, en fonction de vos disponibilités et budget.

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L'aversion conditionnée pour dissuader les loups d'attaquer les troupeaux

Loup ibérique (Centro del lobo iberica de Castilla y Leon / Patrick Boffy)

Un groupe de chercheurs de l’Institut de recherche en ressources de la chasse (Espagne) a publié une étude dans laquelle il montre qu’avec une technique d’aversion alimentaire conditionnée, il est possible d’ « apprendre » aux animaux sauvages à ne pas attaquer une espèce ciblée.

Cette aversion, appliquée aux loups, a pour objectif de dissuader ces derniers de prédater les troupeaux domestiques.

Le principe est de mettre à disposition des loups des carcasses contenant un composé chimique indétectable non létal mais provoquant vomissements et douleurs à l’estomac, donnant ainsi aux loups une expérience désagréable des proies domestiques.

Quatre ans ont été nécessaires pour développer cette technique, d’abord avec des chiens en captivité, puis sur le terrain avec des renards sauvages (nids de perdrix et de lapins) et des loups en captivité.

Les chercheurs indiquent ainsi que « la justification d’utiliser des méthodes létales pour contrôler les prédateurs (…) peut être réduite ». D’autre part, en utilisant cette aversion conditionnée, la gestion des canidés sauvages peut se faire de manière plus éthique et efficace car en effet, tuer des prédateurs ne résout rien, les animaux éliminés étant rapidement remplacés par d’autres.

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