Monges, Abruzzes, Asturies : séjours 2018 sur les traces des ours et des loups

Ours dans les Abruzzes, photo Marc Linarès

Avec notre partenaire www.sejour-faune-sauvage.com

Vous avez découvert ces séjours par FERUS ? Précisez-le et 50 € seront reversés à notre association !

Massif des MONGES dans les Alpes de Hautes Provence, les ABRUZZES en Italie, les ASTURIES en Espagne, 3 destinations sur les traces de vie de la faune sauvage. Des rencontres avec des éleveurs, des producteurs et d’autres acteurs respectueux de leur milieu de vie compléteront nos séjours. Ce mélange dont chacun a trouvé sa place, nous donne des pistes de réflexion et de proposition pour une meilleure cohabitation.

  • Cohabitons comme Grégorio éleveur Italien de 1600 moutons, vaches , chèvres et chiens de protection, au coeur du parc National des Abruzzes qui  côtoie en permanence ours, loups, cerfs etc. Cohabitons comme tous les villageois de Villeta barréa avec cette grande faune que nous croiserons certainement au coeur même de ce village.
  • Cohabitons avec les ours de montagne Asturienne, les genettes les loutres, les vautours etc. à l’image des habitants de la vallée de la Trubia en Espagne.
  • Et enfin, chez nous, dans ce massif des Monges ou s’observent entre autre  la gélinotte et le tétra lyre, l’aigle royal et la marmotte, mais aussi le loup et le mouton !

Ces séjours «  SAFARI NATURE » sont proposés sur plusieurs saisons et vous laissent un libre choix de lieux, dates, en fonction de vos disponibilités et budget.

Laissez-vous naturellement tenter !

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Espagne : un ourson orphelin retrouve la liberté

Beato après son relâcher. Photo Miguel López

Note de FERUS : en ce qui concerne les Pyrénées, cela fait plusieurs années que FERUS demande un protocole pour les ours en difficulté, que ce soit côté français ou espagnol. Voir ==>> ICI.

Ce 5 avril 2018, l’ourson Beato, âgé de 15 mois, a été relâché. En janvier, l’animal, blessé à une patte avant et sans sa mère (ce qui est anormal pour un ourson de cet âge), avait été capturé dans une commune de la région de Liébana, en Cantabrie) où il venait chercher de la nourriture régulièrement.

Beato est resté 2 mois au centre pour la faune sauvage de Villaescusa, sans contact humain. Sa blessure a été traitée mais reste irrécupérable ; les vétérinaires ont toutefois considéré que l’animal pouvait retourner à la vie sauvage. Le groupe de travail Ours Brun a donc décidé à l’unanimité de le relâcher ; ce groupe est composé du ministère de l’Environnement, des communautés espagnoles ayant des populations d’ours et d’experts.

L’ourson a été équipé d’un collier émetteur et relâché dans le secteur de sa capture. Des charognes seront disposées dans un premier temps.

Le moment délicat reste à venir : que Beato ne retourne pas se nourrir constamment auprès des humains.

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Un onzième lynx relâché en Allemagne

Le relâcher de Jara © Cornelia Arens CLICK Fascination

Jara, une femelle lynx de 19 kilos et née en 2012, a été relâchée il y a quelques jours dans le Palatinat, en Allemagne. C’est le onzième lynx a être relâché sur un projet qui prévoit la réintroduction de 20 lynx.

Jara vient du canton de Saint-Gall en Suisse ; c’est le sixième lynx suisse à rejoindre l’Allemagne. La Suisse a autorisé le transfert de 10 lynx au total. Les autres lynx viennent de Slovaquie.

Arcos, relâché en 2017, est toujours côté français, près de Gérardmer.

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Réintroduction du lynx dans le Palatinat : une femelle tuée par un train et un dixième lynx relâché

Le mâle Juri relâché le 16 mars 2018. © Cornelia Arens

Ce 16 mars, un dixième lynx a été relâché dans le Palatinat allemand. Juri est un mâle de deux ans et 21 kilos, capturé dans le canton de Vaud en Suisse. Après une brève période de quarantaine, il a retrouvé la liberté en Allemagne, équipé d’un collier émetteur. C’est le cinquième lynx suisse à être relâché dans le Palatinat, les autres animaux venant de Slovaquie. Le projet de réintroduction prévoit le relâcher d’un total de 20 lynx d’ici 2020. Les 3 premiers animaux ont été relâchés en été 2016 et les premières naissances (2 mâles) ont eu lieu au printemps 2017. D’autres lâchers devraient avoir lieu ce printemps.

Encore bravo à ce beau projet qui redonne l’espoir de voir renaître une population de lynx dans les Vosges françaises (le mâle Arcos relâché en Allemagne en mars 2017 est depuis quelques mois côté français, près de Géradmer). Les pouvoirs publics français sont en effet complétement indifférents devant l’extinction du lynx dans les Vosges. Il est temps qu’enfin l’État français fasse le nécessaire pour sauvegarder le lynx dans les Vosges, en menant en premier lieu des actions pour lutter contre le braconnage.

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Deux nouveaux lynx relâchés dans le Palatinat allemand

Le lynx Arcos lors de son relâcher en Allemagne le 7 mars 2017. Photo Kora

Les 15 et 20 décembre 2017, deux femelles lynx ont été relâchées dans la réserve de biosphère Vosges du Nord-Pfälzerwald : Labka venant de Slovaquie et Alosa de Suisse. Mais cette dernière a du être euthanasiée suite à une blessure à une patte. Neuf animaux (six femelles et trois mâles) ont ainsi été relâchés depuis juillet 2016 dans le cadre d’un projet de réintroduction qui prévoit le relâcher de 20 lynx d’ici 2020.

Sept des lynx relâchés sont toujours dans le Palatinat. Le mâle Arcos est toujours quant à lui côté français, près de Géradmer. Il a parcouru 350 km, traversant autoroutes et rivières.

Au printemps dernier, deux mâles sont nés, nommés Filou et Palu. En novembre 2017, un piège-photo a montré qu’ils se portaient bien.

Le projet de réintroduction allemand est un immense espoir pour l’espèce dans les Vosges françaises, réduite à néant suite à un braconnage intense. Merci l’Allemagne ! En France, les pouvoirs publics ont laissé mourir le lynx dans les Vosges. Pourtant classé « en danger » en France par l’UICN, le lynx, dont la population n’augmente pas dans le Jura, n’a toujours pas de plan national d’action malgré nos propositions…

Retour sur le projet allemand et les dernières actualités avec Christelle Scheid et Jean-Claude Génot ==>> ICI

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Le loup de retour en Belgique !

Photo Morgane Bricard

Après le Luxembourg il y a quelques mois, c’est au tour de la Belgique de revoir le loup, après plus d’un siècle de disparition. C’était le dernier pays d’Europe continentale sans aucun indice de présence de l’espèce.

L’animal a été détecté dans les Flandres, à Beringen, au nord-est de Bruxelles.

Il s’agit d’une femelle, nommée Naya et âgée d’environ 2 ans. Elle est originaire d’Allemagne (land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale) où elle a été équipée d’un collier émetteur à l’âge de 6 mois. Elle a quitté sa meute en octobre 2016.

C’est l’association Landschap qui a annoncé la nouvelle.

La louve était présente aux Pays-Bas avant de franchir la frontière belge, au sud, le 3 janvier 2018. Elle a parcouru plus de 500 km en 10 jours.

C’est la première preuve formelle de la présence d’un loup en Belgique. Auparavant, plusieurs indices avaient suspecté le retour du loup mais sans aucune certitude, notamment en 2011, où des pièges-photo avaient photographié de nuit un animal ressemblant à un loup dans les Ardennes.

Toutes nos pensées à Baudouin de Menten qui attendait ce retour avec impatience…

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La Gazette des grands prédateurs n° 66 (décembre 2017)

Éditorial Gazette 66

Décembre 2017

Éditorial par Jean-François Darmstaedter, président de FERUS

2018, année du renouveau ? Pouvons-nous l’espérer ?

La nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la transition écologique fut pour nous une «bouffée d’oxygène» et un réel espoir en des jours meilleurs pour les trois grands prédateurs présents dans notre pays. Après le passage catastrophique dans ce ministère de Ségolène Royal qui a mis en veilleuse le nécessaire renforcement de population d’ours, aggravé considérablement la situation du loup et qui est
restée indifférente à la condition du lynx, comment ne pas imaginer que l’homme qui représentait le respect de la biodiversité et du sauvage n’allait pas prendre toutes ces problématiques à bras le corps pour enfin dégager des solutions pérennes et cohérentes.
Sachant que la tâche était vraiment énorme, nous étions prêts à «lui laisser du temps» pour mettre en place sa politique, mais il nous apparaissait essentiel que des signaux soient donnés rapidement pour aller dans le sens d’une réelle prise en compte de la conservation des grands prédateurs. Au bout de sept mois, aucun signal, quel qu’il soit, n’a été envoyé par le ministre, et force est de constater que notre déception est à la hauteur des espoirs que nous avions eu au mois de mai.

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Les frontières contre-nature : une menace pour les grands prédateurs

Pris au piège des barbelés, des frontières contre-nature. Par Stéphane Nataf

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°62 (décembre 2016)

Lorsque la menace de la guerre froide s’est dissipée et que le rideau de fer est tombé au début des années 1990, un monde plus globalisé et sans frontières semblait se dessiner. En plus de permettre la circulation des personnes, des biens et des idées, cette nouvelle situation a permis à la faune, qui ne devrait connaître que les frontières naturelles, de s’affranchir aussi des frontières humaines. Une stratégie de coopération transfrontalière en matière de conservation de la faune commençait à se propager à travers l’Eurasie. L’idée était de profiter de ce nouvel esprit de liberté afin d’élaborer en commun des plans de sauvegarde et de travailler ensemble à la conservation de la faune. Cette période historique était symbolique d’un nouveau monde plus ouvert et a offert de nouvelles opportunités pour restaurer la connectivité de l’habitat à l’échelle continentale. Ce fut aussi une période d’une coopération régionale accrue.

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Catalogne : les dommages causés par les prédateurs réduits au minimum

Ours en Catalogne (Pallars Sobirà) en 2016

Les dégâts occasionnés par les ours, les vautours et autres espèces protégées se sont réduits pratiquement au minimum ces dernières années en Catalogne (Espagne) du fait essentiellement des mesures de protection et, dans une moindre mesure, du fait d’une meilleure attribution (des origines) des prétendues attaques. Si, en 2009, les pouvoirs publics catalans avaient payé 97 000 euros d’indemnisation pour 123 dommages, en 2015 (année la plus récente pour laquelle les chiffres sont disponibles), la somme s’est réduite à 2700 euros pour seulement 18 dommages.

Ricard Casanovas, chef du service de la faune et la flore, a souligné que ces résultats ont été obtenus alors que les populations d’ours et de vautours ont notablement augmenté. Ces deux espèces monopolisent la quasi totalité des dégâts indemnisés par la Généralité de Catalogne entre 2009 et 2015. On estime qu’il y a actuellement 40 ours sur les deux versants des Pyrénées centrales et plus d’un millier de couples de vautours.

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