Fin 2019, un jeune loup gris dénutri et a priori isolé a été signalé sur la commune de Valberg (06). L’individu a été capturé et soigné par des équipes de spécialistes notamment composées d’agents de l’OFB, de vétérinaires habilités, de sapeur-pompiers. Une fois soigné et ses facultés physiques retrouvées, la ministre de la Transition Écologique décide de le relâcher en milieu naturel. Un protocole bien précis a été mis en place pour limiter le contact avec l’humain et les risques de déprédations sur troupeaux domestiques. Le 4 août 2020, le « loup de Valberg » a donc été relâché à la frontière entre les Hautes-Alpes et la Drôme, équipé d’un collier GPS pour le localiser et s’assurer de son retour à l’état sauvage. Parmi toutes les précieuses informations recueillies à l’aide de cette technologie, on a notamment appris qu’en moins de trois mois, l’animal avait parcouru plus de 600 km !
Le 22 janvier 2021, le collier GPS est signalé à l’OFB, retrouvé le long d’une route départementale près de Plan-de-Baix (26). Une enquête a alors été ouverte pour déterminer les causes de la disparition du loup de Valberg et si cette découverte pouvait être liée à une implication humaine. L’hypothèse de la collision routière était privilégiée, mais aucune dépouille n’a été retrouvée : l’affaire a été classée sans suite faute de preuve. L’animal, lui, est considéré comme étant certainement mort au vu de l’état dans lequel le collier a été retrouvé.
En savoir plus : réseau Loup-Lynx : Retour sur le cas du loup de Valberg
Le roman de Pauline Briand « Le loup de Valberg » retrace l’histoire de ce louveteau : à découvrir ici
Pourtant depuis, des indices récoltés par le réseau Loup-Lynx de l’OFB ont été attribués au loup de Valberg (11/2021 ; 04/2022) et ce n’est que le 15 mars 2025 que sa dépouille a finalement été retrouvée, sur la commune de Combovin (26). Il a en fait été abattu à proximité d’un troupeau lors d’un tir de défense renforcé autorisé, après plusieurs déprédations. 170 autres loups ont subi ce même sort en 2025, en plus de 20 loups tués illégalement dont la dépouille a été découverte (ce chiffre, tristement record, est certainement encore très loin de la réalité des destructions illégales).
L’histoire du collier retrouvé en 2021 reste une énigme.
En savoir plus : réseau Loup-Lynx : de nouveaux éléments concernant le loup de Valberg
Nous rappelons que l’efficacité des tirs létaux pour réduire le risque de déprédation sur les troupeaux domestiques n’a jamais été démontrée. En revanche, une protection intégrale, adaptée et bien mise en œuvre produit des résultats concrets.
Mais la France ne semble pas vouloir aller dans ce sens en 2026 et préfère entrer dans un système de régulation de l’espèce : Non seulement le gouvernement a annoncé vouloir mettre en place un nouveau régime dérogatoire de tirs qui libéralisera largement les possibilités de destruction de loups (plus d’infos ici) mais il souhaite également l’augmentation prochaine du plafond autorisé de destructions de 10 %. Concrètement, cela revient à ouvrir une véritable chasse au loup et vise délibérément à réduire la présence du loup sur notre territoire.
Loups en danger : il faut agir MAINTENANT !
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