Mercantour : un loup capturé et équipé d’un collier-émetteur

Mercantour : un loup capturé et équipé d’un collier-émetteur

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AFP, 13 juillet 2009

Pour la première fois, un loup a été capturé dans le Mercantour

Un loup a été capturé, pour la première fois depuis le retour du loup en France [ndlr : et non « la réintroduction » comme écrit initialement dans l’article], puis relâché après avoir été bagué, lundi dans le massif du Mercantour, a annoncé le président du parc national du Mercantour Eric Ciotti.

« C’est le premier loup qui est capturé vivant en France depuis le retour du loup » au début des années 90 dans le Mercantour, a dit à l’AFP M. Ciotti, qui est également président (UMP) du Conseil général des Alpes-Maritimes.

Le loup, une femelle âgée de six à huit ans, est tombé dans un piège à lacet relié au téléphone portable de l’un des agents du parc. Deux agents se sont aussitôt rendus sur place, dans la commune de Saint-Dalmas-le-Selvage. Ils ont immobilisé l’animal avec une fourche et l’ont endormi avant de lui mettre autour du cou un gros collier noir muni d’un radio-émetteur.

Cette capture a été réalisée dans le cadre d’un programme « Proies et prédateurs » réalisé conjointement par le parc du Mercantour, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et le CNRS.

« C’est un grand moment pour tous les agents du parc qui ont beaucoup travaillé sur ce programme », lancé en 2007, a dit M. Ciotti.

Un trappeur américain était venu dans le Mercantour pour former les agents du parc à des méthodes « non invalidantes » de capture du loup.

La balise GPS dont est munie la louve doit permettre de suivre avec précision ses évolutions et de connaître ses durées d’immobilisation, indices d’éventuelles prédations.

Dans le passé, la cohabitation des loups et des bergers a souvent été problématique dans le Mercantour. Les bergers reçoivent de grosses indemnités quand leurs troupeaux ou des bêtes isolées sont attaqués.

Sept meutes de loups, comptant chacune entre deux et cinq individus, ont été recensées dans les Alpes-Maritimes.

40 commentaires sur “Mercantour : un loup capturé et équipé d’un collier-émetteur”

Pour appuyer Julien qui est un professionnel (semble-t-il), et que cela a l’air d’en rendre jaloux plus d’un, il faudrait peut-être clarifier vos critiques :

Qu’est-ce qui vous gêne au fond avec cette capture qui a pour but de faire du suivi ? Je ne veux pas croire qu’il y a sur ce forum des « ultra » de la conservation de la nature, où il faut tout laisser libre sans jamais intervenir ?

La France est très humanisée et il faut traiter les grand prédateurs afin qu’ils puissent vivre aux côtés des hommes ! Et il faut donc malheureusement intervenir, faire du suivi, de l’effarouchement, des clotures, des chiens de protections, etc.. C’est moins romantique, mais c’est comme cela…

Je parie que si les localisations étaient publiées vous seriez les 1er à aller les voir sur internet.

Voilà 30 ans que je regarde les ours Pyrénéens crever en silence. Prier le Saint-Esprit pour qu’il survivent aux pistes forestières, et aux battues de sanglier n’as pas servi à grand chose…

Polémiquer sur la nécessité de capture de Papillon, celle de Pastoune qui a échoué, la battue où est morte Cannelle n’a pas permis de sauver les autoctones.

Plutôt que de critiquer tout ce que tentent les équipes de suivi, si on se mettait au boulot pour proteger les milieux et faire évoluer les mentalités des montagnards ?

Message de Guenièvre : « La capture chimique et l’anesthésie des mammifères en liberté impliquera toujours un risque de mortalité même pour les animaux en bonne santé[…] Des recherches à long terme sur cinq grandes espèces animales en Scandinavie indiquent les taux de mortalité liés à la capture (nombre de captures) suivants : élan Alces alces 0.7% (N = 2,816), ours brun Ursus arctos 0.9% (N = 1,079), glouton Gulo gulo 2.8% (N = 461), lynx Lynx lynx 3.9% (N=380), loup Canis lupus 3.4% (N = 89). »

« pour le loup = 3.4% sur 89 captures, si je sais lire. … ».

Ben… non Guenièvre sans vouloir t’offenser, tu ne sais pas bien lire : une recherche de long terme qui porterai sur 1,079 ours et 89 loups ne pèserait pas grand chose. 89 est le nombre de loup décédés sur cette expérience de suivi soit un peu plus de 2600 loups capturés ce qui parait déjà plus cohérent. (il fallait donc lire nombre de capture ayant entrainé la mort de l’animal) à ta décharge la rédaction n’est pas claire.

Quoiqu’il en soit si demain l’ONCFS ou autre organisme arrivait à capturer TOUS les loups de France …disons… les 150 loups statistiquement présents cela représenterait potentiellement 5,1 loups décédés si tentés que l’on compare les même protocoles scientifiques, les mêmes territoires. Bref on peut s’appuyer sur des comparaisons certes mais attention dans quelle conditions nous les faisons.

Nous avons peu de recul scientifique sur le sujet loup en France, ce qui s’explique par le fait que le loup n’est réellement étudié dans ’hexagone que depuis quelques années à peine. Pourquoi avoir peur d’avancer en fin ce qui pourrait mieux faire comprendre l’espèce à tous le monde, à commencer par ceux qui travaille sur son territoire. La dynamique de population nous fait penser (Ferus) que nous devrions aujourd’hui avoir 250 loups sur le territoire, quid des 100 loups qui manquent ? la mortalité sous toutes ses formes, accidentelles et provoqués (braco) en quelle proportion ? comment le savoir ? A côté de celà quelques pertes liées à un meilleure compréhension, pour peut être améliorer l’installation (la reinstallation) d’une espèce qui a toute sa place, me parait acceptable, largement.

Et puis comme tu le cites toi même plus loin :

Nous […]suggérons d’adopter comme norme qu’un taux de mortalité supérieur à 2% ne devrait probablement pas être accepté pour les espèces de grands mammifères. Ceci est réalisable si : 1) une équipe de capture professionnelle et expérimentée est utilisée, 2) un protocole de capture spécifique à chaque espèce est développé et suivi, 3) une évaluation de la mortalité est faite après toute mort lors d’une capture. Cette évaluation devrait entraîner une remise en cause du protocole de capture, notamment afin de proposer des modifications dans les approches méthodologiques et les techniques d’anesthésie qui auraient pu empêcher la mort.

Il faudrait poser la question à l’administration concernée pour connaitre l’étendue géographique et la durée du protocole, mais à supposer que l’étude ne concerne que le Mercantour vu le lieu de capture, qui doit sans doute s’intégrer au plan d’action national sur le loup de 2008 à 2012, avec un suivi scientifique de l’espèce, et à supposer que les équipes dans ce laps de temps soit hyper efficaces et attrape 50 loups dans ce secteur je vous laisse faire le calcul…

Tordre des idées reçues sur le loup sur des convictions personnelles, des idées, je le fait presque tous les jours en tant qu’administrateur. Si demain la science me permet d’affirmer que la pression sur la faune sauvage est plus que bénéfique pour les espèces concernées, et que celle sur les troupeaux est réelle et mérite d’être corriger, je me sentirais alors dans un pays responsables de ses engagements.

Le taux de mortalité (pour le loup 3.4 %) est calculé à partir du nombre de mort observé par rapport au nombre total de capture (pour le loup 89). Ici on peut en déduire que 3 loups sont morts suite à la capture (3/89=0.034 soit 3.4%). Si vous avez un doute allez consulter le site de wildlife biology.

Non désolé, 89 loups décédés représentent les 3,4% ou alors expliquez moi comment vous calculer pour les ours ? 0,9% de 1,079 captures ??? comment vous capturer 1,079 ours vous ? et sur 5 ans ??

Ok je viens de comprendre… il y a une virgule de trop entre parenthèse… donc 1079 ours et 2816 élans capturés de même que 89 loups et 446 gloutons ça parait plus cohérent en effet, désolé Guenièvre. Ca fait donc un peut plus de 3 loups décédés. mais ça ne change pas mes propos sur l’intérêt d’un suivi GPS !

d’accord avec pierre peyret ,cooriger l’image du loup est indispensable pour vivre de feçon plus responsable avec la nature.les indiens ou d’autre peuplent dit(primitif l’ont bien compris.

Les résultats de cette étude seront sûrement très intéressants sur la biologie du loup dans notre pays, par contre ce qui est très dommage c’ est que des scientifiques : biologistes ou mammalogistes d’ associations ou d’ organisations indépendantes ne soient pas associés à une telle opération sachant que l’ ONCFS bien que réputée pour la qualité et le sérieux de ces travaux est grandement influencée par le monde de la chasse.

désolé Guenièvre

1)No problem …ça prouve que tu as cherché à comprendre et vérifié, 😉 et c’est ce que j’ai fait aussi, même si c’est un professionnel (et trappeur), qui annonce qu’il n’y a jamais de problème. C’est son « jamais de problème lors des captures » que je réfutais et le réfute toujours avec les chiffres d’autres professionnels, qui, aujourd’hui, ne lui permettent pas de dire jamais.

2) l’image du loup et je dirais l’image des indiens et peuples primitifs

cooriger l’image du loup est indispensable pour vivre de feçon plus responsable avec la nature.les indiens ou d’autre peuplent dit(primitif l’ont bien compris.

l’image du loup, qu’elle soit « bonne ou mauvaise » restera une image, lorsque les bergers ou la population vivent à proximité des loups, ils ne sont pas devant l’image du loup mais devant un loup bien réel… …Donc ne pas aller en contre d’une image mauvaise (mais dans laquelle on retrouve du « vrai » comme du faux ») mais dire ce qu’est un loup, parler du loup, en s’appuyant sur les bases scientifiques que nous avons à disposition.

Pas besoin de chercher ailleurs, nos ancêtres pendant des siècles et des siècles ont aussi cohabité avec le loup, c’est la technique qui a permis l’éradication des loups et c’est la technique, entre autre, (colliers GPS, etc…) qui, donnant aujourd’hui des clés de compréhension, permettra peut-être de conserver cette cohabitation….ce qui nous ramène au sujet

3) je précise, pour éviter, toute confusion, que je ne suis pas contre les colliers GPS, pas plus que je rejette les « parcs à loups », (qui permettent à partir des observations de loups captifs d’étudier des loups non captifs. En posant des hypothèses ciblées à partir de comportements étudiés sur les loups captifs, pour « voir » ce qu’il en est sur des non captifs ), .. …combien de temps, de personnes, de loups non captifs (pas si faciles à voir) et quels budgets faudrait-il sans cela pour parvenir au même résultat ?…

Au delà des relations sur la faune sauvage, objectif premier de la pose de cet équipement, ce qui est intéressant c’est de savoir comment elle les a parcourus ces 20km (environ) en 24h, ce qui peut donner d’autres info « annexes » ( évitement de certaines zones – territoires d’autres meutes- =>passage près des habitations ou pas,etc. etc.).

Ces colliers GPS font en effet parti des outils permettant une meilleure connaissance de comportement lupins et j’espère que les données recueillies et leurs analyses, les plus larges possibles, seront accessibles pour parfaire l’information de tout un chacun.

Bon, je vais vraiment finir par me vexer, Guenièvre, si tu continues de citer mes propos hors contexte en leur donnant alors un sens différent !

Je croyais pourtant avoir été clair et précis en expliquant que je contestais des allégations affirmant que cette louve allait mourir suite à la pose de ce collier GPS, et j’ai déjà rappelé que dans le contexte initial, lorsque je dis qu’ il n’y a jamais de problème lors d’une capture de loup c’est une fois passé le stade de l’anesthésie et son réveil : s’il n’y a pas eu de complication à ce moment là, alors il n’y a aucune raison pour qu’ils en surviennent ensuite !

Donc s’il te plaît, arrête de dire qu’un trappeur professionnel affirme qu’il n’y a jamais de complication lors d’une capture de loup ! Je n’ai jamais dit ça, et toi et moi savons très bien que c’est faux, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je préconise la restreinte physique, sans anesthésie, pour des captures plus en douceur, sans jamais aucune complication, et pour seul effet secondaire un hématome à la patte laissé par la trappe. (Je ne parle pas, bien-entendu des trappes Bélisle, très blessantes et qui sont pourtant paradoxalement les seules autorisées en Europe !!!).

@ Guenièvre a écrit : …pas plus que je rejette les « parcs à loups », (qui permettent à partir des observations de loups captifs d’étudier des loups non captifs. En posant des hypothèses ciblées à partir de comportements étudiés sur les loups captifs, pour « voir » ce qu’il en est sur des non captifs ), .. …combien de temps, de personnes, de loups non captifs (pas si faciles à voir) et quels budgets faudrait-il sans cela pour parvenir au même résultat ?…

Tout à fait…c’est un peu comme si des entités extra terrestre, ayant pour mission d’étudier le comportement des hommes, sélectionnaient une unité carcérale et décidaient que les résultats comportementaux obtenus, suite à l’étude, pouvaient s’appliquer au reste de la planète…mais pour ce que j’en dis… c’est un peu comme discuter avec les gens du petit Bornand… !!

Bonsoir Julien, bonsoir à tous.

Je ne cherche pas à te vexer. Nous parlons tous les deux du même sujet mais pas de la même chose. Ton propos, comme tu l’indiques fort bien concerne un acte bien ciblé, celui de la pose du collier.

Tu parles d’un acte spécifique et ce que tu dis pour cet acte est juste. Le danger pour le loup de la pose du collier est nul. Et ton « jamais » dans ce cas est acceptable…

Je ne fais que replacer cet acte ciblé dans la globalité qui permet de le pratiquer.

Il y a la pose mais pour y parvenir, il est nécessaire d’avoir un avant et un après…

Et là, ça se complique, car ton « jamais » va devoir s’accompagner de « si »….(si pas de problème à l’anesthésie, si pas d’utilisation de trappes Bélisle etc..) Ce que tu dis je l’accepte sans problème pour expliquer comme tu l’as fait, la pose du collier….mais je réfute le mot « jamais », parce que tu seras obligé de passer par tous les autres actes y compris la capture pour exécuter l’acte ciblé, dont tu parles. (peut être pas toi, mais ceux qui utiliseront anesthésie ou trappes blessantes etc…).

Je pense qu’on ne peut pas répondre à un problème complexe par une réponse simple, fut-elle juste dans la spécificité…. J’espère avoir été assez claire pour t’expliquer le pourquoi je « coince » sur ce mot « jamais » .

Pourrais-tu développer ce que tu préconises quand tu parles de restreinte physique ? et comment pourrait-on expliquer que seules ces trappes Bélisles soient autorisées en Europe ?

Bon, pour conclure sur ce « jamais » : moi, je ne voulais pas rentrer dans un propos d’ordre général. Un visiteur de ce forum a dit que la louve capturée dans le Mercantour allait certainement mourir sous peu du fait de ce collier. J’ai réagi en disant que non : si elle s’est réveillée de son anesthésie et qu’elle s’est éloignée du site de la capture par elle-même, alors elle ne va pas mourir des suites de la pose de ce collier : dans ce cas précis, cela n’arrive « jamais ». C’était le seul but de mon propos. Pas plus ! Mais peut-être fais-tu bien de souligner que je ne parle que d’un cas particulier, où l’animal s’est réveillé de son anesthésie ; car sans quoi, en effet, des complications sont possibles et à envisager !

En ce qui concerne les trappes Belisle : je ne suis pas juriste, je ne sais pas de quand date cette loi (si quelqu’un a des infos, je suis preneur !), mais à mon avis, ce sont les seules autorisées car ceux qui décident et font les lois n’ont certainement aucune idée de comment ça se passe concrètement. On pourrait penser qu’ils s’en remettent à des experts et lisent des rapports avant de prendre leur décision, mais en fait, c’est « l’apparence » de la méthode de capture qui prime, et non pas son réel impact.

Je m’explique : en apparence, les trappes à mâchoires souples utilisées sur le continent Nord Américain ressemblent à ces trappes impressionnantes, avec de grosses dents métalliques et pointues(comme dans Rox et Rouky !) qui blessent gravement l’animal. Mais en fait, au lieu de dents, ce sont des crans en caoutchouc, et la pression est telle que l’animal ne parvient pas à s’en défaire. On observe alors des hématomes, mais le sang circule tout de même. C’est douloureux, et j’ai du mal à laisser mon poignet plus de 5 min dans une telle trappe. Mais évidemment, je ne suis qu’un homme, bien moins résistant que n’importe quel animal sauvage.

Les trappes Belisle en se refermant sur la patte de l’animal vont lui enfiler un « lacet ». Les mâchoires de la trappe sont suffisamment lâches pour que l’animal libère sa patte facilement, et il ne se retrouve plus qu’avec un collet à la patte !

Donc si un humain (non biologiste) se demande « Quelle trappe est la moins traumatisante » et qu’il ose mettre lui-même sa main dans chacune des deux trappes, en apparence , la trappe Belisle est la meilleure : on est juste « menotté », et on ne subit pas cette forte pression de mâchoire, bien douloureuse… Donc on vote « Belisle » et on interdit les autres trappes !

Mais la réalité est toute autre : quand le loup a ça à la patte, il se débat violemment – bien plus qu’aucun humain n’osera jamais faire. La trappe à mâchoires souples ne fera alors pas beaucoup plus de dégâts, mais la Belisle… c’est une autre affaire : le collet se referme de plus en plus, se resserre, encore et encore, pénètre les chaires, déchire muscles et tendons. Même si l’on a prévu une sécurité pour ne pas trancher la patte, il n’en reste pas moins que comme la pression est circulaire, cela coupe complètement la circulation sanguine. Peu de temps après, le loup ne sent donc plus sa patte, et peut commencer à la déchiqueter pour se libérer. Et c’est d’ailleurs certainement pour cela que les gardes qui ont fait cette capture on mis en place un système d’alarme pour arriver sur place dans un délai minimum… Mais même si c’est une bonne chose, cela reste absurde d’utiliser ce genre de trappe !

A propos des ces techniques de trappage, je vais d’ailleurs peut-être participer à une étude approfondie sur les dégâts réellement causés par chacune de ces méthodes. A voir…

Quant aux restreintes physiques ? Il faut avoir un peu d’expérience, être à l’aise avec les différentes manipulations, mais contrairement aux pumas ou aux ours, les loups sont faciles à contenir sans anesthésie aucune ! Cela tient certainement au fait de leur mode de vie en groupe sociaux, au sein desquels ils apprennent la soumission dès leur plus jeune âge… car quand on approche un loup trappé à la patte, il a souvent tendance à se débattre, à chercher à s’éloigner de nous autant qu’il le peut, mais dès qu’on l’a coincé avec une fourche (je précise : un gros bâton de bois qui se sépare en deux, rien de blessant, juste de quoi le coincer au cou ou au garrot), il fini par se soumettre ! On peut alors facilement lui attacher les pattes ; on utilise ensuite un « lasso de contention » (utilisé par les maître-chiens, ou les policiers qui doivent coincer un chien difficile) pour lui attraper la gueule avant de lui enfiler une muselière. Et là, c’est fini : une main fermement appliquée sur le poitrail de l’animal, et il ne bouge plus !!!

Comme le disait Alfred de Vigny dans son poème, le loup est un animal stoïque. Il attend son sort (rien à voir avec les chevreuils et autres ongulés qui se débattent comme des diables tout au long des manipulations !). Une fois les manipulations finies, on lui libère la gueule, puis les pattes. Le comble est que le loup reste parfois ainsi étendu, sans bouger, ne comprenant pas qu’on le relâche ainsi ! Il faut alors se reculer, puis l’effrayer en marchant vers lui et en claquant des mains pour qu’il fuit et parte du site de capture, afin que l’on récupère notre matériel !

Voilà, j’espère que ma réponse est assez complète !

Je relis mon message, et je réalise une maladresse de syntaxe qui peut nuire à la clareté de mon propos :

Et c’est d’ailleurs certainement pour cela que les gardes qui ont fait cette capture on mis en place un système d’alarme pour arriver sur place dans un délai minimum… Mais même si c’est une bonne chose , cela reste absurde d’utiliser ce genre de trappe !

Quand je dis que c’est une bonne chose, je parle évidemment du système d’alarme mis en place par les garde, pas de l’utilisation de la trappe Belisle… C’était évident, mais je préfère être le plus clair possible !

merci Julien … La précision de langage ne peut pas nuire au loup…


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