Recours contre le déclassement des loups : La France choisit la censure et le passage en force !

Recours contre le déclassement des loups : La France choisit la censure et le passage en force !

© Gilles d'Acremont
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Communiqué commun One Voice, Animal Cross, FERUS, Pôle Grands Prédateurs du 6 janvier 2026

Alors qu’une coalition d’associations européennes a récemment saisi la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) pour contester la réduction de la protection des loups au niveau européen – et de fait, l’assouplissement des abattages – la France et la Finlande mettent tout en œuvre pour empêcher les défenseurs de l’environnement d’accéder à la justice.

Le changement de statut des loups, les faisant passer « d’espèce strictement protégée » à « espèce protégée susceptible de mesures de gestion » fait l’objet d’un recours en annulation déposé par les associations Green Impact (Italie), Earth ODV (Italie), Nagy Tavak és Vizes Élőhelyek Szövetsége (Hongrie), LNDC Animal Protection APS (Italie), One Voice (France), soutenues par plusieurs associations européennes, dont Animal CrossFERUS et Pôle Grands Prédateurs pour la France.

Or, deux États membres de l’Union européenne, dont la France, viennent d’intervenir dans cette procédure pour contester le droit des associations à saisir la justice européenne. Cette démarche, visant à empêcher les associations d’exercer leur droit légitime d’initier une procédure judiciaire devant la CJUE, élude un débat démocratique sain, basé sur des données factuelles et scientifiques, et semble privilégier des choix politiques arbitraires.

Elle tend à démontrer que la France est parmi les plus fervents soutiens à la proposition de la Commission Européenne de réduire la protection des loups, et dont les possibles raisons profondes sont peu en rapport avec les données scientifiques :

  • Cette proposition de déclassement régularise de fait une situation inconfortable et potentiellement illégale pour la France, qui depuis 2014, pratique une régulation déguisée de l’espèce via l’octroi de plusieurs milliers d’autorisation de tirs létaux sur les loups.
  • Cette procédure de déclassement coïncide dans le temps avec deux accords de libre-échange se succédant : l’un avec la Nouvelle-Zélande, déjà entériné, et l’autre avec le Mercosur. Ces accords, très défavorables au milieu de l’élevage, suscitent une forte opposition du milieu agricole en France. Dans quelle mesure de tels enjeux ont-ils pu peser sur la décision de déclassement des loups ?

Nous appelons donc solennellement la France à retirer cet acte d’intervention visant à museler les associations de protection de la nature et de défense des animaux, en total désaccord avec les principes élémentaires de la démocratie. Nous sommes aux antipodes de la célèbre citation apocryphe attribuée à Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire ».

Depuis plus de 20 ans, FERUS agit pour la coexistence entre le loup et les activités humaines au travers des ses programmes de bénévolat PastoraLoup et Parole de Loup. Rejoignez-nous !