Des hybrides à gogo... pour les gogos

Photo Anthony Kohler

Nous connaissons désormais les résultats de l’analyse génétique du loup tué à Bayons (Alpes-de-Haute-Provence) le 1er décembre 2017 ==>> communiqué de l’ONCFS, 3 juillet 2018

Pas de surprise. Le loup est de souche italienne, autant balte que Marcello Mastroianni. Et autant hybridé que peut l’être le Roquefort AOC avec un fromage hollandais.

C’est donc un vent de folie qui souffle dans certaines chaumières des Alpes françaises, tourbillonne entre les parois du Vercors et du Mont Aiguille, pour aller s’échouer dans les courriers d’élus de la République les plus haut placés, prêts à gober n’importe quoi pour aller glaner les électeurs les moins recommandables.

Que se passe-t-il ? Les pseudo loups hybridés russes ou baltes seraient-ils les nouveaux avatars de « l’espion venu du froid », ou de « l’oeil noir de Moscou »?

Des sbires de Poutine pour annexer les alpages français ?

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Hausse de la population de loups en France, hausse des tirs...

Loup en Lozère. Photo P. Baffie

Le dernier bilan du suivi hivernal de la population de loups vient de paraître. La population de  loups en France est estimée à 430 individus à la sortie de l’hiver 2017-2018. Une population en hausse par rapport à l’année dernière (360 loups à la sortie d’hiver 2016-2017). Malgré le braconnage et les tirs de prélèvement autorisés par les pouvoirs publics, ça reste une bonne nouvelle. Mais une augmentation sur une ou deux années ne doit pas faire oublier que l’espèce reste vulnérable en France. Par comparaison, il y a 2000 loups en Espagne et 1000-1500 loups en Italie. Le (pauvre) seuil de viabilité de 500 loups donné par le plan loup 2018-2023 n’est donc pas atteint*. Pourtant, le gouvernement français, profitant de cette augmentation, vient de revoir à la hausse le nombre de loups pouvant être abattus, passant de 40 à 43 animaux. La France régule le loup et ne s’en cache plus depuis longtemps. Ces tirs restent inutiles vu que la prédation sur les troupeaux continue d’augmenter ; ils ne sont là que pour faire plaisir au lobby de l’agriculture.

Si le nombre de loups et la répartition géographique augmentent, la population lupine reste très majoritairement confinée au massif alpin. Aucune meute (et donc aucune reproduction) n’est constatée en dehors des Alpes cette année encore alors que des loups sont en dispersion depuis plus de 20 ans dans le massif Central, les Pyrénées ou encore les Vosges (dans les Vosges, une reproduction a été constatée en 2013 pour la première fois ; depuis, plus rien…).

A ce jour, 14 loups ont été décomptés du plafond de loups pouvant être abattus en 2018 (détails ICI) .

Cette hausse du nombre de tirs de loups intervient alors que le ministre de l’Écologie vient de présenter son plan pour la biodiversité….

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Loup : toujours pas d'hybrides à signaler

Loup de lignée italo-alpine dans les Alpes. Photo Patrice Montero

Note de FERUS : FERUS soutient l’ONCFS sur ce sujet et lui accorde toute sa confiance. D ‘autre part, on remarquera qu’il est encore question de loup balte chez les anti-loup… (tout comme l’indice de loup de lignée balte trouvé en Lozère). On dit ça, on dit rien….

Communiqué de presse de l’ONCFS, 3 juillet 2018

Hybridation de la population de loups en France : l’ONCFS assume les méthodes avec lesquelles il travaille

Depuis le retour du loup en France en 1992, l’Etat a chargé l’Office national de la chasse et de la faune sauvage d’assurer le suivi de la population sauvage. Ces travaux reposent sur la recherche d’indices de présence et de matériel biologique par les 3500 correspondants du réseau Loup-lynx et sur des analyses génétiques à partir des échantillons collectés. A cet effet, l’établissement public a sélectionné le laboratoire Antagene par un processus transparent d’appel d’offre au niveau européen.
Ce laboratoire est reconnu au niveau international sur la génétique des canidés et en particulier sur l’hybridation entre chien et loup. Un premier état des lieux des niveaux d’hybridation en France a été rendu public en septembre 2017. Il confirme l’existence du phénomène d’hybridation à une fréquence faible (sur 120 échantillons exploités, 1,5% relèvent d’une hybridation récente, 6% correspondant à une hybridation plus ancienne). Ce faible taux est par ailleurs cohérent avec ce qui est observé dans d’autres pays européens.

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Un loup de lignée balte en Lozère ?

Photo Jeremy Mathieu

Note de FERUS : un loup de lignée balte ou seulement un indice arrivé là on ne sait comment ? Telle est la question…

Communiqué de presse de l’ONCFS, 29 juin 2018

Découverte d’un loup de lignée balte en Lozère

Depuis le retour naturel du loup (Canis lupus lupus) sur le territoire national, au début des années 1990, le suivi biologique de cette espèce a été confié à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). Les opérations conduites par ses agents et par le réseau que l’établissement public anime permettent de caractériser la progression de la population de loups du point de vue géographique et démographique. Le réseau Loup Lynx de l’ONCFS est en effet constitué de quelques 3500 correspondants répartis sur l’ensemble du territoire national. Ce réseau assure une surveillance permanente de la présence de l’espèce sur la base du recueil d’indices de présence (proies sauvages ou domestiques, empreintes, observations, photographies, excréments, poils, hurlements). Ce monitoring est complété par l’étude génétique de la population de loups, réalisée à partir des échantillons biologiques collectés sur le terrain (fèces, poils ou urines).

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FERUS s'associe à nitsn pour un mobilier en faveur de l'environnement

Horloge en hêtre massif avec mécanisme à secondes glissantes. Le bois vient d’Isère, de forêts gérées durablement sous la certification PEFC

nitsn vient de créer une gamme de mobilier en faveur de projets environnementaux dont 10 % des ventes seront reversés à trois associations partenaires : Surfrider Foundation Europe, Association Mécènes et Parrains d’Abeilles et… FERUS !

La collection nitsn, ce sont des pièces minimalistes et de qualité : horloges, patères et, en avant-première, fauteuils. Pour les petits budgets, nitsn propose aussi des cartes sérigraphiées à s’offrir ou à envoyer directement à un proche, une petite attention qui soutient de grands projets !

La collection verte avec des griffures d’ours est dédiée à FERUS et ses actions en faveur des grands prédateurs.

C’est le moment de faire plaisir ou de vous faire plaisir tout en soutenant nos actions. Participez à la collecte Kiss Kiss Bank Bank en acquérant le ou les objets de votre choix. En quelques jours, plus de 90 % de l’objectif du projet a déjà été atteint.

Pour participer, c’est ==>> ICI

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Participez à notre programme PastoraLoup et soutenez la cohabitation loup / élevage !

Vous voulez vous investir concrètement pour la protection du loup en France?

Du 1er mai à la mi-novembre, rejoignez toute l’équipe de pastoraLoup et venez soutenir les éleveurs et bergers en donnant de votre temps libre pour une action éco-citoyenne au service du berger et du loup.

Pendant une ou plusieurs semaines, venez dormir auprès d’un troupeau de brebis, aider à la surveillance de jour et aux tâches quotidiennes, participer à un chantier de parc… et ainsi favoriser la cohabitation entre les activités pastorales et les grands prédateurs en France.

En amont, deux dates au choix vous sont proposées pour la réalisation de votre stage de découverte du pastoralisme et de sensibilisation à la problématique prédateurs/élevage. Stage obligatoire pour les personnes n’ayant jamais participé à pastoraLoup.

Les dates de stage 2018 :

  • 6 au 10 juin, Ubaye (Alpes-de-Haute-Provence) complet
  • 27 juin au 1er juillet, Haute-Bléone (Alpes-de-Haute-Provence)

Cliquez ICI pour télécharger le dossier d’inscription 2018

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Suisse : un projet prévoit la régulation des loups et des lynx

Article du Groupe Loup Suisse

Révision de la loi fédérale sur la chasse – Non au démantèlement de la protection des espèces!

Le Parlement modifie la loi fédérale sur la chasse afin que les espèces protégées puissent être abattues rapidement à l’avenir. Il s’agit d’un grave affaiblissement la protection des espèces en Suisse de manière générale, pas seulement pour le loup. Le Groupe Loup Suisse s’y oppose et est prêt à lancer un référendum si la protection des espèces est sensiblement affaiblie!

Le projet de révision de la loi sur la chasse est actuellement au stade des délibérations parlementaires. Les amendements n’ont pas encore été adoptés. Le projet prévoit, entre autres, les modifications suivantes:

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Soyez bénévole pour le loup cet été !

Parole de loup, programme d’information et de communication sur le loup.

En août 2018, rejoignez les équipes de Parole de Loup !

Suite à des désistements de dernière minute, il nous manque quelques bénévoles jusqu’à fin août ! Merci !

Votre mission ?

En devenant bénévole « Parole de loup », vous participerez à une action de terrain dont l’objectif est de rappeler que la cohabitation du loup avec l’homme est possible.

Basé sur l’échange, l’écoute et la sensibilisation, ce programme d’écobénévolat a pour objectif d’apporter, aux habitants et aux gens de passage, une information de qualité sur la présence du loup, le choix de sa protection et sa possible cohabitation avec l’Homme, contribuant ainsi à une meilleure acceptation de l’espèce. FERUS souhaite aussi répondre à une forte inquiétude et une peur grandissante de la proximité du loup (bien souvent due à la méconnaissance de cet animal), ou encore sur la présence de chiens de protection en montagne.

En août 2018, l’équipe de Parole de Loup ira à la rencontre des habitants et touristes sur les marchés, fêtes et auprès des commerçants… L’objectif sera de distribuer de nombreuses plaquettes d’informations concernant le loup, mais aussi et surtout, de dialoguer, répondre aux questions et aux inquiétudes, et recueillir le sentiment de chacun au travers notamment d’un questionnaire. Le champ d’action 2018 se situe dans le nord du Vaucluse et le sud de la Drôme.

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Tirs de loups illégaux : trois associations gagnent contre les préfets

Louveteaux abattus à Chichilianne en septembre 2016

Communiqué Aspas, FERUS, One Voice, 29 mai 2018

Ce 24 mai, le Tribunal administratif de Grenoble vient d’annuler l’arrêté du 19 août 2016 du préfet de l’Isère, déclarant ainsi illégal l’abattage des trois loups qui en avait suivi. Après l’affaire de cette louve abattue illégalement dans la Drôme, puis celle des trois loups tirés illégalement en Savoie, une nouvelle fois le tribunal donne raison à l’ASPAS, Ferus et One Voice.
Nos associations demanderont réparation du préjudice écologique subi.

L’arrêté du préfet de l’Isère autorisait l’abattage de 3 loups par « tir de prélèvement renforcé » valable 6 mois, sur les communes de Château-Bernard, Chichilianne, Clelles, Gresse-en-Vercors, Lalley, Le Percy, Saint-Andéol, Saint-Guillaume et de Saint-Maurice-en-Trièves.

Le juge des référés de Grenoble, saisi en urgence en 2016 par nos associations, avait refusé à l’époque de suspendre ce permis de tuer.

Les trois loups « tuables » avaient ainsi rapidement été abattus par des chasseurs. Sur les 3 animaux tués, 2 louveteaux avaient été la cible des tirs.

Le Tribunal administratif suit aujourd’hui notre argumentation

Le juge administratif a rappelé que des battues aux loups ne peuvent pas être autorisées si tout n’a pas été mis en œuvre pour protéger les troupeaux exposés à un risque de prédation. Il existe en effet des moyens de protection des troupeaux ainsi qu’une gradation des tirs que les préfets peuvent autoriser. Les tirs de prélèvement renforcés ne visent à tuer des loups, espèce protégée, qu’en dernier recours, et uniquement si des dégâts persistent malgré la mise en œuvre de tous les moyens de protection et de tirs de défense préalables.

Ces tirs de prélèvement autorisés par le préfet isérois n’étaient pas justifiés : ces trois loups ont donc été abattus illégalement.

L’ASPAS, FERUS et One Voice demanderont réparation du préjudice écologique subi.

Les tirs ne protègent en rien les troupeaux

Tuer des loups ne permet pas de faire baisser les dégâts. C’est un constat relevé également par l’expertise commandée au Muséum National d’Histoire Naturelle et à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage : la solution n’est donc pas l’abattage !

Pour permettre une cohabitation entre la biodiversité faunistique et le pastoralisme, un changement profond des pratiques d’élevage et du système de subventionnement français -qui n’incite actuellement pas suffisamment aux bonnes pratiques de certains éleveurs- est nécessaire.

L’ASPAS, Ferus et One Voice renouvellent leur demande de mettre fin aux tirs de loups, et de supprimer les indemnisations versées aux éleveurs qui ne protègent pas leurs bêtes.

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