Non à l’effarouchement des loups dans la zone cœur du parc national du Mercantour

Photo Rémi Jouhaud

Ce 15 octobre, la direction du parc national du Mercantour, à la demande du préfet des Alpes-Maritimes, a autorisé, malgré l’avis contraire du Conseil Scientifique et sans consultation du personnel, l’utilisation de pétards de gros calibres par les éleveurs pour effaroucher les loups dans la zone centrale du parc national du Mercantour.

C’est scandaleux ! Honte au parc national du Mercantour et à ceux qui le couvrent !

Le loup est une espèce protégée. La perturbation intentionnelle de cette espèce est interdite sauf dérogations qui ne s’appliquent certainement pas dans les zones-cœur des parcs nationaux. D’autre part, c’est l’ensemble de la faune sauvage du parc qui est impactée.

Ces opérations d’effarouchement sont la porte ouverte à une dérive dangereuse et inacceptable. Car on peut s’attendre à voir par la suite la mise en place d’opérations de tirs au cœur du parc, réclamées par certaines organisations du monde agricole depuis des années.

Nos parcs nationaux, dont la surface est très limitée, sont les ultimes refuges de quiétude pour la faune sauvage et l’élevage ne doit pas en être la priorité !

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Huit loups de plus à tuer. Pourquoi ? Pour rien

Le plafond de 43 loups pouvant être abattus en France en 2018 a été atteint la semaine dernière. C’est sans AUCUNE surprise que les pouvoirs publics ont aussitôt pris la décision de rehausser ce plafond afin de pouvoir tuer 8 loups supplémentaires jusqu’au 31 décembre 2018.

51 loups tués en France annuellement… Nous sommes clairement dans la régulation d’une espèce protégée. Contrairement à l’avis des Français (cf. résultats de toutes les consultations publiques à ce sujet jusqu’à présent). Et contrairement aux recommandations des scientifiques qui estiment notamment qu’il y a trop de tirs de loups (avis du Conseil National de Protection de la Nature et expertise collective de 2017).

Ces tirs sont inutiles (pas de baisse de la prédation des troupeaux domestiques), voire contre-productifs (l’éclatement des meutes de loups peut augmenter les attaques sur les troupeaux). Le CNPN, l’expertise collective de 2017 et plusieurs études internationales ont pointé cette inefficacité des tirs.

Les tirs de loups n’existent que pour faire plaisir aux lobbies de l’agriculture et de la chasse.

Voilà comment la France, septième puissance mondiale, gère une espèce protégée et menacée.

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La Marche des Loups : Jean-Michel Bertrand a besoin de vous pour son prochain film !

Si vous avez aimé le film « La Vallée des loups » de Jean-Michel Bertrand, si vous avez envie de soutenir la défense des loups alors poursuivez votre lecture :
Le nouveau film de Jean-Michel Bertrand «La Marche des loups» a quelques difficultés financières dues à un véritable boycott de la part de certaines collectivités qui ont des pressions des éleveurs et des anti-loups.
C’est pourquoi nous lançons une campagne de crowfunding pour compléter ce gap qui nous permettrait d’obtenir des jours de tournage en plus qui nous sont essentiels.

Pour en savoir plus et y participer, nous vous invitons à vous rendre sur la page consacrée à notre projet ICI

Nous avons donc besoin de votre soutien dès aujourd’hui, n’hésitez pas également à partager le lien au plus grand nombre.

Un grand merci !

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Tarifs Adhésions FERUS 2019

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  • Collectivités, associations (avec abonnement la Gazette des Grands Prédateurs) : 37 €

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Pas de loups (encore) en Bretagne

Des médias ont relayé le probable retour du loup en Bretagne (une observation aurait été réalisée, des indices retrouvés, des hurlement entendus).

Pourtant, aux dernières nouvelles, il n’y a toujours pas d’indices de présence de l’espèce dans cette région.

Le groupe de personnes à l’origine de ces allégations est le même que celui qui pensait déjà avoir la preuve du retour du loup en Île-de-France en 2017 . L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, chargé du suivi de l’espèce en France, avait alors démenti ces déclarations abondamment relayées à l’époque, et l’affaire avait tourné court évidemment.

Des loups en dispersion finiront tôt ou tard par atteindre la Bretagne, sans forcément s’y installer, n’en doutons pas. Mais aucune preuve sérieuse ne peut affirmer aujourd’hui qu’ils y sont déjà parvenus. La préfecture des Côtes-d’Armor l’indique également ; l’ONCFS a vérifié. Rien de probant.

Le loup en Bretagne, ce n’est pas encore pour maintenant.

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La lettre d'information InfoLoup n° 23

Tous les deux mois, la DREAL Auvergne Rhône-Alpes publie une lettre d’information sur le loup destinée aux services de l’État et aux acteurs concernés par le loup afin d’apporter un éclairage sur les dispositifs ou les points d’actualité relatifs à ce sujet. Cette lettre est diffusée par les pouvoirs publics et ne reflète en aucun cas les positions de l’association FERUS.

Le dernier numéro, n°23 (juillet / août 2018), est paru ==>> ICI

Au sommaire :

  • Les rendez-vous du plan loup et les visites sur le terrain du préfet coordinateur
  • Données sur les dommages
  • Protocole de tirs de loup (26 loups décomptés du plafond de 43)
  • Zonage 2018 des communes éligibles à la mesure de protection des troupeaux
  • Tatou, l’abri de berger héliportable (Vanoise)
  • Le service de bergers mobiles (Mercantour)
  • Questionnaire sur les interactions usagers de la montagne / chiens de protection
  • Portrait de Nicolas Jean (brigade loup)
  • Analyses génétiques : 2 loups baltes en Lozère (hypothèse la plus probable : loups échappés du parc du Gévaudan en 2016) et un loup hybride en Béarn (hybridation ancienne d’après l’Info Loup. FERUS essaie depuis une quinzaine de jours d’avoir plus d’informations à ce sujet. Une hybridation ancienne est un phénomène ponctuel et de faible occurrence qu’on retrouve dans toutes les populations de loups en Europe (voir note de l’ONCFS). En aucun cas, une hybridation ancienne ne remet en cause l’intégrité génétique de l’espèce loup. A ce stade, il semblerait donc que l’animal présent dans les Pyrénées-Atlantiques soit tout simplement un loup et non pas un véritable hybride à abattre absolument comme le clament les anti-loups depuis quelques semaines…)

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Un nouveau ministre de l'Ecologie. De grandes ambitions ?

Photo AFP Ludovic Marin

FERUS félicite François de Rugy qui vient d’être nommé ministre de la Transition écologique et solidaire.

De nombreux dossiers d’une urgence capitale l’attendent, notamment dans le domaine de la préservation de la biodiversité.

Nous lui demandons d’ors et déjà :

  • Pour l’ours : de finir le travail commencé en procédant, cet automne dans le Béarn, au lâcher indispensable des deux ourses promises et de favoriser la restauration d’une vraie population d’ours dans les Pyrénées
  • Pour le loup : de remettre à plat la politique actuelle consistant à tuer toujours plus de loups pour soit disant protéger les troupeaux. La voie actuelle ne fonctionne pas !
  •  Pour le lynx : de mener enfin une politique de sauvegarde de cette espèce oubliée, particulièrement dans les Vosges où la situation est plus que critique.

Ces trois espèces sont le symbole d’une biodiversité bien trop malmenée en France. Il est temps d’avancer dans le sens d’une cohabitation durable avec les activités humaines.

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Tir de loup dans les Vosges : victoire juridique sur le fond

Loup dans les Vosges/printemps 2012 © CROC – ONCFS

Le tribunal administratif de Nancy vient de donner raison aux associations ASPAS, One Voice, FERUS, ASPA Vosges, Flore 54 et Oiseaux Nature. L’État français est condamné à verser à nos associations la somme globale de 3400 euros.

En décembre 2016, nous avions attaqué en justice les arrêtés de tirs de prélèvement et de défense renforcée signés par les préfets de Meurthe-et-Moselle et des Vosges visant le seul loup présent en plaine des Vosges. A l’époque, le juge des référés avait suspendu en urgence le tir de prélèvement mais pas les tirs de défense.

Aujourd’hui, la justice s’est prononcée sur la légalité « au fond » de ces arrêtés. Le juge a en effet constaté l’insuffisance des moyens de protection mis en place, préalable à l’autorisation de tirs.

Rappelons que les tirs de loup ne font pas baisser la prédation ; ils peuvent même être contre-productifs en faisant éclater les meutes et en éparpillant les individus, plus prompts alors à attaquer les troupeaux domestiques, surtout lorsqu’ils sont pas ou mal protégés. Seuls les moyens de protection des troupeaux sont efficaces.

Le loup est toujours une espèce menacée en France.

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Une louve allaitante abattue : pourquoi les louveteaux ne sont-ils pas décomptés ?

Louveteaux abattus à Chichilianne en septembre 2016

FERUS vient d’adresser un courrier au ministre de l’Écologie Nicolas Hulot, au préfet coordinateur sur le loup Stéphane Bouillon et au directeur général de l’ONCFS ==>> lire ICI.

Communiqué de presse de l’association FERUS, 2 août 2018

Une louve allaitante abattue : pourquoi les louveteaux ne sont-ils pas décomptés ?

Nous apprenons qu’une louve allaitante a été abattue ce 2 juillet 2018 par la brigade loup dans les Alpes-Maritimes (Vésubie).

A cette période, les louveteaux ne sont pas sevrés et sont depuis sans doute tous morts de faim.

Si la louve a été décomptée du plafond des 43 loups pouvant être abattus en 2018, les louveteaux, eux, passent manifestement en pertes et profits. Une aubaine pour les pouvoirs publics qui autorisent toujours plus de tirs pour faire plaisir à une minorité.

Pourtant, les tirs ne fonctionnent pas et la prédation attribuée au loup continue d’augmenter *.

D’autre part, éliminer des loups dominants (comme cette louve) déstabilise la meute et a pour conséquences d’augmenter localement la prédation des individus éparpillés. S’ensuit la création de nouvelles meutes. Plusieurs études ont montré que les tirs favoriseraient la multiplication des naissances. La multiplication des nouvelles meutes depuis la politique de tirs intensive (2013-2014) en serait-elle une preuve (le nombre de meutes a doublé) ** ?

Nous continuons toujours de demander une étude sur l’efficacité des tirs en matière de protection des troupeaux.

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