Réédition plaquettes ours-loup-lynx

Réédition des brochures 16 p. ours / loup et lynx.

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Du loup au chien (et à l'homme)

Quatre races de chiens. Photo Vincent Vignon

Du loup au chien (et à l’homme). Par Pierre Jouventin

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°67 (avril 2018)

Nous vivons en ce moment une révolution dans la compréhension de la domestication des animaux à la suite des fouilles et des datations par l’ADN. Cette remise en question repose en particulier sur l’étude du loup, ce que ses plus fidèles défenseurs ignorent souvent. Jusqu’à il y a dix ans, l’histoire des animaux domestiques paraissait simple et résultait de la nôtre. Vous savez que notre espèce a radicalement changé de mode de vie il y a seulement 10 000 ans, lorsque nous avons opté pour l’élevage et l’agriculture. Pendant les 300 000 ans précédents pour Homo sapiens et 2 500 000 ans pour le genre Homo, nous vivions en clans de quelques dizaines de chasseurs-cueilleurs. Nous devions déplacer nos campements au bout de quelques semaines lorsque le gibier, les fruits, les racines, les poissons commençaient à se raréfier. Les domaines vitaux étaient immenses, la tribu revenant au bout de plusieurs mois sur l’ancien emplacement pour chasser les animaux et récolter les plantes qui avaient eu le temps de se renouveler. Pour comparer avec la finance, nos ancêtres avaient un tout petit budget mais ils ne touchaient pas au capital et se contentaient de prélever les intérêts des ressources naturelles…

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La lettre d'information InfoLoup n° 28

Photo Morgane Bricard

Tous les deux mois, la DREAL Auvergne Rhône-Alpes publie une lettre d’information sur le loup destinée aux services de l’État et aux acteurs concernés par le loup afin d’apporter un éclairage sur les dispositifs ou les points d’actualité relatifs à ce sujet. Cette lettre est diffusée par les pouvoirs publics et ne reflète en aucun cas les positions de l’association FERUS.

Le dernier numéro, n°28 (mai/ juin 2019), est paru ==>> ICI

Au sommaire :

Réunion du Groupe National Loup du 28 mai et autres dates

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Doubs : de nouveaux indices de présence de loups à la frontière Suisse

Un loup dans le Doubs. Photo ONCFS 25

Communiqué de la préfecture du Doubs, 5 août 2019

Depuis le début de l’année 2019, plusieurs indices de présence de l’espèce dans le Haut-Doubs ont été relevées :

Une vidéo mi-mars à Bians-les-Usiers ; une piste et une observation visuelle à Petite Chaux, mi-avril ; une observation visuelle avec images à Bouverans fin avril ; une image à Oye-et-Pallet fin juin et tout récemment des vidéos réalisées dans le cadre du suivi estival sur la zone de présence permanente de l’espèce du Marchairuz (ZPP Marchairuz).

Cette ZPP Marchairuz a été délimitée en avril 2018 après le recueil deux hivers consécutifs d’indices de présence de l’espèce. Essentiellement située en Suisse, elle couvre le secteur de Mouthe à Chapelle des Bois pour le Doubs, le secteur Bellefontaine-Bois d’Amont à Lajoux pour le Jura. En vue d’évaluer s’il convient ou non de maintenir ce secteur en ZPP, des suivis intensifs de l’espèce en été et en hiver sont organisés depuis l’été 2018 en France et en Suisse. Ces suivis sont réalisés par les correspondants du Réseau Loup Lynx.

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Manifeste d'Helsinki pour améliorer l'application de l'actuelle législation européenne pour la protection du loup

Photo Anthony Kohler

Les 7 et 8 juin s’est déroulé en Finlande le second meeting de l’EAWC (Alliance européenne pour la conservation du loup), collectif d’associations européennes dont FERUS est membre fondateur. Une douzaine de pays était représentée, notamment pour faire le bilan des actions et de la situation du loup dans chaque pays. L’administration finlandaise a été invitée. Un manifeste destiné au Parlement européen a été signé par une quinzaine d’associations.

Manifeste d’Helsinki pour améliorer l’application de l’actuelle législation européenne pour la protection du loup, 8 juin 2019

L’Alliance Européenne pour la Conservation du Loup (EAWC) est une association d’ONG de différents  pays européens qui donne, au nom de la société civile et de la communauté scientifique, des recommandations pour obtenir un système de conservation du loup basé sur des faits et une application plus rigoureuse de la législation européenne au niveau de chaque pays et à travers l’Europe, en exigeant la stricte protection de l’espèce déclarée d’intérêt communautaire selon la directive Directive Habitats et la Convention de Berne.

CONSIDERANT QUE le loup est une espèce clé pour le maintien d’écosystèmes équilibrés et que son lent mais continu retour à travers l’Europe apporte une nouvelle opportunité, avec cet allié naturel dans le combat  contre la perte de la biodiversité et l’impact des changements climatiques, d’aider notre continent à soigner sa nature à travers une vraie transition écologique en accord avec les objectifs de l’ONU pour un développement soutenable.

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Tirs de loups : les citoyens toujours majoritairement contre

Loup dans les Alpes. Photo Marc Linarès

Les résultats de la consultation publique concernant le nouvel arrêté de tirs de loups viennent d’être publiés.  Une nouvelle fois, et sans aucune surprise, 81 % des contributeurs se sont prononcés contre (9522 contributions).

Résultats ==>> ICI.

Quelques passages à noter :

Dans la partie contributions des chasseurs : « Il semble cependant exister dans le propos une confusion autour du seuil des 500 loups, parfois repris. Ce seuil ayant été atteint (le comptage de l’ONCFS faisant lieu de 530 loups en sortie d’hiver), les chasseurs estiment souvent la pérennité de l’espèce désormais garantie. Or cet effectif de 500 loups est un seuil minimum de viabilité dite «démographique» (et non un plafond) et n’assure pas une pérennité biologique du loup, le seuil de viabilité génétique (nécessaire pour garantir le maintien de la population) étant quant à lui fixé à plus de 2500 individus. » Les auteurs des conclusions de la consultation, et donc les pouvoirs publics, indiquent donc noir sur blanc ce que les scientifiques ont publié : il faut plus de 2500 individus pour garantir le maintien de la population. Et pourtant ces mêmes pouvoirs publics vont faire abattre chaque année 19 % de la population estimée à 500 loups. Cherchez l’erreur….

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Loup de la plaine des Vosges : les associations demandent une entrevue avec le préfet de Meurthe-et-Moselle

Communiqué du 30 juillet 2019,

Liberté, tel est son nom

2 pétitions à signer ==>> ICI

Nos associations signataires (Aspa Vosges / FERUS / GEML) se réjouissent de la mobilisation de nos citoyens en faveur de la sauvegarde du loup de la plaine lorraine, du soutien de nombreuses associations naturalistes et de protection animale (20 associations locales et nationales à ce jour ont signé le communiqué et de l’engagement de personnalités
publiques.

Il est de la responsabilité des associations naturalistes et de protection animale de donner un prolongement à la mobilisation considérable à l’encontre de la décision d’éliminer Liberté, nom choisi – par les français via internet – pour ce loup de la plaine Lorraine. Nos associations veulent en effet dépasser une attitude protestataire et engager une véritable politique locale de cohabitation avec l’espèce Loup.

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Tirs de loups : les associations déposent un recours au Conseil d’Etat

Photo : Nadège Haessig

Communiqué de presse de l’Aspas, FERUS, LPO et SNPN, 30 juillet 2019

Tirs de loups : les associations déposent un recours au Conseil d’Etat

Les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture viennent de publier un arrêté permettant le tir de 100 loups annuellement et facilitant d’autant les tirs, notamment dans des zones dites non protégeables.

À l’heure des grands discours en faveur de la biodiversité, c’est une trahison honteuse et scandaleuse.

À peine un an après la publication du plan loup 2018-2023, déjà rejeté par les scientifiques et les citoyens, les pouvoirs publics empirent les tensions en inventant de nouvelles mesures anti-loup : cercle zéro, Zone Non Protégeable, tirs mixtes et surtout hausse du prélèvement de loups (de 12 à 19 %). Cette hausse conséquente du plafond de tirs cache l’échec cuisant de la politique, non pas de protection des troupeaux, mais de tirs. Mais l’Etat Français persiste dans cette posture.

Ces dispositions sont connues pour être inefficaces, dangereuses pour la survie du loup en France et les scientifiques mettent en garde (expertise collective 2017 et réponse à la saisine tirs de loups février 2019 du Muséum National d’Histoire Naturelle et de l’ONCFS, avis défavorable du CNPN, avis du Conseil scientifique, études internationales). Mais l’État français n’écoute pas ses propres experts, seulement les lobbies.

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La conservation du loup en plaine lorraine

2 pétitions à signer :

Vous pouvez également exprimer au préfet de Meurthe-et-Moselle votre opposition, avec courtoisie, au tir de ce loup en lui écrivant ==>> ICI.

Communiqué de presse ASPA Vosges / Groupe d’Études des Mammifères de Lorraine (GEML) / FERUS / Flore 54 / Association de Sauvegarde et de Promotion de la Forêt de Haye (liste des signataires mise à jour ==>> ici)

La conservation du loup en plaine lorraine

Depuis son retour en Lorraine, le Loup dit de la plaine, spontanément installé dans la plaine lorraine aux frontières des Vosges, de la Meurthe-et-Moselle et de la Meuse ne semble pas être bienvenu dans notre région. La presse régionale se fait l’écho des attaques aux troupeaux de moutons et des difficultés des éleveurs à survivre face à cette menace. Les pouvoirs publics et les médias présentent ce loup comme « anormal« , du fait de ses attaques et des dégâts qu’il commet.

Pourtant, à notre connaissance, aucune étude scientifique n’a été menée pour comprendre le comportement prédateur de cet animal et en limiter les effets. Ce loup évolue dans un contexte particulier (milieu de plaine, grandes forêts giboyeuses, divers dérangements de la faune, …), et fait face à multitude de troupeaux de moutons, allant d’une dizaine de têtes à plusieurs centaines. Ces caractéristiques ne se rencontrent pas dans d’autres secteurs habités par les loups en France.

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