Plan loup 2018-2023 : toujours des tirs (et quelques avancées)…

Photo Morgane Bricard

Ce mardi 12 décembre avait lieu la dernière réunion relative au projet de plan loup 2018-2023. FERUS y a assisté

La dernière mouture du projet propose des points positifs, notamment sur le suivi du loup, la recherche et les moyens de protection des troupeaux. FERUS a largement contribué à ces avancées, demandées depuis des années. Parmi elles, la conditionnalité des moyens de protection des troupeaux pour les indemnisations

Mais les tirs de loups sont toujours là. Bien qu’inutiles, voire contre-productifs, pour la protection des troupeaux, les pouvoirs publics cèdent encore aux lobbies agricoles. Une quarantaine de loups pourront de nouveau être abattus en 2018. Opposé à cette politique de tirs honteuse, FERUS a quitté la séance lorsque ce point a été abordé.

Le projet de plan loup sera soumis à la consultation du Conseil National de Protection de la Nature puis publié début 2018. Il y aura également une consultation publique. Nous vous tiendrons informés.

FERUS précise que les associations de protection de la nature sont présentes à titre consultatif. Notre présence ne valide ni ne cautionne ce projet de plan loup 2018-2023.  

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Les loups en France sont bien des vrais loups

Loup italien © V.Vignon

Loup de lignée italienne © V.Vignon

Mise à jour du 1er décembre 2017 : note de l’ONCFS quant à la conférence de presse des anti-loups du 22 novembre dernier et des résultats présentés par la laboratoire ForGen =>> ICI

Publication originale du 18 septembre 2017, mise à jour le 21 novembre 2017

Les opposants aux loups ne cessent de chercher des moyens afin de faire tuer toujours plus de loups : loups qui auraient été réintroduits clandestinement, loups en surnombre, etc. Dernier exemple en date : les loups en France ne seraient pas des vrais loups mais des hybrides (croisements avec des chiens domestiques), une pseudo affirmation clamée par José Bové en tête. Ce 13 septembre 2017, l’ONCFS a rendu ses conclusions sur le sujet. A partir de 228 échantillons (fèces, poils, urine) analysés, 130 individus ont été identifiés :

« – 120 sont des loups, tous de lignée génétique italienne ;
– 2 ont des signatures génétiques qui correspondraient à des hybrides de 1ère génération ;
– 8 ont des signatures génétiques qui correspondraient à une hybridation plus ancienne.

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Les ours, les loups et les lynx ont besoin de vous !

Les ours, les loups et les lynx comptent sur vous

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tableau déduction fiscale

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Nouveauté boutique : Nature, le réveil du sauvage

Nature, le réveil du sauvage

Jean-Claude GENOT

Plus nous étendons notre domination sur la nature, plus le sauvage devient nécessaire. Dans ce nouvel ouvrage, l’auteur relate les nombreuses initiatives européennes pour préserver les derniers bastions de nature sauvage, voire pour renforcer l’ensauvagement de régions en déprise agricole. La nature sauvage n’est pas une vue de l’esprit mais une perspective réelle pour l’avenir. Elle témoigne du sauvage qui sommeille en nous, épris d’espoir, de rêve, de liberté et d’un profond respect de la nature. Mieux comprendre la nature pour mieux nous connaître ?

Un chapitre est consacré aux grands prédateurs.

Jean-Claude Génot est écologue. Il est cofondateur de « Forêts sauvages », un fonds pour la naturalité des écosystèmes. Membre de l’association des Journalistes écrivains pour la nature et l’écologie, il a écrit de nombreux ouvrages sur la nature.

224 p.

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L'ONCFS répond aux anti-loups dénicheurs d'hybrides

Photo Serge Montagnon

Le nouveau credo des anti-loups : faire croire qu’il y a une surpopulation d’hybrides en France. La semaine dernière, ils ont carrément organisé une conférence de presse avec la venue du laboratoire allemand ForGen pour le « prouver ». Les « résultats » de leurs échantillons montrent que les individus analysés sont tous des hybrides, « de lignée non-italienne » tant qu’à faire ! Une vraie fumisterie.

L’ONCFS, qui a publié en septembre dernier un rapport montrant justement qu’il n’y avait pas de problème d’hybridation chez les loups en France, vient de diffuser une note édifiante sur la conférence de presse des anti-loups et les lacunes du laboratoire allemand. L’ONCFS se dit d’abord « étonné » de ces résultats, puis se dit « extrêmement confiant dans les résultats fournis par Antagène (le laboratoire qui analyse les échantillons de l’ONCFS) » et qu’il va « organiser une rencontre afin que les deux laboratoires, ForGen et Antagène, puissent confronter leurs résultats et mieux comprendre les divergences ». Si on ne devait retenir qu’une chose de cette note de l’ONCFS, ça serait cette conclusion simple et efficace :

 » Il subsiste de nombreuses approximations, même sur le plan technique et scientifique. Nous tâcherons de les lever avec l’aide des laboratoires prestataires, de part et d’autre. Cependant, cette étude se place davantage sur le plan politique de remise en cause de l’Etat, et de l’ONCFS en particulier. »

A bon entendeur !

==>> Note de l’ONCFS, novembre 2017.

 

La peur du loup

Chasse au loup. Huile sur toile par Alexandre-Francois Desportes

La peur du loup. Par Pascal Dhuicq

Article paru en 2 parties dans la Gazette des grands prédateurs n°61 (septembre 2016) et n° 63 (mars 2017)

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Canis lupus est un carnassier capable de s’attaquer au gros « gibier », tout comme l’homme dont il était voué à être concurrent. Mais tandis que son statut d’allié domesticable (en chien) se perdait dans la nuit des temps (au Gravettien*), ce n’est qu’à la domestication du bétail, au néolithique, que remonte celui de « nuisible ». Il faut attendre le haut Moyen-Âge pour que celui de concurrent n’émerge vis-à-vis de l’aristocratie qui fait du gros gibier sa « chasse gardée ». Il n’en fallait pas moins pour que la noblesse en fasse « son affaire ». L’’institution de la Louveterie a d’ailleurs été motivée par la perpétuation de ce monopole nobiliaire(1). Celui-ci a été entretenu par des privilèges ayant dérivé vers des abus de leurs titulaires qui aspiraient à la charge de lieutenant de louveterie laquelle, entre autres privilèges, leur conférait le droit de port d’arme et de chasse jusque dans les forêts royales(2). Fatalement, étant réputé immangeable, plutôt que d’être « exploité », le loup n’avait donc d’autre destin que d’être exterminé.

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Ludres, le 1er décembre : retour du loup en plaine, quelle cohabitation avec les hommes ?

Ce vendredi 1er décembre à Ludres (Meurthe-et-Moselle), 20h30, salle Charcot (à proximité du stade du Bon Curé) :

Conférence « Retour du loup en plaine : quelle cohabitation avec les hommes ? » par Ghislaine et Benoît Gille (éleveurs) et Philippe Russo (FERUS). Organisée par l’association « Sauvons nos coteaux de Ludres ».

Les loups, déjà présents dans les montagnes françaises depuis les années 1990, commencent à réapparaître naturellement dans les plaines depuis 2014. Ces canidés participent à l’équilibre de la nature et régulent les espèces. Les hommes et l’étalement urbain ont envahi leur territoire. Animal opportuniste, le loup se nourrit de grandes proies sauvages mais peut également cibler les élevages. Son image négative, issue des contes, des mythes ainsi que des attaques sur les troupeaux, doit cesser de perdurer afin de rétablir une cohabitation maîtrisée entre les hommes, les éleveurs et les loups.

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34 meutes reproductrices détectées en France

Le Réseau loup de l’ONCFS vient de publier le bilan estival 2017 de la population de loups en France.

On compte désormais 63 ZPP (Zones de Présence Permanente) contre 57 à l’issue de l’hiver 2016-2017. Parmi ces 63 ZPP, 52 sont constituées en meutes ; cet été 2017, la reproduction a été détectée dans 34 d’entre elles.

L’expansion géographique du loup se poursuit mais ne doit pas faire oublier que le loup reste une espèce menacée en France (Liste Rouge de l’UICN) et que les trop nombreux tirs de loups menacent la conservation de l’espèce (expertise collective ONCFS / Muséum National d’Histoire Naturelle, mars 2017). D’ailleurs, malgré les efforts de prospection du Réseau loup, aucune reproduction n’a été détectée dans le Grand Est et en Occitanie, ce qui n’est pas normal vu que le loup est de retour en France depuis 25 ans… 

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Chasse aux loups en Norvège : le WWF attaque le gouvernement

© WWF Verdens naturfond/Erik Frøystein

Mise à jour du 21 novembre : Le WWF Norvège a obtenu gain de cause ! La chasse a été suspendue par le tribunal d’Oslo. Le jugement doit se faire sur le fond maintenant. Source : WWF Norvège

Article du 20 novembre 2017 : Le WWF Norvège, soutenu par d’autres ONG, vient d’attaquer en justice le gouvernement norvégien devant la cour d’Oslo. Il estime que la chasse aux loups dans le pays est illégale au vu des lois internationale (Convention de Berne) et nationale. Il exige que l’espèce soit maintenant effectivement protégée dans les faits et pas uniquement sur le papier. Le loup est classé « en danger critique d’extinction » sur la liste rouge norvégienne des espèces menacées. D’autre part, le WWF Norvège demande l’arrêt de la chasse actuellement en cours.

Pour Ingrid Lomelde, du WWF Norvège : « Stop, nous avons tout essayé. L’abattage des loups est illégal et doit être arrêté avant qu’il ne soit trop tard. L’espèce est menacée d’extinction dans le pays ». Chaque année, c’est la même chose. Les autorités norvégiennes autorisent la chasse aux loups et les ONG doivent se battre. « Nous ne pouvons pas tenir de cette façon, nous devons avoir une gestion durable du loup qui assure la sauvegarde à long terme, et en même temps mettre en œuvre de meilleures mesures pour réduire les conflits avec l’animal » ajoute Ingrid Lomelde.

Cet hiver, les Autorités Régionales de gestion de la faune Norvégienne (NRMA) ont autorisé l’abattage de 50 loups soit 90 % de la population de loups en Norvège ! Depuis le 1er octobre, 6 loups ont été tués.

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