La présence du loup confirmée dans la Loire

Photo Serge Montagnon

Espèce dynamique, le loup continue de recoloniser ses anciens territoires. La préfecture de la Loire vient ainsi de confirmer la première preuve de présence avérée de l’espèce dans le département, après l’attaque d’un ovin sur la commune de Saint-Pierre-de-Boeuf, au sud-est du département. Un piège-photo mis en place par l’ONCFS a pu photographier l’animal. Une présence attendue vu les observations réalisées dans les départements voisins.

Un premier comité départemental loup se tiendra le 26 mars, notamment pour la mise en place des mesures de protection des troupeaux.

Il s’agit pour l’instant d’un loup isolé qui ne restera pas forcément dans le secteur.

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"Pour dénoncer le harcèlement sexuel, on ne pouvait pas concevoir affiches plus idiotes"

Par Yves Paccalet, vice-président de FERUS

Pour dénoncer le harcèlement sexuel en Île-de-France, on ne pouvait pas concevoir affiches plus idiotes.
Ni plus absurdes.
Ni plus connes (pour rester vulgaire, tels ces objets eux-mêmes).
Ni plus injustes pour des animaux innocents que les humains massacrent à longueur d’année et amènent au bord de l’extinction (requins, ours, tigres, loups, etc.).
Ni plus fausses sur le plan scientifique.
Ni plus crétines, sortant du cerveau d’un publicitaire.
Ni plus indignes du ministère de l’Egalité Hommes-Femmes s’il a donné son aval…
Il y en a marre des poncifs éculés sur les « dents de la mer » et la « cruauté » des prédateurs soi-disant « sanguinaires ». Ces espèces superbes et qui ne sont à coup sûr jamais « perverses », ne devraient pas pouvoir être utilisées en tant que cauchemars pour dénoncer des agressions dont les auteurs ne sont pas des animaux, mais bel et bien sans exception des êtres humains.
Exigeons le retrait immédiat et définitif de ces affiches infantiles (requin, ours et loup), infantiles au mauvais sens du mot, c’est-à-dire fantasmées pour un âge mental de quatre ou cinq ans ; et finalement nuisibles au juste propos qu’elles prétendent appuyer.

Voir aussi la réaction de FERUS == >> ICI

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Harcèlement sexuel : une campagne doublement irresponsable

Ours, loup, requins : la campagne de la Région, Île-de-France Mobilités, la RATP et la SNCF contre le harcèlement sexuel sombre dans les abysses les plus obscurs qui soient. Nul doute que pour mettre en scène un loup, un ours et un requin, la mentalité des « professionnels » en communication qui ont sévi pour ces balourdises n’a pas dû beaucoup évoluer depuis Charles Perrault.Car il semble bien que leur référentiel soit resté bloqué sur le petit chaperon rouge, époque où il était de bon ton de cacher le bipède assassin, violeur ou harceleur derrière le masque du loup.

Les jeunes femmes montrées dans le métro risquent plutôt de tomber sur des prédateurs bipèdes en costard-cravate ou autres tenues bien estampillées « Homo Sapiens Sapiens » !

Comme il y a 250 ans, pourquoi planquer les vrais responsables derrière des animaux sauvages, en jouant sur les peurs les plus primaires et les plus injustifiées ?

Cette campagne de communication est d’autant plus ratée que les harceleurs bipèdes doivent trouver cela jouissif d’être comparés à des animaux aussi beaux et aussi puissants, dans des postures d’intimidation et de domination sans appel : c’est exactement ce qu’ils aiment faire ! Consciemment ou pas, ceci risque même de les stimuler. C’est assez irresponsable vis à vis des femmes potentielles victimes.

D’autre part, le monde a évolué, ces espèces ours, loups et requins sont maintenant en danger. Cette communication stupide ne fera qu’aggraver leur situation,  ce qui est tout aussi irresponsable sur le plan de la biodiversité cette fois.

FERUS va écrire aux directions de la RATP et de la SNCF et demander le retrait immédiat de ces affiches dangereuses pour les femmes, les loups, les ours et les requins, toutes et tous en danger, et leur remplacement par une campagne qui vise réellement les harceleurs.

Sans les flatter et sans nuire à une biodiversité qui s’en serait bien passée tant elle se porte elle aussi très mal !

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Loups tués en France pour la période 2017-2018

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Louve abattue à Bouvantes dans la Drôme en 2004. C’est le premier loup tué par les pouvoirs publics en France. Photo ONCFS

loup cible MB noir et blancUn arrêté interministériel autorise le tir de 40 loups du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018. L’arrêté et notre réaction ==> ICI. A ce jour, 34 loups ont déjà été abattus + 2 cas de braconnage soit 36 loups décomptés du plafond.

Ce plafond de 40 loups est désormais caduque. Un nouvel arrêté ministériel de 40 nouveaux loups à abattre pour l’année civile 2018 est en cours. Voir ICI.

 

Loups tués par tirs dans le cadre d’autorisations préfectorales :

  • 1er décembre (Alpes-de-Haute-Provence) : un loup abattu en tir de défense à Bayons. 34
  • 9 novembre (Hautes-Alpes) : un loup mâle adulte abattu en tir de défense à Châteauroux. 33
  • 1er novembre (Hautes-Alpes) : une louve adulte abattue par un chasseur en tir de défense à Cervières. 32
  • Nuit du 25 au 26 octobre (Alpes-Maritimes) : 1 loup mâle adulte abattu dans le cadre d’un tir de défense renforcé par la brigade loup à Isola. 31

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Nouveau plan loup : le loup à nouveau victime du manque de courage politique

Photo Roland Clerc

Le 19 février 2018

Communiqué des associations France Nature Environnement, FERUS, Humanité et Biodiversité, LPO, WWF

NOUVEAU PLAN LOUP : LE LOUP A NOUVEAU VICTIME DU MANQUE DE COURAGE POLITIQUE

On était en droit d’espérer que le gouvernement se démarque de ses prédécesseurs en faisant le choix de favoriser la coexistence entre élevage et prédateur. Malheureusement il n’en est rien : la publication du nouveau « Plan Loup » pour la période 2018-2023 est une nouvelle occasion manquée pour définir de nouvelles orientations d’une gestion intégrée.

 

Inefficacité des tirs de destruction aveugles

Comme l’a résumé le Conseil National de Protection de la Nature (CNPN), ce plan s’inscrit dans une volonté de « freinage, par régulation, de la croissance des populations de loups, allant bien au-delà des possibilités réglementaires de déroger à la protection de l’espèce ». D’autres instances scientifiques comme le MNHN et l’ONCFS avaient également souligné qu’une « gestion » du loup basée uniquement sur les tirs de destruction n’apporte pas de solution pérenne pour réduire les attaques sur les troupeaux.

Alors que l’État permet la destruction de 40 loups par an depuis 4 années déjà, il n’a fait procéder à aucune évaluation de l’efficacité de ces abattages pour réduire les attaques sur les troupeaux ovins. Et pour cause : le tir indifférencié de loups est plus qu’inefficace, contreproductif (éclatement des meutes, dispersion, absence d’apprentissage de la cohabitation…). Comme l’a souligné le CNPN, une telle évaluation aurait pourtant dû constituer un préalable à l’intensification des tirs de prélèvement.

Atteinte à l’état de conservation de l’espèce

Une expertise conjointe du MNHN et de l’ONCFS recommandait non seulement de limiter les tirs à la protection des troupeaux, mais également de ne pas détruire plus de 10% de l’effectif présent afin de ne pas porter atteinte à l’état de conservation de l’espèce.

Or l’État a permis la destruction de 12 % de la population présente ces dernières années, mais il s’apprête à augmenter encore cette proportion dans le seul but de calmer les acteurs d’une filière aux difficultés économiques sans commune mesure avec celles créées par le prédateur, totalement occultées dans le débat.

Une frilosité coupable

L’État est incapable de mettre en évidence les bénéfices attendus du retour des prédateurs. Ainsi rien n’est dit de l’opportunité de voir le loup s’installer dans les grands massifs forestiers, où sa présence limiterait les impacts des fortes populations d’ongulés.

Pire encore, avec ce nouveau plan loup et les deux arrêtés qui en découlent, il va même jusqu’à accepter des demandes illégitimes et sans doute illégales portées par les organisations agricoles. L’État montre ainsi qu’il est dans une position défensive et qu’au lieu d’assumer un objectif de coexistence, il n’a ni le courage de rappeler le cadre de la loi ni celui d’affirmer qu’il est nécessaire que l’élevage s’adapte à la présence de cette espèce protégée. C’est pourquoi les orientations du Plan d’actions national sont déséquilibrées, et les dispositions des projets d’arrêtés inacceptables.

Les ONG porte-voix de l’opinion publique favorable au retour du loup

Dans leur grande majorité, les Français ont eu l’occasion de rappeler à de multiples occasions leur attachement au retour du loup dans les meilleures conditions possibles.

Nos associations entendent utiliser les moyens disponibles pour rappeler le cadre juridique existant et favoriser une gestion plus rationnelle de ce dossier. Le loup ne saurait être le bouc émissaire d’une filière en crise et si son retour pose des questions concrètes, des solutions existent. Nos associations proposent de combiner :

  • Un renforcement des moyens de protection ;
  • Des expérimentations sur l’adaptation de la conduite des troupeaux en présence du loup pour réduire leur vulnérabilité ;
  • Le développement de recherches opérationnelles destinées à mieux prévenir les attaques.

Nos associations sont solidaires des éleveurs qui subissent des attaques malgré les mesures préventives mises en place. Conformément au statut du loup, espèce protégée au niveau international, les tirs doivent être réservés à des situations dérogatoires, aux fins de protection des élevages.

Force est de constater que, contrairement au problème du réchauffement climatique, le gouvernement n’a pas pris la mesure des enjeux en matière de reconquête de la biodiversité. Nos associations sauront rappeler ses obligations à un État souvent fuyant lorsqu’il s’agit de préserver le patrimoine naturel.

==>> L’avis de FERUS et les projets de plan loup 2018-2023 et des arrêtés 2018

 

Plan loup 2018-2023 : les grosses réserves du CNPN

Loups dans les Alpes. DR

Le Conseil National de Protection de la Nature (CNPN) a rendu son avis concernant le projet de plan loup 2018-2023.

Le CNPN note des avancées positives quand à la protection des troupeaux, l’indemnisation des dégâts ou encore le suivi biologique du loup.

Concernant la mesure phare (et approuvée par le CNPN) de la conditionnalité des indemnisations à la mise en place des moyens de protection, le CNPN recommande toutefois la généralisation de cette mesure et que les moyens de contrôle soient mis en œuvre sur le terrain.

Sur le reste du plan, les réserves sont nombreuses.

Le CNPN regrette tout d’abord que le plan soit particulièrement orienté sur les activités d’élevage alors que la conservation d’une espèce dans le cadre d’un plan national d’action devrait s’inscrire dans une approche plus globale.

L’objectif de 500 loups marque une volonté de régulation de la part des pouvoirs publics et constitue un « manque d’ambition », dont le seul but est d’apaiser les conflits. Il occulte par ailleurs la possibilité de l’installation de l’espèce dans les nombreux endroits favorables non encore colonisés.

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Consultations publiques sur le nouveau plan loup : la contribution de FERUS

Photo Anthony Kohler

Jusqu’au 29 janvier 2018, les Français sont appelés à donner leur avis et participer à deux consultations publiques sur le loup :

Ne nous leurrons pas, les pouvoirs publics ne prendront pas vos avis en compte. Mais il est PRIMORDIAL que vous continuiez à vous exprimer en faveur du loup pour montrer que les Français sont toujours très majoritairement contre les tirs de loups. Sans vous, la situation serait et sera encore pire. D’autant plus que les messages anti-loup sont plus nombreux cette année.

Votre avis est essentiel, même en quelques lignes. Vous pouvez reprendre tout ou partie de nos arguments ci-dessous. Merci

 

NOUS COMPTONS SUR VOUS !

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Le loup de retour en Belgique !

Photo Morgane Bricard

Après le Luxembourg il y a quelques mois, c’est au tour de la Belgique de revoir le loup, après plus d’un siècle de disparition. C’était le dernier pays d’Europe continentale sans aucun indice de présence de l’espèce.

L’animal a été détecté dans les Flandres, à Beringen, au nord-est de Bruxelles.

Il s’agit d’une femelle, nommée Naya et âgée d’environ 2 ans. Elle est originaire d’Allemagne (land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale) où elle a été équipée d’un collier émetteur à l’âge de 6 mois. Elle a quitté sa meute en octobre 2016.

C’est l’association Landschap qui a annoncé la nouvelle.

La louve était présente aux Pays-Bas avant de franchir la frontière belge, au sud, le 3 janvier 2018. Elle a parcouru plus de 500 km en 10 jours.

C’est la première preuve formelle de la présence d’un loup en Belgique. Auparavant, plusieurs indices avaient suspecté le retour du loup mais sans aucune certitude, notamment en 2011, où des pièges-photo avaient photographié de nuit un animal ressemblant à un loup dans les Ardennes.

Toutes nos pensées à Baudouin de Menten qui attendait ce retour avec impatience…

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La lettre d'information InfoLoup n° 19

Tous les deux mois, la DREAL Auvergne Rhône-Alpes publie une lettre d’information sur le loup destinée aux services de l’État et aux acteurs concernés par le loup afin d’apporter un éclairage sur les dispositifs ou les points d’actualité relatifs à ce sujet. Cette lettre est diffusée par les pouvoirs publics et ne reflète en aucun cas les positions de l’association FERUS.

Le dernier numéro, n°19 (novembre / décembre 2017), est paru ==>> ICI

Au sommaire :

  • Lancement la la consultation publique (nouveau plan loup et 40 loups à abattre pour 2018, participez avant le 29 janvier ! ==>> ICI).
  • Orientations du nouveau plan loup 2018-2023
  • Données sur les dommages (commentaire de FERUS : les dommages augmentent malgré les tirs de loups ==> les tirs de loups sont donc inutiles)
  • Bilan des loups abattus, braconnés ou retrouvés morts
  • Point sur la protection des troupeaux
  • Zoom sur l’aide « chiens de protection des troupeaux »
  • L’hybridation du loup en France (commentaire de FERUS : merci aux pouvoirs publics de revenir une nouvelle fois sur le sujet pour contrer les arguments fallacieux des anti-loups)
  • Suivi de la population de loups (bilan estival 2017)
  • Lectures

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