Les bénévoles... ont la parole !

Parole de loup / Parole d’ours. Les bénévoles… ont la parole !

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°63 (mars 2017)

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Vous aussi, rejoignez nous cet été ! Tous nos programmes de bénévolat ==>> ICI.

Cet été, les bénévoles de nos programmes Parole de loup / Parole d’ours partiront de nouveau en mission et iront à la rencontre des habitants et des touristes des Pyrénées et des Alpes. L’objectif ? Distribuer de la documentation mais aussi et surtout dialoguer, répondre aux questions et aux inquiétudes, et recueillir le sentiment de chacun. Le tout afin de permettre une meilleure acceptation de nos grands prédateurs. Les bénévoles des précédentes éditions répondent à quelques questions pour la Gazette.

Pourquoi avoir participé à Parole de loup / Parole d’ours ?

« Je suis fascinée par les loups depuis mon plus jeune âge, donc, quand l’occasion de défendre bénévolement leur cause s’est présentée, je n’ai pas hésité. La chance de pouvoir passer deux semaines dans les Alpes-de-Haute-Provence avec d’autres personnes partageant les mêmes convictions que moi était trop belle pour la manquer! »

Clémence C., Paris

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Ariège : « L’image de l’ours est un atout »

Ariège : « L’image de l’ours est un atout ». Interview avec le maire de Massat

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°63 (mars 2017)

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Léon-Pierre Galy-Gasparrou est le maire (Gauche Radicale) de Massat, en Ariège, depuis 2001. Nous l’avons interrogé sur l’ours.

Quel est le climat aujourd’hui vis-à-vis de l’ours sur votre commune ?

Dans la Haute Vallée de l’Arac, territoire à forte identité culturelle, la présence historique de l’ours n’a jamais été contestée par les populations résidentes. Lorsqu’il restait des ours pyrénéens, leur biotope était respecté, le nombre d’incidents mémorisé reste ici très faible.

Lorsque la décision fut prise de renforcer la population d’ours bruns, les seules objections sont venues d’organisations corporatistes, notamment agricoles, au demeurant fort peu représentées localement.

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Loup : « l’exception française »

Loup : « l’exception française ». Par Giovanni-Michel Del Franco

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°63 (mars 2017)

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Si la France rechigne à accepter la présence de l’ours ou du loup, l’Europe paraît globalement favorable aux grands prédateurs. Selon une étude relayée dans Le Figaro, le vieux continent abriterait 12 000 loups (deux fois plus qu’aux États-Unis sur une surface deux fois moins grande), essentiellement dans les pays de l’Est, mais aussi 17 000 ours, 9 000 lynx et 1 250 gloutons. En juin 2016, la Commission européenne a mis en place une plate-forme européenne regroupant agriculteurs, chasseurs, défenseurs de l’environnement et scientifiques pour assurer la conservation de la faune sauvage.

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La Gazette des grands prédateurs n° 67 (avril 2018)

Edito Gazette 67

Edito Gazette 67

Avril 2018

Éditorial par Hervé Boyac

Le loup, un nouveau défi français

L’année 2018 sera déterminante pour tous les Français soucieux de l’avenir du loup, qu’ils soient naturalistes chevronnés ou simples passionnés. De nombreux défis nous attendent avec l’arrivée du nouveau plan loup, qu’on nous avait annoncé réfléchi et loyal mais finalement contestable. Pendant ce temps là, l’Europe est muette et accepte les dérives : si la population de loups ne baisse pas, elle ne voit rien à redire aux tirs de loups toujours plus nombreux.

On peut comprendre la désapprobation du loup par les éleveurs, les premiers exposés par les prédations. Mais les dirigeants agricoles n’ont pas recherché de solutions satisfaisantes et durables pour renouer avec la rentabilité de l’élevage ovin dans la tourmente, submergé par la mondialisation. Suite à de mauvais choix, les gouvernements successifs n’ont rien solutionné au fil du temps ; ils se sont contentés de verser des subsides. Quant au monde de la chasse, il tire avantageusement les marrons du feu tout en essayant de se faire valoir. Réalité moins compréhensible, une catégorie de personnes est hostile au loup,

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Les dégâts d’ours liés aux systèmes de compensation, pas au nombre d’ours

Un ours dans les Tatras, en Slovaquie. Photo Eric Durr

Les dégâts d’ours liés aux systèmes de compensation, pas au nombre d’ours. Par Eugène Reinberger

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°62 (décembre 2016)

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Synthèse de l’Etude internationale sur les dégâts d’ours en Europe (participation de l’ONCFS Equipe Ours pour la France) : Patterns and correlates of claims for brown bear damage on a continental scale, Journal of Applied Ecology, juin 2016.  

Cette étude montre que le nombre moyen de dégâts indemnisés par ours varie de 0,05 en Estonie à 8,5 en Norvège et que ces variations sont dues aux différences de méthodes de compensation, à la nourriture disponible et la proportion de terres agricoles. Les variations ne sont pas reliées au nombre d’ours.

Il est important que les politiques de gestion de l’ours prennent en compte ces conclusions pour gagner en efficacité pour réduire la prédation. Il faut ainsi mettre l’accent sur la prévention et conditionner les compensations à la mise en place effectives des mesures de protection.

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Lynx dans les Vosges : l'avenir est-il au sud?

Photo OCS

Lynx dans les Vosges : l’avenir est-il au sud? Par Alain Laurent

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°62 (décembre 2016)

Dans le cadre d’un suivi extensif mené depuis 2015, l’Observatoire des Carnivores Sauvages (OCS) a identifié neuf lynx différents dans le Jura alsacien. Parmi ces individus figurent au moins deux mâles et une femelle. Ces différents animaux ne sont pas tous installés dans le Jura alsacien, mais sont essentiellement des lynx transfrontaliers avec la Suisse ou des jeunes individus en dispersion. Ces résultats sont à ajouter à la mise en évidence par l’OCS de la première preuve de dispersion d’un lynx du Jura vers les Vosges (Hurstel & Laurent, 2016).

Dans le massif jurassien français, la population de lynx suit une tendance à la hausse depuis le retour de l’espèce au début des années 70, avec une aire de présence régulière multipliée par sept depuis 1988 (Anonyme, 2014). Laurent et al. (2012) y estiment les effectifs entre 76 et 121 individus pour la période triennale 2008-2010. En Suisse, les estimations les plus récentes de l’abondance et de la densité de lynx dans le massif jurassien sont présentées dans le tableau ci-dessous.

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Prévenir la prédation des loups sur les troupeaux : ne laissons pas entrer le loup dans la bergerie !

Prévenir la prédation des loups sur les troupeaux : ne laissons pas entrer le loup dans la bergerie ! Par Lise Nuninger

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°62 (décembre 2016)

En Europe, la coexistence entre communautés rurales et populations lupines se retrouve bien souvent menacée par la prédation des loups sur le cheptel domestique. Diverses méthodes sont employées à travers le monde afin d’atténuer le poids que cette prédation représente pour les éleveurs locaux. Pourquoi alors restent-ils insatisfaits face aux solutions proposées ? Il n’existe en fait quasiment aucune option simple, à faible coût, accessible et efficace pour éviter toutes les attaques de loups. Les techniques traditionnelles utilisant des clôtures et des chiens de protection sont coûteuses, nécessitent de l’entretien et ne sont pas infaillibles. L’efficacité des techniques de prélèvement ou de transfert des loups à problème n’a jamais été scientifiquement prouvée, et soulève des polémiques. Les schémas de compensation des pertes n’apportent pas d’avantage satisfaction aux éleveurs en raison des contraintes administratives et des incohérences de tels systèmes.

Notons donc l’importance de développer des moyens de protection directs, non-létaux et modernes pour protéger le bétail. Nombre de ces méthodes ont déjà été scientifiquement testées. Quelles sont-elles, et quelles conclusions peut-on en tirer ?

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La Gazette des grands prédateurs aura du retard !

Chers abonnés de la Gazette des grands prédateurs, le numéro de printemps, qui paraît généralement fin mars, aura du retard suite à quelques petits soucis techniques.

 

Merci de votre compréhension.

 

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La Gazette des grands prédateurs n° 66 (décembre 2017)

Éditorial Gazette 66

Décembre 2017

Éditorial par Jean-François Darmstaedter, président de FERUS

2018, année du renouveau ? Pouvons-nous l’espérer ?

La nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la transition écologique fut pour nous une «bouffée d’oxygène» et un réel espoir en des jours meilleurs pour les trois grands prédateurs présents dans notre pays. Après le passage catastrophique dans ce ministère de Ségolène Royal qui a mis en veilleuse le nécessaire renforcement de population d’ours, aggravé considérablement la situation du loup et qui est
restée indifférente à la condition du lynx, comment ne pas imaginer que l’homme qui représentait le respect de la biodiversité et du sauvage n’allait pas prendre toutes ces problématiques à bras le corps pour enfin dégager des solutions pérennes et cohérentes.
Sachant que la tâche était vraiment énorme, nous étions prêts à «lui laisser du temps» pour mettre en place sa politique, mais il nous apparaissait essentiel que des signaux soient donnés rapidement pour aller dans le sens d’une réelle prise en compte de la conservation des grands prédateurs. Au bout de sept mois, aucun signal, quel qu’il soit, n’a été envoyé par le ministre, et force est de constater que notre déception est à la hauteur des espoirs que nous avions eu au mois de mai.

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