L'oursonne Auberta est morte. FERUS demande un protocole d'intervention pour les ours en difficultés | FERUS

L'oursonne Auberta est morte. FERUS demande un protocole d'intervention pour les ours en difficultés

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Auberta en mai 2014. Photo parc animalier des Pyrénées.

 Novembre 2004 – novembre 2014 une petite ourse qui va rejoindre la grande

Cannelle – Auberta

Communiqué de presse de Ferus, 24 novembre 2014

L’oursonne Auberta est morte. FERUS demande un protocole d’intervention pour les ours en difficultés

Le 17 avril dernier, une oursonne seule âgée de quelques mois était découverte dans le village d’Aubert (Val d’Aran, Espagne). Les tentatives pour remettre l’oursonne, baptisée Auberta, dans la nature ont toutes échoué. En collaboration avec les techniciens français, les autorités espagnoles ont décidé de la placer en semi-liberté dans un grand enclos sécurisé qui la protégeait des prédateurs et des curieux. De la nourriture lui était envoyée du haut d’une falaise mais les contacts avec l’homme étaient inexistants, afin de bien préparer son retour à la vie sauvage. Le 21 novembre, Auberta a été retrouvée morte.

En prévision de son relâcher, nous comprenons via le journal espagnol EL PERIODICO que l’oursonne AUBERTA a été opérée pour lui placer un émetteur intra-abdominal et remise dans son enclos isolé. Reprenant sa vie d’ours, Auberta est montée à un arbre et le « frottement »/impact d’une branche semble avoir réouvert la cicatrice. Auberta a été retrouvée morte vendredi 21 novembre 2014 à l’âge de 10 mois.

Bien évidemment, FERUS s’interroge sur la pertinence d’avoir implanté un émetteur intra-abdominal sur cette petite ourse née dans les Pyrénées et devant être relâchée dans ce même massif. FERUS attend des informations officielles à ce sujet.

La situation et la mort de cette oursonne de l’année doivent alerter les services de l’État français sur la nécessité de se préparer à gérer d’autres cas similaires mais aussi à l’intervention humaine sur un ours sauvage blessé ou accidenté.

FERUS demande qu’un protocole soit établi des deux côtés de la frontière afin de parfaire le mode d’opérations à mettre en place lorsque d’autres ours sauvages et libres seront retrouvés en difficultés (ours blessé, ours accidenté, ourson…). FERUS demande également qu’une réflexion soit sérieusement menée sur le suréquipement électronique des ours lâchés en provenance de Slovénie mais aussi sur ceux capturés et relâchés dans les Pyrénées.

Côté français, les grands prédateurs sont devenus par la loi des exceptions, qui font que tout relâcher d’animaux – pourtant sauvages mais récupérés blessés ou orphelins – relève du parcours du combattant.

Il faut des mois de procédures et de consultations publiques pour relâcher quelques lynx chaque année (à noter toutefois que le centre Athénas bénéficie enfin d’une autorisation triennale).

La louve récupérée blessée dans le Mercantour en 2007 est morte de sa belle mort en 2011 en centre de soins car aucun gouvernement n’a eu le courage de décider de la relâcher. Pour les mêmes raisons, le préfet des Hautes-Alpes a annoncé que le louveteau femelle récupéré blessé cet été ne serait pas non plus relâché même s’il se rétablissait.

FERUS déplore la mort d’Auberta et refuse une telle issue pour tout nouvel individu de la population d’ours dans les Pyrénées, classée « en danger critique d’extinction » par la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

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