Images faites en mai/juin 2013 dans le Vercors par un appareil de piégeage vidéographique appartenant à Olivier Janet (avec autorisation de l’ONF).
La première a été enregistrée de jour (volontairement assombrie pour améliorer le contraste) : on y voit un loup qui marque par jet d’urine et qui gratte le sol avec ses pattes avants et arrières (dépose son odeur grâce aux glandes des coussinets plantaires). Et surprise, un autre loup apparaît ! Sur la deuxième vidéo, faite de nuit, au même endroit, 2 loups passent (peut-être les mêmes), et le deuxième marque le même endroit.
Pas loin de trente boulettes de viande empoisonnées ont été retrouvées dans la vallée Cervara et dans le vallon Lampazzo, une zone de réserve intégrale, et le lieu le plus surveillé de cette aire protégée. Elles étaient probablement destinées à tuer les derniers ours du Parc national des Abruzzes.
« Il s’agit d’une attaque organisée, d’une opération de grande envergure qui révèle une volonté de nuire à l’équilibre de l’un des cinq parcs historiques d’Italie : cela pouvait aboutir à mettre fin au travail entrepris pendant des décennies et consistant à favoriser le retour des ours et des loups sur leur territoire », accuse Aldo Di Benedetto, ex-directeur du Parc et dirigeant de l’Association nationale Pro Natura.
Ce sont les chiens dressés par la Brigade Forestière qui ont évité le massacre des cinquante plantigrades qui, depuis des décennies, sont au centre d’une initiative de repeuplement. Une série de battues a permis de nettoyer les vallées dans lesquelles avaient été déposés les appâts. Le commissaire du Parc Guiseppe Rossi a même assuré que l’effot sera accru de manière systématique pour prévenir des menaces ultérieures. « Nous avons porté plainte auprès du Parquet d’Avezzano : c’est une aggravation de la situation faisant suite à la montée en puissance du braconnage, au pâturage illégal et à l’invasion de véhicules motorisés en zone protégée. »
Le 30 juin prochain aura lieu le Colloque international du parc animalier de Sainte-Croix sur le thème « Quel avenir pour le loup et le lynx dans les Vosges? ».
L’inscription est obligatoire car le nombre de places est limité. Le tarif de 22 euros comprend l’entrée au parc et le repas du midi au restaurant du parc. Pour s’inscrire, contactez : Anthony Kohler / animation@parcsaintecroix.com / tel 03 87 03 92 05
Le colloque aura lieu au parc animalier de Sainte Croix, à Rhodes, de 8h15 à 18h15.
Vous trouverez le déroulé de la journée ainsi que la liste des participants –> ICI.
Pour venir au Parc animalier de Sainte-Croix (infos –> ICI):
Le 31 mai, le préfet des Alpes Maritimes, Christophe Mirmand, a autorisé par arrêté le prélèvement d’un loup en vue de la protection des troupeaux sur les unités pastorales des communes de Duranus, Lantosque et Lucéram, 3 communes situées à l’intérieur des terres, au nord de Nice.
Le chef du service départemental de l’ONCFS est chargé du contrôle technique de l’opération. Le tir pourra avoir lieu de jour comme de nuit et pourra être effectué soit par un agent de l’ONCFS soit par un lieutenant de louveterie. Un autre arrêté fixera le cas échéant la liste des personnes habilitées à effectuer le tir. La durée de cette opération est fixée à un mois, à compter du 3 juin. Des chasseurs pourront apporter leur « contribution ».
Un deuxième arrêté prolonge les effets d’un premier (publié le 15 avril et passé totalement inaperçu) qui autorisait une opération de tir de prélèvement sur les unités pastorales des communes d’Andon, Le Bar-sur-Loup, Caussols, Coursegoules, Bézaudun-les-Alpes, Escragnolles, Gourdon, Gréolières, Saint-Vallier-de-Thiey et Séranon. Les opérations de tirs vont pouvoir perdurer pendant 1 mois à compter du 3 juin. Cela correspond au secteur géographique des plateaux de La Malle et de Caussols.
Une étude publiée le 24 mai vient de mettre la lumière sur l’inexorable déclin qui touche la population de loups finlandaise depuis plusieurs années.
Après avoir augmenté, passant de 95 individus en 1998, à plus de 185 en 2004, et finalement culminer à 250 individus en 2006, la population de loups finlandaise s’est mise à décliner, petit à petit : en 2010, d’après l’Institut Finlandais pour la Pêche et la Chasse, la population de loup chute à 180 (150 pour la fourchette basse) et à l’heure actuelle, on ne compterait plus qu’entre 120 et 135 individus.
Plusieurs explication à ce déclin :
- la chasse (autorisée) : en 2010, 22 loups ont pu être tués par des chasseurs. Des permis de chasse sont attribués à la demande des éleveurs de rennes (en 2011, le gouvernement a versé 1,3 million d’euros de dédommagements aux éleveurs) ;
- le braconnage : d’après le chercheur Samuli Heikkinen, une douzaine de loups seraient tués illégalement chaque année (source).
SYMPOSIUM « VIVRE ENSEMBLE AVEC LE LOUP. HIER, AUJOURD’HUI… ET DEMAIN ? ÉTAT DES LIEUX ET PERSPECTIVES EUROPEENNES »
Saint-Martin-Vésubie (9-12 octobre 2013)
« (…) Cette importante manifestation se tiendra du 9 au 12 octobre 2013 à Saint-Martin Vésubie, dans le Mercantour, site volontairement choisi pour profiter du 20e anniversaire de présence avérée du loup en France afin de dresser un état des lieux à la fois rétrospectif et prospectif, dépassant très largement l’échelle locale. L’initiative (et le pilotage) du symposium en reviennent, ce qui est original, à l’Université.
Le titre du colloque : « Vivre ensemble avec le loup. Hier, aujourd’hui… et demain? » est à lui seul un véritable challenge. L’enjeu est de réunir à la fois des acteurs (de tous types, institutionnels et privés) et des chercheurs (historiens de toutes périodes mais aussi géographes, sociologues, ethnologues, biologistes..) dans un colloque ouvert au public et à finalité « sociale ». Il s’agit de dresser un état des lieux comparatif et de proposer des perspectives d’aménagement du statut de l’animal sauvage en France et en Europe, à la lumière des expériences du passé et de l’actuel. (…) »
Quand on parle du loup… Les débats sont très partisans au sujet des grands prédateurs, il y a les «pro» et les «contre», les gens de la ville et ceux de la campagne, les réalistes et les rêveurs.
Ce film de 55 minutes tente de répondre à plusieurs questions : Faut-il forcément un avis tranché sur les prédateurs? Pourquoi un débat si passionnel? Que révèlent ces prises de positions?
Un film non pas sur la vie des grands prédateurs, mais sur les passions et les questions qu’ils suscitent.
Ecouter le berger, le chasseur, le gestionnaire, le marcheur ou le protecteur de la nature. Consulter le passant comme les spécialistes les plus avisés en matière de faune, de pratiques agricoles ou de psychologie humaine…
Depuis quasiment un an, on soupçonnait fortement le loup d’être présent en Ardèche. Malgré les prédations sur troupeaux et les différents rapports d’expertise de l’ONCFS mentionnant la catégorie « loup non exclu », l’administration n’avait pas pu officialiser cette thèse, car « aucune observation visuelle, aucune empreinte, aucune trace génétique n’était encore venue confirmer avec certitude la présence du loup », dixit la préfecture de l’Ardèche. La préfecture avait tout de même débloqué à l’époque des indemnisations pour les éleveurs et leur avait fourni certains moyens leur permettant de se prémunir d’autres prélèvements (ex : filets de protection afin qu’ils puissent parquer leurs troupeaux la nuit).
La présence du loup en Ardèche est aujourd’hui confirmée, grâce à piège-photographique posé par la DDT sur la commune de Cellier du Luc qui a capturé l’animal dans la nuit du 25 avril. Les spécialistes sont formels : « les critères relevés sont majoritaires pour caractériser un loup ».
Voici 3 séquences faites par un appareil de piégeage vidéographique appartenant à Olivier Janet.
La première montre deux loups qui se suivent dans le brouillard :
La deuxième montre un loup qui cherche à dater le passage d’ongulés qui sont venus se prélasser dans la souille 3 heures plus tôt. Il a fait ainsi avec toutes les souilles du coin ce jour-là.
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