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Stage de formation dans les Alpes. Vivre et travailler ensemble : hommes et animaux

stage nature alpes de haute provenceStage de formation « Vivre et travailler ensemble : hommes et animaux dans les Alpes de Haute-Provence ». Organisé par l’ENR (École Nature Recherche).

Du 31 octobre au 4 novembre 2016 à Saint Geniez (Alpes-de-Haute-Provence).
Inscriptions closes le 27 octobre.

Cette formation conjugue l’apport des connaissances techniques sur la relation homme/animaux/environnement dans le territoire du Sisteron, écosystème de moyenne montagne en France, avec des cours d’écologie, d’histoire environnementale et de philosophie de la relation homme/animal.
Formation professionnelle continue ouverte aux professionnels de l’environnement, aux étudiants en métiers de l’environnement et du tourisme rural, et à tout public intéressé à la relation homme/animal, en particulier dans les milieux de moyenne montagne.
Cette première formation de l’Ecole Nature Recherche s’inscrit dans le parcours : « gestion et protection de la faune domestique et sauvage et gestion des territoires ».

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LETTRE OUVERTE à M. Gérard Landrieu, Maire de Prévenchères

chasse loup

Chasse au loup (auteur inconnu)

Lettre ouverte, Cap Loup, 26 septembre 2016.

LETTRE OUVERTE à M. Gérard Landrieu, Maire de Prévenchères

Objet : arrêté autorisant la destruction de loups

Monsieur le Maire,

Le collectif CAP Loup regroupe 37 associations de protection de la nature et des animaux, réunies pour agir en faveur de la protection du loup, pour assurer la présence de l’espèce en France et permettre la cohabitation entre le loup et les activités humaines.

Nous avons pris connaissance de votre arrêté du 22 septembre 2016, autorisant pour une durée de 6 mois sur le territoire de Prévenchères :

  • « à la fois les tirs de défense, de défense renforcée, de prélèvement et de prélèvement renforcé »,

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Loups tués en France au cours de la période 2016-2017

loup cibleRevoici le décompte funeste des loups tués en France pour la période 2016-2017, qui court depuis la publication de l’arrêté ministériel du 5 juillet 2016. Cet arrêté autorise le tir de 36 loups au total. L’arrêté stipule cette année qu’il ne faudra pas abattre plus de 23 loups avant le 30 septembre. A ce jour, 13 loups ont déjà été tués dans le cadre de tirs autorisés par arrêté préfectoral. Une manifestation s’est tenue à Lyon le 16 janvier dernier pour protester contre cette chasse aux loups généralisée (infos –> ICI). Vous pouvez également signer –> LA PÉTITION.

louveteaux-ChichilianePar tirs :

- 26 septembre (73) : un loup abattu dans le cadre d’une tir de défense renforcé, commune Les Belleville. 13

- 8 septembre (83) : une jeune femelle abattue à Aiguines par la brigade de l’ONCFS dans le cadre d’un tir de défense renforcée. 12

- 6 septembre (83) : une femelle abattue dans le cadre d’un tir de défense renforcé à Aiguines. 11

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La Norvège s’apprête à abattre les trois quarts de sa population de loups

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Loup en Norvège. Photo Tommy Solberg

Ce 16 septembre 2016, les commissions locales norvégiennes ont autorisé la chasse de 47 loups à partir de cet automne. Pourtant, la population de loups dans le pays reste encore bien fragile : elle est seulement estimée à 65-68 loups auxquels il faut ajouter quelque 25 animaux sur la frontière avec la Suède.

Cette décision fait suite à des prédations commises sur des troupeaux de moutons cet été, à Rendalen, dans le sud-est de la Norvège, non loin de la frontière suédoise.

Pour les autorités, le nombre de portées est par ailleurs trop important et des loups sont sortis des zones qui leur étaient « assignées » (sic !).

Au printemps, sept portées purement norvégiennes et quatre transfrontalières ont été recensées. Un chiffre meilleur que les années précédentes et un espoir pour cette petite population de loups. Mais en Norvège, l’espèce est régulée : les portées sont limitées à 4 à 6 par an, dont 3 doivent être purement norvégiennes.

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Lettre d'information InfoLoup n° 12 juillet/août 2016

infoloup-12Dans le cadre du Plan d’action national loup 2013-2017, la DREAL Rhône-Alpes publie tous les 2 mois un fascicule contenant actualités et informations sur le sujet. Cette lettre d’information est destinée aux services de l’État et aux acteurs concernés par le loup afin d’apporter un éclairage sur les dispositifs ou les points d’actualité relatifs à ce sujet. Le dernier numéro d’InfoLoup a été mis en ligne. Il est disponible –> ICI.

Dans ce numéro, 4 pages à la gloire de la Brigade Loup, dont le rôle non complètement assumé est d’abattre des loups. Extraits :

« Au-delà de l’exécution de leur mission d’intervention, leur présence apporte un fort soutien moral aux éleveurs. Pour la grande majorité d’entre eux, la venue et le renfort des agents de la brigade permettent de faire baisser la tension même si l’opération n’aboutit pas systématiquement à la destruction d’un loup. » (destruction : un terme adéquat pour parler d’une espèce protégée? NDLR)

« La préparation d’une opération nécessite beaucoup d’informations. Comment les agents de la brigade Loup s’y prennent-ils pour les réunir ? 

Les agents interviennent toujours dans le cadre d’un arrêté préfectoral de tir de défense renforcée. Ils connaissent la situation, les dommages subis, la topographie des lieux, les conditions de mise en œuvre de l’opération fixée par l’autorisation préfectorale (périmètre, durée de l’autorisation…). En opération, les agents travaillent en étroite collaboration avec les services départementaux de l’ONCFS, les DDT(M), les éleveurs et la louveterie départementale afin de préparer les interventions et assurer ainsi un maximum de réussite. » (de là à dire que l’ONCFS fournit des données sur la localisation des loups, il n’y a qu’un pas ! NDLR)

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Non, les associations ne cautionnent pas les orientations de l’État dans le dossier loup

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Christophe Castaner, un loup et Barbara Pompili

Pendant que le président du Groupe national loup raconte des bobards à la radio sur les indemnisations des éleveurs, la secrétaire d’État à la biodiversité prétend que « tout le monde est content » des tirs de loups projetés par l’État. Les associations de CAP Loup réaffirment leur total désaccord, et entendent rétablir la vérité.

C’est un point clé du dossier loup : lorsqu’un éleveur subit une perte dans son troupeau, elle est classée par défaut en « loup non exclu » dès lors qu’aucune autre cause ne peut être prouvée (dérochement, chien…). L’éleveur est alors indemnisé sans condition, comme le précise cette circulaire officielle. Ainsi l’éleveur bénéficie gratuitement d’une sorte d’assurance tous risques.

Pourtant, le 12 septembre sur la radio Alpes 1, Christophe Castaner, président du très officiel Groupe national loup, a prétendu que les éleveurs ne sont indemnisés que s’ils ont protégé leur troupeau. Mensonge ! Les éleveurs sont indemnisés même si leur troupeau n’est pas protégé. M. Castaner a aussi indiqué que les mesures de protection du bétail subventionnées faisaient l’objet d’une « évaluation constante de leur efficacité ». Cette affirmation est grotesque, dans la mesure où l’État ne vérifie même pas sur le terrain si ces moyens sont bien mis en œuvre, ni s’ils sont appropriés.

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De nouvelles observations de loup aux Pays-Bas

pays bas 2016 bAprès la louve qui a fait parler d’elle en se promenant aux Pays-Bas en 2015, de nouvelles observations ont été faites ces derniers jours.

Particularité de ces observations? Des photos ont été prises, et notamment de l’animal en train de déféquer. Ainsi il a été possible de récolter des crottes, dont une analyse de l’ADN est en cours.

Ce loup a été vu à Beuningen, dans la région Twente, très près de la frontière allemande.

L’on suppose qu’il s’agit d’une louve qui a son domaine vital en Allemagne, près de Nordhorn.

Nous attendons les résultats de l’analyse ADN afin d’en savoir davantage.

Lire aussi : Un loup aurait été aperçu aux Pays-Bas

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Tirs de loups : la politique française ridiculisée par une étude

louve emporisonnée février 2013

Photo © Anthony Kohler

A l’heure où l’état français s’acharne encore et toujours à tuer des loups dans l’objectif de protéger les troupeaux, les résultats d’une étude remettent totalement en cause la pertinence d’une telle stratégie.

Tirs de prélèvement à gogo, brigade anti-loups à tout va, chasses en battue, utilisation détournée des opération de suivi pour mieux traquer les loups : l’arsenal juridique et humain mis en place par le gouvernement pour supprimer des loups est impressionnant. Sauf que, sauf que… cela ne sert à rien, c’est même plutôt contre-productif. Et ce n’est pas les associations de protection de la nature qui le disent mais des scientifiques internationaux.
L’étude «Predator control should not be a shot in the dark» a été menée par une équipe internationale de chercheurs provenant des Etats-Unis, de Slovénie et d’Afrique du Sud. Elle compile les résultats de différentes études déjà publiées. Ils sont éloquents : 
 
• Les méthodes létales (comme la chasse, les appâts empoisonnés ou les pièges) ont pour effet d’aggraver les problèmes existants : dans 43% des cas, les abattages n’ont aucune utilité, aucun impact. Et dans 29% supplémentaires, ils accroissent les attaques. Enfin dans les 29 % restants, ils les réduisent. L’abattage des loups fait augmenter ou reste sans effet sur le nombre d’attaques du bétail dans plus de 70% des cas.
• Les méthodes non létales (comme l’utilisation de chiens de protection des troupeaux et/ou de systèmes d’effarouchement visuels tels que les fladry) obtiennent de biens meilleurs résultats : dans 80% des cas étudiés, les pertes d’animaux d’élevage ont été nettement réduites.

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Hurlements provoqués et tirs de louveteaux

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Séance de hurlements provoqués © Laurent Védrine

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Les 2 louveteaux tués à Chichilianne le 3 septembre

Dans ses prérogatives de suivi scientifique du loup, l’ONCFS procède régulièrement à des opérations de hurlements provoqués sur des sites dits prioritaires. Cette technique consiste à reproduire le hurlement des loups à l’aide de cônes de chantier. Le but? Que les loups répondent à l’appel afin de détecter si des louveteaux sont présents (leurs jappements très spécifiques permettent de les identifier). Si il y a eu reproduction, cela permet aux agents de l’ONCFS de déduire qu’une meute s’est constituée. En principe, les hurlements provoqués servent donc uniquement à repérer des louveteaux dans le but de déterminer si oui ou non il y a constitution en meute.

Ces derniers temps, on a constaté que des louveteaux étaient abattus peu de temps après une opération de hurlements provoqués. Simple coïncidence ou véritable dérive ?

Les 2 louveteaux tués dans les Alpes Maritimes le 15 août dernier et les 2 autres tués le 3 septembre (voir ICI) l’ont été juste après une opération de hurlements provoqués. Là se pose un double problème. D’une part il semble que l’utilisation des hurlements provoqués ait été détournée à des fins d’abattages (les localiser pour mieux les tuer ensuite?). 

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