20 minutes.fr : Des éleveurs crient au loup

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Revue de presse, 20 minutes.fr, « Des éleveurs crient au loup« , par Béatrice Colin, 29/04/2011.

Le retour du prédateur et ses conséquences scrutés de près

Balou n’est pas le seul prédateur à focaliser l’attention dans les Pyrénées. De retour depuis une dizaine d’années sur le massif, le loup s’attire aussi les foudres de certains habitants de la chaîne. Et plus particulièrement des membres de l’Association pour la défense du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées, réunis aujourd’hui en assemblée générale.

Incursions en Ariège

Certes le combat de ces militants s’est construit dans un premier temps sur la réintroduction du plantigrade. « Mais comme l’ours, les loups sont des prédateurs carnivores et ils s’adaptent au milieu. L’an dernier, sur les estives dans la vallée des Bésines, il y a eu des attaques et de nombreuses brebis sont mortes. L’éleveur concerné a fait une dépression », dénonce Bruno Besche-Commenge, l’un des représentants de l’association qui s’inquiète d’un développement de leur présence sur le territoire avec la présence en Catalogne d’une « femelle parmi les onze loups identifiés ». Pour lui, les trois prédations de loup ayant officiellement fait quatre victimes l’an passé, selon le ministère de l’Écologie, sont loin de la réalité. D’après une autre source, celle du service Pastoralisme & territoire, durant l’été dernier, 25 brebis seraient mortes sous les coups de crocs du canidé dans le massif du Carlit, à la frontière entre l’Ariège et les Pyrénées-Orientales. « Le nombre de 3 ou 4 attaques semble plus crédible car actuellement on recense deux à trois loups vivants sur le versant français. Apparemment il n’y a pas de meutes et pas de reproduction, ce ne sont quasiment que des mâles seuls qui ne sont pas en situation de faire beaucoup de dégâts », relève pour sa part Gilbert Simon, vice-président de Ferus, une association de protection et de conservation de l’ours du loup et lynx. Les craintes de l’Aspap sont selon lui « infondées, ils cherchent juste à se mettre quelque chose sous la dent ».

Population

Depuis leur réapparition en 1999, sept loups ont été identifiés sur les Pyrénées françaises et trois y seraient actuellement. « Cette population peut aussi bien disparaître que se développer comme dans les Alpes », note Gilbert Simon de Ferus.

Béatrice Colin

Publié avec l’aimable autorisation de Béatrice Colin, l’auteure de cet article pour 20minutes.fr

A lire sur le site de 20 minutes : « Des éleveurs crient au loup »

6 commentaires sur “20 minutes.fr : Des éleveurs crient au loup”

incroyable,c’est leurs raison d’etre de vouloir une terre stérile,sans predateurs,mais avec uniquement l’homme et le mouton,animal a l’image des bergers.1000 fois plus de betes meurent a cause de la foudre et des maladies.quel record de betise

Si on arrêtait de parler du « Grand Méchant Loup », ce serait déjà un grand pas en avant. Les prédateurs (pas seulement les loups) chassent les proies qu’ils ont à proximité… Si, en plus, il n’y a pas de reproduction, que ce sont uniquement des solitaires, des solutions existent pour les éloigner.
Ne tombons pas dans l’extrémisme américain, les loups font partie de la faune naturelle de l’endroit, peut-être qu’il ne trouve pas assez de proie sauvage. 🙂

Le loup est une espèce protégée par la loi. Si les éleveurs gueulent, il n’y a qu’à demander au gouvernement de les faire taire. On en a marre de leurs gémissements permanents. A eux de trouver la solution pour garder ou protéger leurs troupeaux. C’est leur boulot, normalement…

ce sont les mêmes qui crient à l’ours et au loup ! Et protéger leur troupeau ? Non.
Il vont encore réclamer plus de sous…Comme me disait il y a quelques jours un de mes voisins : »qu’ils prennent l’argent et qu’ils arrêtent de nous faire ch… avec les prédateurs  » !

Et si, on leur supprimaient leurs aides a chaque fois qu’un grand prédateur quel qu’il soit, est tué dans une commune. La, peut être comprendraient ils que les prédateurs leurs rapportent de l’argent et peut être qu’enfin ils se tairont et laisseront ces pauvres bêtes vivre leur vie tranquilement. Tous ces imbéciles (chasseurs-éléveurs) commencent a nous déranger aussi, et se serait bien que l’on trouve une solution pour les déplacer, la ou il n’y a pas d’animaux prédateurs, en ville par exemple, dans un HLM. La, il y a très peu de chance pour qu’ils y rencontrent un ours, un loup ou même un lynx.

« Tous ces imbéciles (chasseurs-éléveurs) commencent a nous déranger aussi, et se serait bien que l’on trouve une solution pour les déplacer, la ou il n’y a pas d’animaux prédateurs, en ville par exemple, dans un HLM. »

Je vois que nos points de vue se rapprochent…. lol

Peili, EN CETTE MATIERE, les américains sont plus modérés que « nos » éleveurs.
Le Loup fait sa REapparition: les éleveurs, après l’avoir exterminé, s’étaient habitués à son absence.
Quant aux proies sauvages, elles sont évincées par leurs troupeaux (dont on n’a pas besoin, qui plus est), pour qui on brûle les forêts, et qui leur bouffent l’herbe, tout en leur transmettant des maladies.
Pour un loup, un mouton pas gardé, c’est une proie facile, c’est tout.
Mais là, encore, les éleveurs pyrénéens, brodent, galèjent et font monter les enchères.

Voilà là le bel entretien de la nature.


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