Le loup ibérique: une perspective globale du conflit autour de la cohabitation

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Chiens Mâtins de Léon. Dans ce troupeau de 600 ovins protégé par 4 chiens, le loup n’a attaqué qu’une fois en 33 ans ! © Martiño Nercellas

Le loup ibérique: une perspective globale du conflit autour de la cohabitation

par Rubén Portas

Article paru dans La Gazette des grands prédateurs n° 42 (décembre 2011).

Cet article tente de donner une autre perspective sur le conflit loup – homme, loin des idées reçues et plus proche d’une réalité peu connue qui peut même, pour certains, se révéler inconfortable. Plus précisément, nous dénonçons une gestion du loup fondée sur des actions qui masquent des raisonnements trompeurs.

Un conflit surdimensionné

Les mythes biaisant la réalité écologique du loup continuent d’être alimentés à travers les articles sensationnels publiés par certains médias. Pour ceux-ci, il est habituel d’adopter une position unilatérale, avec l’unique témoignage des personnes touchées, toujours dépourvue d’un minimum de rigueur et avec un degré élevé de subjectivité. Ils utilisent fréquemment des mots désobligeants tels que “vermine” ou des phrases qui se réfèrent à une menace infondée de dangerosité des loups dans des zones densément peuplées.

Une crainte infondée

Plusieurs études de radiopistage menées dans la péninsule ibérique ont montré que le loup avait un comportement adapté à un milieu humain densément peuplé. Obligée de vivre au quotidien au milieu des activités humaines, l’espèce se rapproche parfois des centres urbains et arrive même à se reproduire à proximité de ceux-ci sans être à peine remarquée en raison de son comportement insaisissable et évasif.

Cependant, la crainte liée à la présence de cet animal est toujours exagérée. Bien que les quelques attaques connues du loup sur l’homme soient de véracité douteuse et pleines de contradictions, il est relativement commun pour les médias de laisser croire à un danger potentiel pour la vie des enfants et des personnes âgées dans les zones où le loup est aperçu. La meilleure réponse consiste à mentionner que chaque jour, des millions de gens vivent et travaillent dans un environnement fréquenté par le loup, sans jamais l’apercevoir, et que les cas d’attaques contenus dans les archives du siècle dernier sont rares et toujours difficiles à documenter avec l’objectivité nécessaire.

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