Les associations lancent la mobilisation : FERUS et Pays de l’ours-ADET pendent 3 ours au pont de l’Alma

Les associations lancent la mobilisation : FERUS et Pays de l’ours-ADET pendent 3 ours au pont de l’Alma

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Action Artus en 1989

Communiqué FERUS / Pays de l’ours-ADET, 20 janvier 2010

Les associations lancent la mobilisation !

C’est fait ! Depuis le 1er janvier 2010, la France n’a plus de Plan de restauration de la population d’ours dans les Pyrénées, en totale contradiction avec les engagements pris par le Gouvernement et les obligations internationales de la France (Directive européenne « habitats » et convention de Berne).

Voilà comment la France inaugure l’Année Internationale de la Biodiversité … de la plus mauvaise manière !

Pourtant, l’ours brun est une des deux seules espèces de mammifères « en danger critique d’extinction » en France, selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature, qui fait référence en matière de biodiversité).

Les associations, notamment Ferus et Pays de l’Ours – Adet, lancent donc une grande mobilisation en faveur de la protection de l’ours brun, et décrètent :

« 2010, Année de l’ours ! »


Tout au long de l’année, les associations multiplieront les actions d’information, de sensibilisation et d’interpellation du gouvernement, dans le but d’obtenir un nouveau Plan de restauration de la population d’ours à la hauteur de l’enjeu.

Ce 20 janvier, les associations ont marqué à leur manière l’inauguration de l’Année Internationale de la Biodiversité en France, en pendant symboliquement trois ours en peluche au pont de l’Alma à Paris, sous la banderole :

2010 = Année Internationale de la Biodiversité. ET L’OURS ?

Action Artus en 1989
Action Artus en 1989

Cette action, qui vise à dénoncer le non-renouvellement du plan de restauration de la population d’ours brun dans les Pyrénées, avait déjà été réalisée par l’association Artus (devenue Ferus) il y a vingt ans, et nous constatons avec amertume que la situation n’a que peu évolué (Cf. dossier de presse).

De même, les associations lancent aujourd’hui une grande pétition, sous deux formes :

  • Une pétition « classique »
  • Une pétition vidéo, grâce à laquelle chacun peut dès maintenant se filmer en train de lire un texte adressé au Président de la République. Nous diffuserons ainsi des montages vidéo « polyphoniques » montrant l’ampleur de la mobilisation en faveur de l’ours.

Les deux pétitions, et les futures actions associatives en faveur de l’ours sont en ligne : www.ours2010.org

Dossier de presse
Dossier de presse

52 commentaires sur “Les associations lancent la mobilisation : FERUS et Pays de l’ours-ADET pendent 3 ours au pont de l’Alma”

Mathieu a écrit :

les éventuels différences ne sont pas inhérentes à tel ou tel massif mais à l’état des populations

non, les différences (pas seulement physiques…) sont dûes à la distance génétique qui découle elle-même de l’ancienneté de séparation des 2 populations (slovène et pyrénéenne). C’est aussi pour cette raison qu’il y a une aussi grande homogénéité génétique chez homo sapiens car sa dispersion est très récente par rapport à d’autres espèces.

@ Le généticien Loulou a écrit : Et puisque l’espèce humaine est assez uniforme génétiquement, mais qu’il est inutile d’être grand clerc pour s’apercevoir qu’il y a quelques différences physiques, pensez-vous qu’il est juste de prétendre qu’il n’y aurait pas de différence entre ours slovène et ours des Pyrénées, sachant que leur distance génétique est incomparablement plus importante ?

Si l’on se réfère a cet extrait :

Il y a 5 millions d’années, apparaît Ursus minimus, ancêtre probable d’Ursus etruscus (1,5 million d’années) qui est d’une taille équivalente à celle de l’ours brun actuel. Ursus etruscus donne naissance aux ours noirs américains, aux ours asiatiques actuels et aux ancêtres de l’ours brun. Les ours bruns seraient apparus en Asie et auraient colonisé l’Europe il y a 250 000 ans. L’ours brun actuel (Ursus arctos) apparaît vers -70 000 ans. En Europe, il a donc coexisté avec l’ours des cavernes (Ursus spelaeus présent entre 1,5 millions d’années et 12 000 ans avant JC). Entre -70 000 et -40 000 ans, Ursus arctos s’installe en Amérique du Nord, jusqu’en Amérique centrale. Grâce à la biologie moléculaire, la communauté scientifique s’accorde sur l’existence d’une seule et même espèce d’ours brun (Ursus arctos) comprenant de nombreuses formes géographiques (sous-espèces) dont l’ours des Pyrénées représente certainement la forme la plus ancienne et le grizzli en Amérique du nord (Ursus arctos horribilis) la plus récente. En Europe, deux lignées distinctes de l’espèce Ursus arctos ont pu être mises en évidence (TABERLET et BOUVET, 1994) :

* la lignée occidentale qui se subdivise en 2 souslignées issues des deux anciens refuges, balkanique et ibérique. Le premier est localisé sur l’Italie et les Balkans (Ex-Yougoslavie, Grèce, Bulgarie). Le second, le plus menacé, occupe la chaîne pyrénéo-cantabrique (France, Espagne) et le sud de la Scandinavie (Norvège, Suède) ;

* la lignée orientale présente en Roumanie, Russie, Pays Baltes et nord de la Scandinavie.

L’ours brun des Pyrénées appartient à la lignée occidentale de la population européenne d’Ursus arctos, qui est présente depuis l’Espagne jusqu’au sud de la Suède, en passant par la France, l’Italie, la Slovénie, la Croatie.

Si tu es septique, page 10  » Etat des lieux » :

http://www.ours.ecologie.gouv.fr/automne_modules_files/standard/public/p285 _c28bf030b65a5b4844d36f3db8230825PlanOURS2006_2009.pdf

Le génome mitochondrial humain, dont la transmission est uniparentale (par la mère) possède une importance privilégiée pour étudier l’évolution, car son taux de mutation est élevé, il n’a pas de recombinaison méiotique et ses variations ne sont donc dues qu’à des mutations cumulées (pas de métissage). Sa variation est donc lente et se prête par ailleurs très bien au calcul de distance génétique sur des périodes relativement brèves. Néanmoins, il ne donne pas d’informations sur l’ADN nucléaire qui évolue indépendamment. L’étude de l’ADN mitochondrial a ainsi montré que tous les ADNmt actuels dérivaient d’une ancêtre commune appelée ève vivant en Afrique, il y a environ 150 000 ans.

Elle est ou la soit disant différence génétique ?


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