Vigie Ours, soyons vigilants pour les ours dans les Pyrénées

Oursons

© Pascal Etienne

Communiqué de presse des associations FERUS, FNE Hautes-Pyrénées, Association Nature Comminges, FNE Midi-Pyrénées, CIAPP, Nature Midi-Pyrénées, Altaïr Nature, 21 septembre 2017

Face aux incitations à tuer les ours en Ariège, une mobilisation citoyenne :

APPEL à tous les usagers de la montagne en zones à ours

Vigie, Vigie Ours, soyons vigilants pour les ours dans les Pyrénées

Il y a quelques jours, un commando armé et encagoulé s’est mis en scène à la manière de véritables terroristes, proférant des menaces de mort contre les ours. Cette vidéo vous a choqués et vous êtes nombreux à craindre pour la sécurité des ours. En effet, s’il ne s’agit pas d’un canular, utiliser de telles images dans un pays récemment meurtri et traumatisé par la violence armée a de quoi indigner.

En complément des actions de l’ONCFS pour assurer la sécurité de cette espèce menacée et donc protégée, nos associations mobilisent autour de l’action Vigie Ours.

Nous lançons un appel à tous les utilisateurs de la montagne sur les secteurs susceptibles d’être fréquentés par les ours : « A l’occasion de vos sorties terrain, soyez vigilants, attentifs et à la recherche de tout indice qui peut faire penser à une action de braconnage d’ours (carcasses, pots de miel remplis de verres pilés, agitation inquiétante sur un secteur de présence de l’ours…) ».

Amis montagnards, usagers des Pyrénées, simples visiteurs, vous pouvez nous faire remonter tout signe suspect ou autre à l’adresse vigie@ferus.org ou par téléphone 06 46 62 19 47.

Avant de partir en montagne, nos associations vous invitent à vous munir des numéros d’appel d’urgence de la brigade de gendarmerie du secteur concerné, du service départemental de l’ONCFS, du 112 et du numéro de secours. Si vous êtes en présence d’éléments précis et inquiétants ou douteux (cadavres inexpliqués), il est préférable de les appeler sans délai. Nos associations espèrent que cette action de vigilance et de présence sur le terrain dissuadera les candidats-braconniers de passer à l’acte.

Nous rappelons que la destruction d’une espèce protégée est un délit puni par l’article L 415-3 du code de l’Environnement, sanctionné d’une peine de 2 ans de prison et/ou de 150 000 euros d’amende. En cas de destruction « en bande organisée », la sanction peut aller jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende

Constitue une bande organisée au sens de la loi « tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’une ou de plusieurs infractions. » (art. 132-71 du code pénal).

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