Violences à Tende : le témoignage d'une habitante de la vallée de la Roya

Photo Nadège Haessig

FERUS publie aujourd’hui le témoignage d’une habitante qui a assisté ce 2 août au désolant spectacle anti-loup de Tende (Alpes-Maritimes). Le communiqué FERUS, Jean-Michel Bertrand (réalisateur) et Jean-Pierre Bailly (producteur) ==>> ICI.

« Spectacle de haine au cinéma de Tende
Dimanche 2 août, une affiche m’invitait à voir, au cinéma de Tende, un film intitulé « Marche avec les loups », en présence du réalisateur, celui-là même qui a signé, il y a une paire d’années, « La vallée des loups », que j’avais beaucoup appréciée, en tant qu’amoureuse des grands espaces et des animaux sauvages.
Alors, je suis montée à Tende avec deux amis, juste pour voir ce film, et me remplir la tête d’images tout aussi sauvages, surtout en cette époque de contraintes.
Mais en arrivant devant le cinéma, je découvre, comme d’autres spectateurs, une pancarte de bois, suspendue en hauteur et à bonne distance des piétons, qui porte une inscription faite à la peinture noire, sur le nombre de moutons tués par les loups cette année. Je ne me doute alors
pas que la séance va être très « compliquée ». Prenant place dans un cinéma où se sont déjà installées quelques familles avec leurs enfants, qui viennent, pour les mêmes raisons que moi, s’émerveiller d’un film sur la nature, je vois quelques personnes aller et venir, l’air préoccupé, et discutant entre elles.
Je ne peux alors imaginer ce qui va suivre.
Quelques minutes plus tard, un cortège de jeunes gens escortés d’autres, bien plus âgés, fait irruption dans la salle, portant des tricots blancs bariolés de slogans hostiles au loup, mais également, semble-t-il, au réalisateur du film. Equipés de grosses cloches de troupeaux, ces agitateurs sèment immédiatement le trouble dans la salle, qui se remplit peu à peu de sympathisants des éleveurs, mais aussi de spectateurs neutres, sidérés. Arrivent, dans la salle, des gardes du Mercantour, promoteurs du film, dont la mine sombre trahit autant l’inquiétude que la consternation. Les parents, touristes et villageois mélangés, qui sont venus se détendre avec leurs jeunes enfants, commencent vraiment à s’inquiéter devant l’agressivité croissante des revendicateurs. (…)  » Lire la suite ==>> ICI.

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