2010, année internationale de la biodiversité : l’Etat français lâche l’ours

2010, année internationale de la biodiversité : l’Etat français lâche l’ours

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Photo Roland Clerc

Communiqué de FERUS, 26 juillet 2010

2010, année internationale de la biodiversité : l’Etat français lâche l’ours …

La secrétaire d’Etat à l’écologie Chantal Jouanno a annoncé aujourd’hui les dispositions concernant l’ours dans les Pyrénées.

Avec des mesurettes de maintien de la population existante et non de restauration d’une population viable*, la France cède donc à une minorité d’anti-nature. Il est intolérable que les mesures qui pourraient sortir l’ours de son statut d’espèce en danger critique d’extinction et de mammifère le plus menacé de France ne soient pas mises en place. Approuver le principe d’un maintien de l’ours en France ne constitue pas une avancée : cela va de soi et  aucun responsable politique national ne pourrait s’exprimer autrement.

Les ours tués remplacés ? C’est la moindre des choses et c’est ce qu’ont annoncé tous les ministres de l’Ecologie. Ça aurait du être fait depuis longtemps. Pourtant, aucun ours n’a jamais été remplacé …

Une femelle lâchée dans le Béarn ? C’est le minimum minimorum quand on sait qu’il n’y a que 3 ours mâles dans le secteur depuis 6 ans. Lorsque Cannelle, la dernière femelle de souche pyrénéenne, était encore en vie, il était déjà nécessaire de lâcher plusieurs femelles dans le Béarn.

Il faut absolument sortir du débat pour ou contre l’ours, avec une affirmation claire de l’Etat français en faveur d’une population viable dans les Pyrénées s’inscrivant dans le temps et incluant le lâcher d’un ou deux ours par an en Béarn et dans les Pyrénées centrales. Nous continuerons nos actions dans ce sens, au niveau européen notamment.

* Selon les scientifiques, une population viable d’ours serait de 50 individus minimum.

Contacts presse : Sandrine Andrieux, chargée de communication de FERUS, 06 14 64 18 00

Voir aussi :

A Chantal Jouanno : Ours, il y a urgence à agir !

25 commentaires sur “2010, année internationale de la biodiversité : l’Etat français lâche l’ours”

Bonjour Mathieu,
Cela fait très plaisir de te revoir par le net … 🙂 Je suis désolé, je t’ai en effet cité dans mon bouillon ainsi que Philippe et je n’ai pas corrigé ensuite …
Ce n’est pas l’ETO que je cible à travers mon commentaire mais sa communication… tu copies ma citation en oubliant le mot initial … et ca change beaucoup son sens 🙂
Je ne sais pas si tu as été sur le site de l’ETO dernièrement mais tu remarqueras que les flash infos disparaissent facilement dans les archives. Celui de juillet-aout 2008 a ainsi été supprimé sans explications (j’ai cru que c’est moi qui me plantait d’ailleurs avant d’en retrouver une trace sur Ferus), les flash sur lesquels nous avions disserté il y a aussi quelques années ne sont plus là non plus … maintenant à travers la synthèse que l’ONCFS vient de publier ce sont des ours nés en 2000 qui n’ont jamais existé …
Voilà ca commence à faire beaucoup à mon goût … et tout cela se fait discrétement sans un communiqué pour expliquer par exemple que la source n’était pas sûre ou qu’il y a eu une erreur…

Je ne demande pas grand chose juste de la transparence dans les informations qui nous sont données et une continuité dans le temps… car bientôt tu verras que l’ourson vu en vallée de Montgarri en septembre 2006 n’aura jamais existé non plus et que les deux oursons de Couflens, sur lesquels Mme Jouanno s’est largement appuyée pour nous faire passer la pillule, étaient en fait deux blaireaux.

Enfin voilà, mais comme tu le dis je constate que des efforts sont fait pour harmoniser le travail par delà les frontières, peut être au travers un protocole d’étude des indices qui aurait été mis en commun. Je sais qu’on avait parlé un temps donné de patrouille ours comme dans les cantabriques … je ne sais pas si cela a été mis en pratique ou non.
Dans tous les cas je tiens à souligner comme toi le travail sur le terrain de l’ETO que j’ai toujours salué et qui reste admirable malgré le manque d’effectif pour gérer un espace aussi grand… quand on est animé par une même passion …

Pour les chiffres sur l’état de la population, je suis d’accord sur le caractère non vérifié de ceux ci avant 2006… là encore se pose le problème de la communication, on part de 14 à 18 ours en 2005, on en rajoute 5 … et chaque année on nous propose un nombre total d’ours plus petit sans explications.

Pour les problèmes de filliation, je crois que même si on ne connait pas le père mais uniquement le grand père, comme c’est le cas avec Pyros, on peut déterminer l’origine des ours. Pour Pollen et Bambou on devrait donc pouvoir savoir si elles sont affiliées de façon directe ou non à Pyros.

A très bientôt par mail.

Bertrand

Bonjour Bertrand

Je viens de lire ton (long !) commentaire avec lequel je suis globalement en accord.

Une remarque cependant vis-à-vis du suivi de la population puisque tu me cites :
Je me souviens en effet de longs et passionnants échanges de mails par rapport au suivi de la population pyrénéenne, à partir des données dont nous disposions, c’est-à-dire le répondeur de l’ETO, les Actualités mensuelles, les « Flash Infos » et divers rapports de l’ONCFS.

C’est vrai qu’il existe des incohérences ou des questionnements relatifs à certaines informations.

Par contre, je ne suis pas du tout d’accord lorsque tu dis que « l’ETO manque singulièrement de professionnalisme, de continuité dans le temps et de transparence ». Ce n’est pas du tout mon opinion, bien au contraire.

Déjà, il faut bien voir que l’ETO suit les ours côté français et s’efforce d’avoir accès aux infos côté espagnol où le suivi est réalisé par d’autres équipes, qui communiquent (ou non), régulièrement (ou non) leurs infos à l’ETO. Je ne travaille pas avec eux donc je ne sais pas quelle est la manière de procéder. Des infos sont peut-être rapidement données par les espagnols dans un premier temps (pour alimenter le répondeur par exemple) puis, après recherches et contacts plus approfondis, sont ou non conservées par l’ETO (c’est clairement le cas pour les oursons de 2008 par exemple).
Tu remarqueras aussi que toutes les infos qui ont fait l’objet de Flash Infos éditées par l’ETO ne posent pas de problème et sont toujours fiables.

Sur le suivi en général, il y a eu plusieurs étapes dans le suivi, notamment avant et après 2005. C’est aussi pour ça que comparer les chiffres 2005 et 2009 n’a pas de sens à mon avis. Jusqu’en 2005, l’effectif de la population était estimé en cumulant le nombre de naissances observées et le nombre d’ours relâchés, moins les décès constatés. Or, rien ne dit que les oursons observés une année sont toujours en vie l’année suivante. Si bien qu’avec le temps, ce chiffre était de plus en plus surestimé. Depuis 2006 et je m’en réjouis, le chiffre que donne l’ETO est un effectif minimum résultant de toutes les données récoltées sur une année. Il s’agit donc bien d’un minimum, mais d’un minimum fiable sur lequel on peut s’appuyer.

Quant à connaître l’identité des parents d’un ourson, il faut pour cela connaître le génotype de tous les parents potentiels puisque la filiation marche par élimination. On ne peut pas dire : le père est tel ours mais le père ne peut pas être tel ours.
Désormais, plusieurs ours échappent au suivi « génétique », complètement ou pendant de nombreuses années. Quant à comparer le suivi côté italien et français, j’aimerais également connaître les effectifs de personnels pour avoir une vision plus juste de la chose. Il semble en tout cas que l’ETO a pour objectif d’augmenter de manière importante le nombre d’échantillons à analyse.

Enfin, comme tu le dis, le suivi de 2006 à 2008 se concentrait quasi essentiellement sur le suivi télémétrique des ours équipés ce qui fait qu’on a pu passer à côté de choses importantes. Heureusement, depuis 2009, le suivi se reporte sur le suivi Réseau plus classique, avec déjà des résultats plus intéressants (génétique 2009 1er semestre par exemple).

Après, je te rejoins sur la communication, qu’on voudrait tous plus importante, plus fournie, plus riche de détails… Mais il faut bien voir que le travail de terrain, puis de compilation des données est très important, très étendu (tout un massif !), ce qui laisse sans doute peu de place à une communication plus importante. Du moins c’est l’explication que j’ai.

En tout cas, tu as mon mail si tu veux qu’on rediscute du suivi de la population, sujet qui nous passionne tous les deux !

Maintenant que le Plan, pratiquement vide de tout, a été annoncé, faisons un point…
Je vous avoue que mes premières réactions ont été la colère et la frustration après tant d’attente… Avec une nuit de recul je me dis que ce n’est peut etre pas plus mal que l’on détende l’atmosphère avec tout de même l’arrivée d’une ourse en Bearn (même si j’aurais aimé que l’on prenne en compte aussi le décès de palouma). Mais avant de reparler des annonces d’hier et d’envisager l’avenir, je voudrais juste faire un point sur le suivi actuel de notre population…

Si nous savons tous qu’il faut impérativement un renfort d’environ 5-6 ours sur le long terme au minimum pour sauver la population, il y a un point qui me choque depuis longtemps et sur lequel nous commençons seulement tout doucement à être organisé… il s’agit du suivi de notre population qui reste plus que flou surtout pour le noyau central.

Des efforts sont certes effectués depuis environ un an, avec notamment enfin un apport d’information au dela de la frontiere avec des récoltes d’indices, des photos, et des videos de nos ours… mais pour une population aussi petite (on parle d’à peine 15 individus pour le noyau central) chaque détail compte.
Personnellement après avoir recoupé de nombreuses publications notamment avec mathieu Krammer et Philippe Charlier il y a quelques années, on s’est aperçu des nombreux contresens ou fausses vérités de l’ETO qui a pu publier des communiqués sur la présence d’oursons (par exemple pour 2002-2003) pour quelques années après ne plus en tenir compte … mais sans publier aucun démenti ou corrigé l’information d’origine.
C’est ainsi que sur la dernière note de synthèse de l’ONCFS sur l’ours on découvre que Ziva n’a jamais eu d’oursons en 2000???!!!! … un comble alors que de nombreuses publications ou articles (voire encore les rapports de l’ONCFS pour 2002 et 2003) ont parlé de subadulte divagant dans le comminges par exemple en 2001 et 2002. Aujourd’hui on ne les note même pas disparu … on estime qu’ils n’ont tout simplement pas existé …
Fausses informations ou désinformation ? Je n’en sais rien … mais aucun suivi dans les notes c’est sûr… on pond de nouveaux rapports sans prendre en compte les précédents et chacun semble réécrire l’histoire à sa sauce ce qui me donne la désagréable impression d’être mené en bateaux.
Un autre exemple, il y a deux ans un communiqué de l’ETO parle de traces d’oursons découvertes en Catalogne au sud de l’aire de répartition … aujourd’hui plus aucune trace de ce communiqué qui a disparu de la circulation sans démentis (la seule trace apparait dans le point mensuel des indices trouvés…à l’été 2008).
Un dernier exemple concerne les oursonnes de Hvala, Pollen et Bambou, dont on sait qu’elles sont des femelles … mais aujourd’hui, où le génotype de chaque individu est important, on ne sait toujours pas si ces oursonnes sont les filles de Pyros ou si leur père est slovène. Je suppose que c’est le deuxième cas d’après le tableau du 22/07 fait par l’ONCFS… mais comme rien n’a été écrit sur le sujet, ca reste une supposition.

Tout cela pour dire, que la communication de l’ETO manque singulièrement de professionnalisme, de continuité dans le temps et de transparence (si on pouvait déjà simplifier la classification des informations sur le site entre brêves, Flash infos … etc)… ce qui me fait presque douter de chaque annonce. Surtout quand elles sont positives, comme l’information de cette ourse suitée du côté de Couflens qui est venue bien à propos juste avant l’annonce du plan ours.

Donc dans le fond ca me va si l’ETO fait simplement son travail pour continuer de connaitre la population existante plutôt que de parcourir la campagne avec des antennes relais à essayer de repérer tel ou tel ours. Et c’est ce que je comprends quand j’entends Mme Jouanno dire que l’on va effectuer un suivi annuel et individualisé.

Après cette aparté sur le suivi de l’ours et ses trous noirs, je voudrais revenir sur ce qui a été dis hier et évoqué l’avenir avec le possible (probable puisque même les opposants se réjouissent de cette décision) retour d’une ourse à l’ouest’

1er point :
Il y a beaucoup de croissance naturelle puisqu’on a aujourd’hui entre 19 et 22 ours

En partie vrai car nous venons d’enregistrer 4 naissances en deux ans … mais surtout faux. Petit rappel, en 2005 avant la dernière réintroduction on estimait la population d’ours à 14-18 individus… 5 ans et 5 réintroductions après … nous en sommes à 19-22 ours sur le massif. Cela signifie juste qu’en 5 ans les naissances ont juste équilibré les décès … la croissance de la population ursine est donc dans les faits à zéro.
Qu’on ne vienne pas me dire aujourd’hui que c’est la preuve que l’ours n’est pas adapté aux Pyrénées, cela signifie juste que la population d’ours est trop isolée et trop consanguine et que sa croissance ne pourra pas s’améliorer sans un minimum de sang neuf.
En effet, notre population actuelle ne repose que sur le mâle Pyros et sur 3 femelles (Ziva, Melba et Hvala)… Balou et Sarousse s’ils se sont bien adaptés à leur nouvel environnement, se montrent très discret que ce soit vis-à-vis de l’homme que de leur propre congénère… puisqu’ils se sont installés sur de nouveaux territoires inconnus du sexe opposé actuellement. Caramelles a bien donné naissances à plusieurs portées en s’accouplant avec Pyros notamment … dont elle est elle-même la fille… et ainsi de suite dans les générations … sacré complexe d’oedipe …
L’apport d’un nouveau mâle dans le noyau central est donc pour moi tout aussi important pour ce noyau que l’arrivée de femelles en Bearn. Ceci est encore plus vrai que Pyros à 21 ans ne devrait pas tarder à ne plus pouvoir se reproduire… tout comme Ziva d’ailleurs, qui doit être également proche des 20 ans (la ménopause chez les ours arrive à peu près à cet âge).

2ème point
Il y a de la marge entre l’extinction de l’espèce et une politique massive de réintroduction
Oui je suis tout à fait d’accord et c’est à ce juste milieu que les associations de défense de l’ours voulaient arriver. Mais en refusant de renforcer la population actuelle, avec par exemple l’apport d’un individu par an pendant 5 ans, on va arriver à ce que la population soit tellement consanguine et donc en danger immédiat d’extinction qu’il faudra en arriver à une nouvelle politique massive de réintroduction.
Mais il est effectivement plus facile de passer la patate chaude à son voisin… mais pour ce type de plan en douceur que les associations doivent se battre.

3ème point
A l’avenir, je souhaite que tout ours tué par l’homme soit systématiquement remplacé
Et comment va-t-on le prouver ? Où sont passés les Bouxty, Kouky et les autres ours nés depuis 2000 ? Un braconneur ne revendiquera jamais son acte…
Dans quelle catégorie rentreront donc tous les ours disparus par l’opération du saint esprit ?
Un protocole précis doit, sur ce type de cas, être établi. Par exemple, tout ours adulte (plus de 4 ans et moins de 20 ans) qui ne sera pas identifié génétiquement trois années consécutivement devra faire l’objet d’un remplacement.

4ème point
Beaucoup de scientifiques critiquent la manière dont ont été choisis les ours réintroduits en 2006
Excepté l’erreur de casting concernant Franska qui s’est avérée avoir 17 ans … je ne vois pas où est le problème. Tous les autres ours réintroduits se sont montrés particulièrement discret, même s’ils ont été pu être vagabond comme Balou, et assez peu prédateur. Concernant Palouma, elle a déroché …mais c’est un malencontreux accident qui peut arriver à tous types d’ours surtout qu’elle semblait s’être bien acclimaté à son secteur de Bagnères de Luchon.
Sarousse, elle, continue son bonhomme de chemin sans se reproduire malheureusement… et vraiment en toute discrétion, car même avec son collier émetteur on ne la repère que très rarement. Je crois qu’en 4 ans, on n’a jamais pu obtenir un indice direct (poil, crotte) de sa présence.

5ème point
Nous estimons qu’il y a lieu de réintroduire une femelle dans le Béarn. Mais il faudra prendre le temps de bien choisir l’animal.
C’est la bonne nouvelle de ce discours… enfin une femelle !!! nous savons tous que ce ne sera pas suffisant, mais cela permettra de maintenir le noyau quelques années et surtout de sauver le patrimoine génétique de nos derniers ours pyrénéens.
Le choix du pays d’origine doit logiquement être à nouveau la Slovénie ou la Croatie qui font partie du même noyau. Pourquoi ? parce qu’il n’y a pas lieu de changer pour une ourse, et que la population des Cantabriques même si elle s’est bien redressée, n’est pas sauvée. Notamment le noyau ouest, qui comme le notre, manque cruellement de femelles. Alors avant de sauver la population Pyrénéenne, les espagnols penseront déjà à assurer la survie de leur deux noyaux.
De plus contrairement à ce qu’à dit Mme Jouanno, les ours slovènes sont particulièrement bien adaptés à nos montagnes comme j’ai pu l’écrire précédemment… Franska étant juste l’erreur qui confirme la règle des 7 autres cas, tout simplement à cause d’une erreur sur son âge.
Il sera donc important cette fois ci de choisir une ourse jeune, de 4 à 7 an maximum.
Concernant la période la plus propice, il me semble que ce soit le printemps. Pour être précis autour du 20 mai…  Ce n’est pas une date au hasard, mais elle correspond à peu près à la moitié de la période du rut.
Elle est donc importante pour deux raisons : cela permet à l’ourse de se reproduire en Slovénie avant d’arriver (pourquoi pas d’arriver pleine dans ce cas), la période du rut commençant fin avril – début mai, ce qui serait un bon point au niveau génétique. La deuxième est que cela lui permettrait aussi de connaître la période du rut avec nos ours. La possibilité qu’il se reproduise avec cette nouvelle arrivante diminuerait ainsi de beaucoup le risque d’infanticide, les mâles ne tuant généralement pas leur descendance ou ce qu’il pense être leur descendance. Malgré cela, le risque d’infanticide ne sera malgré tout pas négligeable avec une seule ourse pour 3 mâles dans la force de l’âge cherchant à se reproduire.

L’AVENIR
Malgré la bonne nouvelle de pouvoir enfin sauver le noyau ouest pour quelques années… il faut voir au-delà de la prochaine arrivée de cette ourse en Bearn. Car s’il s’agit d’une étape nécessaire, elle n’est pas suffisante.
Avant de parler et de lutter pour un autre plan ours, nous nous devons de savoir exactement quel est l’état de notre population et d’établir un tableau génétique exact de nos individus répetoriant ainsi qui sont les ascendants et descendants de chacun.
C’est ce que réalise les italiens avec leur programme de réintroduction, il n’y a donc pas de raisons que nous ne puissions l’accomplir aussi d’autant que nous connaissons parfiatement génétiquement les individus qui sont à la base de la population actuelle.
Cela nous donnera ainsi une vue réelle du problème de consanguinité que rencontre notre population, et cela nous permettra également de savoir de quel type, mâle ou femelle, et de combien de renfort notre population a besoin …

C’est pour moi un élément indispensable avant de penser un nouveau plan ours, car il est beaucoup plus facile à réaliser sur une population restreinte que sur une population importante.

Nous devons aujourd’hui nous armer pour demain … et demain c’est 2012 avec une nouvelle présidence et un nouveau gouvernement. Pour cela nous devons continuer l’action débuter auprès des instances européennes pour qu’elle force l’état à restaurer une population viable dans les Pyréenes et non pas juste à conserver un reliquat.
L’effort n’est pourtant pas grand pour y arriver… Il pourrait s’articuler autour d’un plan sur 5 ans avec l’introduction d’un seul individu par an pour arriver à une population viable et que l’on pourrait transmettre à nos jeunes générations.
Il suffirait ainsi de renforcer le noyau occidental par deux nouvelles femelles (ce qui ferait 3 au total avec celle de 2011), de renforcer le noyau oriental avec l’apport d’une femelle en Ariège est et de consolider le noyau central avec un mâle et un mâle ou une femelle. Le phénomène de dispersion des mâles (phénomène qui est très faible concernant les femelles qui restent souvent à proximité du territoire maternelle voir même dessus) suffirait à l’échange génétique entre les différents noyaux à partir du moment où chacun comporte un nombre minimum de femelles.

Au travers le plan qui vient d’être annoncé, nous avons peut être perdu une bataille, mais sachons rester mobilisé car l’action des associations et de toutes les bonnes volontés continuent pour donner un avenir à l’ours mais aussi à la biodiversité dans les Pyrénées (et en cela je me réjouis du prochain retour du bouquetin).

Vous avez raison. Il faut boycotter cette région. Je ne fréquente plus ces montagnes depuis déjà plusieurs années… Et je fais passer le message.

c’est quoi, la DG ? Pouvez-vous nous donner les références du texte que vous mentionnez ?

 » Dans un monde où tout est bleu, le bleu n’existe plus . Dans un monde où il n’y en a plus que pour l’homme , l’homme n’existe plus . » Cette phrase rappelée par Bernard sur un autre forum est de Wittgenstein .

C’est beau !

Nous sommes hélas et bien hélas , bien plus bas sur terre ou une énarque a préféré choisir sa propre citation du jour :

 » L’ ours est plus un symbole qu’une nécessité  » ( Jouanno )

Et on comprend alors subitement pourquoi l’homme est obligé d’inventer des grenelles de l’environnement , des années de la biodiversité et autres bouées de sauvetage qui resteront impitoyablement stériles et crevées justement parcequ’une ministre de l’environnement est capable de dire cette phrase et de la propager comme un virus dans des esprits déja obtus .

Dire que l’ours n’est pas une nécessité équivaut à dire que l’ours ne sert à rien . Exactement ce que pensent les extrémistes pastoraux . L’ours ne sert à rien , pas plus que l’éléphant , le tigre , le grand singe …. etc , etc , et en définitive pas plus que l’hirondelle , symbole qui fait ou ne fait plus le printemps ! … A partir de là , il n’y a définitivement plus rien à attendre de Me Jouanno et surtout pas qu’elle sauve les symboles ….

Si nous sommes incapables de sauver certains symboles , l’hirondelle mourra et l’ours aussi !

La biodiversité pyrénéenne est actuellement livrée à la domination de 200 extrémistes pastoraux et chasseurs qui font la loi sur le massif . Me Jouanno est au garde à vous et aucun contre pouvoir n’est aujourd’hui en mesure de juguler cette aberration anti démocratique . Pourtant la biodiversité ne va pas si bien que ça .Le bouquetin a disparu , le grand tétras , certains rapaces et l’ours sont en survie précaire et je ne parle pas du lynx disparu et oublié alors qu’il était bien présent et largement référencé dans la littérature dans les années 60 …

Bref , pas de quoi se réjouir ! En revanche franche rigolade chez les anti ours !…
On aimerait une aide efficace des instances Européennes , voire des associations Espagnoles , Fapas et Depana, qui pourraient enfin se soucier de l’avenir de l’ours sur leur versant Espagnol !… On aimerait que les instances Européennes se soucient d’avantage de savoir où , à quoi , et à qui servent les subventions alors que Me Jouanno non seulement nous annonce un plan ridicule ( comment relancer un noyau moribond avec une seule femelle ? ), délègue ses pouvoirs à un comité de massif anti ours, laisse le plantigrade livré à sa précarité mais oublie aussi de faire la promotion d’une cohabitation ours-pastoralisme complètement indispensable …

Quant à un changement de politique en 2012 sur ce sujet , à moins que François Arcangéli ou G.Onesta ne soient nommés secrétaires d’Etat à l’Ecologie je n’y crois guère tant sur certaines questions Parti socialiste et CPNT sont blanc bonnet et bonnet blanc .

La fenêtre favorable à l’ours en cette année dela biodiversité s’est définitivement refermée et nous attendons maintenant de connaitre le calendrier et la stratégie commune des associations , ainsi que ce qui sera prévu pour le procole et la logistique de ce lâcher en Béarn .

En parlant d’associations , qui pourrait me dire ce qu’ont fait de positif pour aider l’ours , en ce début d’année, les grands ténors de la communication et de l’environnement , les H.Reeves , les N.Hulot, les Y.A.Bertrand et tous les autres ?

C’est pas gagné , mais nous allons poursuivre nos efforts pour sauver l’Ours, le Printemps et l’Hirondelle …

les associations vont se réunir et nous publierons les actions à venir au moment opportun. ce qui est efficace surtout c’est la violence des anti ours (menaces de braconnage et/ou braconnage, saccages de communes, gens armés dans les montagnes etc) et la peur qu’ils instillent, violence dans laquelle nous ne tomberons pas, ça c’est sûr

Réintroduire des ours « sans tapage médiatique », c’est-à-dire secrètement, c’est ce que proposait Chantal Jouanno dans un premier temps. Je ne savais pas que Ferus s’était rallié à l’idée. Apparemment le tapage médiatique permanent des anti-ours a été plus efficace que les communiqués polis des « pro-ours » et que les rapports scientifiques. Cela rejoint la question posée plus haut par Brigitte.. à laquelle personne n’a répondu !

Réponse à Paul. Si j’ai parlé des socialistes, c’est à cause du message de Florian qui me balance les  » socialeux  » dans les pattes alors que je ne parlais que de la politique de Mme Jouanno qui est bien UMP sauf erreur de ma part. Et c’est bien le gouvernement UMP qui est responsable de cette minable décision de laisser tomber le renforcement de la population ursine et non tel ou tel petit notable local qu’il soit socialiste ou autre chose.. Il y a sans doute des tas d’obscurs politicards pyrénéens de toutes tendances qui se sont alignés derrière les « anti-ours » (dont des socialistes), mais les premiers et principaux responsables de l’abandon de l’ours sont bien Chantal Jouanno et Jean-Louis Borloo. Quand on considère le peu de sérieux de l’argumentation technique avancée par Mme Jouanno pour expliquer sa décision, on ne peut qu’admettre que son initiative est d’abord politique et qu’on ne peut la dissocier des efforts que font tous les autres ministres pour limiter les effets de l’impopularité actuelle du pouvoir C’est bien cela au départ que j’ai voulu dire et je le maintiens.

En réponse à Jacques
Oui il ne fallait pas se faire d’illusions sur la volonté de l’état UMP pour de nouvelles réintroductions, mais c’est à mon avis moins pire que si les socialistes étaient au pouvoir car il n’y aurait déja plus de prédateurs dans nos montagnes. La majorité des députés socialistes sont anti ours et loups, même les élus socialistes qui sont dans des régions non concernées par les grands prédateurs .En ce qui concerne les Verts, il serait interessant de connaitre l’opinion de Mr Beauvet sur le sujet?
Les anti-ours ont gagné car ils sont virulents et déterminés. Nous devons agir de même. Pour ma part, je ne consomme plus de produits issus des Pyrénnées et refuse de me rendre en vacances dans cette région.
Tous les vrais amoureux de la nature devraient bouder les Pyrénnées et le faire savoir.

Pas, pourquoi n’êtes-vous pas satisfaits ? Un ou deux ours, c’est bien ce que demandait FERUS, NON ? Nous en avons un !

Jacques , il faut quand même être gonflé pour soutenir comme vous le faites que les socialistes ne sont pour rien dans l’abandon de la réintroduction de l’ours , alors qu’au contraire ils ont été de toutes les manifestations contre la présence de l’animal en soutien à la chasse et d’une partie des éleveurs .
Rien qu’hiers à Toulouse le responsable socialiste Marc Carballido se réjouissait publiquement de l’abandon des réintroductions mais qu’il fallait rester vigilants pour la suite (c’est à dire s’oppser aux remplacements des ours abattus ) .
Ayez au moins l’honnêteté de le reconnaitre .

Jacques il faut quand même être gonflé pour soutenir comme vous le faites que les socialeux n’ont rien à voir avec l’opposition à l’ours alors que quasiment tous ses élus (et pas que Bonrepaux) ont été des manifestations hostiles à l’animal en soutien à la chasse et à certains éleveurs (à Foix , à Tarbes ) .
Que le parti socialiste au niveau de la direction nationale se taise est une chose mais localement le parti socialiste porte la responsabilité

Ci-dessous le commentaire que je viens de publier sur  » La Buvette des Alpages ».
Une fois de plus nos politiques ne font pas preuve de beaucoup de courage et se couchent devant le lobby des éleveurs. J’attendais beaucoup de cette déclaration , comme nous pouvions l’imaginer après les déclarations de Mme Jouanno le 20 janvier dernier. Nous étions en droit d’espérer que les 4 à 5 ours disparus depuis 2004 du fait de l’homme seraient « remplacés »(j’inclus dans ce nombre les 2 ours abattus ou empoisonnés par les éleveurs en 2009 selon les déclarations du meneur des opposants Philippe Lacube).
Il n’est plus maintenant question que du remplacement de Cannelle tuée par un chasseur en novembre 2004 avec toutefois cette précision « mais il faudra prendre le temps de choisir l’animal ». A force de prendre le temps Madame la Ministre, les 2 ou 3 ours mâles de la partie occidentale des Pyrénées seront peut-être morts de vieillesse s’ils ne sont pas tués par un chasseur ou empoisonnés par un éleveur !!!!

Madame Jouanno évoque 22 espèces emblématiques des Pyrénées allant du Bouquetin au vautour. Elle semble ignorer que le Bouquetin des Pyrénées (Capra pyrenaica) a disparu, victime de la chasse, et que le vautour est, comme l’ours, dans le collimateur des éleveurs qui aimeraient bien l’éradiquer.
Contrairement à ce que je pensais, de part certaines déclarations courageuses qu’elle avait prises, suite à l’abandon de la taxe carbone, Mme Jouanno n’est finalement qu’une politique dans le sens le plus vulgaire du terme….

Bonjour,

Hélas, la réponse de la DG donne une autre version.

La France est la seule à prendre la décision de réintroduire les ours dans les Pyrénées.

Bien à vous.

Réponse de  » banane  » à Florian : ce pouvoir est aux abois, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la biodiversité. Alors il tente de séduire son électorat disons conservateur (pour ne pas employer de vilain mot..) avec.. ce qu’il peut. Là, c’est l’ours qui trinque. La décision de Chantal Jouanno : satisfaire les ultras des milieux agricoles ou cynégétiques, va évidemment dans ce sens. Annoncer qu’il n’y aura pas de réintroductions « massives » (comme s’il y en avait déjà eues) ne pouvait que faire plaisir à CPNT et aux autres activistes du même tonneau. Je vois dans cette décision de ne rien faire des raisons politiques peu glorieuses. D’où mon message. Les « socialeux » n’ont rien à voir là-dedans. Ils ne sont pas au pouvoir et ne sont pour rien dans cette histoire (à part Bonrepaux).

Les plaintes auprès de l’Union Européenne sont en cours. Les associations font ce qu’elles peuvent avec les moyens légaux. Faudrait peut être penser à s’en prendre plutôt au gouvernement français… D’autre part merci rester courtois (ex banane)

Bon, là il faut qu’on se réveille et prendre vite des décisions et des des actions…
Je nous trouve « mou »…il faut rapidement réagir:
– Réunion d’urgence de FERUS et de Pays de l’ours ADET
– Demande d’audience auprès de Chantal JOUANNO
– Agir auprès des députés européens
– Faire des actions de contestation
Vite…Vite…Vite
Je ne m’attendais pas à grand chose de Chantal JOUANNO et, voilà le couperet est tombé!
Nous n’avons pas assez parlementé et nous ne sommes pas assez ferme!
Il faut être poli, gentil mais ferme et déterminé!
Voilà

Et qu’a fait de plus l’état socialeux, banane? Il y a des pro et des anti partout.(réponse à Jacques)
Où en est cette plainte contre l’état francais?
C’est à désesperer d »adherer à Ferus!

nous arrivons enfin à la verite toute nue. les chasseurs pourront
tirer les ours ont en remettra et les pyrennees deviendront un
zoo. les touristes verront les ours ; un de malade ont le remplace la biodiversité a la francaise

une question les ours slovenes accepteront-ils de venir en france
pour remplacer les copains tués !
t

S’il y en a qui se faisaient des illusions sur la volonté de l’Etat UMP d’aller dans le sens de la conservation de la biodiversité, c’est loupé.. Le naturel revient au galop !

Oui, il faut continuer à agir auprès des Autorités européennes. C’est la seule façon d’obliger la France à respecter ses engagements internationaux. Il faut aussi demander une meilleure protection des ours.
De toute façon, la plainte court toujours.


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