Chantal Jouanno dément un gel des réintroductions d’ours

Chantal Jouanno dément un gel des réintroductions d’ours

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Ce 15 mai, Henri Nayrou, député de l’Ariège et président de l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM, association opposée à l’ours), déclarait lors d’une réunion de l’ANEM à Luzenac : « le 28 avril dernier, une délégation de l’ANEM a été reçue par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie. J’ai donc demandé à Mme Jouanno de prolonger sine die le gel du plan de réintroduction ». Ce à quoi, d’après le député ariégeois, la ministre a répondu que « le mariage n’avait pas été réussi, et qu’il ne serait pas convenable de poursuivre la réintroduction de l’ours ».

Des propos que Chantal Jouanno a démenti dès le lendemain par un communiqué de presse.

Communiqué de presse de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, 16 mai 2009 :

En recevant le président et des membres de l’association nationale des élus de la montagne, Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat a` l’écologie, a réaffirmé´ l’engagement de la France à protéger la biodiversité´ sur tout le territoire national et l’ambition d’y parvenir dans une logique de développement durable.

Elle considère que pour l’ours brun, espèce emblématique du massif pyre´ne´en, le plan national élaboré´ en 2005, évalué´ a` mi-parcours en 2008, qui prévoyait notamment la réintroduction de cinq ours, doit e^tre mené´ à bien, en donnant le temps a` la concertation de se poursuivre, aux dispositifs d’accompagnement pastoral de s’ajuster et au groupe national créé´ en juin 2008 de lui faire des propositions.

Le « Groupe national ours dans les Pyrénées » (GNOP), présidé´ par le préfet de la région Midi-Pyrénées, rassemble l’ensemble des acteurs – services de l’Etat, élus, professionnels de l’agriculture, de la forêt et du tourisme, chasseurs, associations de protection de la nature et de l’environnement – et des départements concernés.

Ce groupe doit, en effet, remettre dans les semaines a` venir ses premières conclusions sur l’évolution du plan de restauration de la population d’ours bruns sur le massif pyre´ne´en et sur les améliorations envisageables. Chantal Jouanno attend beaucoup de ce cadre de concertation spécifique et invite tous les acteurs a` s’y retrouver a` nouveau pour partager les diagnostics et formuler des propositions.

La secrétaire d’Etat a` l’écologie reste très attentive a` la dynamique des populations d’ours brun en Pyrénées centrales comme en Pyrénées occidentales et se préoccupe, en étroite collaboration avec son collègue, Michel Barnier, ministre de l’agriculture du développement des filières de l’élevage sur le massif.

Les deux naissances constatées ce printemps et les sorties d’hibernation incitent a` conduire le plan de restauration jusqu’a` son terme et a` préparer le plan suivant en 2010 sur la base des propositions du groupe national.

13 commentaires sur “Chantal Jouanno dément un gel des réintroductions d’ours”

C’est comme ça que le PS prépare les élections Européennes ! C’est maigre comme programme !!!!!!! Et bien triste !

« le 28 avril dernier, une délégation de l’ANEM a été reçue par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie. J’ai donc demandé à Mme Jouanno de prolonger sine die le gel du plan de réintroduction ».

Ne pourrait-on pas faire une phrase dans le même style en demandant que soit prononcé le « gel » des subventions aux éleveurs de montagne ? Le portefeuille de tous les français ne s’en porterait que mieux..

Plus sérieusement, pourquoi subventionner des gens qui ne respectent ni notre environnement ni les règlements européens ? Qui pensent que la montagne leur appartient en toute exclusivité ? Qui ont réduit au chômage quantité de bergers ?

Et il faudrait payer pour ces gens là ?

Le PS s’oocupe de la biodiversité à sa façon en détruisant les tentatatives de restauration de l’ours . Et pour donner des leçons d’écologie aux autres avec de beaux discours , par contre c’est toujours eux les meilleurs .

Le communiqué est-il intégral ? nulle part je ne vois Mme Jouanno démentir clairement les propos que lui prête Nayrou, nulle part elle ne dit « je n’ai jamais dit à Mr Nayrou que le mariage n’avait pas été réussi, et qu’il n’était pas concevable de continuer les réintroductions ».

A Mick64, Il y a éleveur de montagne et éleveur de montagne. Certains sont de « gros éleveurs » qui vivent de subventions (moins que les céréaliers, d’accord, mais quand même !) qui ne font pas surveiller leurs troupeaux par des chiens comme leurs ancêtres (ou plutôt prédécesseurs l’ont toujours fait) et qui se trouvent avec des brebis bouffées par des chiens errants ou accidentées parce que « non-contenues » ! …et d’autres sont de petits éleveurs (éventuellement au R.M.I., mais qui coûteront toujours moins cher à la société que les « chasseurs de primes » et qui participent plus régulièrement à l’entretien du paysage, dont les citadins-contribuables ont tant besoin !), ceux-ci s’adaptent aux réalités de la Montagne qui les accueille : relief, climat, estive, chiens de bergers, ours, etc. On peut aussi préciser que dans ce dossier, tout n’est pas « pur » ! Les ours pyrénéens (peureux et pratiquement végétariens) sont peu nombreux et l’on a réintroduit des ours slovènes (élevés à pleins seaux de viande !) qui ont moins peur de l’homme, ne craignent pas de s’approcher des villages et mangent plus volontiers des moutons qui traînent que leurs prédécesseurs. Je pense que si l’homme veut garder sa place sur la Terre, il doit essayer de s’adapter à l’environnement plutôt que de vouloir tout dompter, apprivoiser, stériliser et éventuellement détruire. Il y a de la place pour tous. Js. P.S. : pour ce qui est du programme du P.S. aux Européennes et de son attitude politique face aux maux de la société française, il faut savoir que le P.S. ariégeois est un des rares qui voudrait gouverner à 100 % et en a pour cela perdu deux sièges (canton de Massat et canton de Sainte-Croix-Volvestre), seulement pour n’avoir jamais voulu laisser un siège à un élu issu de la Gauche dite plurielle autre que socialiste… Maintenant, c’est désolant, mais il leur reste à faire le tri entre les royalistes, aubristes, delanouistes, plusgauchistes et pluscentristes, éventuellement sarquosistes… Bonjour l’ambiance.

Ce sont des idées reçues que de dire que l’ours slovène est plus gros, plus carnassier, moins farouche, plus ceci et moins cela que l’ours pyrénéen. C’est un discours fréquemment relayé par les anti-ours. Si le choix pour les réintroductions s’est porté sur l’ours slovène, c’est parce que celui-ci est proche de l’ours pyrénéen, physiologiquement comme comportementalement (sans parler du fait que les 2 sont de la même espèce, ours brun Ursus arctos et de la même lignée génétique). Les ours slovènes ne sont pas nourris de « pleins seaux de viande » ; par contre, ils sont effectivement appâtés avec des pommes ou du maïs sur des sites pour les habituer à rester sur ces sites et les chasser ensuite. Ils ne sont pas plus prédateurs non plus : certains ours slovènes ne font pas de dégâts alors que des ours pyrénéens ont pu en faire (et entre nous c’est parce l’ours mangeait déjà du mouton bien avant l’arrivée de l’ours slovène que les hommes l’ont exterminé…). Ainsi, il y a quelques années, un ours faisait des dégâts dans les Hautes-Pyrénées : les anti-ours ont crié à l’ours slovène et il s’agissait de Papillon, un des derniers mâles pure souche pyrénéenne. Il faudrait arrêter de focaliser sur ces prétendues différences entre ours slovène et ours pyrénéen et faire en sorte qu’activités humaines et faune sauvage aient leur place dans les Pyrénées autant l’un que l’autre.

En passant, c’est bien le cas de dire qu’il reste peu d’ours pyrénéen puisqu’il en reste…. 1 (et encore il est à moitié pelé…)

Nayrou , Niaou , Miaou ! Qu’est-ce que c’est compliqué la politique !

L’idée de différences majeures entre l’ours « slovène » et celui dit « pyrénéen » est en fait une stratégie de communication mis en place par les opposants pour tenter de manipuler l’opinion publique sur le classique registre de la peur de l’autre matiné de racisme et de xénophobie . Ce même discours se retrouve chez l’IPHB lorsque cette institution feint de vouloir réintroduire avec des ours des Cantabriques supposés identiques aux ours pyrénéens pour mieux refuser le « métissage » slovène . Dans ce cas il s’agit également d’une stratégie mis en place par l’élevage local pour retarder et stopper tout renforcement par des ourses , les opposants ayant bien compris que les espagnols refuseraient de prélever dans la population ursine des Cantabriques déjà en danger d’extinction sur place . Ceci dit les ours dans les Cantabriques s’approchent des villages et des habitations la nuit comme tous les ours bruns slovènes , pyrénéens , cantabriques , des abruzzes et des Carpates . En insinuant ces thèmes à connotation racistes et xénophobes , la peur des maladies qui seraient transmises par les ours « slovènes (grippe aviaire et la dernière lubie rabachée sur certains forums l’encéphalite à tiques) les élus et leurs larbins se décrédibilisent encore davantage sur les thèmes du développement durable .

« Il y a éleveur de montagne et éleveur de montagne. Certains sont de « gros éleveurs » qui vivent de subventions (moins que les céréaliers, d’accord, mais quand même !) qui ne font pas surveiller leurs troupeaux par des chiens comme leurs ancêtres (ou plutôt prédécesseurs l’ont toujours fait) et qui se trouvent avec des brebis bouffées par des chiens errants ou accidentées parce que « non-contenues » ! …et d’autres sont de petits éleveurs (éventuellement au R.M.I., mais qui coûteront toujours moins cher à la société que les « chasseurs de primes » et qui participent plus régulièrement à l’entretien du paysage, dont les citadins-contribuables ont tant besoin !) »

Il est certain qu’une importante variabilité existe entre les exploitations agricoles de type élevage. Il en est de même pour les exploitations en « Grandes cultures », qui ne sont pas toutes dans la Beauce.

Je vous invite à lire les publications « Agreste Données Midi-Pyrénées » qui font une synthèse économique de l’agriculture dans cette région. Région qui comprend en 2007 1733 ovins catalogués en purs ovins viande. Voici le lien pour 2006 http://www.agreste.agriculture.gouv… et pour 2007 http://agreste.agriculture.gouv.fr/

Je vais prendre l’exemple le plus récent, à savoir 2007, fraîchement publié. Si vous allez à la dernière page présentant les résultats comptables, vous verrez que les 7 592 exploitations cataloguées « grandes cultures » ont touché chacune, en moyenne, 34 900 € de « subventions d’exploitations et indemnités d’assurance ». Les 1 733 éleveurs ovins-viande ont eux bénéficié de 36 500 € en moyenne. Vous avez bien lu : ça fait plus par exploitation ovins-viande que par exploitation grande culture en Midi-Pyrénées.

Par ailleurs, les rédacteurs de la publication ont bien fait les choses pour 2007 : ils ont rajouté une ligne en fin de tableau qui récapitule TOUTES les subventions possibles. Moyenne nationale : 41 900 € Moyenne midi-pyrénéenne : 39 100 € Moyenne grande cultures Midi-Pyrénées : 37 600 Moyenne ovins viande Midi-Pyrénées : 42 000.

Bien sûr, Midi-Pyrénées et Pyrénées sont deux choses différentes. Cela ne veut pas dire que chaque éleveur pastoral pyrénéen a touché, en 2007, 42 000 €, toutes formes de subventions comprises. On peut cependant à peu près deviner le montant de subvention par ovin. L’effectif ovin moyen est de 96,4 UGB (unité gros bovin). Sachant (voir bas du tableau page 4) qu’1 ovin = 0,15 UGB, ça nous fait 643 ovins par exploitation. 42 000 €/643 = 65 € par ovin. En fait, c’est par brebis mère qu’il faudrait faire le calcul, mais le document ne précise pas cet effectif, probablement de l’ordre de 350-400 têtes en moyenne.

Tout ça pour rappeler que, s’il y a éleveur et éleveur, il y a aussi céréalier et céréalier. Et que tous les céréaliers ne sont pas Crésus et ne sont pas nécessairement inondés de subventions. Même si 2007 a été pour eux une année formidable. Voir le résultat courant avant impôts, toujours dans le tableau page 4 : 39 100 € pour les grandes cultures, 12 400 € pour les éleveurs ovins viande.

Cet écart n’est pas dû à la différence de subventions mais à la différence de valeur ajoutée : 37 100 € pour les uns, 4 700 € pour les autres. Et encore, ce chiffre progresse pour les ovins depuis quelques années…

Notez aussi que les ovins lait s’en sortent beaucoup mieux que les ovins viande, avec pourtant moins de subventions et un troupeau presque 2 fois plus petit.

12 400 € de résultat par an. A répartir sur 1,6 personnes, ça fait du 7 750 €/personne/an. 645 €/mois. 1 €/ovin/mois, sur la base de 643 ovins.

Le problème de l’élevage ovin, il est là. Pas dans « l’impossible cohabitation » avec les grands prédateurs. Car rappelons que l’essentiel des éleveurs ovins viande en Midi-Pyrénées ne cohabitent, ni avec l’ours, ni avec le loup.

Pourtant, ils en sont là en terme de rentabilité et de revenu.

Petit Louis ! Un poete , si rare en ces taons : Nayrou= l’anti-ours ! Niaou= l’anti-Palestiniens ! Et Miaou alors = ?????? C’est l’anti- mulots ??? Cha , je veux bien le croire !

« Il ne serait pas convenable de poursuivre la réintroduction de l’ours »..

Mme Jouanno dément avoir prononcé ces paroles ? Je crois au contraire que c’est tout à fait son style ! Ménager la chèvre et le choux et surtout ne rien faire qui puisse fâcher les uns ou les autres ! L’immobilisme total en fait. Là, on ne risque rien ! Enfin.. c’est ce que l’on pense.. à tort, bien entendu !

Désolé Mme Jouanno, mais la protection de nos espaces naturels gène FORCEMENT tels ou tels groupuscules qui ont l’impression de ne pas y trouver leur compte. Et je dis « ont l’impression » car lorsqu’ils s’agit de quelques éleveurs activistes et que l’on consulte les aides et autres subventions à l’agriculture et à l’élevage, on reste effaré par les montants payés par les européens, c’est à dire par vous et moi !

Alors céder en permanence à une poignée de gens violents qui sont, comparativement à beaucoup d’autres, des privilégiés..

Elle peut démentir ce qu’elle veut, je pense, et j’espère, que personne n’est dupe.

Il n’y a RIEN a attendre de Chantal Jouanno. Elle est le relai du chef de l’Etat (qui n’aime que l’écologie économique, celle qui rapporte €£$), des lobbys agricoles mentalité 1930-40, et des chasseurs.

C’est clair, net, et tout le monde le sait donc arrêtons un peu de rêver éveillé. Elle est parfaite pour les éoliennes et le solaire, mais elle n’est pas l’alliée des grands prédateurs, et ne le sera jamais.

Et monsieur Maradeur , vous avez du faire une faute de frappe , c’est pas  » des années 1930-1940″ , mais  » des années 1430-1440″ ! C’est des choses qui arrivent , avec le clavier !


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