Condamnation de l’éleveur qui avait agressé des agents du Parc national du Mercantour

Condamnation de l’éleveur qui avait agressé des agents du Parc national du Mercantour

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Le Vallon de Mollières dans le parc national du Mercantour © E.C.

Rappel des faits : le 8 août 2012,  un éleveur avait agressé 3 agents du Parc national du Mercantour venus dresser un constat d’attaque sur son troupeau. Nous avions apporté notre soutien à ces 3 agents : la violence ne résoudra jamais rien.

Hier s’est tenu son procès au tribunal correctionnel de Nice. Un des agents victime s’est exprimé à la barre : “J’avais une sciatique, je ne pouvais pas rejoindre le troupeau. Comme je connaissais très bien cet éleveur, j’étais prêt à faire un constat sur sa bonne foi. Mais j’avais pas posé mon sac à dos qu’il s’est mis à me hurler dessus, et c’était pas la première fois… Il n’arrêtait pas de me dire qu’il allait tuer les vautours et les loups”. Agacé, un autre agent réplique au berger : “moi, j’aime les loups”. De là, le berger a manifestement perdu le peu de sang froid qui lui restait : “Il est passé dans mon dos, il a démanché une pioche et s’est rué sur les saisonniers”. Il frappe au bras l’un des saisonniers puis l’agent du parc qui tente de s’interposer, rappelle la présidente. “Quand le sang a coulé tout s’est arrêté” conclut l’agent à la barre.

Une centaine de bergers et de représentants de la profession, soutenus par le président de la chambre de l’agriculture des Alpes-Maritimes, s’étaient réunis sur la place du palais de justice pour soutenir leur collègue (sic). L’éleveur a néanmoins été condamné pour violences aggravées à 4.000 euros d’amende et 4 mois de prison avec sursis.

Notons la réaction d’Yves Derbez, sur le site Éleveurs et Montagnes : “Pour un tribunal, c’est peut-être une décision clémente mais pour nous, il est inacceptable qu’on condamne ainsi un éleveur qui a été provoqué. Nous appelons tous les éleveurs à se mobiliser davantage. Il faut vraiment qu’on se réveille. Aujourd’hui, c’est Didier Trigance qui est jugé mais demain, ça pourrait être moi, ou n’importe qui. Nous sommes très déçus de ce verdict.”

Sans commentaires…