Trois agents du Parc National du Mercantour agressés par un éleveur

Trois agents du Parc National du Mercantour agressés par un éleveur

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Ferus a pris connaissance de l’agression inadmissible dont ont été victimes 3 gardes du Parc National du Mercantour (source).

Ces agents font un travail remarquable dans des conditions difficiles et nous demandons instamment au ministère et aux autorités judiciaires de suivre de très près l’enquête et de veiller à ce que cet éleveur voyou soit poursuivi et puni comme son attitude inqualifiable le mérite. La violence ne résoudra jamais rien. Nous apportons tout notre soutien à ces 3 agents.

Cet évènement démontre la justesse des positions de notre association qui demande depuis des années à ce que le système actuel de constats disparaisse car il est source constante de conflits qui pourraient être évités.

20 commentaires sur “Trois agents du Parc National du Mercantour agressés par un éleveur”

Agresser des agents de l état au simple fait qu on se fait justice soi-meme est un acte grave.Il y a un état d esprit déplorable devant l abandon par le ministère de l écologie de ses responsabilites de proteger le loup.

Ce n’est pas comme ça que les éleveurs mériteront le respect … mais je crains que ça ne fasse que commencer !

La chaîne des « Crocs de la colère » n’en a pas parlé!
Comme c’est étonnant!
C’est un sujet moins « porteur » que les violences d’Amiens!
Les lobbies s’intéresseraient-ils aussi aux journalistes?

cette filière coute infiniment trop chére,payer par le contribuable,ils devraient remercier le peuple ces éleveurs,(qui le sont surtout par échec scolaire,et asociabilité),qui haïssent la nature,et croient avoir été a l’origine du monde lol,sans eux la nature serait plus saine,et cela est prouver.

Voilà où mènent le soutien et les encouragements d’un José Bové aux ultras pastoraux avec des propos qui prônaient sans réserve l’auto-défense , le tir réflexe et la destruction … On a franchi un pas supplémentaire … Ces extrémistes de la non cohabitation se sentent maintenant soutenus, pensent qu’ils peuvent logiquement user de violence , se faire justice eux-mêmes et être au dessus des lois … Avec des réflexes de voyous et d’asociaux …. Beau résultat !

commenter un fait avéré c’est normal,
rien ne justifie son geste mais connaître ce qu’il s’est passé avant serait un brin plus intelligent.

Mon père serait ravi d’entendre qu’il était en échec scolaire, affirmer ou penser des choses comme cela démontre que tu ne dois pas être intéressant surtout pour juger sans connaître, à moins que comme certains tu aies déjà fais l’effort de te rendre auprès de certains troupeaux afin d’aider (éco-volontaires, et cela est pour moi une très bonne chose.)

Je ne sais pas où tu es ni ce que tu fais, mais il faudrait voir sortir de sa petite bulle et mettre un pied dans la vraie vie, rencontrer les personnes concernées, connaître un petit peu le métier etc au lieu de rester dans sa petite tour d’ivoire à moins que tu sois BHL ou ingénieur en biodiversité etc.

Conclusion, avant d’avancer de tels propos renseigne toi (surtout sur les caractéristiques d’une catégorie de la population) : après chacun ses opinions et je le respecte

@Slider
Vous, par contre vous haïssez beaucoup la nature … humaine, finalement vous êtes comme cet éleveur mais vous agissez par les mots, tellement plus facile pour ne prendre aucun risque.

Je suis d’accord avec dams !

Le germe de l’opposition à l’ours ne se trouve pas dans l’échec scolaire ni l’asociabilité , c’est tout simplement et très bêtement une histoire d’argent , de prime à l’élevage que certains veulent conserver , en plus d’autres activités professionnelles . Le but de ces éleveurs est davantage dans le non gardiennage des troupeaux que dans l’opposition à l’ours proprement dite .
Un des principaux opposants à l’ours a une activité salariée et de ce fait laisse ses moutons seuls dans l’estive . Pas question pour lui de renoncer à la prime de l’élevage et au non gardiennage de ses bêtes divaguant dans la montagne .
Certains éleveurs ne brillent pas par la finesse mais d’autres semblent avoir un bon bagage intellectuel , il y a même une (ancienne de l’informatique ) qui écrit des livres . Un autre , aussi acharné , a fait des études d’architecture , il doit avoir un bon niveau.
Le grand chef a prouvé lui aussi quelques talents dans la gestion de ses affaires , il est loin d’être idiot lui aussi .
Dire que tous sont des attardés est aussi à côté de la plaque que de dire qu’ils font de l’élevage pour sauver la biodiversité ou pour l’amour des bêtes .
C’es une question de gros sous et les principaux opposants sont des pluri-actifs qui ne peuvent et ne veulent pas garder leur bétail dans les estives .

1) On sait maintenant ce qui s’est passé.

2) RIEN ne justifie un tel comportement, qui n’est pas rare (voir le reportage d’Envoyé Spécial « Les crocs de la colère » où il a été filmé.

3)Bien sûr, il ne faut pas prendre tous les éleveurs pour des caïds de banlieue.

4) Pourquoi toujours supposer que ceux qui parlent du pastoralisme (pour le critiquer) n’en connaissent rien?

Bon bon j’ai peut être été excessif ,mais je pense tout de même que pour une bonne part de ces éleveurs,ils n’ont pas fait de la réflexion leurs vocation.après oui dans le lot il y a bien d’anciens ingénieurs ou autre,ce qui n’est pas toujours gage de bon sens d’ailleurs.Et d’autres que l’on entend jamais,discret,et qui ne sont pas dans le contrôle perpétuel de la nature.L’élevage avec autant de moutons(rien de naturel)à seulement quelque siècles,et le monde n’as pas attendu les bergers pour vivre en équilibre et être beau.Leurs obsession du paysage ouvert(quelle névrose lier a la peur d’être égaré)est une illusion mental pour une vocation qui ne se justifie plus et coute plus qu’elle rapporte.On ne peux pas laisser des territoires tranquille ?,mais pourquoi?on prend et phagocyte tellement de lieux et de vies.Les moutons érodent la terre comme nous!!et sont tellement rassurant à coté du loup,et meme du sanglier,parfait pour sa rando de l’année .j’éssaye d’aider mon prochain ,en n’ayant pas de voiture,et en ayant conscience que les populations d’afriques,et d’ailleurs soufrent plus que les personnes qui pleurent pour 5 millions de moutons(25000 fois plus que de loups)

Tu as aussi raison paul,c’est une question d’intérêt ,mais ceux qu’on entend ne sont pas les plus presents sur l’élevage.un dernier point,les chiens érrants font énormément de dégâts sur tous les départements et pourtant ,on ne parle que du loup.et cela est relayé par les journaliste en quête de sensationnel ,et les opposants les plus agressifs surfent sur la vague de leurs propres naufrage

Il n’est pas du tout exact que « le système actuel de constats … est source constante de conflits »
Bien au contraire dans la grande majorité des cas, où il existe une écoute, un partage, ce qui a plutôt tendance à limiter les conflits

Il serait bien de savoir exactement ce qui s’est passé dans le cas de cette agression malencontreuse, avant de pouvoir donner un avis

Le commentaire de Paul est très intéressant et très riche d’enseignements.
Alpiniste puis randonneur de haute-montagne, en parcourant ces espaces, au long des décennies, j’avais enregistré qu’au fil du temps les troupeaux étaient de moins en moins gardés. Je m’interrogeais sur les raisons: manque de personnel qualifié? facilité ou simple paresse? Je n’avais pas pensé au rôle pernicieux joué par mes impôts redistribués en primes à la tête de bétail. Suis-je naïf ?
En fait un mouton en alpage ou en estive est un placement comme un panneau solaire qui produit de l’électricité photovoltaïque grassement
payée par l’EDF. Cupidité quand tu nous tiens. Un de mes amis avait coutume de dire qu’il n’y avait pas plus malin que des gens et un ancien président de la République parlait de ceux qui gagne de l’argent en dormant.
Un naturaliste et contribuable frustré et révolté.

Généraliser à partir d’un cas n’est pas pertinent.
Par contre, analyser les enjeux qui peuvent mener à cet acte de violence me parait plus important.
Observations et contacts depuis + 30ans m’ont amené au constat suivant :
– les éleveurs, tout comme un chacun, ont besoin de vivre de leur travail, non des aides
– ils n’élèvent pas des brebis et des agneaux pour les voir se faire déchiqueter ou dérocher à cause de prédateurs, le loup n’étant que le dernier en date (merci les chiens errants, et surtout les propriétaires les ayant abandonnés)
– leurs troupeaux contribuent au maintien d’un paysage ouvert et praticable pour les loisirs, et à la biodiversité
– ils ont désormais, à de rares exception les moyens matériels décents d’exercer correctement leur travail : cabanes restaurées, chemins d’accès, aides (patous, parcs mobiles…), éco-volontaires
– le loup est le bouc émissaire ; il cristallise leur rancœur devant la concurrence déloyale (agneau NZ), la complexification administrative et normative (merci Bruxelles) et l’impression d’être des laissés pour compte
– la politique agricole envers cet élevage maque de clarté et de courage : soit on veut une filière ovine, et il faut y mettre les moyens, soit elle n’a pas d’avenir, et il faut envisager les reconversions et des mesures de transition.
– les éleveurs sont mal défendus : que ce soit fnsea ou la conf’, c’est toujours une histoire d’egos et à qui criera le plus fort, alors qu’en aparté les responsables syndicaux confient que le loup, il faudra faire avec

La conservation du loup et des grands prédateurs ne pourra se faire qu’avec les éleveurs.
Leur fonction paysagère doit être davantage valorisée (tout en restant vigilant à l’effet d’aubaine).
La surveillance des troupeaux pourrait être amplifiée via un service civil obligatoire, permettant de démultiplier l’initiative de Ferus.

Selon des échanges avec les gens du pays, cet éleveur je l’ai rencontré. était ce Lui ou bien son frère peu importe. Celui que j’ai rencontré avait investi plus de 100.000€ depuis plus de 5ans. Il ne tirait toujours pas de revenu. Tout juste de quoi couvrir ses frais. Et si encore il avait une visibilité à court terme, genre dans ‘5 ans c’est bon je m’en sors’. Mais non. Evidemment je ne cherche pas à excuser le comportement de cet éleveur. Cela ne pourra que le gêner dans son activité. Cela ne l’avance à rien bien au contraire. Mais il faut savoir quels efforts, quel courage d’entreprendre parfois, font beaucoup d’éleveurs pour gagner si peu. Voilà encore une fois un fait divers qui illustre oh combien la question est vue par le petit bout de la lorgnette. S’agit-il de s’alarmer sur l’impact du loup sur le troupeau de cet éleveur? S’agit-il de s’interroger sur l’acceptation ou l’éradication du loup?
Ou bien comme je le pense s’agit-il de s’interroger sur l’avenir des pays de montagnes, la désertification mais en même temps l’explosion des prix de l’immobilier comme à Guillaumes? Que voulons nous pous ces territoires, là est la vrai question? Et n’en déplaise à José Bové, les 250 loups pèsent peu dans le fond de problème.

100.000 euros d’investissement en parallèle d’une subvention agricole annuelle qui conduisent à une activité qui n’a aucune perspective de rentabilité économique !.. La démonstration est faite que l’élevage de montagne des ovins n’est rentable qu’avec des coûts de fonctionnement réduit AU MAXIMUM (dont le non gardiennage des troupeaux) et surtout une autre activité professionnelle où l’élevage n’est qu’un appoint de revenu (schéma économique observé chez certains opposants virulents) .
Un reportage TV dans les Vosges notait une prédation d’ovins par le loup pour un troupeau non gardé par son propriétaire qui était ouvrier dans une usine .

A Dahu 74,
1) Il y a bien d’autres cas, malheureusement, qui permettent de trouver significatif cet événement (notamment le saccage du village d’Arbas, et l’agression, très comparable, par un éleveur de militants écologistes FILMEE et DIFFUSEE lors du reportage « Les crocs de la colère » en 2006 dans le cadre « d’Envoyé spécial » sur France 2) et des menaces proférées lors de manifestations. Il n’y a pas certes pas à généraliser, mais il y a bien un climat d’impunité associé à une mentalité « anti-nature » et anti-écologiste non pas unanime mais dominant.

Je me demande comment vous pouvez conclure, après l’analyse que vous faites (et que je fais aussi dans les grandes lignes, que (je vous cite) « La conservation du loup et des grands prédateurs ne pourra se faire qu’avec les éleveurs. »
Personnellement, j’en tire des conclusions très différentes. Je pense que la protection des grands prédateurs ne peut se faire que CONTRE la (beaucoup) plus grande partie des éleveurs.

« Leur fonction paysagère doit être davantage valorisée (tout en restant vigilant à l’effet d’aubaine). »
Quelle fonction paysagère?

Je suis bien d’accord avec Robert Gervais, dont je partage la révolte.

A tous: que faire, à part s’indigner?

J’élève des ovins et des bovins dans mes Pyrénées centrales, en zone à ours. Et je suis pro-ours. Je suis assez horrifiée par beaucoup de commentaires anti-éleveurs, sans mesure et sans vraiment de connaissances du monde de l’élevage en montagne. Mais amis anti-éleveurs, soyez optimistes : d’ici une dizaine d’années, il ne restera plus d’éleveurs traditionnels en montagne, chez moi, dans cinq ans, il n’y aura plus d’éleveurs. Il ne restera bientôt en estive que des troupeaux (de gros troupeaux) de plaine qui n’utiliseront la montagne que pour y estiver et que dans les zones les plus faciles (à moins que la PAC 2014 change les choses et qu’il y ait de véritables aides montagne -et je n’y crois plus-). Quant aux primes, parlons-en. Les primes agricoles sont touchées dans leur écrasante majorité par les céréaliers et les primes à la brebis ou à la vache servent juste à maintenir la tête hors de l’eau des éleveurs (ceux qui partent ne sont pas renouvelés sans compter les faillites). Amis consommateurs, vous semblez oublier que c’est ce système qui a été mis en place pour fournir de la nourriture « pas chère » (encore que les marges de la grande distribution fausse allègrement les jeux !).
J’ajouterai que je ne suis ni alphabète ni asociale (!), que l’élevage en montagne (depuis dix ans) fut un choix et que la conclusion que j’en tire n’est pas réjouissante : l’élevage de montagne n’est aujourd’hui pas rentable (il ne permet pas de vivre décemment).
Il convient effectivement de s’interroger sur l’avenir de ces montagnes : pays sauvage sans éleveur ? Terre de spéculation immobilière ? zone de jeu pour citadin en mal de nature (bonjour l’entretien sans les éleveurs…) ? Zone de terrain de chasse pour résidents secondaires argentés ?
Il serait urgent de vraiment en débattre. Cela éviterait de dresser les gens les uns contre les autres d’une façon injuste et stérile.

Sylvie que j’ai rencontré un jour , qui vit sous la tente sur l’estive de Melles sous la protection de ses chiens . Avec Pyros et Hvala qui rodent parfois pour chaparder le sac de croquettes pour chien et que l’on entend grogner à proximité dans le brouillard .
Non Sylvie n’est pas asociale , sa vie sur les hauteurs inhospitalières , sans confort , seule , tente la synthèse d’univers parallèles , l’urbain et le rural , le passé et l’avenir , le rêve et l’économie , la fuite ou le dépassement . Synthèse qui se heurte aux réalités des évolutions sociétales , de la rentabilité . Non le rêve n’est peut être pas rentable , mais chapeau bas quand même Sylvie .


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