Espagne : un ourson orphelin retrouve la liberté

Beato après son relâcher. Photo Miguel López

Note de FERUS : en ce qui concerne les Pyrénées, cela fait plusieurs années que FERUS demande un protocole pour les ours en difficulté, que ce soit côté français ou espagnol. Voir ==>> ICI.

Ce 5 avril 2018, l’ourson Beato, âgé de 15 mois, a été relâché. En janvier, l’animal, blessé à une patte avant et sans sa mère (ce qui est anormal pour un ourson de cet âge), avait été capturé dans une commune de la région de Liébana, en Cantabrie) où il venait chercher de la nourriture régulièrement.

Beato est resté 2 mois au centre pour la faune sauvage de Villaescusa, sans contact humain. Sa blessure a été traitée mais reste irrécupérable ; les vétérinaires ont toutefois considéré que l’animal pouvait retourner à la vie sauvage. Le groupe de travail Ours Brun a donc décidé à l’unanimité de le relâcher ; ce groupe est composé du ministère de l’Environnement, des communautés espagnoles ayant des populations d’ours et d’experts.

L’ourson a été équipé d’un collier émetteur et relâché dans le secteur de sa capture. Des charognes seront disposées dans un premier temps.

Le moment délicat reste à venir : que Beato ne retourne pas se nourrir constamment auprès des humains.

Source : Fondation Ours Brun

Beato avant sa capture puis pendant sa convalescence :

Les derniers chiffres de la population d’ours dans les Cantabriques :

L’évolution de la population d’ours en Espagne est analysée grâce au nombre de femelles suitées. En 2016 (dernier recensement), les chiffres étaient bons : 40 femelles et 67 oursons.

  • 34 femelles et 57 oursons dans la sous-population occidentale (Asturies centre-ouest, Alto Sil leonés et Ancares)
  • 6 femelles et  6 à 10 oursons dans la sous-population orientale (Palentina, est León et forêts adjacentes de Cantabrie)

D’autre part, les analyses génétiques montrent une communication croissante entre les deux sous-populations, effectuée principalement par des mâles de la sous-population occidentale qui ont rejoint le noyau oriental. C’est la fin d’un isolement génétique qui a duré plusieurs décennies. 

L’ours des Cantabriques reste toutefois en danger d’extinction selon les critères de l’UICN.

Les ours dans les Cantabriques. Photo Fundacion Oso Pardo

 

 

 

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