Le loup dans les Alpes franco-italiennes

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Loup dans le val Chisone © Dante Alpe

Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°43 (février 2012).

Depuis maintenant près de 20 ans, le loup a peu à peu recolonisé les Alpes occidentales en provenance des Apennins (Italie). Le col d’Altare, dépression de 495 m d’altitude séparant les Alpes des Apennins, nous sert de délimitation pour la prise en compte de la présence lupine dans la région alpine. En 1992, la première meute de loups était identifiée dans le Mercantour. Qu’en est-il aujourd’hui de sa présence des deux côtés de la frontière franco-italienne ? Nous ne nous détaillerons ici que la présence des meutes fréquentant en partie ou exclusivement les alpes italiennes.

Nous disposons, pour la partie française, des études publiées chaque semestre par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) dans ses bulletins « Quoi De Neuf ? ». Côté italien, trois régions limitrophes sont concernées par la présence de l’espèce : le Piémont (provinces de Cunéo et de Torino), la Ligurie (provinces d’Imperia et de Savona) et le val d’Aoste (Parc National du Grand Paradis). Un suivi plus ou moins intensif est mené par chacune de ces régions au travers de leur « Projet Loup » respectif. Ces régions publient avec une périodicité variable leur compte rendu dont l’antériorité varie selon le degré d’ancienneté de présence de l’espèce. Les informations publiées tant en France qu’en Italie ne reprennent souvent que ponctuellement et avec retard les données des régions limitrophes et ne permettent pas au lecteur d’obtenir une vision d’ensemble. Or, le loup de part ses capacités de déplacement fait fi des frontières administratives ! Et plusieurs meutes de loups ont des territoires à cheval entre la France et l’Italie. Si le Wolf Alpine Group (WAG), groupe de travail européen franco-italo-suisse, se réunit chaque année à la fin de l’hiver pour faire le compte rendu de l’année et discuter sur la méthodologie appliquée sur les protocoles, les dernières synthèses publiées de l’ensemble de ces données datent déjà de plusieurs années.

Mais la situation évolue rapidement. A partir des études les plus récentes, nous vous proposons ici une synthèse des toutes dernières données (bibliographie disponible sur simple demande à sandrine.andrieux@ferus.org) qui nous permettra de mieux évaluer le statut de l’espèce dans les Alpes occidentales. Toutefois, nous ne détaillerons pas ici les meutes dont le territoire est situé entièrement en France (les résultats des suivis sont publiés dans la Gazette des Grands Prédateurs 2 fois par an, NDLR).

Situation pour l’hiver 2010-2011 dans les Alpes franco-italiennes 37 meutes sont actuellement répertoriées dans les Alpes franco-italiennes dont :

– 7 meutes qui ont une partie de leur territoire en France et en Italie (sont soulignées les vallées fréquentées préférentiellement par chacune des meutes – a contrario en italique les vallées utilisées de manière occasionnelle) :

Meute Vésubie-Tinée-Gesso, meute vallées Roya-Vermenagna-Gesso, meute vallées Haute Tanaro-Pesio-Roya, meute vallées Nervia-Argentina-Roya, meute Bardonnechia-Clarée, meute Haute Tinée-Haute Stura, meute Haute Maurienne-Cenischia. Concernant la meute Queyras-val Pellice, celle-ci se serait déplacée en val Varaita. Les loups de la meute du Béal Traversier occupent son ancien territoire côté français. Cette dernière meute occupera-t-elle à nouveau, dans un proche avenir, le versant italien de la vallée Pellice ?

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