Loup de la plaine des Vosges : les associations demandent une entrevue avec le préfet de Meurthe-et-Moselle

Communiqué du 30 juillet 2019,

Liberté, tel est son nom

2 pétitions à signer ==>> ICI

Nos associations signataires (Aspa Vosges / FERUS / GEML) se réjouissent de la mobilisation de nos citoyens en faveur de la sauvegarde du loup de la plaine lorraine, du soutien de nombreuses associations naturalistes et de protection animale (20 associations locales et nationales à ce jour ont signé le communiqué et de l’engagement de personnalités
publiques.

Il est de la responsabilité des associations naturalistes et de protection animale de donner un prolongement à la mobilisation considérable à l’encontre de la décision d’éliminer Liberté, nom choisi – par les français via internet – pour ce loup de la plaine Lorraine. Nos associations veulent en effet dépasser une attitude protestataire et engager une véritable politique locale de cohabitation avec l’espèce Loup.

Dans cette perspective, nos associations sollicitent une entrevue avec le préfet de Meurthe-et-Moselle pour lui présenter les résultats des pétitions citoyennes et de développer la teneur de la
mobilisation associative ; proposer d’engager un dialogue constructif avec les parties prenantes afin de surseoir à l’arrêté d’élimination du loup de la plaine lorraine ; mettre en place de nouvelles mesures conservatoires permettant de continuer à assister les éleveurs de façon efficace dans l’installation de protections ; et, au final, renforcer les mesures permettant de limiter les incursions de ce canidé sauvage et de ses futurs congénères dans les zones de pastoralisme.

Nos associations souhaitent engager un dialogue avec l’État et les représentants de l’élevage ovin.
Nous proposons en particulier de constituer en urgence, une « commission locale de suivi des protections », telle que prévue par le Plan Loup, animée et présidée par une personnalité compétente « neutre » qui étudiera et mettra en place les mesures que nous voudrions proposer pour limiter grandement les dégâts.
Ces mesures, loin d’augmenter la « facture » à la charge de la collectivité, permettront d’en baisser rapidement le montant et, face au retour naturel de l’espèce dans notre région, constitueront un
investissement, en faveur d’un élevage ovin favorable à la biodiversité, cohérent en termes de développement soutenable et capable d’affronter les nombreux défis économiques et environnementaux qui sont les siens.

Les signataires : ASPA Vosges, GEML (Groupement d’Etude des Mammifères de Lorraine), FERUS

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