Nouvelle année, nouveau plafond de loups à tuer

Photo Nathalie Masson (parc Alpha)

Quelques jours après la fin de la consultation publique, le nouvel arrêté interministériel permettant l’abattage de 17 à 19 % de la population de loups en 2020 a été signé ==>> voir ICI.

Les années se suivent et se ressemblent…  La majorité des participants à la consultation publique s’est opposée une fois de plus au projet d’arrêté (voir ICI). Nous remercions tous nos adhérents et participants d’y avoir participé même si nous savions pertinemment que ça ne changerait rien : nous devons continuer à manifester notre opposition à cette politique de tirs absurde et inutile.

Le CNPN s’est également prononcé contre le projet d’arrêté en soulignant notamment :

  • « le caractère inadéquat de la réponse apportée par les ministères, à savoir la limitation de la croissance globale des populations de loup, par rapport au but recherché qui est de contenir le volume des dommages au cheptel domestique. Ce constat est confirmé par d’autres instances scientifiques : rapports du MNHN et comité scientifique du PNA loup notamment. »
  • « L’administration dans sa phase « post 500 loups » du PNA, ne semble plus avoir aucun objectif en termes de développement et de conservation de l’espèce sur notre territoire. »
  • « ce type de pratique [les tirs de loups] n’a aucune base scientifique et à ce jour n’a apporté aucune réelle amélioration, ni en termes d’acceptation sociale du loup, ni d’une meilleure protection des troupeaux. »
  • « La régulation de long terme de la population de loups nous apparaît être en contradiction avec le droit communautaire et national, et la biologie de la conservation. En effet, la moitié des loups abattus en 2019 a été concentrée sur la période de reproduction et d’élevage de jeunes, ce qui pose question en termes de dynamique de la population »
  • « Le rapport du bureau d’études TerrOïko de l’efficacité des moyens de protection des troupeaux domestiques contre la prédation exercée par le loup, avait pourtant pointé du doigt l’importance d’une étude d’impact réelle des mesures de protection et de la nécessité d’une étude poussée de « vulnérabilité ». »
  • « le versement des indemnisations n’est absolument pas corrélé à la pertinence et à l’efficacité des mesures de protection. L’étude réelle de vulnérabilité n’a jamais été faite. »

 

D’autre part, « le CNPN recommande donc de mener une politique plus équilibrée en faveur de la population de loups et souhaite que les actions/études prévues au PNA allant dans ce sens soient rapidement mises en œuvre. » et « le CNPN rappelle son inquiétude sur la capacité de l’Administration à vérifier sur le terrain la mise en place effective des dispositifs de protection. »

Avis défavorable du CNPN ==>> ICI.

FERUS étudie les suite juridiques à donner.

En 2019, 98 loups ont été decomptés du plafond : 95 loups abattus et 3 cas de braconnage constatés.

Voir aussi ==>> contribution de FERUS à la consultation publique

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