Résultats d'autopsie du vieux loup d'Angoustrine

Le loup d’Angoustrine 10 jours avant sa mort. Photo Lindsay Nègre

Communiqué de la préfecture des Pyrénées-Orientales, 4 avril 2019

Résultats de l’autopsie du loup euthanasié à Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes

Le mardi 29 janvier 2019, un loup très affaibli était euthanasié par un vétérinaire sur la commune d’Angoustrine-Villeneuve-Les Escaldes dans les Pyrénées Orientales (66).

Comme prévu par le protocole,sa dépouille a fait l’objet d’une autopsie complète réalisée par le Laboratoire Départemental d’Analyses avec l’appui technique et scientifique de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) afin de définir les causes précises de sa mort. Différents experts en pathologie de la faune sauvage ont également été mobilisés pour réaliser un examen minutieux de l’animal ainsi que des examens histologiques, toxicologiques, sérologiques et radiologiques.

L’usure des organes et des dents indique que l’animal était âgé de 6 à 10 ans. A sa découverte, l’animal présentait un état de maigreur important, avec une fonte musculaire marquée sur le train-arrière . Les principales lésions observées sont liées à l’âge : des lésions dentaires et des abcès au niveau de la colonne vertébrale et dans l’abdomen. L’animal était également atteint de septicémie, probablement consécutive aux abcès. L’ensemble de ces constatations permet de comprendre que le loup devait avoir de sévères difficultés à se déplacer et à chasser et donc à se nourrir correctement. Le contenu de l’estomac a d’ailleurs révélé la présence de paille et de plastique. Aucune trace de projectile n’a été révélée par les radios, et les analyses toxicologiques n’ont pas révélé de résidus toxiques. Les analyses sérologiques ont permis d’apprendre que l’animal avait été exposé à la maladie de Carré au cours de sa vie (présence d’anticorps) et que l’infection n’était plus active au moment de la découverte de l’animal.

En conclusion, cet animal était d’un âge relativement avancé et vraisemblablement en fin de vie, ce qui peut expliquer qu’il ait cherché à se rapprocher des habitations humaines pour y trouver des restes de nourriture. Cet animal ne présentait aucun risque sanitaire pour l’homme et les animaux domestiques. En complément de ces résultats, des analyses génétiques sont actuellement en cours pour savoir si cet animal avait déjà été identifié localement ou dans la population française.

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