Sept ans après, l'ourse Cannelle toujours pas remplacée

canne

L'ourse Cannelle

Communiqué du FIEP Groupe ours Pyrénées, 1er novembre 2011

Sept ans après, Cannelle toujours pas remplacée !

Le sauvetage de l’ours brun dans les Pyrénées occidentales, où ne subsistent que 2 mâles, dépend de l’arrivée d’une femelle. En 2004, une décision collective fut prise au sein de l’IPHB de lâcher deux femelles s’il n’en restait qu’une seule qui se reproduisait. Les signataires d’alors n’ont toujours pas tenu parole !
Une longue série de constats collectifs et partagés  localement de la nécessité de renforcer la population d’ours des Pyrénées occidentales  existent : étude ASCA 1996, dossier de demande de renforcement de l’IPHB juillet 1998, signature du deuxième contrat de charte des vallées béarnaises en 2004…
Depuis le début des années 1980, on pouvait se douter que la situation allait aboutir à cette catastrophe démographique. La mort  probable ou documentée (provoquée par l’homme) de plusieurs femelles dans les années 1980, en 1992 et 1994 expliquent  le déséquilibre des sexes et l’impossibilité naturelle pour la population occidentale d’avoir une perspective de reprise démographique.
La secrétaire d’Etat à l’Ecologie avait annoncé  le 26 juillet 2010 la décision de lâcher une femelle en Béarn pour éviter l’extinction et pour se conformer aux textes  en vigueur et aux obligations de l’Union européenne.
Cela n’a pas empêché Nathalie Kosciusko-Morizet de ne pas honorer cet engagement en juin 2011, sous prétexte de sécheresse, alors qu’on a eu une période très humide en Béarn…
Les élections de 2012 approchent et la crainte de mécontenter certains lobbies semble l’emporter!
Que ce soit par rapport à la signature du contrat de charte de 2004, le respect de la directive habitats,  la législation française par rapport aux espèces protégées, l’UICN, etc. la France n’a pas le droit de laisser disparaître l’ours des Pyrénées occidentales. Ceci réduirait son aire de répartition de moitié et mettrait la France en infraction vis-à-vis de l’Union européenne. Si l’on ne procède pas à ce lâcher, des subventions européennes destinées à notre région pourraient être bloquées.
Il faut sauver l’ours brun dans les Pyrénées occidentales et un vrai plan de restauration à l’échelle du massif !

FIEP Groupe ours Pyrénées

Site internet du FIEP Groupe ours Pyrénées

Voir aussi :

Sarkozy a tranché : il n’y aura pas de lâcher d’ourse dans le Béarn (juin 2011)

Buzz médiatique autour de l’ours en peluche envoyé à Carla Bruni-Sarkozy (octobre 2011)

Mort de l’ourse Cannelle, c’était écrit (novembre 2004)

5 commentaires pour Sept ans après, l’ourse Cannelle toujours pas remplacée

  • Franska

    Si je comprends bien l’article du FIEP, la France SERAIT en infraction vis à vis de l’U.E. Les subventions POURRAIENT être bloquées… Donc, rien n’est sûr… et les associations ont déjà demandé le lâcher d’ours(e)s à Bruxelles, sans résultats, jusqu’à présent.

  • wilki

    Vivement que cette droite qui cède tout aux 4 agriculteurs et politiques de fond de vallée laisse la place…

  • christb64

    Il faut garder ce communiqué pour le re-communiquer l’année prochaine … L’année de la biodiversité n’a rien changé à la situation , l’année de la forêt n’y changera rien non plus … L’année 2012 , sera l’année de … l’année de quoi au fait ? Vous y croyez vous à l’année 2012 ?… Moi pas ! … Les années et les illusions se succèdent et ce communiqué reste toujours le même … Va peut-être falloir passer à autre chose de plus constructif et profitable pour l’avenir de l’ours sur le massif pyrénéen que de répéter à l’infini le même communiqué . Ca devient exaspérant ! A part enfoncer le clou dans la paume de ceux qui y croient encore alors que les politique concernés s’en foutent totalement, que le gouvernement s’en lave les mains et que l’Europe à d’autres chats à fouetter … ça ne sert à rien . Mettons plutôt la pression sur l’Espagne pour qu’elle mette en route le programme « Life » pour le transfert même minimum d’une ourse des Cantabriques pour les Pyrénées . Ou cherchons des sponsors qui comme Carrefour pour le Fapas en Espagne est capable de faire avancer la situation et l’image de l’ours dans les Pyrénées … Ce sera beaucoup plus utile ! Ce communiqué  » anniversaire  » est trop déprimant et sans espoir !

  • didier

    Effectivement, je pense que les discourts se suivent et malheureusement se ressemblent et n’apportent jamais de solution concrète. Nos décideurs s’en foutent complètement et l’Europe a bien du mal a ce faire entendre dans cette période difficile, que nous traversons tous ou plutot presque tous. La priorité est donné a l’homme (et même a certains hommes comme toujours) et la vie animale passe bien après et est même aujourd’hui totalement délaissée.
    Alors que faire pour sauver la vie de ces pauvres ours, qui sont en plus, vus comme largement dérangeants dans cette société d’égoïstes qui nous abrite.
    Adressons nous plutot aux vrais gouvernants de ce monde, c’est dire ceux qui ont l’argent(à peine 10% de la population mondiale). Eux seuls ont le pouvoir de faire bouger les choses. Mais, en ont ils la volonté? Ou s’intéressent ils vraiement qu’a leur bien être?
    Je pense qu’il serait intéressant de le savoir, et de les mettre a contribution, pour sauver cette planète qui va bientôt si cela continu, nous faire payer cette mauvaise gestion. Il y a des gens qui ont tellement d’argent que cela en devient indescent, certains pourraient avoir une once d’intérêts a sauver une espèce animal bien de chez nous?
    Il faut les solliciter, un chèque de temps en temps ne leur gachera pas leurs vacances, une action volontaire, une parole prise quand il le faut, puisque les parrains et marraines de nos ours n’agissent pas beaucoups il me semble (n’est ce pas Carla?). On peut se demander d’ailleurs a quoi sert ce parrainage, si aucun ne réagis quand Sarkozy annule le laché d’une seule femelle, sous le prétexte d’une sécheresse imaginaire dans les pyrénées .

  • Ugatza

    Ah bon?
    Relâcher des ours serait une question d’argent?
    Il me semble au contraire que l’Histoire des trente dernières années (et surtout des 80 siècles précédents) montre amplement que le problème est ailleurs.
    Il y a bien sûr l’indifférence, la couardise et le clientélisme chroniques des politiciens (et donc de leurs électeurs).
    Pourquoi se réduire à l’état de mendiants?
    Il est vrai que les candidats « raisonnables » en position d’être élus sont déjà couchés devant les banques et les agences de notation.
    Mais ça, est-ce bien raisonnable?