USA : des hybrides loup-coyote découverts au nord de l'Etat de Virginie

Un hybride de loup-coyote en Virginie © Elijah Goodwin, Whimbrel Nature Photography

Par la passé, l’analyse de vieux ossements avait permis de conclure à l’existence antérieure d’hybrides loup-coyote dans l’Etat de New York et de Pennsylvanie.

De nouvelles analyses ADN viennent de confirmer que des descendants hybrides issus d’anciens croisements entre des loups et des coyotes existent bel et bien actuellement dans le nord de l’État de Virginie.

Une équipe de chercheurs a récemment lancé une étude visant à comparer des excréments prélevés dans le nord de l’État de Virginie avec ceux de toutes les espèces de canidés répertoriés sur la côte Est de l’Amérique du Nord. Il en ressort que les coyotes vivant dans le Nord de la Virginie et les loups des Grands Lacs ont une partie de leur patrimoine génétique en commun.

Pour la directrice de l’étude, Christine Bozarth, les espèces hybrides loup-coyote auraient migré de la région des Grands Lacs jusqu’en Virginie via la chaîne des Appalaches mais également via une autre route de migration traversant les états du sud : « Vous avez ici une situation de deux vagues de migration de coyotes qui ont convergé vers un même point de colonisation situé au milieu de la côte Est ».

Pour l’instant, il est impossible de dire combien de ces hybrides sont présents dans la région mais on peut les identifier à leur aspect : ils sont plus gros que les coyotes et la forme de leur crâne et de leur mâchoire se rapproche de celle du loup. Reste à étudier l’impact de ces hybrides sur la faune et l’écosystème et notamment sur les populations de cerfs : ces hybrides doivent être capables de les chasser alors qu’un simple coyote, non!

carte-USA

Cliquez sur la carte pour l'agrandir

Source : « Coyote-Wolf Hybrids Have Spread Across U.S. East », National Geographic (7/11/11)

1 commentaire pour USA : des hybrides loup-coyote découverts au nord de l’Etat de Virginie

  • didier

    A quand l’hybridation homme-ours?
    Peut être serions nous moins intolérants (et je reste poli) envers la faune sauvage notamment les ours, loups, lynx et autres vies animales.

    Je plaisante, les pauvres ours seraient bien honteux d’en arriver là (et on les comprend), pour être acceptés.