José Bové : un loup dans la bergerie des protecteurs de la nature

José Bové : un loup dans la bergerie des protecteurs de la nature

Photo © Jocelyne Thomas
Actus de Ferus Actus en France Actus loup Toute l'actualité
Photo © Jocelyne Thomas

Communiqué FERUS / LPO PACA

6 août 2012

José Bové : un loup dans la bergerie des protecteurs de la nature

La LPO PACA et FERUS sont scandalisés par les récentes déclarations de José Bové incitant les éleveurs français à tirer sur les loups. Il est pour nous inconcevable que l’on puisse, d’une part, mener des actions contre l’agriculture intensive, la standardisation des produits de la terre ou la mondialisation et d’autre part, prôner un discours démagogique vantant les mérites d’une nature aseptisée, nettoyée de ses prédateurs.

Cette déclaration est d’autant plus choquante pour nous que les associations de protection de la nature en général mènent des combats communs avec José Bové contre l’agriculture intensive ou l’exploitation des gaz de schistes, par exemple. Ces propos sont donc particulièrement heurtants et montrent à quel point la protection de la nature est toujours la variable d’ajustement de la protection de l’environnement dans notre pays et même au sein du réseau écologiste.

Nous ne sous-estimons pas les situations difficiles que rencontrent certains éleveurs dans leur métier de tous les jours ; mais si le loup peut poser ponctuellement des difficultés, il n’est en rien responsable des problèmes de la filière élevage qui sont bien antérieurs à sa présence dans notre pays.

Nous rappelons que le loup est une espèce entièrement protégée en France, inscrite à la Directive Européenne Habitats et protégée par la convention de Berne. Il a recolonisé notre pays de manière naturelle, à partir de populations sauvages italiennes.

Nous demandons avec insistance à Europe Ecologie Les Verts de désavouer publiquement José Bové sur ce sujet et de l’inciter à limiter ses interventions aux domaines de compétences auxquels il nous a habitués jusqu’à présent.

Nos associations se réservent le droit de porter plainte pour incitation à destruction d’espèce protégée.

66 commentaires sur “José Bové : un loup dans la bergerie des protecteurs de la nature”

Je suis complètement d’accord avec vous, mais il ne faut pas non-plus blâmer cet homme … Ni lui interdire de donner son avis sur des conceptions que l’on ne partage pas… L’écologie un système en interaction constante …

Quand monsieur Bové s’est-il clairement investit en faveur de la cause écologiste ?
Il ne s’est engagé que dans le cadre d’un combat pour une autre agriculture … qui a été assimilée au combat écologiste parce qu’impliquant une plus grande biodiversité et portant des perspectives de développement durable. Mais je n’ai pas vraiment le souvenir d’une prise de position dans le sens que nous l’entendons.

Il a fait cause commune tant que ses objectifs pouvaient être rencontrés par les thèse écologistes … chacun peut voir quelle est la limite de son engagement en faveur de la nature.

Une relecture de la biographie de cette homme s’impose à tous ceux qui sont étonnés de la chose. Maintenant il faut lui reconnaitre une belle constance dans ses choix. Il sera un défenseur du pastoralisme et d’un modèle agricole pré-industriel, le même qui dans toutes les régions de France a mené à l’éradication des prédateurs naturels considérés comme nuisibles à l’élevage.

Et lui ne s’embarrasse pas des lois, il l’a prouvé par le passé … attendons-nous à ce que cet appel soit suivit d’effets !

Tout le monde attendait la mise au point des Associations sur les propos scandaleux de M. José Bové qui a choisi son camp , non pas celui de l’écologie mais celui de l’extrémisme pastoral , du CPNT de M.Nihous et de la FNSEA … c’est aujourd’hui fait . Merci à Férus . Personnellement , je ne doutais pas qu’il puisse en être autrement !

En Lozère , c’est déjà le loup contre le Roquefort ! Ridicule ! Comme si un jour la sardine avait déjà bouché le port de Marseille !
Il est étonnant que M.Bové ne comprenne pas que lorsque la nature aura été altérée au point de voir disparaître sa composante essentielle qu’est le sauvage, notre société ( comme le Roquefort ) sera alors tout à fait mûre pour accepter les OGM et les gaz de schiste dont il a fait son combat . L’un étant la conséquence logique de l’autre .

Dans toute éthique écologique qui se respecte l’homme ne peut pas être au centre de tout et tout autour sans le moindre compromis ni esprit constructif de cohabitation . Ce sont les fondamentaux et certains, pour plus de crédibilité et de cohérence ,auraient intérêt à relire Aldo Leopold et H.D Thoreau les fondateurs de l’Ecologie !

 » Le loup n’est pas responsable de la crise mais il est la goutte d’eau qui fait déborder le vase « ,nous dit M.André Baret dans le Monde . ( La même affirmation étant tenue par les extrémistes pastoraux pyrénéens à propos de l’ours .) Mais comment se fait-il que ces professionnels puissent nous faire raisonnablement croire qu’ils n’aient pas d’autre issue que de se noyer dans une goutte d’eau , alors que les moyens de la cohabitation existent ?

La vérité catastrophique est que M. Bové sans aucune éthique écologiste vient de conforter un certain intégrisme pastoral dans ses réflexes les plus extrêmes de provocation, de non négociation et d’agressivité . M.Bové dans un incroyable retour vers le passé encourage ces éleveurs à tirer sur tout ce qui gêne leur entreprise . Tirer sur le loup, sur l’ours, sur le lynx et bien sûr le vautour dont le nombre d’oiseaux tués par des tirs de défense a considérablement augmenté dans les Pyrénées ( LPO ) .
Les obligations de la France , la convention de Berne , de Washington ,le plan Habitat ,Rio, Copenhague etc , etc, ne veulent donc plus rien dire et n’ont plus de raison d’être pour M.Bové. Voilà la conséquence logique de ses propos malsains et irresponsables …

Voilà le beau travail Vert de M.Bové qui va inspirer les pires intégristes pastoraux au détriment de tous ceux qui jouent le jeu de la cohabitation .
M. Bové en niant toute possibilité de cohabitation entre l’homme et la grande faune a ouvert une boîte de Pandore d’où peuvent jaillir toutes les provocations et exactions possibles .

Espérons que le dérapage malsain de M.Bové ( Vert !) ne portera pas atteinte au travail que mènent deux de ses collègues Vertes , Mesdames Grèze et Bélier, à la Commission Européenne pour obtenir de la France un nouveau plan de sauvegarde de l’ours avec des réintroductions à la clé …

On attend par ailleurs une mise au point de EELV sur les déclarations de M.Bové . EELV qui pour l’heure se bouche les yeux , les oreilles et aussi le nez tant ces propos puent . Pour autant EELV aurait intérêt à réagir et à faire preuve d’éthique écologique ,sinon ce parti finira par voir disparaître son plus fidèle soutien de base … Les sempiternels 2% auxquels j’appartiens , avec de moins en moins de conviction quand j’entends ainsi parler M.Bové !…

Si pour gagner des voix, l’argumentation se fait au diapason de ce qui se fait de pire dans notre pays, et bien je suis désolé je condamne et tant pis pour celui qui se laisse aller à ce jeu de politicard : je fais rien pour combattre les difficultés d’une profession et j’accuse de préférence quelqu’un qui ne peut se défendre (le loup en l’occurrence).
la cohabitation prédateur éleveur est possible!Si vous passez en Corrèze, allez visiter la pisciculture du moulin de Barthou,exemplaire dans la cohabitation avec la loutre d’Europe. Allez voir les éleveurs de Pays de l’ours dans les pyrénées si vous passez du coté d’Arbas.
les difficultés de l’élevage sont intervenues alors qu’il n’y avait pratiquement plus d’ours sur les massifs et sont bien antérieures au retour du loup en France.
Mais la politique destructrice d’une agriculture paysanne de proximité de qualité par les majors de l’agro alimentaire est elle bien en place et terriblement efficace !Et cela dans le silence le plus total d’une grande partie de la classe syndicale et politique de notre pays ! On peut toujours prôner la destruction des prédateurs mais en agissant ainsi on se tire une balle dans le pied et au bout du chemin c’est l’éleveur qu’on éradiquera de nos montagnes et de nos campagnes, les artisans de cette politique auront simplement retardé le moment du bilan face aux citoyens !Alors s’il te plait pas toi José, battons nous pour des solutions de cohabitations durable entre pastoralisme et prédateurs mais pas pour signer l’acte de mort de la paysannerie française !

Je suis egalement contre les propos de j.bové mais je ne pense pas qu’il faut trop leur donner d’importance et par cela les « surmédiatisés ».
José bové et sa bande ont beaucoup profités des procès mediatique sur la cause legitime des OGM, le procès contre ces propos sur le loup risque de tourner en sa faveur (s’il est mediatisés…).
D’ailleur je ne vois pas de raison juridique valable, on ne condamne pas un homme sur une phrase sortit d’une conversation, on n’est quant même pas dans un etat totalitaire!
Les eleveurs ont deja leur opinion sur le loup et ne seront pas influencé, ces propos sont plutot dangereux pour les dirigeant politique qui verrait dans ces opinions une legimité ecologique a la lutte contre le loup.

Tout à fait d’accord avec le commentaire de Philippe DELSOL et ce d’autant plus qu’à mes yeux M. BOVE n’a rien d’un écologiste. Pour ma part ce n’est qu’un opportuniste qui a choisi ce camp afin de faire parler de lui et d’arriver à ses fins. L’éc
ologie passe aussi par le respect et la tolérance des races et des espèces ainsi que de leurs habitats. Les éleveurs peuvent protéger leurs troupeaux mais pour cela il faut investir et je pense qu’ils n’ont pas envie d’ouvrir leur portefeuille, il est tellement plus facile de crier haro sur le loup (ou l’ours dans d’autres régions) et de l’éradiquer. Honteux, scandaleux et bien sûr aucune réaction de nos chers politiques !!!!!

• Qu’un élu désigné par les instances d’un parti écologiste, ne prenne pas soin de se documenter à tout le moins, et montre une telle incompréhension de la problématique de la biodiversité, du rôle fondamental des grands prédateurs dans les écosystèmes, et par suite en appelle à braconner un animal protégé me semble une aberration illustrant certaines dérives des appareils politiques.

• Que la gestion des patrimoines naturels en équilibre avec les pratiques de culture et d’élevage, soit analysée avec une vue aussi partielle par un élu de cette origine montre que l’écologie n’est peut-être pour certain-es, qu’un tremplin vers le pouvoir, ou une satisfaction pour leur égo ?

• Le choix de personnaliser à outrance les élections poussent ces personnes désignées à se sentir libre de tous mandats et à manquer de respect, envers des centaines de milliers d’électeurs et d’électrices qui doivent se sentir trahies. *

• Ces dérives ne peuvent cesser que par d’autres pratiques citoyennes, et montrent l’importance fondamentale du renforcement de l’indépendance des associations.

ce qui est navrant dans cette prise de position de jose bove est que cela répond plus à un calcul politique qu a une réalité
jose ainsi represente un courant a la conference paysanne anti–nature ou sans débat de fond alors qu a la conf des militants sont prets a discuter et tolerer la cohabitation
jose en leader se passe du débat de fond.

Accordons au moins un mérite aux propos de J.Bové , celui de la franchise et d’avoir , enfin , fait tomber le masque . J.Bové ne ralie pas les ultra pastoraux , il est , lui et certains de ses comparses de la confédération paysanne , une composante majeure de l’ultra pastoralisme au sein même du mouvement de l’écologie politique .
D’autres éleveurs bergers confrontés au problème des grands prédateurs font le choix inverse de la cohabitation et d’une remise en cause de leur pratique dans le cadre du développement durable . Ce sont eux qu’il faut entendre et dont il faut parler , pas le personnage tribun médiatique J.Bové .
Personne ne peut douter maintenant que dans EELV se greffe une composante radicale de l’opposition aux grands prédateurs représentée par le mythe de l’écolo qui élève des chèvre , du Larzac et du retour à la terre des années 70 , représenté par le look et les idées de J.Bové .
Il est vrai que Férus a réagi bien tard à cette provocation et c’est regrettable parce que au delà de J.Bové c’est bien une certaine fausse image de l’écologie qui tente de s’imposer au sein même des écologistes .
Si l’écologie c’est de concevoir des usines à Roquefort , à fromages de montagne subventionnés et autres faux produits de terroir chers à certains ultra pastoraux pyrénéens , ne disons rien et laissons tranquille J.Bové .
Si l’écologie c’est la vision d’une nature sauvage préservée alors il faut attaquer en justice les propos de J.Bové parce qu’il est prioritaire que ce débat ai lieu et un retentissement dans la conscience populaire .
J.Bové a assez vécu de coups médiatiques , c’est un personnage public , il doit en assumer les conséquences .

EELV ne représente que 2,5 % des français !

si aujourdhui nous avons josé bové , cecile duflot qui occupent des postes importants ils peuvent dire merci a toutes ces associations qui les ont soutenue ! pour eux l’ecologie c’est autre chose , le mariage homosexuel , les sans papiers les roms etc et rien pour le sauvetage de nos grands prédateurs

( un dégouté des associations et de cette politique )

M. Bové a simplement indiqué qu’un berger qui voit un loup attaquer son troupeau prend son fusil et tire sur le loup: ce n’est rien d’autre que de la légitime défense.

Et oui Sandrine, Bové où quand le masque tombe ! Je ne suis pas très étonné, par le personnage, qui ne m’ jamais inspiré confiance, Il est utile de rappeler que Bové n’en est pas à sa première action illégale, saccages, invasion de propriétés privées …cet homme est un opportuniste, qui aime avant tout faire parler de lui, ce n’est nullement un homme de la terre et de la nature. Sa pitoyable prise de position sur le loup, en est la triste démonstration. Cela a au moins l’ avantage de savoir à quoi nous en tenir, et à qui nous avons à faire.

Une très grosse déception et au final un dégoût total pour les verts.
Je regrette très sincèrement qu’au niveau national ce seul parti représente l’écologie car ses principaux acteurs (les plus médiatiques) ne s’illustrent que par leurs batailles d’égo, leurs recherches de postes ministeriels et paradoxalement leur peu d’engagement sur les thèmes écologiques. Il y a pourtant tant à dire et tant à faire… Leur ex-chef, aujourd’hui ministre avait préféré abordé la au-combien-très-très-prioritaire question du canabis pendant les legislatives plutôt que des thématiques de notions de développement durable, de protections d’espèces en dangers… Eva Joly abordait la question cruciale du défilé militaire et d’un congé pour chaque religion quand Cohn-Bendit sort un livre pour flinguer ses camarades…etc. Maintenant c’est José Bové qui veut tirer sur les loups, une espèce protégée!!!! Rien ne m’étonne venant de ce parti, je ne doute pas qu’à la base certains militants doivent donner beaucoup de leurs personnes mais très sincèrement la France mérite un parti écologique digne de ce nom et mieux que ce guêpier d’aparatchik opportuniste pseudo soixante-huitard.

Mon voisin vit du fromage produit avec le lait de ses chèvres. Elles sont au pâturage six à sept mois par an, au pied du Jura. Son troupeau reste la nuit àl a lisière de la forêt. Je lui ai dit, ne devrais-tu pas les mettre à l’abri du lynx dont on voit les traces ici dans la neige en hiver, et on entendait les cris du lynx la nuit ce printemps.
Ce serait un honneur pour notre famille et non une catastrophe si le lynx tuait une de nos chèvres. J’en ai 90. La nuit j’irai à l’affût pour l’observer quand la bête retournera vers sa proie.
Si je signale ce dommages, je sais que l’indemnisation dépassera la valeur de la chèvre, Je déplacerai donc l’enclos pour la nuit, pour éviter des récidives.
J’accepte de dédommagement, maisj’ apprécie bien plus la vie sauvage qui nous entoure. C’est un privilège exceptionnel.

Copié/collé de mon message adressé à EELV, ce jour :

Bonjour,

Ce message pour faire part à Europe Ecologie les Verts, de mon indignation suscitée par les encouragements de José Bové, à tuer les loups.

M. Bové est dans le rôle que l’on attend de lui quand il défend le Larzac, l’agriculture traditionnelle, lutte contre les OGM mais pas dans celui de destructeur d’espèces utiles, telles que le loup. Je dis bien utiles et non nuisibles. Le loup a un rôle écologique dans la nature, n’en déplaise aux éleveurs de moutons et à M. Bové. « L’homme » ne doit pas occuper tout l’espace. Les grands prédateurs, les animaux sauvages, font partie de la biodiversité. C’est un scandale que M. Bové oublie ce principe fondamental de l’écologie !

On peut d’ailleurs se demander si EELV défend la nature quand Mme Joly dans ses discours « profession de foi » de la présidentielle a si peu évoqué la Nature et ce qui la menace. Nous avons surtout entendu parler de la défense des Roms, qui soit dit en passant, ont un pays d’origine et ce sont leurs gouvernants qui doivent les défendre et les garder, etc… Ce n’est pas à la France à les assumer ! L’argent des aides au retour pourrait aller à la filière ovine en difficulté, il serait mieux placé ! Toutes choses très éloignées de la défense écologique. Les loups font partie intégrante de la Nature et à ce titre j’attends une déclaration d’EELV qui condamne sans ambiguïté les propos de M. José Bové.

Merci de votre attention. Avec l’expression de ma vigilance citoyenne.

J’avoue être bien perplexe. J’admire beaucoup Mr Bové pour ses prises de position et actions contre les O.G.M. notamment.
Je voudrais bien savoir dans quel contexte il a dit de tirer sur un loup et çà vaudrait la peine d’en rediscuter avec lui.
Et quant à tirer sur des loups ? Les tirs autorisés , hélas, me semblent beaucoup plus préjudiciables que , le cas échéant, tirer sur un loup en train d’attaquer un troupeau. Pourquoi le tir ne serait-il pas plutôt à titre dissuasif, c’est à dire sans le viser, des tirs de sommation. Cela pourrait-il décourager un loup de s’en prendre à un troupeau ? Je ne sais pas. Je pose des questions.Que les personnes mieux informées que moi m’éclairent.
Je pense que les humains devraient composer un peu mieux (agriculture, élevage) avec la nature sauvage et considérer la prédation sauvage comme à intégrer dans les calculs. Et puis surtout, devenons un peu moins carnivores nous-mêmes.
Merci, et amitiés à tous

Bravo à FERUS pour cette réaction équilibrée dont on sent bien que chaque mot est (bien) pesé.

José Bové est maintenant qu’on le veuille ou non, vue sa célébrité, et même s’il n’en a aucun mandat pour cela, un porte-parole d’EELV. Ce n’est pourtant pas lui qui est chargé de donner la position d’EELV sur tel ou tel problème.
Et donc FERUS a bien raison de demander à EELV de clarifier la situation.

Il s’est exprimé à titre personnel, mais surtout quand on est élu, ce n’est jamais perçu comme une idée n’ayant rien à voir avec le mouvement auquel on appartient.
Et c’est bien naturel: il faut bien qu’il y ait une cohérence entre ses opinions, ses valeurs personnelles, et celles du mouvement auquel on appartient.
Dans mon parti un macho sexiste ou un raciste se font exclure!

Mais il faut avoir de la mémoire…
Madame Eva Joly, candidate d’EELV (et donc parlant au nom d’EELV tout à fait clairement a écrit ceci, en réponse à la FNSEA mais aussi à FERUS, l’ASPAS et Animal Cross:
Ici:https://www.ferus.fr/actualite/loup-reponse-d-eva-joly-a-notre-lettre-ouverte#comments
https://www.ferus.fr/wp-content/uploads/2012/04/R%C3%A9ponse-Eva-Joly-FNSEA.pdf

« Il me reste enfin à évoquer la question très sensible des « tirs de régulation ». Je ne suis pas plus
partisane d’une nature qui se régulerait seule que du marché qui retournerait spontanément à
l’équilibre si on le laissait faire, et l’homme est intervenu trop profondément et depuis trop
longtemps sur notre espace naturel européen pour ne pas avoir une responsabilité globale à cet
égard. Si, au vu de la démographie globale des loups, des lynx ou des ours, ces espèces doivent
demeurer strictement protégées en France, la question peut se poser différemment dans les régions
où l’équilibre démographique est atteint, lorsque les moyens de régulation naturelle n’existent pas.
De ce point de vue, une REGULATION VOLONTARISTE peut être envisagée, à la stricte condition qu’elle soit
déterminée au vu de la situation de l’espèce, et non pour calmer les esprits ou sous pression
politique, et qu’elle soit décidée dans la concertation locale en fonction des situations réelles,
qu’elle ne soit pas réalisée par les victimes comme la justice ne se fait pas soi-même, et qu’elle soit
techniquement appropriée aux animaux concernés. »

Déjà, Madame Joly était « en dehors des clous », contre les dispositions de la Convention de Berne qui ne prévoient (à juste titre scientifique) aucune dérogation à la protection pour DES RAISONS DEMOGRAPHIQUES (qu’on pense aux 2000 loups de l’ESPAGNE
ou aux 400 du tout petit Portugal!

Et je crois me rappeler certaines déclarations des Verts de l’Ardèche trouvant inopportun un éventuel retour du Loup dans leur région.
JE CITE:
Note à l’attention des commissions « Agriculture et Monde Rural » et « Environnement » du Conseil Régional Rhône-Alpes par Eric ARNOU – Mars 2003

Conseiller Régional Rhône-Alpes (Ardèche) au sein du groupe des Verts, Président de la Commission « Développement Rural et Agriculture » au Conseil Régional, Vice-Président du Parc Naturel Régional du Vercors (délégation à la biodiversité), Membre du CNIR, Eric Arnoux nous propose dans cette note les principaux éléments du débat.[…]

En octobre 1998, les Verts-Ardèche, attaqués sur ce sujet dans les journaux agricoles, prennent une position contre un éventuel retour du loup dans « leur » département (c’était un peu naïf, le loup ne sait pas lire les panneaux indicateurs !). La position était nuancée, dénonçait les manipulations de la FNO et parlait de régulation. Mais les « pro-loups » Verts et le MATE ne retenait qu’une partie du discours pour le combattre (aboutissant à la désastreuse intervention de D. Voynet à l’AG de l’ANEM à Villard-de-Lans).[…]

En 1999, un texte rédigé par D. Carel (83) et P. Garnon (04) pour les Verts de ces départements demandait déjà « la régulation de la présence du loup » (c’est-à-dire que l’on abatte cet animal lorsqu’il s’avère trop agressif ou trop nombreux), ceci parmi bien d’autres mesures.[…]

En novembre 1999, les Verts Région Savoie admettent que « des mesures de restriction en direction du loup seront peut-être nécessaires après avoir arrêté ce plan et le niveau de population capable d’assurer la survie de l’espèce ».[…]

Tous les textes cités, issus de réflexions collectives dans notre mouvement :
affirment que les activités agro-pastorales jouent un rôle indispensable économique, social et environnemental ;
admettent une possible régulation du loup.[…]

Enfin, les positions des uns et des autres évoluent avec le temps et en fonction de l’augmentation ou de la diminution des dégâts sur troupeaux attribués au loup. D’une manière assez banale (mais aussi pas très bonne pour l’image des Verts), les choses se passent en deux temps : avant ou au début des attaques de loup, la position est plutôt « pro-loup »; au bout d’un certain temps, on se met à nuancer et à parler de régulation comme l’expose les textes cités infra.
Pour conclure cette partie, nous devons prendre acte que de nombreux militants et élus Verts ont été en désaccord soit entre eux, soit avec la position officielle de leur parti (ou supposée comme telle). Et nous devons donc reprendre le travail[…]

Je pense donc que les propos de J-P Raffin sont justes. Depuis que je parle de cela, des scientifiques acquiescent, des agents de l’ONC et de L’ONF, et même des « ruraux de base » commencent à en convenir. De ce fait, je crois que si des dérogations à la Convention de Berne étaient admises (la régulation, pas l’éradication), cela ne conduirait pas à la fin du loup. D’ailleurs, le loup est tiré clandestinement en Italie (et probablement ailleurs) et il n’a pas disparu.[…]

Je suis contre la présence du loup dans les zones de moyennes montagnes parce que cette présence est difficilement compatible avec les systèmes d’exploitation ovins, pas seulement ceux des grands transhumants mais aussi et surtout ceux des petites et moyennes exploitations de pentes. Elle est une goutte d’eau qui fait déborder le vase des difficultés actuelles de l’ élevage ovin. Elle rend la vie très difficile aux bergers qui sont acculés au surtravail et à l’anxiété permanente (leur exaspération vient autant de ces facteurs que des pertes elles-mêmes).[…]

Tout cela est peu réaliste. Il se peut que d’ici de là des « îlots d’acceptation du loup » se créent (il faudra alors les aider financièrement car de toutes manières les contraintes sont fortes). Mais dans la plupart des cas, la régulation qui consistera à repousser les loups vers les « grandes solitudes » devra probablement être mise en oeuvre.
Dans le cas contraire, le pugilat qu’il en résulterait pourrait causer beaucoup de dégâts aux autres procédures agri-environnementales et les risques de pratiques d’empoisonnement deviendraient élevés avec toutes les énormes conséquences que cela aurait sur une partie de la faune sauvage.

P.S. : sur la question de la biodiversité, je m’interroge. En effet, si la présence du loup conduisait à stopper les transhumances dans la réserves, nous aurions un envahissement par les pins à crochets et une disparition de la pelouse d’altitude qui est aussi un réservoir de bio-diversité (idem plus bas pour les prairies de pentes et donc leurs orées). Question aussi vis-à-vis des coqs de bruyères (dérangements et attaques pendant l’hiver). Finalement, les défenseurs acharnés du loup ne sont-ils pas en train de faire un choix emblématique parmi diverses configurations possibles de biodiversité ? »
DOCUMENT RETIRE DU SITE

Donc José Bové se révèle être un ennemi du Loup (ce qui n’est pas très surprenant, vu qu’il est éleveur de moutons et ex-représentant de la Confédération Paysanne dont les positions sur lers grands prédateurs valent le détour sur son site) et appelle au braconnage (ce qui l’est plus venant de quelqu’un qui se réclame de l’Ecologie….mais alors qu’est-ce que l’Ecologie?

Ca ne fait pas pour autant d’EELV un mouvement favorable aux grands prédateurs.

Annexe:
http://www.confederationpaysanne.fr/index.php?rubrique_id=1&actualite_id=861
EXTRAIT:
« Que certains militants écologistes puissent penser que les problèmes de la cohabitation avec l’ours peuvent se régler simplement avec la pose de clôtures, un Patou et une aide au gardiennage, cela peut se concevoir ; mais qu’une ministre fasse le même constat et la même réponse aux éleveurs en y ajoutant des insultes cela est vraiment beaucoup plus grave.

Le désarroi, la colère des éleveurs de montagne sont bien réels. Le vrai drame aujourd’hui dans nos montagnes, c’est la disparition des paysans. Il existe aujourd’hui des villages de montagne où il n’y a plus un seul exploitant. Les paysans sont face à une absence totale de perspectives et d’avenir. Nous savons que la montagne est un espace à partager aux enjeux multiples. Mais aujourd’hui, qui dessine un avenir à notre profession dans la montagne ? En fait de partage, c’est le déménagement qu’on nous propose.
Des contraintes de plus en plus fortes, la tenue d’imprimés à remplir, où la moindre erreur peut entraîner la perte des aides ou leur réduction, l’assurance de contrôle de plus en plus fréquents, comme si nous étions des suspects en permanence…

Nous sommes face à une politique agricole de plus en plus libérale (DPU), qui pousse aujourd’hui les plus petits d’entre nous à partir et les autres à produire de plus en plus, à avoir des troupeaux et des exploitations de plus en plus grandes, avec des charges de travail et des conditions de vie inhumaines, en décalage complet avec le reste de la société.
On ne peut pas imposer à une communauté de montagne d’assurer la sauvegarde de la biodiversité sans qu’elle ne soit elle-même assurée de son avenir. Sachant qu’en même temps, on est en train d’installer une agriculture productiviste à base d’OGM. Le gouvernement, qui installe les ours dans les Pyrénées, accepte les OGM sur son territoire. Où est la cohérence ?

Nous demandons un moratoire avec l’arrêt immédiat des réintroductions et que se tiennent des assises pour le développement du pastoralisme pyrénéen, qui réunissent l’ensemble des acteurs pour mettre en place une politique cohérente, globale et durable de la montagne. C’est pour cela que nous serons présents à la manifestation du 13 mai à Bagnères-de-Bigorre. »

A méditer?

Bonjour, tous.
Et voilà l’ambigüité de l’écologie en pleine lumière. Ah, la politique !
Une espèce menacée qui revient, comme le loup, peut être considérée localement comme une espèce invasive. C’est un fait, et une réalité, d’autant que les grands prédateurs ont un impact sur les activités humaines. Pour les chasseurs, il est normal qu’ils partagent un peu une faune sauvage qui est le bien de tous, mais pour les bergers, c’est un traumatisme parfois insupportable. Il est absurde de le nier. En fait, le loup sera accepté quand il sera définitivement installé, banalisé, éliminé pour ceux qui font trop de dégâts, et… autant le dire dès maintenant, ultérieurement chassé légalement dans des conditions parfaitement encadrées. C’est l’honneur des écologistes (au sens large) de rendre effective une protection et une réhabilitation de ce qui est menacé par les abus de l’activité humaine. C’est une erreur de ne pas voir la grande valeur écologique de certaines activités humaines elles aussi menacées. On utilise l’électricité, on mange des côtelettes, on se promène dans une montagne entretenue et embellie par le pastoralisme, mais on ne veut pas de centrale nucléaire près de chez soi, et on fustige les bergers parce que leur activité souffre de l’action des loups, que nous aimons tous ici, mais parfois de manière irrationnelle…

je rajoute mon indignation à celle de tous les défenseurs du loup, je suis indignée par les propos de M. Bové, je pensais que ce monsieur était pour la biodiversité, bravo pour ses campagnes anti OGM et autres, mais là, surprise, ne serait-il pas ce qu’il parait être ? entièrement d’accord avec « christb64 » rien à rajouter à son commentaire. Il est éleveur, et ses amis, les éleveurs qui sont également chasseurs sont puissants et devant les puissants on s’écrase, c’est ce que cet homme à fait. Honte à lui. quant à la réponse de Mme Joly… je pense que je vais réfléchir à deux fois avant de revoter pour EELV.

Il ne faut pas le « blâmer »?? Oh qui si!
Je ne fais certainement pas partie de ceux qui participent au lynchage médiatique, qui insultent, salissent et méprisent celui qu’ils ont encensés. Non, Mais le blâme, oui, il le mérite bien. On ne peut se battre contre l’agro-industrie et préconiser les mêmes inepties (une « peste = un pesticide, un prédateur = un coup de fusil…) . On ne peut pas non plus se dire écologiste et être à ce point fermé aux alternatives, fermer à ce point le débat, être sourd à ce point…
Sans parler du fait qu’il fait le jeu malsain des écofascistes, ceux pour qui l’Humain n’a pas sa place, qui considèrent tous les paysans comme des assassins…
C’est le retour des extrémistes de tous bords, ceux qui agissent, consciemment ou non, contre la cause qu’ils prétendent défendre…
Travaillons plutôt à l’avènement de la raison… Et il y a du travail!

Que penser d’un Eurodéputé qui propose froidement d’enfreindre les lois que la constitution européenne à mis en place (convention de Berne)?
Pour moi, cela met en cause sa légitimité de parlementaire…
Autant d’irresponsabilité et de démagogie populiste ont des relents nauséabonds qui devraient faire réfléchir ses futurs électeurs.
Alain

Italiens et espagnols cohabitent avec l’ours et le loup . Les éleveurs français seraient-ils plus couillons que leurs voisins ? La vérité c’est que beaucoup d’éleveurs par à priori et facilité refusent les contraintes qu’exige la cohabitation . Mais il est évident que défendre la qualité d’un environnement et préserver la nature d’un territoire exige des compromis et des efforts .Comme toute discipline l’écologie a des contraintes et des exigences .

Moi ce qui m’insupporte ce n’est pas la prédation naturelle d’un mouton qui sera remboursée de façon toute à fait correcte à l’éleveur , mais de voir les conditions d’élevage de tous ces animaux de boucherie confinés dans la plus extrême cruauté de la part de l’homme dans des univers concentrationnaires inadmissibles ( porcs, poulets, veaux etc…) où ils sont considérés comme des marchandises de matière inerte et non comme des être vivants .
Et que sont les prédations de quelques animaux sauvages mis à côté des rites sacrificiels de nos civilisations … Pâques , Haïd … ? Il faut donc raison garder sur les prédations animales et nous regarder un peu en face . Ce n’est pas à l’animal de disparaître mais à l’homme de s’adapter en faisant des compromis honnêtes .

Il ne suffit pas de parler de Développement Durable tout en pensant surtout à faire durer le plus longtemps possible le développement de sa petite entreprise, surtout en prenant l’écologie comme un alibi, pour faire de la défense de l’environnement et de la préservation de la biodiversité .

Par ailleurs tout produit bio ou se revendiquant d’une certaine qualité éthique devrait dans son label exiger de la part des éleveurs la prise en compte de la préservation des écosystèmes et des espèces parapluies représentées par la grande faune .Ce serait un minimum qui mettrait bien des choses au point .Voir le label Pe Descaous en Béarn qui répond à ces exigences .

Quant à la désertification des territoires dans un monde actuel où l’homme le plus souvent belliqueux pullule anarchiquement comme les cellules d’une tumeur maligne , je pense que c’est un bienfait pour la nature que de retrouver quelques espaces délivrés de la toute puissance de la civilisation . Car au final ce n’est pas la nature qui a besoin de l’homme mais bien au contraire l’homme qui a besoin de nature . Et si l’homme n’est pas capable de s’adapter de façon respectueuse à son environnement malgré les aléas qu’impose la nature , il vaut mieux qu’il disparaisse , ce ne sera pas un mal . D’autres plus vertueux le remplaceront …

La moindre des choses pour la préservation du vivant et y compris la préservation des intérêts de l’homme et des grands équilibres de l’humanité c’est non pas d’aborder la nature ,( par essence et par définition caractérisée par le sauvage ), sous l’angle de la confrontation mais sous celui de la cohabitation et de ses exigences .

Pour moi, l’initiative de José Bové est tout à fait juste dans son fondement, mais intempestive dans l’état actuel de la société française et des opinions qui s’y confrontent. En effet, les tirs dits « de prélèvement » dans le jargon administratif en vigueur sont totalement inefficaces comme moyen de dissuasion, et servent en réalité à tendre insidieusement à éradiquer le loup lentement tout en semblant respecter le principe de protection. Mais, à mon avis, tuer le loup en flagrant délit de chasse au mouton conduirait à ce que se répande dans les populations de loups de chez nous l’instinct de considérer les moutons comme gibier plus dangereux que les chevreuils ou même les sangliers. Il est évident que ce n’est pas le loup tué qui changera de mentalité. Ce n’est qu’en donnant aux loups survivants une meilleure chance de survie que cela agira à la longue par le fonctionnement de sélection naturelle. Mais il est évident aussi que dans l’état actuelle de notre société, permettre de but en blanc aux bergers de tuer le loup quand ils le jugent bon conduirait presque à une légalisation du braconnage. Il faut attendre que l’attitude des bergers change à la longue par l’effet d’une sélection quasi naturelle. Quasi car je ne préconise pas du tout de rétablir la peine de mort en France pour l’appliquer aux bergers coupables de meurtre inconsidéré de loup, bien sûr.

Démenti des propos de Jean-Yves:

Le Loup une espèce invasive?
Faux.
Il n’est pas le Poisson-chat, ou l’Ecrevisse américaine, le Ragondin, le Vison d’Amérique, La Grenouille taureau, la Jussie ou le Rat musqué originaires d’un Continent éloigné et dont nous sommes séparés par un immense Océan et le froid des deux pôles..

En France, il y a un peu plus de 200 loups.
En Espagne, il y en a 2000: 10 fois plus pour une superficie inférieure à celle de la France.
Il n’y a aucune surpopulation lupine en Espagne: il serait étonnant qu’il y en ait une en France, même localement.

Il faut être aveugle pour ne pas voir que si le nombre de loups augmente (très lentement), leur aire de répartition augmente aussi.
C’est à dire qu’ils se dispersent,en raison justement de l’abondance toujours limitée de nourriture, de sorte que le nombre de loups vivant sur un territoire donné (celui d’une meute) est déterminé par les ressources alimentaires disponibles.
C’est valable pour toutes les espèces non limitées par d’autres prédateurs à l’âge adulte).

C’est l’écologie et les écologues qui le montrent (interdépendance, équilibres, écosystèmes, dynamiques)sans la moindre ambiguïté.

Ce n’est pas l’écologie qui est ambigüe, ce sont certains écologistes.

D’autre part, ce n’est pas le Loup qui menace le pastoralisme, avec les quelques milliers de bêtes remboursées (bien au-dessus du cours de la viande) dont d’ailleurs loin de toutes sont attribuées au Loup selon le principe « Le doute profite à l’éleveur ».
Les pertes globales non liées au Loup à l’Ours ou au Lynx se compte en dizaines de milliers, faute de garde et de soins.
Et celles-ci NE SONT PAS remboursées.
La principale cause de dégâts c’est l’absence de garde et de soins aux troupeaux.

Ce qui menace l’élevage, ce sont le marché de la viande (concurrence) et les enseignes de la grande distribution et les grossistes.
Devant ces forces, que font les éleveurs

La montagne n’est ni embellie, ni enrichie, ni entretenue par le pastoralisme, bien au contraire.
Il y a déboisement, repousse d’une flore peu diversifiée et nécessitant l’écobuage (incendie volontaire), facilitation des inondations en plaine, des avalanches (alors que les éleveurs prétendent le contraire, et assurent qu’ils ‘entretiennent » la nature et les jolis paysages).
La faune sauvage disparait en même temps que le cycle de l’eau est dégradé et perturbé au détriment de tous (les montagnes alimentent en eau la plupart des fleuves et rivières et nombre de nappes phréatiques).

Et on n’est pas obligé de manger des côtelettes. Moi, je n’en mange plus depuis très longtemps.

Voici deux liens pointant l’un vers un texte contenant des données scientifiques sur l’effet du pastoralisme sur la flore, et l’ autre vers des photos de la montagne « embellie ».

http://nature-biodiversite.forumculture.net/t128-paturages-et-biodiversite
http://nature-biodiversite.forumculture.net/t176p60-pyrenees

A Jean Yves de donner des preuves de ce qu’il avance.


Les commentaires sont fermés.